La Fondation Tapies à Barcelone

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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J'ai été un peu déçu par cette Fondation Tapies, non par la qualité des oeuvres exposées et la muséographie de l'exposition, mais par le nombre relativement modeste des peintures exposées. Le beau Bâtiment, une ancienne maison d'édition est assez petit. Lors de ma visite une grande partie de la superficie était perdue par une exposition temporaire indigente. La Fondation est couronné par une sculpture piquante de l'artiste.

 

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détail de la peinture immédiatement au-dessus

 

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deux détails de la peinture immédiatement au-dessus

 

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Pour trouver d'autres images de Barcelone sur le blog:  Des garçons à Barcelone,  Street art à Barcelone,  Xavier Miserachs: Barcelone Noir & Blanc,  pour se souvenir de la collection Sigg d'art chinois contemporain à Barcelone,  pour se souvenir de l'exposition Zoran Music à Barcelone,  Installation de Velda Lleisa au musée d'art moderne de Barcelone,  Le musée d'art moderne de BarceloneLa fondation Miro à Barcelone,  Les perroquets de Barcelone,  Les garçons immobiles de BarceloneLa Fondation Tapies à Barcelone         

Commenter cet article

Bruno 26/04/2014 22:37

Ah ! "Lord of the flies" !" pour le film de Peter Brook, j'ai longtemps conservé un lecteur de Disc Laser ( les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître...) pour pouvoir regarder le disque de
Criterion avec des bonus....bien intéressants ;-)

lesdiagonalesdutemps 27/04/2014 07:45



Je n'ai malheureusement jamais eu de lecteur de Laser Disc mais à propos de Critérion, je vous recommande leur édition des Enfants du paradis qui est remarquable. Je me suis consolé avec
l'édition française de Lord of flie que j'ai fait signer il y a quelques moi par Peter Brook. La version américaine du livre de Golding est inférieure mais pas honteuse et leur ralph est bien
joli...



xristophe 26/04/2014 17:09

L'homme n'est ni ange ni bête, on sait - dualité célèbre - mais le malheur est que qui veut faire la bête fait la bête - à coup sûr : les deux déterminations sont en nous ! Les deux, y compris
celle que je nomme "angélique" (par provocation, as usual...) Cependant QUI a fait ces codes, bases de civilisation et d'urbanité, de culture (que Freud origine dans l'opération dite de
"sublimation", notion mal retenue par la doxa nouvel-observatrice etc), d'où sort cela sinon de... l'ange en nous, ce dur désir d'éduquer les mi-anges (je vous accorde une moitié de démon, ça ira?)
que sont les enfants qui arrivent - que nous étions : il nous faut bien au préalable, à la naissance, en nous ces virtualités de lumière précaire mais intraitable... (Je connais le film, pas lu le
livre, on peut facilement objecter que ces gosses, qui ne sont pas des bébés, sont déjà, très mal élevés, porteurs des virus de la civilisation, dirait Rousseau, dont je "retiens" seulement le
postulat de bonne graine initiale et bien sûr non la phobie maladive de toute les sociétés humaines)

lesdiagonalesdutemps 26/04/2014 17:59



L'idée de Golding est de montrer (entre autres) que chez ces enfants qui viennent d'une bonne école anglaise ce qui sous entend d'un bon milieu, le vernis de civilisation craque dès la première
épreuve.



xristophe 26/04/2014 01:41

"Rien d'angélique" dans les enfants, non non, si si. Le point de vue que vous honorez là (du "pervers polymorphe" etc, disons) est l'invention récente d'un post-freudisme de nouvel-observateur et
cette nouvelle naïveté succède à l'"angélisme" ancien, sans nuance et surtout sans compréhension de l'apport vrai psychanalytique : la sexualité n'est que l'angélisme de la bête, et elle se loge
très bien dans l'innocence, il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Quoiqu'il en soit, je voterais sans hésiter pour la thèse de Rousseau de la bonté native du petit d'homme... Et puis vous savez
bien que rien n'est plus vrai et plus authentique que ce que vous nommez les créatures (les créations) imaginaires...

lesdiagonalesdutemps 26/04/2014 06:58



Je suis entièrement en désaccord avec vous et la thèse de Rousseau qui est d'ailleurs souvent caricaturée, la bonté native est une parfaite stupidité seul le dressage fait que la petite brute qui
voit le jour devient à force de règles presque urbaine et encore ce n'est qu'un vernis qui ne demande qu'à craquer. Lisez Samajesté des mouches de Golding superbe livre et grand livre de Peter
Brooks.



xristophe 25/04/2014 19:42

Je n'irai pas contre votre scrupule, Ismau, de voir précisément comme vous le faites une très jeune fille (adolescente) "en lieu et place", comme on dit, de ma "petite fille", trop vite nommée.
Vous avez raison, je la vois comme vous, moi aussi. Mais le générique de la fin me fut une surprise (une légère déception) et je croyais à un garçon. Mais souvent autrefois je confondais (à
l'œil)les filles et les garçons. Je regrettais que tant de jolies filles ne fussent pas des garçons. Et l'âge venu, je continue d'appeler "petites filles", parfois, et par tendresse (d'autres
diront : machisme) des personnes délicieuses "du sexe", dont je vois comme par transparence radio l'enfance, typique et, en effet, comme pour Pasolini, à mes yeux angélique, de la petite fille par
essence que toujours elles demeurent pour moi y compris devenues âgées, grand-mères.(Mais bien sûr je ne parle pas, ici, de Ségolène Royale ou de Martine Le Pen - etc...... Il y a des limites à ma
naïveté)

lesdiagonalesdutemps 25/04/2014 22:14



Les angs sont des créatures imaginaires. Les enfant sont en revanche des être réel et n'ont rien d'angélique. Certains à la rigueur porte des masques de ces êtres de fable, peut être pour mieux
dissimuler ce qu'ils sont en vérité.



Ismau 25/04/2014 15:03

Grâce à Pasolini, et par la grâce de son film, je bénéficie donc de deux cadeaux inattendus ! Le 2ème étant ce magnifique commentaire de Xristophe, qui m'a heureusement incitée à revoir encore une
fois tout le film pour en mieux goûter certains passages . Mon seul désaccord porte sur le qualificatif de "petite-fille" qui pour moi ne convient pas du tout à l'adolescente qui joue le rôle de
l'ange (subtilité, choix très personnel de la part de Pasolini : n'avoir pas pris l'adolescent attendu, mais une belle adolescente androgyne représentant sans doute pour lui plus d'innocence ) Son
ange - que je trouvais paradoxalement alors si beau et désirable à cause de cette androgynie- est d'ailleurs finalement très fidèle à sa représentation habituelle dans l'iconographie religieuse .

xristophe 24/04/2014 03:07

Pour Ismau, qui est "pardonnée" ! "Religieux sans la foi", Paso, dit-elle : il n'empêche que, dans ce chef-d'œuvre le passage qui me secoue est le retour de l'ange (ange-garçon, joué par une petite
fille) annonçant sobrement à Marie la Résurrection de Jésus : au même instant éclate une musique de joie collective style festival de Rio : à chaque fois (ou : foi) pour moi, c'est le grand
frisson... Or cet ange est le même que celui de l'Annonciation (début du film) faite à une Marie toute jeunette, sauvage et boudeuse comme une gamine : il n'a pas pris une ride ! contrairement à la
Marie âgée, ridée comme une vieille pomme (jouée par la mère de Pasolini); l'innocent qui jouait aux billes au Ciel avec un petit camarade n'a même pas vu le temps passer : c'est le même jeu de
billes, interrompu une première fois pour aller faire sur Terre l'Annonciation, qui l'est une deuxième fois, qq instants après, sur un ordre de Dieu de "retourner vite annoncer à la dame de tout à
l'heure, la résurrection de son fils : file tout de suite !"... Et l'enfant fonce sans rien comprendre, obéissant au quart de tour, comme un étourneau sacré. Et je sais qu'étourdi ou exprès il
laisse comme preuve de son passage à la vieille dame une bille en terre venue du Ciel, chaude encore de sa paume odorante... (Alors, foi ou pas foi ? c'est bien une preuve, quand même, cela...)

Ismau 23/04/2014 21:12

Je regrette de ne pas connaître votre captation de la pièce Vie et mort de Pasolini ; je vais maintenant m'y intéresser ! Je suis hélas très ignare dans le domaine du théâtre ...
Le cinéma de Pasolini par contre je le connais bien et l'aime depuis mon adolescence . Ce serait vraiment dommage de laisser de côté  L'évangile selon St Mathieu , qui a toute sa place
parmi les grands films de Pasolini . De plus les bonus de mon dvd édition Carlotta 2003 sont remarquables : Pasolini un religieux sans foi  - Pasolini face à l'église  -  Un
Christ à Cadaquès .

lesdiagonalesdutemps 23/04/2014 21:24



voici mon mail bernar.a @wanadoo.fr par ce biais envoyez moi une adresse où je peux vous envoyer ce dvd dont j'ai fait toute la production.


Je vais me procurer ce dvd pour combler ma lacune.



Ismau 22/04/2014 21:31

On talquait bien les matelas gonflables, pourquoi pas les canards !
Ces scabreuses et sacrilèges histoires d'art contemporain ( art plus vraiment contemporain d'ailleurs ) me seront pardonnées j'espère, puisqu'ayant regardé une fois encore, la veille même de mon
commentaire, sous prétexte de Vendredi Saint un film que j'aime particulièrement : « l'évangile selon St Mathieu » de Pasolini - Grand prix de l'office catholique du cinéma . Le beau
Jésus de 19 ans Enrique Irazoqui ... ça tombe bien, est justement catalan ! Dans les bonus, une excellente interview tournée à Cadaquès 40 ans plus tard, où il raconte sa rencontre avec Pasolini et
le tournage du film .

lesdiagonalesdutemps 22/04/2014 22:49



C'est malheureusement un des rares films de Pasolini que je n'ai pas vu. Connaissez vous la captation que j'ai produit et édité (et tourné mais je ne suis pas crédité) de la pièce Vie et mort de
Pier Paolo Pasolini?



xristophe 22/04/2014 17:11

C'est que vous n'avez pas connu le caoutchouc - pour éviter que cela se craquèle : le caoutchouc se craquelait, on talquait Gédéon comme un bébé

lesdiagonalesdutemps 22/04/2014 22:46



Eh non, il ne doit plus rester aujourd'hui de Gédéon de cette sorte ce qui est dommage.



xristophe 22/04/2014 13:29

Oui ce fut un enchantement, bravo, voir apparaître tant de bestiaux merveilleux enchantés d'être ensemble, avec tant d'art et en flopées joyeuses - dont la cousine de la célèbre vache-qui-rit, bien
sûr le fameux Gédéon... (ma sœur en d'autres siècles eut un canard gonflable en caoutchouc tout neuf et qu'il fallait talquer, le plastique n'étant pas trop inventé (ni même la machine à vapeur, ni
internet), énorme et sentant bon, et il alla de soi parmi les adultes savants qui m'entouraient que son nom serait Gédéon

lesdiagonalesdutemps 22/04/2014 14:52



Vos souvenirs sont toujours aussi surprenants, talquer un canard en caoutchouc gonflable!



xristophe 22/04/2014 00:02

C'est-il pas malheureux entendre des horreurs pareilles (hosties de sang, bains de boudin) à trois jours du Vendredi Saint ! Cela va me faire m'éloigner de deux cents ans encore de l'art
contemporain ... Je vais me retirer faire maigre au fond de mes grottes de Lascaux.

lesdiagonalesdutemps 22/04/2014 07:51



Grottes que je préfère à Journiac, mais j'espère que le billet sur Rabier aura comblé votre désir de représentations animalières.



Ismau 20/04/2014 22:55

C'est amusant ! Michel Journiac : le nom que votre fatigante  Performance  vous a fait oublier, celui de l'artiste qui transformait son sang en boudin ... est pour moi inoubliable
puisqu'il fut mon prof en fac d'arts plastiques quand j'avais 17-18 ans . Ne connaissant alors pas grand chose à l'art, et rien à l'art contemporain, c'était assez curieux dès le premier
« cours » de découvrir le Body Art en regardant avec lui les photos de sa Messe pour un corps : celle où il donnait la communion aux participants avec des rondelles de boudin de son
propre sang ... il faut dire aussi qu'il était ancien séminariste . Malheureusement son boulot de prof ne l'intéressait visiblement pas, il était d'ailleurs très souvent et très longuement absent .
Chaque fois, les rumeurs les plus folles circulaient . Je me souviens qu'on avait prétendu une fois qu'il s'était fait crucifier ...nous avions beaucoup de chance, dans une même « veine »
la fameuse Gina Pane venait aussi régulièrement se taillader ! Mais plus sérieusement, Journiac est quand même un artiste valable, et reconnu comme tel . En 2004, le musée contemporain de
Strasbourg lui a consacré une rétrospective probante, ceci 10 ans après sa mort en 95 (et d'après Wiki il ne serait pas mort du sida : encore une rumeur à son sujet )
Les Actionniste viennois - pour vous vomitifs - Hermann Nitsch et Otto Mühl, je les ai découverts beaucoup plus tard . Mais alors je devais être insensibilisée par Journiac & Cie puisqu'ils ne
m'ont pas produit un effet si désagréable . C'est tout de même un mouvement extrêmement radical, peu représentatif de l'ensemble des happenings et performances ...
Tout ceci ne mettant aucunement en doute l'indigence de l'exposition Allan Kaprow, que j'imagine très bien . Comme je comprends aussi la frustration de ne pas voir davantage d'oeuvres de ce grand
artiste qu'est Tapies .

lesdiagonalesdutemps 21/04/2014 10:31



A la fin des années 60 et début des années 70 je fréquentais beaucoup le centre culturel américain du boulevard Raspail à Paris (aujourd'hui il y a à sa place la fondation Cartier dont le
bâtiment, à mon avis bien peu adapté à l'usage des expositions est signé Jean Nouvel) où il y avait régulièrement des happening dont ceux du groupe Panique avec entre autres jodorowsky. J'ai donc
biberoné qusiment aux performances. J'ai d'ailleurs été invité à un vernissage de Journiac (comment ai-je pu oublier son nom, la sénélité sans doute) mais malheureusement pas celui du boudin.
C'était des photographie de lui plus ou moins travesti si je me souviens bien mais cela doit faire une trentaine d'années peut-être plus. C'est amusant qu'il ait été votre professeur. Dans le
genre il y avait dans le même temps un suisse androgyne assez beau qui se mettait en scène dans de grandes photos couleurs mais là encore son nom ne me revient pas! Je croyais que Journiac était
mort du sida... Les actionniste viennois m'ont dégouté pour toujours des performance. Je me souviens avoir fuis à toutes jambes la galerie où ils sévissaient lors d'un vernissage d'une FIAC cela
devait être en 1989 ou 90. A propos de la rumeur de la crucifiction de Journiac en fait vous me faites songer que Jésus a été le meilleur body artiste de tous les temps et quel tabac ce petit
juif a fait avec ça depuis 2000 ans, un expert en marketing...


Je le répète la fondation Tapies est à voir mais en effet j'ai été un peu frustré car j'ai peu l'occasion de voir des oeuvres de Tapies et comme pour tous les "matiéristes" les reproductions ne
sont pas satisfaisantes.



Ismau 19/04/2014 19:42

Je regrette votre déception . Mon souvenir n'était lui, que positif : peu importe la quantité, quand la qualité des oeuvres vous impressionne comme elle m'avait impressionnée ! Très bon souvenir
aussi de cette architecture . Mais à l'époque, en 2001, cette étonnante sculpture - qui me plaît bien - n'était pas installée sur le toit . Je la découvre sur vos photos, peut-être son installation
date-elle de la rénovation du bâtiment en 2010 .
Si l'exposition temporaire occupe une (trop ?) grande superficie, il s'agit tout de même de la volonté de Tapies, celle de faire également de ce lieu un centre « favorisant l'étude et la
compréhension de l'art contemporain » ... d'où l'exposition « indigente » que vous évoquez . Sans doute très « art contemporain » au mauvais sens du terme :apparaissant
bien inutilement prétentieuse et vide ... Il s'agissait malgré tout, d'après la programmation, d'un artiste important : Allan Kaprow, qui au début des années 60, a « inventé » le
happening !

lesdiagonalesdutemps 19/04/2014 22:55



Déjà je n'ai jamais apprécié les happening il y en eut un qui jadis qui réussi à me faire vomir c'étaiet des autichiens pas spécialement ragoutant qui se roulaient nus dans une mare de sang. Pour
le sang je préférais encore celui d'un artiste qui transformait son sang en boudin, étant fatigué ce soir après m'être coliné des kilos de livres et de meubles son nom m'échappe, il est mort du
sida durant les années 80 quand à l'installation d'Allan Kaprow cela relevait de la chambre d'un étudiant pauvre des années 70... J'aurais aimé simplement voir plus de peintures de Tapies
d'autant que depuis quelques années il n'est pas si facile d'en voir en France. Cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas rendre visite à la Fondation Tapies mais il vaut mieux s'il n'y qu'un
musée à visiter à Barcelone se rendre à la fondation Miro ou au musée Picasso d'autant que la réouverture du musée Picasso de Paris est reportée.