Jean A. Mercier (1899-1995)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Né en 1899, Jean Adrien Mercier n’a passé qu’un an à l’école des Beaux-Arts d’Angers, avant d’intégrer l’Ecole des Arts décoratifs à Paris. Pour compléter cette formation à la fois académique et technique, il prend des cours du soir de gravure sur bois debout et de lithographie, ce qui le met au fait de toutes les techniques de la conception d’affiches. Il montrera le même intérêt pour les innovations techniques tout au long de sa carrière.

Dès sa sortie de l’école, en 1924, il est embauché pour les décors du film « Les aventures de Robert Macaire », dont on lui proposera de réaliser l’affiche. Ce sera sa première affiche de cinéma, mais pas sa première affiche publicitaire car pendant l’année 1924, il conclut un partenariat avec l’éditeur Marcel Valotaire, qui lui assurera une place importante, dans la durée, sur les murs d’Angers.



Sa première affiche pour la Foire-exposition de l’Anjou lui assurera une certaine notoriété, rare pour un si jeune artiste.


Après son mariage en 1927 avec Yvonne Deflandre, qui sera son modèle dans de nombreuses oeuvres, il signe un contrat d’exclusivité avec les affiches Lutétia ; cependant, estimant que les contraintes de ce contrat sont trop grandes, il réalise en parallèle des affiches -surtout de cinéma- qu’il signe JM ou JAM pour les différencier de sa signature habituelle (« Jean A. Mercier »).
De ce début de carrière au début des années 1940, Mercier produit plusieurs centaines d’affiches, dont au moins cent cinquante pour le cinéma. Il travaille pour les plus grands metteurs en scène de l'époque : Jean RenoirAbel GanceSacha Guitry… 




C’est aussi l’époque où il entame sa collaboration avec l’entreprise Cointreau, la liqueur produite par la famille de sa mère. Les Pierrots qu’il dessine traversent un demi-siècle, toujours plus stylisés.




Vers 1940, Jean Adrien Mercier se retire de la capitale et cesse pratiquement de produire des affiches. Replié dans sa maison près de Dinard, il commence à illustrer des contes pour enfants, entre autres pour sa fille Sylvie.
Très éclectique il fera aussi des images pour quatre livres érotiques!


Il y prend goût, et continuera après guerre à pratiquer l’illustration, dans un style qui évoque le monde des rêves et de l’enfance. Dans cet esprit, il dessine un recueil d’images pour les chocolats Menier,  et des dépliants touristiques pour les châteaux de la Loire.


En 1961, il se voit confier par la Compagnie générale transatlantique la décoration de la salle de jeux des enfants du paquebot France puis l'illustration des menus de la French Line qui seront diffusés dans le monde entier.



 Son style change avec les moyens techniques employés. En tant qu’affichiste, il propose un style résolument moderne, aux personnages stylisés, avec une grande utilisation des aplats de couleur. Dans ses aquarelles, son style est onirique, peuplé de silhouettes féminines élégantes.
Dans les deux cas, il ne joue généralement pas sur la perspective traditionnelle pour exprimer la profondeur, mais sur la superposition des plans ; il montre toujours un grand amour de la couleur.
Trois ans après son décès, l'État lui rend hommage en faisant l'acquisition de 94 affiches lithographiques et d'une dizaine d'aquarelles.



Un site lui est dédié :

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