la personne sur laquelle j’avais fixé mon sentiment

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Ceux que j’aimais de façon immanquable, suivaient tous le même rituel à travers mes perplexités intérieures, mais il fallait, pour qu’à chaque fois le processus puisse se renouveler sans que je l’anticipe, que la personne sur laquelle j’avais fixé mon sentiment, me paraisse toujours nouvelle, qu’elle semble écraser de son simple nom couché une pléiade d’antécédents bavards et divers, qu’elle les enterre, tous.


Marien Defalvard, Du temps qu'on existait, Grasset, 2011.

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