Hérisson, suite

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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J'ai lu que les hérissons étaient en grand danger le jour en raison entre autres des mouches! Mais hier aprés-midi, en pleine lecture du deuxième tome du "Blitz" de Connie Willis, un raffut de feuilles mortes a attiré mon attention. C'était mon hérisson insomniaque qui se promenait. Aussitôt pour l'inciter à rentrer je lui ai donné sa ration habituelle. Il l'a mangée en deux fois avec une sieste d'au moins une heure entre ses deux collations (photo prise hier à 15 heure, ci-dessus). Je lui ai redonné sa ration le soir. Ce matin elle a disparu. Maintenant je ne sais toujours pas si j'ai affaire à un seul hérisson. Je suis donc inquiet sur sa santé d'autant qu'il a émis plusieurs fois un bruit assez fort comme s'il toussait. Est-ce normal? 

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xristophe 19/09/2013 17:17

Incroyable ! (Nos deux sciences réunies, rien la mienne, au prix des vôtres... semblent engendrer des répliques de théâtre! à rebondissement : d'ailleurs, comme ces petits hérissons, prétextes
piquants, nous entraînent - loin et dans toutes les directions !)

lesdiagonalesdutemps 19/09/2013 17:44



Je crois que leurs piquants sont eux aussi plantés dans toutes les directions.



xristophe 18/09/2013 20:34

Il y a déjà l'incipit (qui n'est pas mal) :

"C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar"

(Je cite de mémoire, juré ! la suite m'échappe pour l'instant)

lesdiagonalesdutemps 18/09/2013 22:53



Vous avez une bonne mémoire c'est l'incipit qui a déclenché chez Jacques Martin son amour de l'antiquité et en a découlé les aventures d'Alix...



xristophe 15/09/2013 01:44

Ah, vous êtes revenu ! Chouette... Et les belles images corses que nous aurons ? (Vous savez que Gide, que vous accusez de ne pas se relire à voix haute, était très très musicien, au contraire - au
piano sans arrêt, Chopin...)

lesdiagonalesdutemps 15/09/2013 07:25



Lecteur de son journal, je n'ignorais pas la chose. Ceci dit je ne suis pas certain que le gueuloir à la Flaubert aide l'écrit qui n'ai que rarement pensé pour être déclamé d'ailleurs relisant
Salambo, il me semble qu'il n'a pas du appliquer sa méthode à ce roman très difficile à lire à haute voix. 


J'ai remarqué chez Gide de laides assonnances rien de plus.



xristophe 07/09/2013 17:38

Gide n'est donc pas "sorti du Purgatoire" ? Il me semblait que si...

Comment peut-on "relire" et le Journal de Gide (deux gros Pléiade), et Les faux monnayeurs, et quoi encore... - en même temps que Guermantes - what else ? ! Je me fais l'effet d'un décortiqueur,
hérisson complexé ou bien oiseau frugal auprès de vous, Ismau !

Toujours ce jugement des écrivains par leur tenue morale etc, cela m'énerve un peu, j'avoue... A son époque, plus tard encore, et toujours aujourd'hui selon B.A., Gide était vu comme un jésuite
retors, pervers etc - ce qui me semble d'ailleurs plutôt vrai - j'aime assez les jésuites : et de cette subtilité son œuvre savoureuse profite tellement... Quand aux "masques" de Montherlant, ils y
sont tous, les masques! il dit tout, avoue tout, fait son portrait caché, accumule les semblants, les juxtapose : tout ce qu'il fut est dans son œuvre (le "pauvre type" dans les "Célibataires") et
il en donne la clef : "alternance et syncrétisme" - (surtout l'alternance - car la synthèse se fait toute seule : moi en tout cas, je sus la faire). Ils sont tous deux (Montherlant et Gide, que
j'aime tant - et surtout pour son style si moderne, jazzy, insolite et... "précieux"), tous les deux les enfants du Montaigne de cette formule : "Je me contredis qqfois peut-être d'aventure - mais
c'est moi-même que je contredis" (ah, c'est mieux que ça... je m'en vais "relire" les "Essais" dans le quart d'heure qui vient). (Pardon de ce petit agacement)

lesdiagonalesdutemps 14/09/2013 23:14



Lorsque la légende que l'on s'est construit s'estompe, il reste les oeuvres. Il faudrait lire en ne sachant rien des auteurs ni des dates de parution, ainsi nous aurions peut être un regard clair
sur les livres en question



ismau 07/09/2013 00:54

Pour en revenir aux petites bêtes ( hérissons, suite ) il y a dans le journal de Gide que je viens de relire, une superbe histoire d'étourneau apprivoisé, du 22 juin au 20 juillet 14 , dont il est
comme amoureux et qui malheureusement fini très mal, entre les griffes de son chat ; le deuil est terriblement douloureux ! Et pendant ce temps à Sarajevo ... !
J'ai aussi relu dernièrement les Caves, et les Faux monnayeurs, sans aucune déception, au contraire . J'y ai trouvé des ramifications particulièrement subtiles avec l'histoire, avec son histoire,
et avec les notations du journal ; une originalité, une ironie, que je ne percevais pas quand j'étais à 14 ans déjà inconditionnelle de Gide, et que chacun de ses livres me ravissait . J'aime
toujours tout Gide, et tout de Gide, même les faiblesses . J'aime sa sincérité très protestante, à l'opposé pour moi des masques de Montherlant ou d'Aragon . « Insaisissable protée » sans
doute, mais qui s'engage clairement, avec un véritable courage, ce qui est finalement très rare . Il dit aussi beaucoup ses manques, ses erreurs, ses doutes . Son écriture a peut-être parfois
vieilli par trop de préciosité, mais ce qui est toujours aussi fort c'est l'homme et l'oeuvre prise dans son ensemble . J'ajoute qu'il a surtout su, habilement et énergiquement, avant tous les
autres, parler clairement de sa sexualité et magnifier son amour des garçons. Au moins sur ce point, pourquoi ne lui en a-t-on pas plus de reconnaissance aujourd'hui ?
Son désengagement précoce du communisme est aussi remarquable ... Et là non plus, aucune reconnaissance : plutôt des ennemis des deux côtés .

lesdiagonalesdutemps 07/09/2013 07:55



Ce qui gène dans l'homme Gide, dont j'admire comme vous le courage qui n'allait pas toutefois sans prudence, une attitude très protestante, aujourd'hui est qu'il aimait les jeunes adolescents. Il
était pédéraste et non pédophile il aimait les jeunes pubères ce qui dans notre monde politiquement correct est inconcevable. Il aurait aimé les gendarmes moustachus cpmme Max Jacob, il serait
porté au pinacle par toute la tantouserie parisianiste. Son désengagement du communisme est en effet une belle marque de lucidité d'ailleurs à partir de ce retrait, il est resté très tiède envers
les courants politique que ce soit envers Pétain ou de Gaulle.


Néanmoins je trouve que son style et surtout le montage de ses livres est laborieux, des mots rares mais souvent mal choisis avec des assonnances disgracieuses. Gide n'écrivait pas à haute voix.


En ce qui concerne les petites bêtes mon gros chat se désintéresse complètement des hérissons. C'était un grand chasseur (ou plutôt chasseuse, c'est une grosse dame) mais voilà environ trois ans
qu'elle a rendu son permis de chasse. 



xristophe 06/09/2013 17:20

Je n'ai pas rencontré Montherlant ; il m'eût déçu sans doute - certainement - comme (presque?) tous les écrivains qu'on a d'abord connus comme écrivains, c'est-à-dire comme artistes ; jeune (je le
suis resté trop longtemps) on a besoin de l'Unité, d'un lisse
majestueux des choses, on a du mal à admettre l'impureté ; mais j'aime toujours ces semblants pas si faux que sont la littérature, l'art, et si la vie des écrivains laisse quelquefois à désirer,
leur art pour moi la rédime et surtout, à mon avis comble et explique les vides mieux que les biographes. La meilleure "vérité" est là, elle est dans la lettre parfaite.
Il ne s'agit donc pas de "grand homme" crétinisant, grand homme au sens de l'impact sur nous de la reconnaissance sociale, de la mode. (Même si l'on a du mal, toujours, a en faire abstraction !) Si
j'ai connu la "gloire" de Montherlant, j'ai connu également le commencement "68" de sa décrépitude. Si je le rapprochais d'autres auteurs, ils étaient eux aussi, plus anciens, descendus au
"purgatoire" : Gide par exemple. Autre "pervers" du paradoxe et des vérités divisées,autre homme des fuites, des volte-face. Montherlant recélait un secret d'amour des garçons, que j'avais décelé
immédiatement - qui n'était pas officiel à l'époque. Cela m'aidait bcp !
Enfin j'ai un défaut rédhibitoire pour l'appréciation des auteurs, des artistes,des musiciens : je ne tiens pas pour capitale la hiérarchie de réussite des œuvres. En règle générale (j'arrondis),
quand j'aime quelqu'un, j'aime tout ! Je tiens cela de mes études littéraires, du charme éprouvé au structuralisme, du plaisir à suivre les fils, les fils rouges indiciels, d'un thème (Jean-Pierre
Richard, Bachelard...), capital ou subtil(subtiles, toujours les ramifications...) Ce penchant de lecture me suffit et me comble.
Mais cette distorsion intellectuelle-sensible n'emp^che pas les préférences bien sûr, et le toujours très mystérieux décret du ceci est raté, ceci est un chef d'œuvre. Et puisque vous parlez de
Proust, il me semble comme Nabokov que les deux premiers livres seuls de la Recherche sont absolument supérieurs aux autres !!! Ou que Guermantes, dans lequel notre amie Ismau se lance, est souvent
au bord de l'insupportable... Mais il y a des "morceaux de bravoures" uniques (qui sont là et nulle part ailleurs), et puis l'ennui dans Proust, comme le silence après Mozart (et voyez comme j'ai
l'air tissé de lieux communs)c'est également du Proust...

lesdiagonalesdutemps 06/09/2013 18:38



En marge de ce que vous écrivez avec beaucoup de brio, que vous avez le défaut de beaucoup de lecteurs aimant les garçons, et ayant découvert ce goût jeune, avoir été ébloui en vous apercevant
(pour Montherlant le quasi aveu a été la parution des garçons) que des écrivains de renom avaient ce même gout. Cet éblouissement n'aurait pas permis ensuite la possibilité d'un jugement à froid
de l'oeuvre de ces auteurs et amènerait à leur surévaluation de leur talent. Je pense particulièrement à Peyrefitte qui jouit d'un prestige auprès d'un tout petit public sans rapport avec son
réel talent. 


Vous évoquez Gide, en raison d'un prochain visionnage de l'adaptation télévisuelle qu'a réalisée Benoit Jacquot des Faux monnayeurs j'ai relu le roman et si la construction est habile et
brillante, l'écriture est parfois maladroite avec des adresses au lecteur comme dans les romans feuilletons du début du XX ème siècle, ceci vraissemblablement pour masquer une grande faiblesse
dans le montage pour parler comme au cinéma (on devrait à mon sens parler également de montage en ce qui concerne la littérature). Le journal est en revanche toujours intéressant.


Je suis comme vous lorsque j'aime un auteur je cherche à tout lire mais je dois arrondir moins que vous; je ne peux m'empêcher de faire une sorte de palmares des oeuvres. C'est assez vain je le
reconnais bien volontier.


Moi aussi les ramifications m'enchantent... vous devriez aimer Rinaldi et encore plus Raymond Roussel...


Comme vous à propos de Proust je ne suis pas loin de penser que Nabokov a raison. 



xristophe 06/09/2013 02:22

Pour "notre hôte" - et celui de ses hérissons : c'est vrai que la dernière photo est, cette fois, pour le coup, un classique - digne de vous !

lesdiagonalesdutemps 06/09/2013 06:49



La photo de nuit d'hérisson sans éclairage est assez difficile, le jour c'est mieux encore faut-il écarter les plantes qui le cache puis ensuite les remettre car il n'était pas comme on pourrait
le croire en pleine lumière mais largement dissimulé par une dense bordure de fleurs (qui ne sont plus fleuries en cette saison.



xristophe 06/09/2013 02:15

Je suis bouleversé de retrouver Ismau ! soudain ne cessant plus de m'évoquer, dans le passé lointain, aussi plus proche: Grand merci à elle ! (à vous) Je n'ai pas dû trouver cette réponse "idiote",
ou ne pas la trouver idiote : ne me souviens de rien... Les biches et les faons... Je suis bien plus enthousiaste pour Montherlant que notre hôte, toujours très sévère... Ou du moins l'ai adoré
dans une autre vie... Pour moi c'est un prince du style; style peut-être surcompensant la vie ? Entre ce fameux style, "grand style classique", et la souplesse, la familiarité et la liberté la plus
grande. Et quelle profondeur - terrible, quel sens aussi de l'alpha et de l'oméga, du paradoxe. J'aimais tout - sitôt que ça venait de lui. Et je suis si ancien que j'ai connu sa gloire - et je
n'en reviens pas de sa "déchéance" d'aujourd'hui.

lesdiagonalesdutemps 06/09/2013 07:16



J'ai été moi aussi adolescent très enthousiaste de Montherlant et je me souviens avoir acheté avec avidité le numéro de Réalité où paraissait quelques bonnes feuilles "des garçons" ainsi que
l'exemplaire des Nouvelles littéraires dans lequel il commentait son livre. Je devais avoir 14 ans. Bien des années plus tard je n'ai ni compté ma peine ni mon argent pour éditer en dvd (deux
galettes) le film que Malavoy en a tiré... Donc je suis resté fidèle à Montherlant que j'ai eu la chance de rencontrer en avril 1972 (voir le MATULU de mai 1972). Mais je ne suis jamais aveuglé
(enfin j'essaye) par une oeuvre ou un homme. Le respect inconditionnel aux grands hommes me parait une redoutable imbécilité même si elle est moins puissante que le dénigrement systématique de
ceux-ci. Pourquoi ne pas reconaitre que la Prisonnière est plus faible que le reste de La Recherche, ou qu'un pan d'un tableau du Titien est mal peint... Je ne vois guère l'intérêt pour une
critique d'un roman ne dire j'aime ou je n'aime pas. 


En ce qui concerne le désamour envers Montherlant outre que l'homme n'y est pas pour rien, il y a tout de même un minimum obligé de faire correspondre sa vie avec les préceptes que l'on assène
dans ses livres (je crois qu'Aragon souffre du même mal), la plus grande partie de l'oeuvre de Montherlant demande des connaissances préalables, historiques surtout, que nos contemporain pour la
plupart n'ont pas (n'oublions pas le grand remplacement). Cet état des choses (plus le politiquement correct) explique par exemple l'attribution du Nobel à un écrivain aussi médiocre tout du
moins depuis des années, à Le Clézio. Et puis il y a la mode phénomène qui en littérature comme ailleurs est assez rétif aux analyses. Un petit phénomène que je trouve par exemple inexplicable
pourquoi par exemple depuis disons cinq ans dans la littérature anglo-saxonne les romans américains sont-ils surévalués au détriment de leurs homologues anglais? Alors que dix ans avant c'était
l'inverse... Il y a pléthore d'exemple de cet acabit. 



ismau 05/09/2013 19:43

En fait j'évoquais Fils de personne et Demain il fera jour, qui sont moins connus bien sûr, et que vous m'avez donné envie de lire avec votre billet du 25 mai .
Merci beaucoup pour cette très intéressante proposition de dvd ( quand vous viendrez au Pompidou Metz ? ) et pour le compliment ( mais à y réfléchir, il est quand même très restrictif ! )

lesdiagonalesdutemps 05/09/2013 20:32



Je ne voulais qu'il soit restrictif.


Pour Metz probablement cet hiver mais j'aimerais qu'il y ait une exposition intéressante; Oui j'avais bien compris pour Demain il fera jour mais je crois qu'il faut lire en priorité les pièces
historiques et bien sûr le chef d'oeuvre de Montherlant que sont "Les célibataires" dont certaine pages ont la drolerie de certains caractères de La Bruyère, comme Ménalque par exemple...



ismau 05/09/2013 17:34

C'est surprenant ce hérisson diurne (moi, je n'en ai jamais vu que de nuit, dans mon jardin ) et c'est peut-être inquiétant pour sa santé, mais par contre très photogénique : celui-ci est
particulièrement mignon !
Pour répondre à votre question, j'ai cherché « hérisson qui tousse » : j'ai trouvé qu'il avait sans doute des parasites dans les poumons et qu'il fallait l'amener chez le vétérinaire pour
le vermifuger ... un peu compliqué !
forum.doctissimo.fr/sante/.../maladies-herisson-sujet_162331_1.htm‎
Coïncidence, comme je lisais hier au même moment, vers 15h, sur ma balancelle, sans aucun dérangement de cette espèce sinon de quelques merles quelconques, j'ai retrouvé exactement le passage
désormais fameux de la mousmé d'Albertine : p357 de mon pléiade, début du chapII Du côté de Guermantes . J'admire que Xristophe se soit souvenu de ce détail . Et j'en profite, s'il me lit, pour
m'excuser du ton idiot de ma dernière remarque en guise de réponse à ses interrogations . Ce n'était que maladresse d'expression de ma part, car j'écris vraiment difficilement, malgré des efforts
terriblement chronophages.
Coïncidence encore, hier un peu plus tard, en me promenant dans le bois qui jouxte mon jardin, j'ai vu cette fois un animal extraordinaire, pas un hérisson mais une biche, très gracieuse et fugace
... pas le temps de prendre une photo . J'ai aussi repensé à la citation récente de Xristophe, et de Montherlant, au sujet de biches et faons . Il faudrait que je le relise ou le lise, Montherlant,
à commencer par la pièce à laquelle vous venez de consacrer un billet alléchant . Ce qui rentabiliserait mes poussiéreux volumes de la pléiade, et me ferait peut-être réviser mon jugement négatif
au sujet de son style, et de sa personne .

lesdiagonalesdutemps 05/09/2013 17:52



Il faut lire La ville dont le prince est un enfant. En théâtre Malatesta est très bien.


Si vous voulez le film qu'en a tiré Malavoy en dvd contactez moi j'en suis l'éditeur et c'est un superbe double d.V.D. cadeau pour ma commentatrice la plus brillante.


bernar.a@wanadoo.fr



Bruno 05/09/2013 16:50

le hérisson émet de véritables grognements
c'est le "Hedgehog" de nos amis britanniques, autrement dit "cochon de haie"
merci pour ce charmant reportage à épisodes !

lesdiagonalesdutemps 05/09/2013 17:54



merci pour cette information mais je vais quand même en parler à mon pharmacien grand ami des animaux (c'est grâce à lui que j'ai adopté mon chat, en fait c'est plutôt l'inverse...