History boys de Nicholas Hytner

Publié le par lesdiagonalesdutemps


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Grande Bretagne, 2006, 1h 52

Réalisation: Nicholas Hytner, scénario: Alan Bennet, image: Andrew Dunn, musique: George Fenton, montage: John Wilson

avec:  Samuel Anderson, James Corden, Stephen Campbell Moore, Richard Griffiths, Frances de la Tour, Andrew Knott, Russell Tovey, Jamie Parker, Dominic Cooper, Samuel Barnett, Sacha Dhawan, Clive Merrison, Penelope Wilton, Adrian Scarborough, Georgia Taylor
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Résumé

Dans le nord de l'Angleterre, au début des années 80, Akthar, Crowther, Dakin, Lockwood, Posner, Rudge, Scripps et Timms sont lycéens à Cutler.
Grâce à leurs excellents résultats en Histoire, ils sont l'objet de toutes les attentions dudirecteur de l'école qui compte bien les faire intégrer Oxford ou Cambridge.
Le petit groupe va travailler avec acharnement, mais dans la bonne humeur principalement sous la douce férule d’ Hector (Richard Griffiths), un érudit sexagénaire, aussi sympathique qu’ obèse aux méthodes originales. Le directeur craignant que sont équipe habituelle ne suffise pas pour préparé cette inattendue escouade de petits génies, fait venir pour l’occasion, un jeune professeur, Irwin (Stephen Campbell Moore), frais émoulu d’Oxford dont les méthodes, elles aussi peu académiques, s’opposent néanmoins à celle d’Hector...
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L’avis critique

Il y a dans history boys à la fois un parfum de “Comme un garçon” et de “Skin” . Comme dans le premier la quasi intégralité de l’histoire se déroule dans un collège et comme pour la série nous suivons un groupe d’adolescent. Mais dans le film, comme le titre le précise et contrairement à la série, il n’y a que des garçons. Il est aussi difficile de ne pas penser au “Le cercle des poètes disparus” mais heureusement “History boys” est beaucoup moins pesant même si on y retrouve un certain angélisme un peu agaçant. Le spectateur ne tarde pas à s’attacher à cet échantillonnage de brillants élèves, d’origines modestes, qui dans un lycée médiocre d’ un coin perdu d’Angleterre, ont un trimestre pour préparer l’examen qui leur permettra d’entrer, s’ils le réussissent, dans les prestigieuse universités d’Oxford et de Cambridge, savoureusement contracté en un nom Oxbridge.history18688739_w434_h_q80

Avant d’être un film, “History boys” a été une pièce de théâtre, comme cette autre merveille anglaise qu’est Beautifull thing” (vous trouverez ici une critique en français, issue d’un excellent site de la pièce faite à propos de ses représentations new-yorkaises) . Elle a connu un immense succès d’abord à Londres. Cette pièce s'est jouée pour la première fois en mai 2004 au Lyttelton Théâtre de Londres. Devant son incroyable succès, une tournée nationale a été organisée  en Angleterre qui a elle aussi connue un triomphe d’où la judicieuse idée de l’adapter au cinéma. Entre temps elle a connu un succès mondial. En février 2006, la pièce d'Alan Bennett s'est jouée à Hong Kong et fut présentée au Festival International d'Arts de la Nouvelle Zélande qui s'est déroulé à Wellington. History Boys fut ensuite présentée à Sydney entre le 4 mars et le 8 avril 2006. Surfant sur la vague du succès, les huit garçons de l'histoire jouèrent à Broadway le 23 avril 2006 avant de redémarrer une nouvelle tournée britannique le 31 août 2006.  C’est Alan Bennet, l’auteur de la pièce qui a écrit lui même l’adaptation. Ce sont les même comédiens ayant défendu le texte sur les planches londoniennes qui jouent dans le film. Si certains paraissent un peu âgé pour des lycéens cela ne se voit pas trop. Tous sont remarquablement crédibles dans leur rôle. Lors du tournage d'History Boys, des cours d'été y avaient lieu. Les producteurs craignant au départ que les interprètes de la pièce ne soient pas forcément crédibles au cinéma dans leurs rôles de lycéens, ont rapidement été rassurés quand ils ont entendu un professeur crier aux acteurs qui jouaient au football dans la cours : " Lâchez ce ballon, et revenez en cours immédiatement ".
Même procédé que pour “Skin”, le film a été tourné dans deux authentiques lycées censés représenter Cutler's Grammar School à Sheffield.history18688740_w434_h_q80

Nicholas Hytner avoue avoir cru revivre sa vie de lycéen la première fois qu'il a lu la pièce d'Alan Bennett. Il ajoute qu'History Boys est : <>. Tout comme les garçons d’ “History Boys”, Alan Bennett a été élève d'une école privée du nord de l'Angleterre (Leeds Modern), dont le directeur le poussa à intégrer Oxford et Cambridge. L'auteur précise cependant que ses professeurs n'étaient pas aussi charismatiques que ceux de la pièce et du film.Image_11

C’est la quatrième fois qu'Alan Bennett et de Nicholas Hytner travaillent ensemble. Leur première collaboration remonte à 1989. Les deux hommes ont notamment oeuvré ensemble, en 1995, pour l'adaptation cinématographique d’une autre pièce de Bennett, La Folie du Roi George. Il est amusant de noter que l'auteur Alan Bennett, le réalisateur Nicholas Hytner et le producteur Kevin Loader ont tous les trois passé les concours d'admission à Oxford et Cambridge, tout comme les jeunes hommes du film History Boys.history18702648_w434_h_q80

La réalisation de Nicholas Hytner, si elle est propre est parfois assez maladroite dans l’aération de la pièce de Bennet avec des personnages supplémentaires trop fugitifs pour vraiment exister. L’origine théâtrale du film est facilement discernable dans les dialogues entre deux personnages, comme celui, à la fin, entre Hector et Samuel, d’une longueur inhabituelle pour le cinéma. Mais l’ essentiel n’est pas, pour ce film, dans la réalisation. History boys vaut surtout par ses dialogues brillantissimes qui provoquent souvent le rire qui parfois s’étrangle d’émotion, porté par des comédiens au delà de l’excellent comme souvent dans le cinéma britannique, même s’ ils ne jouent pas ici, toujours dans le même registre.history18702650_w434_h_q80

Le film n’est pas exempt d’une certaine idéalisation. Je dois dire que si l’Angleterre et surtout les anglais, ressemblaient à ce que l’on voit dans “History boys, (ou jadis dans Geat real et beautifull thing) il faut préciser que l’histoire se déroule en 1983, ce qui a sont importance ne serait-ce que pour la délectable bande son avec notamment The Cure, The Clash et The Smiths..., il y a longtemps que j’aurais traversé la Manche sans idée de retour. Imaginez (et il faut beaucoup d’imagination), on y découvre des adolescents qui respectent des élèves leurs professeurs, qui tavaillent, qui lisent, si, si, et encore plus fort qui comprennent ce qu’ils lisent, qui écoutent leurs camarade, qui respecte leurs différences, qui ne sont pas autistes ni homophobes. Des garçons fils d’émigrés qui parle la langue du pays où ils sont nés, qui ont à cœur d’apprendre la culture de ce pays et peut être encore plus fort tous ces garçons sont heureux malgré les difficultés de leur quotidien. Il émane de ces jeunes un enthousiasme très communicatif.  Et les profs, des profs qui aiment leur métier, qui on un souci de transmettre, passer le paquet comme le dit non sans dérision Hector, et non de jouer les animateurs de quartier. On le voit nous somme loin de nos “bégauderies socialisantes”... On y voit un enseignement soucieux de former une élite, au service des meilleurs.history18702653_w434_h_q80

Le film est un mélange audacieux de comédie et tragédie. Tel un oignon, il a de a nombreuses couches et parvient à faire cohabiter plusieurs  thèmes. Bien que l'histoire soit en apparence sur l'éducation et, en particulier, l'enseignement des élèves les plus doués à l’orée de l'âge adulte, il est également une subtile étude de l'homme et des relations personnelles entre l'enseignant et l'élève, entre élève et élève et entre enseignant et enseignant. Le scénario est bâti autour de l’opposition qui existe entre les méthodes d’enseignement d’ Hector, excentrique, éclectique et iconoclaste professeur d'histoire,et celles d’ Irwin, une génération plus jeune que lui, qui est intelligent, mais aussi confus et incertain.

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La toute fin du film lorsque l’on apprend ce que sont devenu les élèves aujourd’hui est à la fois très habile et très intelligente. Elle corrige l’effet un peu facile de nostalgie du bon vieux temps du lycée que tout à chacun à parfois la faiblesse de ressentir. Chacun  a suivi  son propre chemin, à tailler son propre avenir, et ce n’est pas forcement idyllique. Cette dernière scène relativise l’importance des études et de ces professeurs. Les garçons ne sont pas totalement nostalgiques, et ils ne sont pas totalement matérialistes, et quand ils disent ce qu'ils ont fait dans la vie, c'est l'empirisme et l'expérience autant que leur éducation qui les ont faits...

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Les garçons ont confiance en Hector qui les amuse avec son style de franc-tireur  et ses méthodes qui comprennent des jeux de rôles embrassant  un très large éventail culturel. Dans les représentation théâtrales le décor de la salle de cours suggérait très bien, au moyen d’une multitudes d’images aux connotations très différentes, l’hétérogénéité des références culturelles d’Hector, malheureusement dans le film cette bonne idée du décor n’est repris que timidement.

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lors de la représentation de la pièce à New York

Ils sont tolérants mais pas dupes des penchants d’Hector dont le petit plaisir est de  caresser furtivement leurs organes génitaux lorsqu’il raccompagne l’un d’eux sur sa moto. C’est avec sérénité qu’ils s’amusent de cette particularité qu’ils juge ridiculent mais en aucun cas comme une menace faite à leur virilité.
Le plus stupéfiant c’est qu’on y entend que l’enseignement passe par le désir de l’autre. On nous présente trois professeurs dont deux sont gays (le troisième, la seule femme du film est vraisemblablement lesbienne)  et éprouvent du désir pour leurs élèves dont l’âge semble se situer entre 17 et 20 ans, seul l’élève qui est gay est mineur. Hector déclare «La transmission du savoir est en soi un acte érotique.>> . En fait Alan Bennett l’a emprunté, avec son autorisation à George Steiner! Rassurez vous il va de soit que cela ce passe en Angleterre, ce n’est pas en France qu’un professeur aurait l’idée (je n’ai pas écrit le geste) de tâter les couilles d’un de ses bacheliers potentiels... Inconcevable!

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A ma connaissance il n’existe pas de dvd français de ce film. Il en existe d’anglais, bien sûr, d’américain, d’allemand, de canadien, d’espagnol... Alan Bennett a publié, en avril 2006, un livre intitulé The History Boys : The Film. Ce livre, dont l'introduction a été écrite par le réalisateur Nicholas Hytner, regroupe le journal de bord du scénariste, le script original et plus de quarante photos du film et des acteurs.

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Les plus attentif auront reconnu dans Hector, Richard Griffiths, un des grand seconds rôles du cinéma britannique, entre autres un habitué des Harry Potter, il y a interprété dans les quatre film l’oncle brutal d’Harry. On l’a déjà vu également dans connu pour ses participations à Greystoke, la légende de Tarzan (Greystone the legend of Tarzan, Lord of the Apes) (1984) et Les Chariots de feu (Chariots of Fire) (1981) de Hugh Hudson, Gandhi (1982) de Richard Attenborough, La Maîtresse du lieutenant français (The French Lieutenant's woman) (1981) de Karel Reisz, Superman II L'aventure continue (Superman II) (1980) de Richard Lester, Ralph Super King (King Ralph) (1991) de David Ward, Gorky Park (1984) de Michael Apted, Withail et moi de Bruce Robinson, Sleepy Hollow - La Légende du cavalier sans tête (Sleepy Hollow) (1999) de Tim Burton, Venus (2006) de Roger Michell, Stage Beauty (2003) de Richard Eyre et Vatel (1999) de Roland Joffé. Ce grand acteur de composition est par ailleurs une grande vedette des scènes anglaises. Griffiths a assuré récemment avec Daniel Radcliffe la reprise à Londres du drame de Peter Shaffer "Equus" (où l’on pouvait admirer l’anatomie complète et sans voile aucun de jeune Harry-Daniel). Il a interprété au sein de la Royal Shakespeare Company "Volpone", "Henry VIII", "Once in a Lifetime" et "The White Guard" et inscrit à son répertoire des pièces aussi diverses que "Heartbreak House" de George Bernard Shaw, "Galileo" de Brecht, "The Man Who Came to Dinner" de Kaufman et Hart, "Art" de Yasmina Reza, "Luther" et, tout récemment, "Heroes".  Il est aussi un habitué du petit écran d’outre Manche. Il a été le protagoniste des célèbres séries BBC " Pie in the Sky " et " Hope & Glory ", qui lui ont valu une large audience, Griffiths a également tourné dans " Gormenghast ", " Inspecteur Morse ", " In the Red ", " Bird of Prey ", " The Cleopatras ", " Les joyeuses commères de Windsor ", " Whoops Apocalypse ", " El C. I. D. ", " Bleak House (2005) " et le téléfilm Ian Fleming ou les mémoires d’un espion.

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Le rôle d’Irwin est tenu par Stephen Campbell Moore, diplômé de la Guildhall School of Music and Drama en 1999, il  a tenu son premier rôle au cinéma dans l’adaptation par Evelyn Waugh de Bright Young Things (2003) qui était aussi la première réalisation de Stephen Fry. Il a joué ensuite dans des films comme A Good Woman (2003) de Mike Barker, avec Helen Hunt et Scarlett Johansson, et Amazing Grace (2006) de Michael Apted, avec Ioan Gruffudd. Il a été découvert par le public international dans le rôle d’Irwin dans History Boys. Il avait créé le rôle dans la production originale de la pièce d’Alan Bennett dans le West End, puis l’avait tenu dans les productions à Broadway, Sydney, Wellington et Hong Kong, avant de tourner l’adaptation cinématographique. Au sujet du rôle et de son acteur, lors de la première, Alan Bennett déclarait: << Stephen Campbell Moore, qui joue Irwin, a l'emplois le plus difficile parce qu'il ne possède pas la sympathie du public jusqu'au que deux tiers de la pièce.>>.

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Le film a connu un immense succès en Angleterre et un reçu de nombreux prix. En 2006, la pièce d'Alan Bennett a été nominé aux Tony Awards (l'équivalent des Césars) dans sept catégories. History Boys a remporté six Tonys dont celui de la meilleure pièce, du meilleur réalisateur (Nicholas Hytner), du meilleur acteur (Richard Griffiths), du meilleur second rôle féminin (Frances de la Tour), du meilleur décor et du meilleur éclairage.

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"History boys" est sorti fugitivement sur les écrans parisiens et a été diffusé par Canal +.
Il est obligatoire de voir ce film en VO, même si certains sous titres m’ont paru approximatifs, ne serait-ce que pour les passage en français à l’accent jouissif.
S’il n’est pas nécessaire d’être familier de la culture anglaise pour apprécier History boys, c’est un festival de références et de citations, le spectateur féru de Noël Coward, Auden, Owen (Samuel Barnett qui joue le lycéen gay, mon préféré, vient d’interpréter le rôle d’Owen dans un téléfilm récent!), Keat, Richard Hoggart et autres en verra son plaisir décuplé. C’est dire à quel délectable moment il se prépare.

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P.S. 1- Je signale qu’un casting de jeunes acteurs avait été lancé pour interpréter la pièce en France pour la saison 2008-2009, mais cela a du faire pschit, car je n'ai rien vu venir, si un de mes lecteur à des informations sur le sujet. A propos je suis très friand de captations de pièces, en particulier à sujet gay, en français, anglais ou autres si vous en avez faites les moi partager, merci d'avance.
P.S.2- Je reviendrai sur Alan Bennett qui mérite un long article pour lui seul.
 
 
 
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Commentaires lors de la première édition de ce billet


rectification cher Bernard : il existe bel et bien une édition dvd française de ce film sortie sous le titre "Wild Generation (history boys)" paru chex FoxFrance en 2007, contenant en bonus un reportage sur l'équipe de tournage en promotion à travers le monde.
Posté par rody6, 08 janvier 2010 à 22:43

réponse à rody6

Merci pour cette utile précision. Savez vous s'il existe une captation de cette pièce qui serait passée à la télévision anglaise (ou autre) ou éditée dz par le monde en dvd?
Posté par b a, 09 janvier 2010 à 07:04

Désolé, mon érudition (et ma collection de dvd) a des limites : je n'en ai aucune idée.
Posté par rody6, 09 janvier 2010 à 14:10

Allons donc.

Cher Monsieur, 
 
 
 
C'est avec beaucoup de plaisir que je consulte votre blog pour voyager dans des temps des lieux et des oeuvres pour lesquels je n'ai pas d'emblée de curiosité ,mais je suis toujours surpris de vous lire, sauter subitement et avec une hargne certaine dans le cinéma français. Aujourd'hui: "bégauderies socialisantes" que je n'ai jamais entendu ni lu sous aucune plume et qui me rempli de joie. (Mais qu'est-ce- que ça veut dire?) Néanmoins je vous trouve bien injuste envers le cinéma français qui reste , quoique vous en disiez, un des plus inventif, des plus varié et des plus culturel, ce qui n'est pas une tare, loin de là. Il semble que vous soyez un grand amateur de videofilms ce qui n'est pas la meilleure façon d'apprécier une oeuvre. Peut on vous suggérer de sortir de temps en temps de votre chauffeuse et de vous mêler à la foule pour apprécier un vrai film, dans une vraie salle passant les oeuvres dans le bon format, afin de vous distraire quelque peu des inventives chroniques dont vous nous régalez jour aprés jours?. Et puis, pardonnez moi, un petit coup de dents, les improbables photos d'ados évanescents, rasés, maquillés , décorés insipides et stupides, nous font douter parfois de la sûreté de votre goût. Comment un homme comme vous, peut-il se complaire à de telles gibedouilles?

Posté par torque, 15 janvier 2010 à 08:57

réponse à torque

ah j'aime beaucoup votre style, il faudra que je replace gibedouille terme que je ne connaissait pas qui me plait beaucoup mais dont ni les quelques ouvrages sur les mots tombés en désuétude, ni mon grand Larousse en 8 volumes, édition 1904, un excellent millésime pour ce dictionnaire, ont pu me donner le sens. Je compte sur vous pour éclairer ma lanterne. Mais je suppute que ce terme ne doit pas être élogieux pour le goût qu'il dénonce et que j'assume. En effet j'aime les jeunes créatures parées et maquillées ce qui change agréablement des "djeunes" en survêtement de provenance exotique que je ne parviens pas à éviter de croiser lorsque je quitte ma chauffeuse. Ce que je fais assez souvent contrairement à ce que vous pensez croire. Mais je suis loin de commenter tous les spectacles que je vois (essentiellement à cause de ma paresse et du temps-tobogan ). Je suis bien d'accord avec vous il faut voir les films en salle. Néanmoins si l'on veut un peu échapper au nombrilisme français car si le cinéma français est estimable il n'est pas le seul dans ce cas, je ne vois pas comment échapper au dvd qui est une merveilleuse invention ( d'autant qu'elle m'a nourri quelques années) qui s'est grandement améliorée avec les grands écrans HD. Si bien que la vision d'un film dans sa chauffeuse comme vous dites est parfois meilleure qu'en salle.
 
 
 
Maintenant je vais préciser ce que j'entend par begauderie socialisante est une forme de pensée fort à la mode qui est la nouvelle version du tiers mondisme mais appliqué à notre contrée déjà partiellement occupée par les barbares, posture très à la mode chez les adeptes de la rose.
Enfin il me semble que ma critique sur Plein sud, dernier film français chroniqué sur ce blog et vu en salle, est la plus bienveillante que l'on puisse lire. Ce film ayant été presque partout ignoré ou descendu...

Posté par b a, 15 janvier 2010 à 11:30

begauderie

Grand merci de la précision sur le mot begauderie qui n'avait pas donné tout son suc à la première lecture; décidément, il me plaît, quoique je n' ai pas d' acrimonie à l'égard de ceux que vous visez, à tort me semble-t-il. Mais après tout, "Chacun se fait du monde, sa peinture".(J.Genet.).
 
 
 
Gibedouille!. C'est ce que nous chantonnions revenant de quelques braconnages dans les forêts, et rapines dans les vergers d'autrui, auxquels nous entraînait un plus âgé que nous, les enfants (entre autres polissonneries) ; et comme il le disait, je vous le cite, ce brave garçon; "nous revenons bredouilles, avec en gibecière que de la gibedouille, mes c.......! ". Ha!, ma belle Corrèze et son patois.
C'est donc un terme que j'associe à du petit gibier non comestible ou fruits surs qui ne valent pas la peine que l'on y croque.
Votre critique de Plein Sud était épouvantable et aurait fait se rétracter n'importe quel velléitaire se préparant à le voir; d'une sévérité totale, rien n'échappant à votre critique acérée et sans concessions.

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http://www.imdb.com/title/tt0464049/
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+ Soundtrack


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L-R+(Back+Row):+Samuel+Anderson,+James+C
L-R:+Director+Nick+Hytner,+Writer+Alan+B
L-R:+Dominic+Cooper+and+Samuel+Anderson+
L-R:+Jamie+Parker,+Dominic+Cooper,+Russe
L-R:+Samuel+Anderson,+Sacha+Dhawan,+Domi
Richard+Griffiths+(front)+and+Stephen+Ca
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Publié dans cinéma gay

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