Jin de Murakami Motoka

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En ce qui me concerne le grand Murakami c'est Motoka, l'auteur de cet extraordinaire manga qu'est Jin...

Jin Minakata, 34 ans, est un neurochirurgien à Tokyo, en juin 2000, il vient d'opérer une tumeur crânienne comme il n'en avait jamais vu. Celle-ci a la forme d'un foetus humain. Le lendemain Jin est assailli par des voix. Le soir, il retourne à l'hôpital pour s'apercevoir que son patient n'est plus dans son lit. Jin le retrouve serrant contre son coeur sa tumeur dans un bocal et une mallette de premiers secours. L'homme cherche à fuir. Minakata en le poursuivant tombe dans l'escalier et s'assomme. Le médecin se réveille en pleine nature, à proximité de là, des hommes se battent au sabre. Jin se porte au secours d'un blessé. En ramenant l'homme chez lui, Jin a le sentiment qu'il n'est plus dans la même époque. Jin sauve le blessé dont la famille l'accueille chez elle. Jin intéresse beaucoup la fille de la maison. Le médecin s'aperçoit qu'il a été projeté à la fin de l'ère Edo, exactement en 1862. Après un moment de flottement bien compréhensible, curieusement il ne s'appesantit pas sur le pourquoi et le comment de cet extraordinaire saut dans le temps, il faut dire que Jin est très vite confronté à la violence de l'époque dans laquelle il a été projeté et toute son énergie est utilisée pour y survivre, Jin décide de s'investir dans sa nouvelle époque pour y faire progresser la médecine le plus possible. Un homme seul peut-il modifier l'histoire? Jin se pose cette question et s'amorce l'esquisse d'une possible uchronie ( même si je suis d'accord. En cela Murakami se met dans les traces de Sprague de Camp qui, en 1939, a introduit dans "De peur que les ténèbres" (réédité en France au édition Néo en 1983) une idée essentielle pour la suite du genre uchronique que ce ne seraient pas les batailles ou les personnages illustres qui font l'Histoire mais les innovations technologique. Dans "De peur que les ténèbres", Padway, un contemporain de Mussolini se retrouve projeté dans la Rome du VI ème siècle "grâce" à un simple éclair. Il s'attèle alors méthodiquement a essayer de modifier le cours de l'Histoire. Frederic Pohl a fait un pastiche du roman de Sprague de Camp, "The deadly mission of Phineas Snodgrass" dans lequel un voyageur dans le temps enseigne aux habitants de Rome comment soigner leurs maladie. On peut raisonnablement penser que le mangaka n'ignore pas l'existence de ces deux oeuvres.

 

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Le manga commence très fort dans un mélange de fantastique, de chambara et de série médicale. Après cette brillante mise en place, le mangaka par l'intermédiaire des cas que le médecin va soigner nous fait visiter différents groupes de la société japonaise de cette fin de l'ère Edo et des maux dont elle souffre. Motoka Murakami pallie le systématisme de son scénario par un art consommé du récit et surtout par la qualité exceptionnelle de son dessin. Son trait s'appuie sur une documentation sans faille. Murakami parvient à faire revivre toute une époque avec un luxe extraordinaire de détails. On saura tout de la vie dans le quartier des plaisirs d'Edo, de la lutte entre médecine occidentale et médecine chinoise (qui est aussi l'un des sujets d'un autre excellent manga, « L'arbre au soleil » de Tezuka ») , de l'art de l'estampe, de la vie des acteurs de Kabuki, par le biais du beau Morita Tanosuké, une star de cet art, spécialisé dans les rôles de femme, et surtout des maladies qui accablent la population, épidémie de rougeole, de choléra, cas fréquents de béri-béri, vérole galopante... Cette plongée dans la société japonaise de la fin du shoguna va de paire avec de véritable cours de médecine en image. On découvre (à moins d'être médecin) comment on opère une ablation de l'appendicite, un tendon du doigt ou comment on effectue une trépanation. Ces morceaux didactiques sont parfaitement intégrés dans un récit qui demeure toujours fluide.

 

 

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Tanosuké

 


La grande affaire de Jin est d'élaborer de la pénicilline, cinquante ans avant sa découverte par Fleming. A la lecture du manga, il apparaît qu'il y a eu en médecine un avant et un après la découverte de la pénicilline qui aurait été le véritable départ de la médecine moderne.

Au fil des volumes, les personnages secondaires s'étoffent, deviennent attachants, les complots et les drames se nouent, faisant naître une tension qui pousse à ouvrir le tome suivant et à découvrir ce qu'il advient du héros et de ses partisans. Pendant plusieurs épisodes le coeur du héros est partagée entre Saki Tachibana, la jeune fille de la maison qui l'a recueilli et Nokasé une ancienne courtisane de grand luxe.

 

Le récit nous fait croiser des personnages historiques comme Rintarô Katsu quel'on surnommera plus tard "Kaïshu Katsu", le célèbre officier du Bakufu à la fin de l'ère Edo. Ayant entendu parlé de Minakata, il ira directement à sa rencontre et sera un précieux allié pour le médecin. Il y aussi Ryoma Sakamoto, disciple de Rintaro Katsu, ce samuraï issu de la campagne japonaise, à première vu insouciant et vulgaire, est une illustre figure de l'histoire Japonaise (un des leaders de la révolution qui conduisit au renversement du shogunat). D'abord méfiant, Minakata reconnait cependant en lui un homme de confiance. Sans doute voyant que sont scénario risquait d'être trop répétitif, lors du tome 8, nous sommes propulsé dans un des épisodes de la guerre civile qui ensanglantait le Japon à cette époque. Jin est amené à aller à Kyoto que l'on verra partiellement détruite par un gigantesque incendie. Durant cet épisode le lecteur occidentale peu au fait des évènements des remous politique du Japon du XIX ème siècle aura un peu de mal à suivre, malgré les secourables notes du traducteur. Il demeure néanmoins que ce tome 8 est un des plus intéressants de la série, lui donnant une perspective historique qui n'était qu'esquissée dans les tomes précédents. Dans le volume suivant l'action rebondit de plus belle, Jin est accusé d'une tentative d'empoisonnement d'une princesse impériale. Ce qui permet au lecteur de visiter à la fois la cours du Shogun et la prison d'Edo. Dans le dixième volume c'est notamment le monde du sumo qui nous sera dévoilé. C'est dans le seizième tome, et dernier paru à ce jour en France, que Murakami revient à une intrigue historique, la fin du shogunat approche.

Une des bonnes idées du scénario est d'avoir situé une grande partie de l'action à Asakusa, qui est l'un des seuls quartiers de Tokyo où l'on peut discerner encore des traces de la ville du temps où elle s'appelait encore Edo.

Comme Jin voyage dans le Japon, il nous fait faire la connaissance du Japon rurale de cette époque et aussi de Kyoto et de Yokohama sans oublier des sites célèbres comme Kamakura.

 

 

 

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Le temple Kyomizu à Kyoto (tome 16)

 

 

Au delà des aventures médicales du docteur Minakata ce qui ressort de la lecture de la série c'est la peinture d'une société féodale (à la veille d'une transformation radicale, peut-être unique, par sa réussite dans l'histoire de l'humanité) extrêmement hiérarchisée avec son système rigide de « castes » qui rendait toutes évolutions très difficiles. On est encore plus surpris à chaque page, si l'on garde en mémoire que ce qui est présenté et qui semble immuable, malgré les troubles politiques, va disparaître quelques années plus tard pour faire place à une société moderne qui quarante ans après les faits qui nous sont racontés dans, Jin infligera une défaite à l'une des grandes puissances mondiales, la Russie Tsariste, pour laquelle ce sera le commencement de la fin.

 

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Le dessin de Jin est toujours d'une grande qualité et parfois somptueux dans la représentation des kimonos des femmes ou de ceux des acteurs de kabuki. Mais en ce qui me concerne l'intérêt principal à la lecture de Jin est de se retrouver dans le Tokyo de la deuxième moitié du XIX ème siècle que Murakami grâce à un travail, que l'on suppute, colossal de documentation, et son grand talent de dessinateur, notamment pour les architectures, parvient à ressusciter. La minutie du dessin apporte beaucoup d'enseignement sur la vie de tous les jours dans ce Japon de la fin du XIX ème siècle. Murakami soigne à l'extrême la représentation du moindre ustencile.

 

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Malgré toutes ses qualités qui en font un des chef d'oeuvre du manga, Jin n'est pas exempt de défauts, la première est le pusillanimité de Jin envers la charmante Saki (et envers les femmes en général) qui se consume d'amour pour lui. Mais cette timidité sexuelle me semble assez japonaise... Elle peut néanmoins agacer le lecteur.

Murakami est aussi timoré pour son scénario que Jin l'est avec les femmes. Il faut attendre les 11 et 12 tome pour que l'auteur prenne vraiment à bras le corps les grandes questions que les bases de son histoire ne pouvaient manquer de soulever en particulier celle du paradoxe spatio-temporel, si indirectement ou directement je provoque la mort d'un de mes aïeux vais-je disparaitre dans le monde où je suis, puisque je n'ai jamais existé dans le monde d'où je viens? De même il faut attendre ces deux volumes pour que la dimension uchronique de l'histoire soit vraiment prise en compte. Le héros prend conscience que grâce à sa fameuse pénicilline, il est en train de changer l'Histoire avec encore cette éventuelle conséquence qui le taraude: si je change le passé de mon présent d'hier ce dernier sera différent et je n'aurais pas été amener à vivre ce qui m'a propulsé dans le dit passé! A moins qu'il ait été envoyé dans un monde parallèle...

Autre défaut, cette fois à imputer à l'éditeur français, qui a la mauvaise idée de reprendre les couvertures japonaises assez moches et niaises qui au surplus , avec leur coté « Arlequin », ne traduisent pas du tout la teneur du manga.

 

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Mais ces imperfections ne sont que vétilles tant le récit est passionnant, l'auteur à un sens consommé du suspense, tout en étant une mine de renseignement sur le Japon (et la médecine d'hier et d'aujourd'hui) du XIX ème siècle.

 

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Motoka Murakami (村上 もとか, Murakami Motoka), est né le 3 juin 1951à Tōkyō.C'est sous l'influence d'Osamu Tezukaque Motoka Murakami décide d'embrasser une carrière de mangaka. L'influence de Tezuka, outre un des Thème de Jin qui n'est pas sans rappeler « L'arbre au soleil » de Tezuka, est surtout décelable dans le dessin de certains de ses personnages de méchant. Il débute en1972avec Moete ashire, un mangarelatant le parcours d'un pilote automobile prépublié dans le Shōnen jump. En 1982, il remporte le prix Kodansha avecClimber Retsuden. En 1984, c'est Musashi no Kenqui est couronné par le prix Shôgakukan, récompense reçue ensuite pour Ronen 1996. Motoka Murakami publie actuellement Jin(édité en Francechez Tonkam). En 2012 est paru « Juntaro » quise déroule durant l'époque Meiji. Juntarô Nakamura est un acteur (qui a la silhouette d'une femme) de Kabuki. Ainsi il passe ses journées à faire du Kabuki dans la ville de Kyoto. Son père (lui aussi acteur de Kabuki) fût assassiné. Un jour,le destin fait partir Juntarô pour Tokyo. C'est ainsi que la nouvelle vie de Juntarô commence...

 

Nota: Curieusement un autre manga à le même point de départ que Jin, un individu projeté brusquement dans le passé. Il s'agit de Nobunaga no shefu (le chef de Nobugana) de Nishimura Mitsuru pour le scénario et  Kajikawa Takuro au dessin. Cette série qui a débuté en 2011, il y a quatre volumes parus, raconte l'histoire d'un cuisinier, Ken, qui à la suite d'une chute dans une crevasse se retrouve au XVI ème siècle. Très vite il se retrouve au service d'un grand seigneur...

 

 

pour retrouver des mangas sur le blog: Une vie dans les marges de TatsumiBakuman,  Tatsumi,  NomNomBâ de Shigeru Mizuki,  Tezuka à Japan expo 2011Ayako de Tezuka,  Color Mandarake à Tokyo,  Thermae Romae de Mari Yamazaki,  Tsubasa et L'ile des téméraires,  Makoto Kobayashi : Michaël, Le Chat qui Danse (Glénat; 1998),  Billy Bat de Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki,  Les Années Douces de Jiro Taniguchi & Hiromi Kawakami,  Les villes d'Adachi Mitsuru par Xavier Guilbert,  à propos de Bakuman n° 11Jin de Murakami Motoka

 

Jin a été adapté pour la télévision japonaise. En voici ci-dessous quelques images et la bande annonce.

 

 



 



 

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Laurent Bauer 10/06/2015 14:38

Bonjour,
vous avez bien eu mon lieu pour le film de Zero pour l'éternité ?

lesdiagonalesdutemps 11/06/2015 06:55

Merci beaucoup.

Laurent Bauer 11/06/2015 06:08

Ah, je m'en doutais.
Le revoilà donc :
http://www.anime-ultime.net/file-0-1/4588-Eien-no-zero-J-Film-vostfr-streaming-ddl-hd
Bon film !

lesdiagonalesdutemps 10/06/2015 18:09

non je n'ai rien reçu.

Laurent Bauer 10/06/2015 12:09

Bonjour,
je me suis renseigné sur L'Île des Téméraires que vous m'avez conseillé, y compris en lisant l'excellent article que vous lui avez consacré, et il est sur ma liste de prochaines lectures.
Mais je vais d'abord acheter "Zero pour l'éternité".
Concernant Jin, ça y est, je suis arrivé au bout et, par rapport au drama que j'ai vu avant de lire la série, je peux dire que mes impressions sont mitigées. En gros, je ne suis pas sûr que l'idée des deux Jin (c'est dur de détailler car je ne voudrais pas déflorer l'histoire et sa fin pour les lecteurs qui n'auraient pas Jin dans leur bibliothèque) soit aussi pertinente que cela. Tout le dernier chapitre m'a paru surajouté, Jin en Afrique, Jin dix ans après, Jin rencontrant la descendante de Nokazé (une blonde divorcée ?!),...
Dans le drama, il n'y a pas deux Jin et la femme rencontrée après son retour en l'an 2000 ressemble d'autant plus à Nokaze-san qu'elle est interprétée par la même actrice...
Bon, ces quelques réserves, qui ne concernent que ma propre expérience de lecteur (à chacun de se faire son opinion), n'enlèvent rien à la splendeur des dessins de Murakami ainsi qu'à la description de l'environnement d'Édo au XIXè siècle.
En fin de compte, Jin reste un incontournable du manga historique et médical.

lesdiagonalesdutemps 10/06/2015 12:16

Zéro pour l'éternité est excellent. Savez vous ce qu'il en est de l'adaptation cinématographique de ce manga que je trouve trop court. C'est son seul défaut.

Laurent Bauer 09/06/2015 10:39

Bonjour, et c'est un bon jour !
Je tiens entre les mains le tome 20 de Jin, on y est arrivés !
Je vais le lire dès que possible.

Cordialement,
Laurent Bauer

Laurent Bauer 09/06/2015 11:33

D'accord !
Je me renseigne sur l'Île des téméraires, merci.
Bonne journée.

lesdiagonalesdutemps 09/06/2015 11:04

Merci pour la bonne nouvelle. Donnez vous votre avis après lecture. Connaissez vous L'ile des téméraires, manga sur les kamikaze torpille en 1945, très intéressant.

Laurent Bauer 08/05/2015 18:46

Ah, merci pour avoir cherché.
Moi aussi, je viens de finir Zipang hier, les grands esprits se rencontrent.
À bientôt pour le dernier Jin (on y croit très fort).
Je vais commencer Le chef de Nobunaga et Ad Astra, sinon.

Bonne continuation,
Laurent Bauer

lesdiagonalesdutemps 08/05/2015 19:15

Deux bon choix surtout le premier même s'il est un peu trop inspiré de Jin

Laurent Bauer 08/05/2015 18:03

Bonjour, ça fait un bail !
J'espère que vous allez bien ?
Bon, comme prévu, Tonkam a repoussé la sortie du tome 20 de "Jin" du 7 janvier au 9 juin 2015.
Plus qu'un mois à patienter, si tout va bien. Précommande en cours à la FNAC, surveillée chaque jour comme le lait sur le feu...
À part ça, j'ai vu que vous parliez de la nouvelle "La mission mortelle de Phineas Snodgrass" de Pohl. Je n'arrive pas à trouver de publication française, excepté une vieille revue introuvable de 1981. Auriez-vous une piste ?

Cordialement,
Laurent Bauer

lesdiagonalesdutemps 08/05/2015 18:07

Merci pour cette information. Je viens de lire le dernier numéro de Zipang un chef d'oeuvre même si le volet uchronique de ce dernier tome est un peu léger.
Je n'ai pas de piste pour le Pohl.

Laurent Bauer 03/12/2014 13:09

Eurêka ! Après des mois d'attente, Tonkam s'est enfin décidé à publier le tome 19 de "Jin" !
C'est pas une blague, je l'ai entre les mains ! Dépêchez-vous de l'acheter, il n'y en aura peut-être pas pour tout le monde.
Le dernier tome est prévu pour le 7 janvier 2015. On y croit...

B.A. 03/12/2014 13:53

Merci pour cette bonne nouvelle. Je vais aller dès demain chez Komiku ma librairie préférée pour l'achat des manga et à qui je dois la découverte de Jin.

fandemanga14 03/11/2014 17:56

bonjour, est ce que vous pouvez m'indiquer le nom de l'acteur nô qui est un personnage réel dont il est question dans ce manga soigné par le personnage principal? merci d'avance

B.A. 04/11/2014 18:24

J'ai mis un peu de temps à vous répondre. Je me suis replongé dans ce chef d'oeuvre absolu. J'espère que l'on aura enfin bientôt le dernier tome!
Le nom que vous cherchez doit être celui de Yayu Tanosuké qui ne jouait que des rôles féminin et qui est mort à petit feu empoisonné par les fards.
Dans le même esprit que Jin un personnage actuel propulsé dans le passé sort depuis quelques mois Le chef de Nobunaya de Mitsuru Nishimura pour le scénario et Takuro Kajikawa au dessin. Cette fois c'est un cuisinier qui se retrouve en plein XVI ème siècle au temps "du pays en guerre" c'est moins bien que Jin mais mérite le détour c'est édité par Komikku (la librairie de manga la plus sympathique de Paris).

hotaru 29/06/2014 17:21

vous etes au courant que les images sont de la version coréenne Oo

B.A. 29/06/2014 18:53

merci de votre juste remarque mais j'étais au courant mais lorsque j'ai écrit cet article je n'avais pas d'images de la version japonaise.

Laurent Bauer 07/05/2014 19:15

Je m'aperçois que j'ai été incomplet.
L'adresse de multiasia concerne donc le drama coréen.
Pour le drama japonais en VOSTFR, voir ici :
http://suzaku-drama-ddl.forum-actif.net/t909-j-drama-jin-saison-1
et là :
http://suzaku-drama-ddl.forum-actif.net/t1263-j-drama-jin-saison-2
Auriez-vous le titre du manga de Murakami sur la geisha, je ne trouve pas.
Bien à vous.

lesdiagonalesdutemps 07/05/2014 20:08



Merci pour le complément d'information.


Malheureusement non, j'ai lu cela quelque part mais impossible de me souvenir où. Je sais par ailleurs qu'il a fait une série sur le kendo (via le livre de Bouissou sur le manga, une mine
d'information mais il demanderait à être actualisé.



Laurent Bauer 07/05/2014 19:05

De rien.
Oui ,c'est le décalque exact à la situation de la Corée de 1860, mais le héros est pris dans un triangle amoureux.
Il n'existe pas en DVD en Europe (peut-être sur commande au Japon, avec les frais de port et sans sous-titres français, évidemment) mais on peut le télécharger sur : http://multiasia.at.ua/
Il faut s'inscrire et suivre une procédure mais ça vaut le coup !
Oui, Tonkam vend très peu de "Jin" (une honte) et reporte sans cesse la parution des deux derniers tomes. Dernière date prévue : le 14 mai. Croisons les doigts.
Je ne connais pas les autres mangas de Murakami, je vais me renseigner.
Au plaisir.

lesdiagonalesdutemps 07/05/2014 20:00



merci pour ces réponses et le lien je vais aller sur ce site pour le télécharger.


Connaissez vous Zipang autre merveille qui ne rencontre qu'un modeste echos en France alors que c'est une pure merveille.



Laurent Bauer 07/05/2014 14:46

Super-article sur cette extraordinaire série qu'est "Jin" mais je dois te signaler que les photos et la bande-annonce sont celles du drama coréen "Docteur Jin" et non celles de son homologue
japonais, "Jin", supérieur en tous points.
En souhaitant la parution prochaine des tomes 19 et 20, que Tonkam nous fait lanterner depuis trop longtemps.
Meilleures salutations.

lesdiagonalesdutemps 07/05/2014 18:50



merci pour vos compliment et merci de restifier ma boulette. Je suis écarlate de honte.


Est-ce que ce drama coréen a bien un rapport avec le manga Jin et comment voir le film japonais avez vous une adresse sur la toile pour le voir ou acheter le dvd s'il existe.


Tonkam vendant très peu de ce chef d'oeuvre, un scandale, traine les pieds pour en publier les deux derniers tome. Murakami Motoka a au Japon publié un manga sur la vie d'une geisha sauriez vous
si une traduction sauvage existe de ce manga. Hélas je ne lis pas le japonais.



argoul 05/08/2012 09:27

Un Murakami que je ne connais pas : il en existe au moins 3 !

lesdiagonalesdutemps 05/08/2012 09:39



Ce manga assez difficile à trouver est une mine d'information sur la période de transition entre le shogunat et l'ère Meji. J'aime beaucoup l'auteur de Kafka sur le rivage, moins celui des bébés
de la consigne automatique.