Je me souviens de la télévision

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Il y a peu je confessais combien la radio avait été importante dans ma jeunesse et tenait encore une grande place dans ma vie. La télévision m'a aussi marqué mais moins et mise à part quelques séries, souvent américaines et quelques téléfilms presque toujours français cette fois, brodant sur des faits historiques du XX ème siècle, je m'en suis presque complètement dépris malgré le grand écran plat qui occupe tout un coin de la bibliothèque. Mais l'arrivée de la petite lucarne, comme on l'appelait alors, à la toute fin des années cinquante a été un grand évènement. C'était un poste de marque Grandin. Il se présentait sous la forme d'une grosse caisse presque cubique, habillée d'une belle boiserie façon acajou. L'écran, était un écran dit "moyen". Il occupait presque toute une face de la boite. Il était légèrement bombé et avait des coins arrondis.

Avant le début des programmes, la mire était remplacée par la pendule, que l'on voit ci-dessous, qui annonçait le début imminent des programmes.

 

 

 

 

 

Ce sont surtout certains feuilletons qui m'ont marqué tel "l'âge heureux" qui si je me souviens bien était diffusé hebdomadairement le samedi soir. C'est dans ce même créneau horaire qu'il aura ensuite Vidoc avec le formidable Bernard Noel, fauché par le cancer à l'aube d'une grande carrière. Il est pour moi inoubliable en Malatesta tout comme Jean Topart lui donnant la réplique en campant à merveille un cauteleux Porcello. C'est peut être "l'âge heureux" qui m'a peut être donné le goût de la danse, mais aujourd'hui ce sont surtout les méchants de ce feuilleton dont je me souviens le plus avec bien sur Daniel Emilfork et sa diction si spéciale. Il y en avait un autre qui était pour moi encore plus effrayant, sa tête ressemblait à une tête de mort, mais je n'ai pas retenu son nom...

 

 

 

 

Chaque jour après les actualités régionales ou était-ce avant? Enfin entre 19 et 20 heure il y avait le feuilleton quotidien dont chaque épisode ne durait guère qu'un quart d'heure. Je vais essayer de me les rappeler. D'abord celui qui m'a le plus impressionné, Rocambole avec Pierre Vernier dans le rôle titre et surtout (encore) Jean Topart, sans doute l'acteur que j'admirais le plus alors, cette admiration ne s'est pas étiolée avec les années, jouant le diabolique sir William. Dans le même genre, il y eut les "Habits noirs" d'après Paul Féval. J'ai lu le livre avec beaucoup de plaisir quelque temps après la diffusion de ce feuilleton, mais je n'arrive plus à me souvenir des acteurs...

Il y avait des séries (le mot n'était pas encore employé), plus familiales, comme L'homme du Picardie qui révéla Christian Barbier, qui au cinéma dans le rôle du bison était un tueur impitoyable dans "L'armée des ombres" de Melville.

Pour télécharger L'homme du Picardie c'est ci-dessous

 

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Un des rendez-vous que nous ne manquions jamais était celui que nous donnait le commissaire Bourel. Lorsque toutes les émissions sont sorties sous forme de dvd en kiosque, j'ai fait preuve de la même fidélité en les achetant tous. J'ai revu chacun de ces épisodes avec un plaisir encore plus grand que lors de leur découverte. Chaque téléfilm ressuscitait dans ma mémoire des visages d'acteurs dont je n'avais jamais su le nom mais dont je n'avais jamais oublié les traits; et puis que la France était belle et française dans ces années soixante...

 

 

 

 

Publié dans télévision et radio

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