La guerre de Crimée en peinture

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Je regrette que contrairement à l'Angleterre, la France n'est pas de peintres aux armées comme il y a des peintres de la marine. Mais il fut un temps pas si lointain où la geste héroique des militaires français était un sujet pour les peintres.

Joseph Félix Barrias Le débarquement de l'armée française à Old Port en Crimée le 14 septembre 1854 (Débarquement en Crimée des maréchaux Canrobert et Saint-Arnaud, le 14 septembre 1854. Galerie historique de Versailles)

Le 27 mars 1854, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à la Russie. C'est le début de la guerre de Crimée.  Napoléon III et le tsar Nicolas 1er  se disputent pour assurer la protection des Lieux Saints de Jérusalem, partie intégrante de l'empire turc.
Armand d’Allonville et sa brigade débarquent le 6 septembre 1854 à Varna (Bulgarie). Sous les commandements des généraux Saint-Arnaud et lord Raglan, Français et Anglais débarquent par la suite à Eupatoria, dans la presqu'île de Crimée, le 14 septembre 1854. (Larousse)





Le même épisode vu par Isidore Pils


Le détail le plus célèbre de ce tableau paraît déjà traduire le caractère ambigu de la victoire: les peintres insisteront, peut-être malgré eux, ou parce que le sujet est plus touchant, sur le nombre des blessés. On verra cette tendance se reproduire dans la peinture héroïque de la guerre de 70.

 
 Pils Tranchée devant Sébasopol
 
 Pils Chasseurs à pied


On peut voir au musée du service de santé des armées du Val de Grâce un tableau de Jules Rigo (1810-1892) qui représente Gaspard-Léonard Scrive -chirurgien militaire qui répandit l'usage du chloroforme-, introduisant les premiers anesthésiques pansant les blessés pendant la bataille d'Inkermann.

 


 Rigo épisode su siège de Sébastopol


 



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