François-Xavier Fabre (1766-1837)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Prix de Rome en 1787, il devient un « peintre florentin » et se rendit à Rome, puis à Florence. Il se lia d'amitié avec Alfieri et lacomtesse d'Albany veuve du dernier des Stuarts. À partir de 1790, il travaille loin de Paris et de son maître David. Sa clientèle est cosmopolite et aristocratique en Italie. Il donne de ses modèles des images agréables, discrètement flatteuses, plutôt réalistes, conformément à la conception du portrait traditionnel mondain. Un de ses portraits les plus célèbres est celui du frère de Napoléon 1er,Lucien Bonaparte, prince de Canino, peint en 1808 et dont il fit trois versions dont une se trouve au Museo Napoleonico de Rome, une autre au Musée Fabre et la troisième dans une grande collection napoléonienne privée (les deux dernières provenant de la Canino collection).

Il se cantonne à un répertoire de tradition. Pour le style il s’inspire de celui de David des années 1780. Il se distingua par la sévérité du style, la pureté du dessin et la richesse de la couleur.

En 1824, à la mort de la comtesse d'Albany, il s'installe à Montpellier, sa ville natale, et offre à la ville ses collections de peintures et de livres à la condition qu'elles soient le point de départ d'un musée, l'actuel musée Fabre, et qu'il puisse habiter ce musée. Le maire de l'époque, le marquis de Dax d'Axat (1767-1847), premier président de la Société des Beaux Arts, accepte la donation en janvier 1825 après une délibération spécifique du conseil municipal et fonde ainsi conjointement avec le baron Fabre le musée2. Il entame à cette fin trois années d'importants travaux financés par la municipalité et qu'il confie aux deux architectes de la ville de Montpellier, MM. Fovis et Boué, en étroite liaison avec lui-même et Fabre. Ce sont ces longs travaux qui permettront l'installation du musée dans l'hôtel de Massilian, situé à l'est de l'Écusson, le centre historique de Montpellier, donnant sur l'Esplanade à proximité immédiate de la Place de la Comédie, où il ouvre ses portes en 1828.

Le musée ouvre après l'entrée de Fabre - qui est aussi fait baron à la même époque par lettres patentes du roi Charles X et Officier de la Légion d'honneur1 - au conseil municipal suivant la volonté expresse du maire et premier président de la Société des Beaux Arts, le marquis de Dax d'Axat. Jusqu'à sa mort, Fabre en est le directeur, ainsi que celui de l'école des Beaux-Arts de la ville.

Les changements en art (le romantisme) et en politique (la révolution de 1830) le déçoivent. À sa mort en 1837, il lègue à la ville l'ensemble de ses collections avec la condition que le marquis de Nattes en soit directeur. Plus d'un millier de tableaux, dessins, gravures, objets d'art viendront ainsi enrichir le jeune musée de Montpellier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 



.

Pour retrouver la peinture néo-classique sur le blog:  Jean-Pierre Saint-Ours,  Jules-Elie Delaunay (1828-1891)Mars au bonnet phrygien d'un peintre anonyme,  quelques autres combats des centaures contre les lapithesJoseph Ferdinand Lancrenon (1794-1874),  Anne-Louis Girodet de Roussy-TriosonEtudes de nus masculins de Pierre-Paul Prud'hon (1758-1823),  Pierre-Paul Prud’hon ( 1758-1823), jeune Zephyr,  Cupidon (1798) par Robert Jacques Francois Faust Lefevre,  Jean-Baptiste Frederic Desmarais (1756-1813) ,  David Victorieux par Louis-Jean-François Lagrenée ( 1724 – 1805),  Joseph-Desire Court (1797-1865),  Antoine Julien POTIER, Oreste défendu par Pylade Francois-Andre Vincent, David avec la tête de Goliath,  Laurent Pécheux (1729-1821), Dédale et Icare,  prince Lubomirski en Amphion, peinte par Elisabeth Vigéee-Lebrun (1755-1852).Francois-Xavier Fabre, 1766-1837, la mort d'Abel, 1790Charles Reattu, la vision de Jacob, 1792Jean Simon Berthelemy, la mort du gladiateur, 1773,  Jean-Claude Naigeon, Junon instruisant Cupidon, 1791,  Allégorie du “mariage gay” — Jean-Baptiste Regnault, 1754-1829, Amour & Hymen buvant à la coupe de l’amitié, 1820 François-Xavier Fabre (1766-1837)

Publié dans peinture

Commenter cet article

Alcib 26/02/2014 10:18

On se demande si la quatrième image en commençant par la fin ne serait pas plutôt un portrait d'Alexandre Jardin.
Et si la cinquième (en commençant par la fin, toujours), ne serait pas un portrait de Jack « Quel bel homme ! » Lang :o)

Même au Québec, on sait reconnaître les visages :o)

lesdiagonalesdutemps 26/02/2014 11:10



Je dois avouer que mon sens de l'humour n'est pas très développé. Et ma connaissance des humours ailleurs qu'en France est assez limitée et souvent me laisse dubitatif donc l'amour québécois mais
assez étranger et ce que j'en ai aperçu m'a laissé assez pantois. Car je crois comprendre que votre commentaire est humoristique, sinon éclairez ma lanterne.