Gustave Courtois

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Portrait de Gustave Courtois, 1884, par Pascal Dagnan-Bouveret

Gustave Courtois est le fils d’Étienne Courtois, garçon charcutier, et de Jeanne Claude Jobard, blanchisseuse. Sa mère lui est totalement dévouée. Son intérêt pour l’art lui vient très jeune et il entre à l’École municipale de dessin de Vesoul enFranche-Comté. Ses dessins sont présentés à Jean-Léon Gérôme qui lui conseille en 1869 d’entrer à l’École des beaux-arts de Paris.

Durant toute sa vie Gustave Courtois est un proche ami de son condisciple Pascal Dagnan-Bouveret, avec qui il partage un atelier à Neuilly-sur-Seine à partir des années 18802.

Il enseigne la peinture à l’Académie de la Grande Chaumière et à l’Académie Colarossi de Paris3 où étudient, entre autres,Georges d’Espagnat4Maurice Prendergast5.

Il est l'auteur de portraits, de scènes de genre, de scènes religieuses ou mythologiques souvent peuplées de voluptueux nus masculins6.

Ses œuvres sont conservées aux musées de Besançon, Marseille, Bordeaux et du Luxembourg.

Portrait de l’athlète Maurice Deriaz,  1907

 Persée délivrant Andromède, 1913.

 Hercules at the Feet of Omphale, 1912.

 

Les critiques de l'époque durent divisés sur la présence de l'homme fort dans le tableau:
Luc Montan, Le Sport et l’Art, L’Inspiration Sportive au Salon, La Culture Physique, No. 132, 1 July 1910, p. 397. "… il serait injuste, pour terminer, de ne pas citer le nom du peintre Gustave Courtois qui, s’il n’a pas précisément traité un sujet athlétique dans la fort belle toile qu’il expose à la Nationale : «Hercule aux pieds d’Omphale», s’est servi du moins pour l’exécution de son sujet d’un modèle tout ce qu’il y a de plus athlétique.Celui qui posa en effet pour l’Hercule de M. Courtois, n’est autre que Maurice Deriaz, le célèbre champion de force et de lutte. Avec un tel modèle dont on a si souvent comparé à juste raison la formidable musculature à celle d’un Hercule Farnèse légèrement réduit, M. Courtois n’avait rien de mieux à faire que de copier. C’est ce qu’il a fait et son Hercule est un admirable portrait, frappant de ressemblance, de Maurice Deriaz au repos.”
Le Figaro, 14 April 1910, P. 3: … enfin l’Hercule aux pieds d’Omphale, de M. Courtois, qui rappelle un peu plus Marseille jeune que Saint Saëns, mais qui ne manquera pas d’attirer l’attention au point que les longs commentaires seraient superflus.
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En voyant certaines toiles de Courtois je me demande si George Quaintance les connaissait?

étude pour une jeune femme en kimono, 1880

 

portrait de Carl Ernest von Stetten
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Né à Augsbourg en 1853, Carl Ernst von Stetten, venu à Paris dans les années 1870 pour y apprendre la peintre, rencontre Courtois et Dagnan-Bouveret dans l’atelier de Gérôme : entre Courtois et Stetten, c’est le début d’une amitié qui durera une vie. On doit à Courtois de nombreux portraits de son ami datant de leurs années d’apprentissage (1870-1878) : il lui donne ainsi les traits de son énigmatique Orphée de 1875 (Pontarlier, musée). Notre tableau, qui date très certainement de la même période est un portrait de l’artiste en jeune homme qui doit beaucoup à la Renaissance et aux autoportraits de Courbet, se référant lui-même à l’Homme au gant. Dans son atelier – on distingue à droite une sellette supportant une sculpture –, un jeune dandy toise du regard le spectateur. On retrouve ici, comme dans le portrait aristocratique de Titien, le noir intégral de l’habit, le fond nu et l’absence d’accessoires qui, obligeant à aller à l’essentiel, spiritualisent le portrait : le visage sur lequel se concentre toute la lumière semble éclairé de l’intérieur, tandis que la pose élégante de la main sur le front, ombre le regard et suggère la pensée créatrice.

 

 

 

 

The Japanese mask, 1884

Pascal Dagnan-Bouveret:Gustave Courtois dans son atelier, 1880.


Gustave COURTOIS (1853-1923) Académie masculine au lézard Mine de plomb, signé

Gustave Courtois - Sa poupée favorite

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Portrait d'Anne-Marie Dagnan" (1880).


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L’ Amour au Banque

girl with violin


Gustave COURTOIS (1853-1923) OEdipe assassinant son père Huile sur toile, non

oedipe assassinant son père

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la mort d'Archimède

Castor et Pollux délivrant Hélène

Castor et Pollux délivrant Hélène

Blue Foundation By Gustave Claude Etienne Courtois ,1881

1881

Gustave Courtois, Narcissus.

Narcisse

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