Le temple de Bassae, Grèce

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

PICT0037.JPG

 

PICT0038-copie-1.JPG

 

PICT0039.JPG

 

PICT0043.JPG

 

PICT0044-copie-1.JPG

 

PICT0045-copie-1.JPG

Bassae, Grèce, aout 1986

 

 

Le peu que nous connaissons de ce temple nous vient de Pausanias, géographe grec du iie siècle, qui le visita. Cet auteur parcourut la Grèce continentale et laissa des notes rassemblées de façon confuse, toutefois infiniment précieuses par leur caractère unique. Les informations qu'il nous donne sur le temple d'Apollon Épicourios amènent plus de questions qu'elles n'apportent de réponses.

Pausanias avance que ce temple fut consacré par les habitants de Phigalie à Apollon Épicourios, dieu guérisseur qui vint à leur secours lors d'une épidémie de peste, « comme il le fit durant les guerres du Péloponnèse ». Cette explication laisse sceptiques beaucoup d'archéologues modernes.

Il indique également que l'architecte fut Ictinos, sans apporter de preuve étayant cette affirmation. Or Ictinos est l'architecte le plus connu de laGrèce classique : il fut l'auteur du Parthénon d'Athènes et du Télestérion d'Éleusis. Pausanias néglige de dire comment et pourquoi Phigalie, modeste bourgade d'Arcadie, fut capable d'engager un architecte aussi prestigieux. C'est pourquoi les archéologues modernes hésitent à confirmer cette hypothèse. Mais si cette thèse était vraie, la construction de ce temple pourrait être datée précisément de l'époque de Périclès.

Pausanias n'explique pas non plus pourquoi le temple fut établi à l'écart dans la montagne, à 8 kilomètres de la cité, dans un lieu d'accès si difficile qu'il faille plusieurs heures de marche pour l'atteindre.

Plus loin, il rend hommage au toit exceptionnel du temple, « fait exclusivement de pierres », alors qu'en réalité des poutres de bois étaient employées pour soutenir le plafond. Et enfin, il fait l'éloge de la beauté des pierres et de l'harmonie des proportions, tout en restant silencieux sur le contraste des matériaux, sur la combinaison novatrice des colonnes et surtout, isolée dans l'axe de l'édifice, sur cette toute première colonne corinthienne connue de l'aire grecque, qui constitue une avancée historique, et qui eut un impact mondial sur l'architecture des siècles suivants.

 

 

PICT0064.JPG

Le temple de Bassae vu par Jean-Claude Farjas

Commenter cet article

Ismau 20/02/2014 21:13

j'y étais exactement un an après vous : en août 87
Ce site m'avait émerveillée, par la beauté de l'architecture, mais surtout par sa superbe nature méditerranéenne si sauvage ( pas un seul touriste )
Le chantier de restauration étaient alors un plus visible que sur vos photos, avec des éléments de vélum en guise de toit -comme une série de parasols- mais c'était en fait assez esthétique, et
j'en avais d'ailleurs pris de bonnes diapos . Par contre, je viens de regarder sur l'article de wikipédia : pour cause de "travaux importants et restauration radicale", depuis 1990, le temple est
affreusement recouvert par un immense vélum qui le cache entièrement .

lesdiagonalesdutemps 21/02/2014 07:14



Son dernier état est assez triste. J'avais envisagé d'y retourner mes ces images m'en ont dissuadé. Il est à craindre vu l'état de la Grèce que ce malheureux temple reste ainsi longtemps.


En 1ç!§ je suis arrivé à ce temple où il y avait peu de monde par un chemin de terre àpeine carrossable pour m'apercevoir une fois arrivé qu'une belle petite route y menait...