Je n'ai pas oublié Pierre Clémenti

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Je n'ai pas oublié Pierre Clémenti, en cette fin des années 60 lorsqu'il apparu sur les écrans, je crois me souvenir que je l'ai découvert  dans Benjamin ou les mémoire d'un puceau film de Michel Deville, un cinéaste qu'il serait bon de tirer de l'oubli dans lequel il glisse, très osé pour l'époque, il s'est imposé à mes fantasme comme le jeune homme idéal. Ensuite, je n'ai eu de cesse de revoir son image, à défaut de le rencontrer. Je traquais chacune de ses apparition dans la presse et sur les écran. C'est lui qui me conduisit à voir "La porcherie" (Porcile) de Pasolini. Ce que je n'ai pas eu à regretter. Même si je me souviens n'être guère sorti enthousiasmé de cette histoire d'homme transformé en cochon. Il a titillé mon imagination dans Belle de jour en client pervers de Deneuve qui se prostitue par désoeuvrement. J'aurais bien aimé être à la place de Deneuve... Il est parti faire carrière en Italie où il a tourné dans quelques films, il apparait dans "Le guépard" de Visconti, au coté de Marc Porel autre merveille calciné par la drogue, mais il y a très vite été emprisonné pour une sombre histoire de drogue. Ce qui avait provoqué un peu d'émoi alors dans les milieux du cinéma. Et puis peu à peu on l'oublia. C'est presque avec effroi qu'il y a quelques années j'ai vu une image de ce qu'il était devenu; on y voyait la physionomie d'un homme qui s'était acharné à détruire sa beauté, peu être parce qu'il avait pris ce beau masque en haine... Peu de temps après que j'ai vu cette photo de lui, où il ressemblait à un Antonin Arthau chauve, à l'occasion d'un travail sur le cinéma expérimental, j'appris qu'il était également cinéaste, il est mort... 











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