Le Grand Bazar, la caverne aux cerfs-volants de Préfailles

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Il y a à Préfailles un magasin qui s'appelle le Grand Bazar qui ressemble plus au boutique que j'ai pu visiter dans le vieux quartier de Sacramento qu'aux autres magasins qui se trouvent sur les rivages de Loire-Atlantique. Ce lieu est surtout remarquable, il faut regarder au plafond, par l'extraordinaire collection de cerfs-volants qu'il possède. Certaines pièces datent du début du XX ème siècle. Il est facile de trouver le Grand Bazar lorsque l'on est à Préfailles car il y a de nombreux panneaux l'indique. On peut y lire curieusement, musée du cerf-volant... L'entrée est libre, il suffit de lever la tête.

 

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Préfailles, juillet 2011

 

Les cerfs-volants inspirent les poètes et les écrivains:

 

Des cerfs-volants virgulaient dans un ciel si limpide qu'on pouvait en voir le fond. Certains s'élevaient tellement haut que leur retour paraissait improbable. Mais, inexorablement, la ficelle les ramenait sur la plage où ils trébuchaient, maladroits, pitoyables, en manque d'air. Des nains boursouflés, engoncés dans des anoraks aux couleurs criardes, les tiraient à eux en riant. Marc avait envie de les gifler. Entre leurs mains potelées, les cerfs-volants n'étaient plus alors que des espèces de raies anorexiques à bout de souffle. Les pères de ces mini-cosmonautes arrogants qui piétinaient le sable gris couraient vers eux, grands et cons, et tombaient à genoux, ivres d'eux-mêmes et de leur progéniture devant la dépouille des ces grands oiseaux à présent réduits à des carrés de soie crucifiés sur deux baguettes de bois.

Pascal Garnier, Le grand loin, éditions Zulma, 2010.

 

 

 

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