Les invisibles, un film de Sébastien Lifshitz (réédition augmentée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

Femmes et hommes, ils ont entre soixante-dix et plus de quatre-vingts ans. Ils viennent de milieux sociaux divers, paysans, ouvriers, bourgeois... Ils sont tous et toutes homosexuel (les). Sébastien Lifshitz a recueilli leurs paroles.

 

 

Bande-annonce des Invisibles :

 

 

 

En préambule de mes impressions sur le dernier opus de Lifshitz, je voudrais vous dire que je suis un assez vieux kroumir pour avoir connu un temps où le fait que Totor encule Tatave ou l'inverse, à moins qu'il bourre Lolote, n'était pas un plan de vie, ni une ambition professionnelle, sauf pour les maquereaux et les gigolos, professions bien trop décriées en regard de leur indiscutable utilité, pas plus que cela n'était une finalité existentielle. J'ajouterais qu'il n'était pas alors indispensable auprès du premier quidam venu de décliner ses préférences sexuelles. Un peu après ces époques de réserves, j'ai été également contemporain d'une télévision dans laquelle « Les invisibles » aurait eu sa place en « prime time », comme on ne le disait pas encore, endroit que je trouverais plus approprié pour « Les invisibles » qu'une salle de cinéma (je pourrais écrire la même chose à propos des films de Depardon par exemple, ce qui n'augure en rien de leur qualité). J'évoque là l'époque où une des chaines de la télévision publique était dirigée par Serge Moati; cela devait être en 1981...

je dois admettre que je ne suis peut être pas le bon client pour prendre position sur les propos que l'on entend dans le film car mon homosexualité m'a ouvert plus de portes et d'horizons qu'elle ne m'en a fermés. Je n'ai pas connu de rejet, du moins frontal, de ma famille et de mon entourage. Et puis le "milieu" gay, au début des années 70 avait plein de charmes. On pouvait côtoyer des ouvriers immigrés comme des ambassadeurs dans la même boite de nuit. J'ai pénétré des milieux qui m'aurait été fermé si j'avais été hétérosexuel.

 

Tous appartiennent à une génération pour laquelle une sexualité différente devait être dissimulée. Ils se sont débrouillés avec ce silence.

 

Avant encore toutes considérations cinématographiques, il faut remercier Sébastien Lifshitz d'avoir sauvé de l'oubli tout un pan de la société française, en effet invisible pour elle. Il serait urgent, avant que les derniers spécimens disparaissent, que de doctes sociologues et même ethnologues se penchent sur les moeurs du pédé des années 50...

Reste le choix des sujets auscultés, d'emblée à mes reproches je met un bémol, cela n'a pas du être de la tarte de trouver autant d'hommes et de femmes qui acceptent de parler de ce qu'ils avaient de plus intime face à la caméra. D'autant que les critères du réalisateur étaient très sélectifs: << J’ai tenu à ne prendre que des anonymes, mélanger les classes sociales et les lieux de vie pour amener le plus de diversité sociale dans le film. Il fallait qu’ils répondent à quatre critères. D’abord, ils devaient avoir la faculté de s’exprimer devant une caméra, d’être à l’aise en face d’une équipe de cinéma. Ensuite, il était nécessaire qu’ils aient une certaine distance avec leur propre vie, qu’ils aient réfléchi à leur existence afin de sortir de l’anecdotique. Il fallait aussi qu’ils aient des documents : photos, lettres, films. Enfin, il fallait que les lieux dans lesquels ils vivent aient un pouvoir d’évocation.>>. On sent bien que pour réunir son panel Lifshitz est passé par l'intermédiaire des associations. Il lui était difficile de faire autrement mais ce filtre à la fois contredit quelque peu le titre, ces hommes et ces femmes n'étaient pas si invisibles que cela et surtout oriente l'échantillon vers un militantisme plus ou moins revendiqué, surtout chez les lesbiennes.

 

 

Les invisibles © AD VITAM 

 

Certains ont des blessures d'enfance, d'autres ont été choyés, protégés, trop parfois. Mais tous appartiennent à des générations où on ne parlait pas de la sexualité. Ils se sont débrouillés avec ce silence. Silence familial, silence social. Lifshitz part du principe bien dans l'air du temps que l'on doit faire preuve de « transparence » selon la mode du jour, mode dont je ne partage pas l'engouement. Si le silence pour tous était odieux, le dire obligatoire ne me paraît pas souhaitable.

Le film est donc partiel et partial ne rendant pas compte de la vie d'homosexuels, j'en ai connu beaucoup comme cela, qui n'éprouvaient pas le besoin (parce qu'aussi ils n'en avaient pas la nécessité sociale) de rendre publique leur sexualité. En cela ils étaient beaucoup plus invisibles, plus par choix que par contrainte que beaucoup des témoins qui apparaissent dans le film.

Mais c'est grâce à l'affirmation de ce point de vue que le film est aussi fort. La réussite des « Invisible » est due aussi au regard généreux et attentif que Lifshitz portent sur ces personnes qui lui ont fait confiance, aujourd'hui, après avoir vu le film elles doivent se dire qu'elles ont eu raison de faire confiance au cinéaste qui en a fait bon usage et la méritait.

Si je fustige la transparence d'aujourd'hui, elle reste pour beaucoup préférable à l'omerta d'hier, et une fois encore ceux qui regrette l'ancien bon temps (comme je l'écrivais à propos d'"après mai" d'Olivier Assayas) devrait se souvenir d'une période où l'on demandait (discrètement) à un ouvrier, pourtant bon militant de rendre sa carte du Parti Communiste parce qu'il était homosexuel...

Lifshitz en choisissant de filmer chacun de ses témoins dans leur cadre, n'oublie pas pas de faire du cinéma. Certaines séquences sont tournées en scope ce qui nous donne de belles images de nature. A ce propos le cinéaste bouscule une idée reçue que le pédé serait obligatoirement urbain. « Les invisibles » montre que parfois le bonheur est dans le pré...

 


Bernard et Jacques dans « Les Invisibles » (AD VITAM)

 

Comme dans tout documentaire, le film se fait autant, peut être plus au montage qu'au filmage. Je laisse la parole à Sébastien Lifshitz: << Dans un documentaire, la structure narrative se construit essentiellement au montage. Cela dit, au moment même où on tourne, on est déjà en train de monter. C’est-à-dire qu’on repère les segments qui, plus tard, pourront composer une scène. Dans les documentaires télévisuels, la parole est très montée. Moi je voulais éviter cela afin de restituer la parole de la façon la plus naturelle possible. Afin, aussi, qu’elle paraisse le moins manipulée possible. Du coup, j’ai essayé de travailler le plus possible dans une logique de plan séquence pour constituer des blocs de parole qui racontent, d’un seul tenant, quelque chose d’essentiel dans la vie de mes personnages.>>.

Les Invisibles, est un film paisible, malgré les anciennes bandes d'actualité qui illustrent certains propos dans lesquelles on voit des défilés arborant des slogans révolutionnaires; un film dans lequel on parle de plaisir et d'amour, de la liberté d'être soi-même et de vieillir heureux. Mais où il n'est jamais question d'adoption d'enfants, problématique qui agite tant le landernau médiatique mais qui en réalité n'intéresse qu'une minorité d'homosexuels, et où une seule fois est évoqué le mariage gay. Beaucoup plus curieux, il n'est jamais fait mention du sida! Peut être pour jeter un pont entre la fête de la libération sexuelle des année 70, illustrée par quelques images d'époque, et aujourd'hui pour espérer sans doute que la fête reprenne. C'est une posture optimiste du réalisateur en adéquation avec tout son film.

 

Les Invisibles, Real : Sébastien Liftshitz

  

Lorsque l'on apprend l'une des origines du film, je suggère à Lifshitz pour prolonger l'acte artistique et aussi politique (ou plutôt métapolitique) qu'est sont film de rendre publique ses sources: << Il y a plusieurs origines. L'une d'elle est liée à la photographie. Je collectionne la photographie amateur depuis de nombreuses années et le hasard m'a mis un jour devant un album-photo de deux vieilles dames à l'allure très bourgeoise, très "vieille France" et pourtant quelque chose dans ces images me laissait penser qu'il s'agissait d'un couple lesbien. J'ai acheté l'album et en y regardant de plus près, j'ai effectivement obtenu la confirmation de mon intuition. Par la suite, j'ai trouvé beaucoup d'autres images d'hommes et de femmes ouvertement homosexuelles, toutes époques confondues. Ce qui m'a le plus surpris, c'est la liberté qu'avaient ces gens à exprimer leur désir à des époques nettement moins tolérantes. Je me suis alors demandé si les homosexuels de ces générations-là n'avaient pas eu des vies plus heureuses que ce que l'histoire officielle semble nous dire. J'ai voulu reparcourir ces 60 dernières années en allant interroger des homosexuels nés avant la guerre pour leur demander ce qu'il en avait été pour eux. En parallèle, une autre idée a aussi fait surface. Je ne souhaitais pas que le film soit uniquement tourné sur le passé, bien au contraire. Je voulais porter un regard sur l'homosexualité des gens âgés aujourd'hui, filmer leur vie au présent et regarder ce que c'est d'aimer et de vieillir pour des homosexuels de plus de 70 ans.>>.

 

Une scène du film documentaire français de Sébastien Lifshitz, "Les Invisibles".


 

En filmant des personnes de la ville et de la campagne, seules ou en couple devant ces histoires toutes différentes les unes des autres on voit combien le pluriel sied mal à homosexuel. On aimerait que le film ne s'arrête pas, 2h 55 c'est trop court tant ces portraits sont plein d'entrain et ses vies intéressantes. On aimerais rester plus longtemps avec des personnes aussi chaleureuses. 

« Les invisibles » est un beau film qui réussit l'exploit de nous parler de l'homosexualité et de la vieillesse et dont on sort ragaillardi. 

 

 

Nota

1- Le générique de fin se déroule sur les paroles de la belle chanson de Guy Béart, auteur des paroles et de la musique, datant de 1963 et interpréyée par Juliette Gréco: Le Monsieur et le jeune homme : "Un monsieur aimait un jeune homme/ Surtout ne nous affolons pas/ Regardons autour de nous comme/ Chaque amour va son propre pas."

 

2- Le DVD est à la hauteur de ce chef d'oeuvre. Il est composé de deux disques, le premier pour le film, le second pour les suppléments. Ceux-ci sont composés d'une longue et passionnante interview de réalisateur d'une durée de quarante minutes où avec beaucoup de précision, d'humilité et d'humanité, il aborde tous les sujets autour du film de sa préparation à sa réception par la critique et le public en passant par ses relation avec les participants sans oublier les aspects techniques du tournage. On apprend entre autres choses qu'il y a trois autres portraits tournés mais que pour des raisons de longueur du documentaire, ils n'ont pas été montés. Il reste a espérer que ces trois interviews soient le socle d'un Invisibles 2. Les bonus contiennent également une petite scène coupée pour chacun des participants. Il y a enfin un diaporama d'anciennes photos montrant des "couples" gay d'antant dans leur quotidien. Ces images appartiennent à la collection de Lishitz qui recherche les photographie témoignant de la vie gay d'hier et d'avant hier.

 

 3- Sébastien Lifshitz commente trois extraits de son film: 

Une tourterelle, des tourtereaux

 

« Le jour où j'ai rencontré Bernard et Jacques dans leur appartement du centre de Marseille, ils m'ont accueilli exactement comme ils sont, ici, assis côte à côte devant leur table, Bernard coupant d'emblée la parole à Jacques pour occuper l'espace et me raconter leur histoire d'amour sur un mode humoristique, décalé, avec une verve et un panache qui m'ont immédiatement projeté dans le film. C'était presque une scène de fiction, un petit théâtre à la Pagnol où Raimu m'aurait annoncé qu'il était homosexuel. J'avais souvent envie de rire et je ressentais un plaisir immense à les écouter. Presque trop d'ailleurs, car j'avais l'impression d'être déjà dans le tournage alors que c'était la toute première rencontre et qu'il faudrait retrouver ensuite le naturel de cette parole, la fantaisie de ce couple à la fois mal assorti et merveilleusement uni. Comme on le voit ici, leur nature et leur humour sont très complémentaires, Jacques est taciturne et pince-sans-rire, Bernard très extraverti. Il a trouvé une manière d'amuser Jacques et c'est ainsi qu'il l'aime. Dès qu'on les voit, c'est évident qu'ils forment un couple de cinéma.

J'ai vite compris qu'il serait très intéressant de les regarder vivre, de les filmer dans leur quotidien, dans des activités toutes simples, comme de préparer le thé ou de s'habiller. Pour eux, la caméra n'a jamais été un problème, elle était comme “invisible”. Ils s'en amusaient parfois mais ils l'oubliaient aussi et, ce moment où une tourterelle s'invite dans le plan est, pour moi, emblématique de la mise en scène du film. J'ai essayé de construire Les invisibles autour de séquences où l'on a le sentiment que la parole a le temps de se déployer, qu'elle est brute, naturelle et qu'elle n'est pas manipulée. Même si le montage, bien sûr, sculpte le témoignage et le contracte, j'ai essayé de couper le moins possible pendant le tournage et cette tourterelle, qui vient se poser dans le film, est un instant magique où nous avons retenu notre souffle pour ne rien gâcher, pour laisser s'installer la poésie et l'humour de la scène. J'étais toujours été attentif à rester très concentré, pour sentir ce qui se passait sous nos yeux et ne rien perturber quand la vie se manifestait d'une manière ou d'une autre.

J'ai l'impression que cette scène des “tourterelles” a une force particulière parce que c'est une image inédite. Elle montre une vie, un amour et des corps que l'on voit rarement dans les films. Bernard a 82 ans, Jacques 84. J'ai fait Les invisibles pour des gens comme eux. Je voulais filmer des personnes âgées qui ne sont jamais montrées, regardées, ni écoutées au cinéma ou à la télévision. Voire à la radio ou dans la presse. Quand on parle d'eux, c'est pour évoquer la maladie d'Alzheimer ou le trou de la sécurité sociale et je voulais essayer d'inventer quelque chose de plus digne, de plus juste, sur la vieillesse, qui n'est pas forcément une déchéance ou un mouroir. Je trouve malsain que notre société ne représente pas un pan aussi important de sa population et ne la traite que par des clichés, alors qu'il est évident que les personnes âgées ont des choses à raconter et quelles sont intéressantes à regarder. Loin de l'image apaisée de la grand-mère gâteau et du grand-père qui va à la pêche, on découvre vite des hommes et des femmes dotés d'une parole libre, drôle et souvent crue. Ils sont actifs, engagés, ils ont des avis tranchés et ne sont pas forcément mesurés, ils parlent de sexualité, de désir, d'amour, toutes ces choses auxquelles on n'assimile pas la vieillesse. »

 

Monique, une fille qui aime les filles

 

« Monique est extraordinaire car elle ne supporte pas le mensonge, ni l'hypocrisie. Comme elle le raconte ici, elle n'a jamais pu s'empêcher de dire qui elle était. Si les gens autour d'elle, au travail, au café, parlaient de leurs compagnons ou de leurs conquêtes, elle ne s'interdisait jamais de le faire aussi. Et d'évoquer la fille qu'elle venait de rencontrer ou celles qui partageaient sa vie. Les gens étaient stupéfaits. A l'époque, tout le monde savait, bien sûr, que l'homosexualité existait mais on n'en parlait pas et le vrai scandale, c'était de le revendiquer ou de l'afficher. Monique travaillait dans l'administration scolaire, elle déstabilisait et perturbait les gens autour d'elle par sa franchise, mais elle le faisait avec un tel naturel que – sans en être forcément consciente – elle a désarmé tous les opposant potentiels qui se dressaient sur son chemin. Avec la liberté de ton et l'humour qu'elle dévoile dans cette scène, elle a fait accepter qui elle était. Et elle montre qu'un individu peut avoir suffisamment de force en lui-même pour s'opposer à un système de pensée et à la morale d'une époque.

J'ai tenu à la filmer, comme tous les autres intervenants du film, chez elle, installée à sa table. J'appelais ça les “plans de table” parce que, pour moi, une maison se structure autour d'une table, l'endroit où l'on mange, où l'on parle, où l'on travaille… Il était important d'inscrire des gens comme Monique dans leur propre décor et de ne pas les installer dans un studio comme si on les avait posés là de manière arbitraire. Tout ce qui les entoure, leur espace, leurs objets, parle autant qu'eux. J'ai aussi essayé d'obtenir une parole spontanée, ni travaillée, ni répétée. Ce que Monique dit là, elle le dit pour la première fois. Je faisais attention quand je rencontrais les “témoins” du film à ne pas leur faire raconter les détails de leur vie pour ne pas déflorer cet instant où quelque chose se “révèle” devant la caméra. J'ai utilisé mon instinct de réalisateur de fiction pour sentir, comme dans un casting d'acteurs, si les personnes que j'avais face à moi pourraient être les “témoins” de mon film. Dans le cas de Monique, c'était évident tout de suite. Elle a une présence, un magnétisme qui se déploie tout de suite à l'écran. Et sa façon de parler dit entièrement qui elle est. »

 

Le berger, la femme et l’homme

« Pour moi, il était important de trouver un personnage comme Pierrot. Je voulais parler du monde paysan parce que l'homosexualité existe dans les campagnes et qu'on n'en parle jamais. J'ai donc mis un point d'honneur à dénicher quelqu'un qui incarnerait le monde rural et je suis tombé sur Pierrot par le biais d'une association lyonnaise. Il m'a accueilli chez lui, tel qu'il est dans le film, très “cash” et frontal. C'est une personne entière, un personnage complet, on le regarde, on l'écoute un moment et il est déjà raconté.

Ce champ où je l'ai filmé, c'est celui où il va mener les chèvres depuis l'âge de 4 ans. Il n'a jamais changé de cadre de vie. C'est un personnage intemporel et, ce qui est formidable chez lui, qui n'a pas beaucoup d'instruction, qui a quitté très tôt l'école, c'est qu'il a appris les choses de la vie dans la fréquentation et la contemplation des choses de la nature. Ça lui a permis de devenir cet être libre et de se former une philosophie de la vie qui fait presque de lui un enfant de Rousseau. J'ai pris moi-même beaucoup de plaisir à filmer la nature parce qu'elle joue un grand rôle dans la vie de ces gens et qu'elle représente la plénitude de leur vie. Je l'ai filmée en scope parfois pour m'éloigner du reportage et traduire le romanesque de ces vies qui se racontent à l'écran. Comme Pierrot, filmé à 85 ans dans ce champ où il a passé sa vie, avec sa casquette de biais, ce soleil qui lui tape dans l'œil, les témoins des Invisibles sont des êtres accomplis. Je pense que le plaisir que les gens peuvent prendre à voir ce film vient de là : la découverte de ces gens qui sont partis de loin, qui ont accompli un long chemin et qui, au soir de leur vie, sont arrivés à bon port. Sains et sauf. »

 

Pour retrouver Sébastien Lifshitz sur le blog:  Les invisibles, un film de Sébastien Lifshitz (réédition augmentée) ,  PLEIN SUD de Sébastien Lifshitz,  LES TERRES FROIDES, un film de Sébastien Lifshitz

Publié dans cinéma gay

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