kenya 6, Serengeti, Ngoro Ngoro 1

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Avant de dire adieu à notre bel hôtel, le Serengeti sopa lodge, je respire à fond l’arôme des buissons fleuris qui bordent et embaument l’allée qui conduit aux chambres. Au milieu un lézard semblable à celui que j’ai photographié hier, déjà se prélasse au soleil levant. Depuis j’ai appris que ce ne pouvait être qu’un mâle de l’espèce des agames des colons ou margouillat, car les femelles n’ont que de ternes couleurs. Mais le plus curieux est que monsieur lézard durant la nuit perd sa chatoyance pour devenir aussi triste que sa dame mais dès l’aube il quitte son abri nocturne pour venir se chauffer au soleil et en quelques minutes il retrouve sa splendeur.

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Au départ ce matin je suis un peu plus excité qu’à l’habitude puisque nous nous dirigeons vers le Ngoro Ngoro pour un safari à l’intérieur de la caldeira du volcan. C’est un peu la raison de mon retour au Afrique de l’est tant avec Jean-Claude Farjas nous avions discuté de ce voyage qu’en définitive nous ne fiment malheureusement pas. Pendant toute cette journée son souvenir m’accompagnera...
Dés notre départ sur ce chemin que nous avons déjà empreinté hier, nous rencontrons une petite troupe d’élands du cap. C’est la plus grande antilope du monde et quelques centaines de mètres plus loin c’est la plus petite des antilopes que nous surprenons, un dik dik qui n’est guère plus gros qu’un lièvre alors que l’éland à la taille d’un petit cheval...

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Nous repassons le petit pont que nous avions pris hier, près duquel des braves hippopotames macèrent toujours dans leur brouet fétide.

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Puis c’est le tour des oiseaux de se faire admirer, tout d’abord un couple de serpentaires tout près de la piste, idéal pour les photos puis nous voyons des grues couronnées.

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De bons gros zèbres ( existe t-il des zèbres maigres? ) bordent la route. Ils sont surveillés d’abord par des hyènes et, caché dans les herbes, par un guépard qui se hausse du col pour scruter son futur repas.

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Insensiblement nous passons de la savane à un désert de pierres. Brusquement notre chauffeur, qui ne nous avait pas habitué à de telles exentricités quitte la piste pour s'enfoncer à bonne vitesse dans cette plaine caillouteuse où toute trace de chemin a disparu. comment peut il se reconnaitre? Mais bientôt nous arrivons au petit musée du site préhistorique d’Olduvai qui est situé juste au bord de la gorge d'Olduvai, face à un curieux piton rocheux qui fait du lieu un décor de western.

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Dans ce modeste petit musée, nous est raconté, en images, puis par les commentaires d’un charmant et érudit gardien, les extraordinaires découvertes d’un couple d’archéologues anglais Louis et Mary Leakey  qui ont voué leur vie à ce site qu’ils ont fouillé du début des années trente à la fin des années soixante dix.

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En 1959, ils découvrent les restes fossiles d’un homididé, daté 1,8 million d’années du genre “australopithèque bosei”. Ses grosses dents font penser qu’il se serait nourri surtout de végétaux. Il aurait disparu, il y a un million d’années. En 1960 les Leakey découvrent les restes d’un autre hominidé vieux de 1,75 million d’années qui serait un “homo habilis” un hominidé plus petit mais au cerveau plus volumineux appartenant à la branche de l’évolution dont l’homme descend. En 1979 après la mort de Louis Leakey, Mary Leakey et l’archéologue américain Tim White font une immense découverte à Laetoli, à cinquante kilomètre d’Olduvai, des ossements fossilisés mais surtout , imprimé sur un sentier couvert de cendres volcaniques détrempées puis séchées de 27 métres de long, 59 pas humains, les empreintes d’un couple accompagné d’un enfant qui vivait il y a quatre millions d’années. Ces êtres mesuraient environ 1,30 mètre et appartiendraient à une espèce encore plus ancienne, l’autralopithèque afarensis (la célèbre Lucy appartient à ce groupe). On voit le moulage de ces pas dans le musée. L'interprétation de ces traces divisent les spécialistes, s'agissait-il d'une bipédie bien installée ou occasionnelle, comme celle propre à certains grands singes?

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En février 2009 dans la revue "Science" était annoncé la découverte de traces, les plus anciennes (?) de bipédie "moderne". Elles ont été découverte un peu plus au nord ouest que celles de Laetoli, à Ileret au Kenya, non loin du lac Turkana. Elles sont imprimées dans deux couches sédimentaires vieille de 1,51 à 1,53 million d'années. Elles sont semblables à celles de l'homo sapien. Elles témoigneraient du déplacement paisible de trois individus, deux adultes et un enfant. La taille des adultes aurait été de 1,75m et d'un peu moins d'un mètre pour celle de l'enfant .
En 1995 une équipe américano tanzanienne a découvert un squelette complet d’homo habilis.  On voit également dans le musée  des  ossements d'animaux préhistoriques les ancètres des buffles, des éléphant et des antilopes que nous venons de croiser.

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A quelqes kilomètres du musée nous croisons quelques girafes dans un lieu pourtant encore bien aride. Petit à petit le sol reverdit. Aux abords du cratère la route surplombe plusieurs villages masais. Leurs habitants ont le privilège de pouvoir  faire paitre leurs troupeaux au fond de la caldeira où nous nous apprètons à descendre.

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