Jules-Elie Delaunay (1828-1891)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Jules-Elie Delaunay né à Nantes en 1828. Il entre en 1848 à l'École des beaux-arts de Paris, où il est l'élève d'Hippolyte Flandrin et de Louis Lamothe. Second grandprix de Rome en 1856, il séjourne quatre ans à la Villa Médicis et commençe par des thèmes académiques classiques. À son retour à Paris, il se spécialise dans les grandes compositions et reçoit d’importantes commandes de l'Église ou de l'État. On peut admirer ses œuvres à l’Opéra GarnierSon travail ne se résume pas aux décorations de l'opéra Garnier où il montra moins de fantaisie que dans certains de ses tableaux plus personnel. On peut voir ses oeuvres aussi dans l’escalier d’honneur de l’Hôtel de ville de Paris et dans la nef du Panthéon (Paris) où se trouvent les panneaux représentant sainte Geneviève et Attila. Il met tant d’application dans la réalisation de cette dernière commande qu'au bout de quinze ans, l'œuvre n’est toujours pas achevée. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1879 et devient chef d'atelier à l'École des beaux-arts en 1889.

 


autoportrait et autoportrait en chinois
Le plafond du zodiaque et la lunette d'Apollon et les grâces
Détail d'Apollon pendant sa restauration

 et diverses études s'y rapportant

 

 

 


Le thème des (jeunes) musiciens est récurrent dans la production de Delaunay

Orphée accordant son violon

 

 


 Ephèbe  jouant de la harpe

 La leçon de flûte

 

Capture-d-ecran-2012-11-13-a-00.50.54.jpg

 détail de la leçon de flute

 

Capture-d-ecran-2012-11-13-a-01.05.42.jpg

 

Capture-d-ecran-2012-11-13-a-01.08.04.jpg

études pour la leçon de flute



 Mort d'Hyacinthe

 étude d'Archer

 Mort de Nessus

 académies du séjour romain

 
La peinture classique italienne lui inspira la curieuse allégorie de la Scène pendant la peste

 

 

 

 

et d'autres sujets qui prouvaient qu'il connaissait bien ses classiques:

 David vainqueur

Capture-d-ecran-2012-11-13-a-00.57.41.jpg
étude pour David vainqueur

 

étude pour Saint Georges et le dragon
Ixion précipité dans les enfers

Capture-d-ecran-2012-11-13-a-00.56.07.jpg

 


Attila et son armée marchent sur Paris
cycle auquel se rattachent ces études

 

 

 

 

 

 

traitant souvent avec un égal bonheur mythologie et christianisme

 

 La communion des apôtres

 

Figure de Dionysos pour le fronton du Panthéon

 

Daphnis et Chloé


Sujet antique ou moderne

Pêcheur d'Amalfi 

 

 

Les moissonneurs

 

 Paysan à la houe


La forge militaire

 

 

Capture-d-ecran-2012-11-13-a-00.52.12.jpg
la mort de Nesus
détail de la leçon de flute
Capture-d-ecran-2012-11-13-a-00.54.36.jpg
Sapho
Capture-d-ecran-2012-11-13-a-01.10.55.jpg
Jacques Bizet enfant

En 1871 naît Jacques, fils du compositeur Georges Bizet et de Geneviève Halévy, la fille du compositeur Fromental Halévy. Il ne connaîtra que très peu son père qui meurt en 1875. Mme Bizet, veuve, pose pour Delaunay en 1876 (Paris, Musée d’Orsay). En 1886, elle épouse l'avocat , Emile Straus, proche des Rothschild. Le couple Straus vit dans un hôtel particulier rue de Miromesnil : le salon Straus est un haut lieu de Paris pendant vingt ans. Jacques Bizet, qui a connu Marcel Proust au lycée, introduit sa mère dans la famille Proust. Entre Geneviève Straus et le romancier célèbre naît une longue amitié. Mais le 3 novembre 1922, Jacques se suicide, quelques jours avant la mort de Proust. Sa mère ne s’en remet pas et meurt en 1926.

Publié dans peinture

Commenter cet article

Catherine P. Foote 16/07/2014 15:39

Une très belle présentation de la vie et de l'oeuvre de Jules-Elie Delaunay qui fut en France l'un des grands artistes de la deuxième moitié du XIXe siècle, en tant que portraitiste, dessinateur d'études sur le vif, peintre figuratif, peintre d'histoire.
Merci!

B.A.. 20/07/2014 20:04

Delaunay qui n'était pas insensible à la beauté masculine est de ces peintre dont souvent on connait un ou même plusieurs tableaux sans véritablement se souvenir du nom de leur auteur, ce qui est bien dommage pour un aussi bon peintre et dessinateur.

xristophe 18/11/2012 00:10

Il a beau faire, moi c'que j'préfère, c'est la leçon de flûte, par cet ado rieur au petit garçon grave et nu (évidemment, je vois peu l'intérêt de cette remarque...)