Jan Mankes (1889-1920)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 


Jan Mankes  est né à Meppel aux Pays-Bas. À l'âge de quinze ans, il s'installe à Delft, où il a travaillé de 1905 à 1908 comme apprenti peintre dans faïencerie. Il a également suivi des cours du soir à l'Académie des Beaux-Arts à La Haye.  Mankes était très admiratif de Derkzen van Angeren, à son imitation il choisit de devenir un artiste indépendant. A partir de 1909 il vit avec ses parents dans une ferme où il est entouré par les poulets, les oies et les chèvres. C'est là qu'il peint ses chefs-d'œuvre.
En 1915, il épouse Annie Zernike. L'année suivante, le couple s'installe à Eerbeek, en espérant que ce déménagement fournirait un environnement plus sain pour Mankes qui souffrent de la tuberculose. Il est meurt de cette maladie en 1920. Il a peint jusqu'à ses dernières semaines. 
Il est inhumé au cimetière de Eerbeek (Veluwe). Sa pierre tombale a été faite par son ami artiste Chris Lebeau qui a été une des figures de proue aux Pays-Bas de l'Art Nouveau. 
Au cours de sa vie, il a été appelé «le plus délicat de tous les peintres hollandais". Il s'agit d'une bonne caractérisation de l'essence de son art. Jan Mankes a peint surtout des sujets de son quotidien, de son environnement. Il étudie ses sujets si longtemps, qu' il pourrait être comme des images rêver de ces sujets.
Dans ses autoportraits Jan Mankes à le regard tantôt mutin, parfois halluciné, souvent grave qui semble interrogé le spectateur de ces toiles sur l'étrangeté, sur l'inconvenance de sa présence. Est il anxieux que cet importun dérange l'oiseau qui quelque fois partage la toile avec lui? Toute hostilité disparait lorsqu'il  consacre son tableau à portraiturer un oiseau, souvent un rapace nocturne dont l'étrangeté surréalisante de la représentation est adouci par la tendresse du peintre pour ces volatiles qui transparait dans chacune de ses toiles animalières dont quelques une ressemblent aux dessins de Ronald Searle. Un amour que parvient a rendre la peinture étalée sur la toile en maigres couches qui parvient à peine à couvrir le support des teintes lumineuses mais modestes dont il pare ses sujets. Certaines de ses peintures animalières sont sous l'influence du japonisme qui avait au tournant du XIX ème siècle une grande sur tout l'art européen.
Dans ses natures mortes aux humbles ustensiles sur lesquels il arrive que ce juche un oiseau, on pense à celles de Morandi... Alors que la fièvre de la touche et l'ascétisme du visage dans les auto portraits d'Egon Schiele.
Les peintures de Jan Mankes peuvent être vues dans de nombreux musées néerlandais, les plus importantes collections se trouvent au Musée d'Art Moderne d'Arnhem, au Scheringa Museum à Spanbroek et au Musée du Belvédère à Oranjewoud (localité très proche de de Knijpe, où Jan Mankes a vécu à partir de 1909 jusqu'en 1915). Dans sa coure de cette courte vie, Jan Mankes a fait environ 200 peintures et gravures.
D'autres tableaux du peintre à cette adresse: http://www.mankes.nl/ 
















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