Evocation de Bernard Faucon

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Il me faut souvent un déclic pour que je me décide à consacrer un billet à un artiste surtout lorsque celui-ci me tient particulièrement à coeur, comme c'est le cas pour Bernard Faucon. Ce petit coup de pouce fut un commentaire de Bruno, qu'il en soit remercié, qui me signalait une émission diffusée sur les ondes de France-Inter dont l'invité était Bernard Faucon. On avait eu guère de nouvelles de lui depuis la superbe rétrospective à la Maison Européenne de la Photographie en 2006. Cette émission est remarquable et j'y ai retrouvé un Bernard Faucon plus apaisé que dans les années durant lesquels je le connaissais. Chose rare dans cette émission l'interviewer se hisse à la hauteur de son invité. On peut l'écouter à cette adresse: http://www.franceinter.fr/emission-la-periode-bleue-la-periode-bleue-de-bernard-faucon

Je n'ai pas mis cette photo de Bernard Faucon en début du billet qui est consacré à cet immense artiste par hasard. On y voit à gauche Cyril endormi. Ce garçon m'a également servi de modèle (voir l'image immédiatement ci-dessous, j'ai pris cette photo en 1990). Ciryl était l'ami de Dominique Mauries, c'est ce dernier qui me fit découvrir Bernard Faucon en m'emmenant à la galerie Loplop où se déroulait la première (?) exposition parisienne de l'artiste, ensuite je crois que je n'ai manqué aucun de ses vernissages. J'ai toujours l' affiche, un peu défraichie, elle un temps été épinglée sur un mur de mon logis d'alors. Cette affiche fut peut-être la cause d'un de mes impaires les plus cuisants. Lors d'une de mes rencontres avec le photographe, j'évoquais la découverte de son oeuvre à la galerie Loplop et je lui soutint que certaines des photos étaient en couleur. Il me détrompa et je vis bien que cela ne lui plaisait pas du tout que je puisse émettre l'idée qu'il ait réalisé des photos en noir et blanc!

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Les vernissages de Bernard Faucon étaient toujours de belles fêtes où comme dans les kermesses dans lesquelles ne sont conviées que les enfants, il n'y avait que des jus de fruit à boire et des bonbons à sucer. C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai trouvé sur la toile ces petits films, sur lesquels je ne me suis pas vu, réalisés par Jean-Paul Hirsch lors d'un de ces vernissages chez Agathe Gaillard en 1991 pour les deux films immédiatement ci-dessous et 1986 pour le troisième.

Mais ses vernissages n'étaient pas les seules fêtes qu'organisait Bernard Faucon. Deux années de suite, en 1991, Hans-Georg Berger a invité Bernard Faucon à organiser la fête de la lumière dans l'Ermitage de Santa Caterina, sur l'île d'Elbe. Le petit film ci-dessous est une trace d'une de ces fêtes.

Pour les lecteurs qui ne connaitraient pas Bernard Faucon j'ai tenté de donner une idée de l'homme et de son travail en puisant à différentes sources.    

Bernard Faucon est né en 1950. Il a produit des photos pendant vingt ans, sans plan de carrière, porté par les évènements, le succès international, ses sentiments et ses désirs. Il est miné par le temps qui passe, regrettant presque chaque jour l’époque de son enfance qu’il tente de retrouver dans ses mises en scène.

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Le Navire, 1979

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Bleu d'écume, 1976

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Blanc-bleu de la série Les grandes vacances (1979)


Le meilleur moyen de connaitre Bernard Faucon est de se procurer le magnifique album édité à l'occasion de la somptueuse rétrospective qu'a organisé, il y a quelques mois la Maison de la photographie de Paris. L’éditeur a choisi une présentation chronologique qui montre bien l’évolution du travail du photographe mais aussi de ses tourments. Chaque évolution chez Bernard Faucon est le résultat d’une lassitude, d’une envie de ne pas sombrer dans la routine.

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Au commencement il découvre la photographie grâce à sa grand mère qui lui procure un boîtier Semflex. Il photographie son frère, les alentours de la maison familiale. A cette époque Bernard Faucon a peu d’estime pour la photographie car il se consacre à la peinture, le livre présente ses premières photos sous le titre : Le temps d’avant. Après une maîtrise de philosophie, la réalisation de quelques toiles, il s’invente un métier : mannequiniste. Son travail consiste à sillonner les villes de province pour dénicher des mannequins dans les arrières boutiques. Il les achète entre 20 et 100 francs pour les revendre sur les puces de Saint-Ouen, entre 200 et 500 francs. Il se fait connaitre du monde de la photo en réalisant la série, Les grandes vacances. Cette série est la plus importante en nombre de son oeuvre. Nostalgique de son enfance passée dans le Lubéron natal, il réinvente des scène d'une enfance qu'il aurait sans doute aimé avoir. Pour cela  il a à sa disposition une camionnette remplie de mannequins d’enfants. Il les dispose en respectant des mises en scène très soignées, les habille et les fixe dans des positions qui simulent le mouvement. La scène photographiée semble être prise ou dans l'attente d'un évènement ou après que celui-ci se soit produit. Avec ses mannequins anciens vêtus de vêtements passés de mode, ses photos sont avec leur côté rétro intriguantes. Les visages de plâtre, de cire ou de celluloïd de ces enfants donnent une allure morbide aux scènes de jeux d’une colonie de vacances imaginaire. Il met aussi la mort en scène, un mannequin brûle avec des enfants qui dansent autour, un mannequin désarticulé gît dans les herbes comme cet enfant violé et tué évoqué dans le film de Bertrand Tavernier en 1975 dans Le juge et l’assassin. Notre regard n’est pas dupe, il voit qu’il s’agit de mannequins. Par la suite Bernard Faucon va intégrer de vrais enfants dans sa scénographie, d’abord son frère et puis d’autres enfants. Ces scènes ne sont pas toujours ludiques puisque certaines figurent, un champ de bataille, un enfant crucifié, un gibet au loin... Bernard Faucon nous plonge dans les méandres des angoisses enfantines, des jeux où l’on s’amuse aussi à se faire peur. Dans toutes ces scènes, les petites filles sont absentes (à deux ou trois exceptions). Ce n’est pas un hasard, il y a de plus en plus de jeunes garçons nus, on sent l’expression d’un désir homosexuel entre mannequin et personnage réel.

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Bernard Faucon à 6 ou 7 ans © Radio France - 2011


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La dimension des tirages photographiques est de 60×60 cm. Le choix du tirage par procédé Fresson, c'est-à-dire un procédé au charbon et la pigmentation sur gélatine déposée sur le papier, crée un effet d'optique proche du pointillisme.

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A partir de 1981 Bernard Faucon abandonne les mannequins. La photo La scène introduit cette transition, elle représente une table où, seul un calice est présent, le Christ et ses apôtres sont partis.

L’auteur ajoute une dimension spirituelle en introduisant le feu avec une boule de feu dans le paysage, une chambre qui brûle, comme si cette manifestation lumineuse était une volonté divine.


A partir de 1984 Les chambres d’amour nous présentent des chambres mises en scène. Le sol est parfois recouvert de sable, de sucre, de lait, de coton, de glace, de cendres rouges, il y a des matelas qui traînent, parfois juste un drap sur le sol. Les murs sont bleus, jaunes, ocres la pièce est dépouillée, elle semble être la trace d’un souvenir, d’un amour, d’une étreinte. Les personnages ont presque disparu, on les retrouve dans trois photos sous la forme de deux corps nus de jeunes garçons dans le même lit, sur la même couche.

 
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Chambre à la mer

 

 
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Une fête dans l'île, 1983

 

 
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Chambre vide

 

 
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Le petit canif, 1983

 

 
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L'automate, 1984

 

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Retour d'école

jeux_de_plage.jpg?w=450&h=450Bernard Faucon « Jeux de plage »


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Après un voyage en Asie, Bernard Faucon est fasciné par des offrandes sous forme de feuilles d’or, aussi il entreprendLes chambres d’or et recouvre de feuilles d’or : des chambres, des branches, des rochers, une grotte.... La pièce maîtresse de la série est un jeune garçon de type asiatique, nu recouvert de copeaux d’or Le petit Bouddha. Bernard Faucon magnifie le corps du jeune garçon pour le transformer en idole. De cette couleur or il en cherchera la lumière dans Les idoles et les sacrifices. Une série où alternent les portraits de douze jeunes garçons nus, du haut du corps jusqu’au pubis, éclairés à l’aide de feux de Bengale jaunes et des paysages traversés par des sillons où coule un liquide épais et rouge. On peut voir également des paysages de neige souillés de rouge. D’une très belle esthétique cette série met en avant la fascination de Bernard Faucon pour ces jeunes corps.  Ses photos deviennent épurées avec des portraits où le modèle et la lumière sont les uniques éléments de mise en scène.

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Il façonne le paysage pour créer des sillons et des flaques de sang. Le rouge sang des paysages donne une dimension tragique aux portraits qu’ils accompagnent, s’agit-il du sang du christ avec ses douze apôtres ? Ce Christ enfant que l’on a vu crucifié au début de l’ouvrage, ceux là même qui sont absents de la Cène ? S’agit-il du sang d’un animal sacrifié sur un autel sacré ? Simple jeu esthétique ou référence à un atroce carnage ? Bernard Faucon déclare à propos de ce rouge : "Le rouge des sacrifices devenant la blessure, le désespoir de la photographie elle-même".

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On se demande s’il ne s’agit pas de son désespoir personnel, en effet tout au long du livre, il ne cesse de regretter le temps qui passe. Probablement conscient que cette quête est vaine, on sent alors un être déprimé dans la série Les écritures. Ces images représentent des textes inscrits sur des paysages, absents de toute présence humaine comme par exemple : Un jour nous aurons connu le bonheur. Sur un paysage de désert : A quoi ça ressemble la fin du désir ? Là encore ses photos sont parfaitement originales, les paysages sont beaux et l’écriture les habille, leur donne une griffe. La série La fin de l’image, qui, comme son nom l’indique clôt son œuvre est la moins démonstrative, la photo n’est plus suffisante, il faut que l’écriture, les mots viennent en renfort. Sur un fond uni de peau de jeunes gens, il écrit à l’encre blanche des petites phrases. Ces images ont un format minuscule de 7,5 x 5 centimètres. Bernard Faucon considère cela comme "un projet quasi conceptuel : ramener dans la chair les mots qui en sont sortis".

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« La fin de l'image n'exprime pas seulement mon désenchantement personnel, la fin de ma propre histoire avec les images, mais aussi une sorte de révolte.
L'image, c'est la manière d'actualiser le monde la plus directe et la plus efficace, donc une expression fragile, un compromis ambigu avec les facilités du temps : la sensibilité, le goût particulier d'une époque pour les apparences. Quand la nécessité personnelle est contaminée par d'autres nécessités, l'équilibre se rompt, les images se vident.
Je ne vois pas, aujourd'hui, une seule image dont l'origine me surprenne, une seule qui renouvelle mon regard, toutes les images me semblent vieilles. Elles répondent aux mêmes critères émotionnels et esthétiques : cadrages tout faits, fausses fraîcheurs, fausses surprises et disparaissent dans la grande toile de fond publicitaire. L'image a perdu cette part d'ombre (d'ignorance) sans laquelle il n'y a ni au-delà, ni art.
Mes images étaient des pièges, des dispositifs, des ruses pour attraper un peu de vérité. Par le calcul et les artifices de l'art, ouvrir des fenêtres sur des bonheurs, des paradis perdus...  sans être dupes !
Mes images n'étaient pas des leurres. Comment le marketing, cette guerre des leurres, a-t-il pu pervertir, à ce point, le champ de l'image ? Comment a-t-on pu jouir un moment de ce privilège d'être un artiste et de produire des images ? Je ne sais pas répondre. Débordement quantitatif ? saturation des imaginaires ? quand même le cinéma de création copie le spot publicitaire... fatalité ? l'image serait dès le départ, une concession, une pente et ne mériterait pas de finir autrement !
Quand l'image n'a plus d'autre sens que d'être belle, aux prix de n'importe quel mensonge, quand l'injonction esthétique se généralise, il s'en suit un dévoiement du beau, une dictature. Dans le tout esthétique s'immisce peu à peu le jugement moral : ce qui n'est pas beau, pas vendeur, est douteux.
Non seulement les belles images dénient ou volent le monde, mais elles le jugent : on ne punira plus que les fautes de goût. » (Bernard Faucon)

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La mise en scène d’une introspection permanente a donné naissance à une œuvre très esthétique, parfois troublante et déconcertante. Bernard Faucon a su construire un univers mélancolique, poétique et onirique unique. Cette oeuvre originale était quelque peu tombée dans l’oubli (du moins en France mais pas du tout au Japon où Bernard Faucon jouit d'une grande notoriété) avant la grande exposition à la Maison de la photographie à Paris. Il en reste le magnifique catalogue (voir les photos ci-dessus) qui est toujours disponible. Ce livre et les expositions qui lui sont consacrés sont là pour révéler à un large public sa force et contribuent à l’ancrer dans l’histoire de la photographie du XX ème siècle.

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Expo Bernard Faucon à la MEP
© DidierGualeni


Fidèle à cet esprit de clôture qu'il évoque dans l'interview au début de ce billet, les L4 et 5 mars 2010, derniers jours de l'exposition rétrospective de Bernard Faucon à la Maison Européenne de la Photographie, a eu lieu la "Liquidation du cabanon", pendant laquelle l'artiste a distribué aux visiteurs (malheureusement je n'y était pas) tous les objets provenant de son ancien cabanon-atelier du Luberon. Cette opération a été filmée par l'ami de toujours de Bernard Faucon, Jean-Claude Larrieu, lui aussi un excellent photographe.

On peut voir ci-dessous une ballade, toujours filmée par Jean-Claude Larrieu dans la rétrospective de La MEP.



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Les photographies de Bernard Faucon ont inspiré la série télévisée Oh! Mikey de la télévision japonaise. Celle-ci présente les aventures de la famille Fuccons, des américains installée au Japon, tous les personnages étant joués par des mannequins.

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Le plus Beau jour de ma jeunesse - Bernard Faucon
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Le plus Beau jour de ma jeunesse - Bernard Faucon


De 1997 à 2000 il réalise dans 25 pays du monde l’événement : « Le Plus beau jour de ma jeunesse ». Bernard Faucon a organisé dans vingt pays une fête à laquelle à chaque fois cent jeunes munis d’un appareil photo étaient conviés . Avec les milliers d’images collectées lors de chaque fête, Bernard Faucon a créé " Le plus beau jour de ma jeunesse " : Une journée de fête, un retour aux sources de la photo où l’on photographie ce qu’on aime, les bons moments, le bonheur. Il publie en 1999 son premier recueil de textes sans image : «La peur du voyage ». En 2005, une grande exposition rétrospective à la Maison Européenne de la Photographie a donné lieu à la publication d’un catalogue raisonné de son oeuvre par les éditions Actes Sud. En 2009 parait un deuxième recueil d‘écrits illustrés de ces photographies: « Été 2550 », aux éditions Actes Sud. Ci-dessous une promenade dans l'exposition "été 2550".

 

 

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En terminant cette évocation de Bernard Faucon, je m'aperçois que ses images m'ont accompagné toute ma vie comme en témoigne ces image ci-dessous dont l'une est une affiche japonaise pour les grands magasins de Tokyo, Parco et une photo qui serait un essai d'une image qui restera, à ma connaissance, inédite qui sont aujourd'hui dans mon bureau, et pourtant je ne partage pas sa fascination pour l'enfance et encore moins, en ce qui me concerne, sa nostalgie pour cette partie de la vie mais les photos de Faucon possèdent une force qui vont bien au delà de leur immédiate apparence.

 

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Intéressante émission de la série des affinités électives de Christian Caujolle, grand ami de Bernard Faucon et grand passeur de la photographie. Pour l'écouter cliquer sur le rectangle ci-dessous

 

affinites 2007 09 06 christian caujolle.mp3
(53.21 MB)

 

Pour en savoir et surtout en voir plus

Site officiel de Bernard Faucon

Publié dans photographe

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bruno 05/09/2011 19:30


Bonjour
Quelques images de B.Faucon, dont celle évoquée, sur ce site :
http://www.holdenluntz.com/artist/faucon/faucon.htm

merci pour vos billets


lesdiagonalesdutemps 07/09/2011 17:42



merci pour cette information



Cosme Aster (Cosaster) 05/09/2011 18:46


Re-Bonjour,

Non, cela ne me dérange évidemment pas que vous repreniez l'article aux côtés de tous ceux que vous exhumez en ce moment! Par contre, il me semble bien me souvenir que j'y avais mis un commentaire
en réponse à vos appréciations de mon texte, voire même que nous avions eu une petite discussion? Je ne les retrouve pas ici. Comme je vois que vous avez ressuscité des commentaires parmi les
articles que vous ressortez, je suppose que c'est techniquement possible. Du coup, pouvez-vous le faire sur cet article également?

http://www.lesdiagonalesdutemps.com/article-a-propos-de-tony-duvert-83287189.html

Concernant les photos, vous répondiez à LucaR mais je peux confirmer avoir aperçu parfois, chez des amateurs ayant connu l'artiste, des photos jamais publiées. Malheureusement je n'en n'ai
aucune...

Bien cordialement,
Cosme Aster (Cosaster)


lesdiagonalesdutemps 05/09/2011 19:19



Tout d'abord je vous remercie de votre accord.


Pour les commentaires je vais voir ce que je peux faire mais tout loin de là n'a pas ressuscité, sans que j'arrive plus à comprendre d'ailleurs les critères qui font que les choses reviennent ou
ne reviennent pas ni complètement pourquoi elles sont parties et encore moins le fait du miracle que certains éléments reviennent... mystère et boule de gomme complet.  



LucaR 03/09/2011 18:10


Hormis "l'essai" qui se trouve dans votre bureau (vous ne voulez pas le vendre je suppose? ;-)) la seule photo de Faucon que je ne connaissais pas dans votre article est celle où l'on voit un
garçon allongé par terre, avec au mur une affiche d'une expo (faucon_004.jpg). D’où provient-elle?

LucaR


lesdiagonalesdutemps 05/09/2011 13:14



réponse à Cosaster


Hier j'ai réédité sur mon blog votre article sur Duvert, j'espère que cela ne vous dérangera pas.


non "l'essai" qui se trouve dans mon bureau n'est pas à vendre, mais en la mettant sur mon blog elle sort un peu de sa clandestinité.


J'ai un autre inédit de Faucon. C'est un des grands polaroids de la série qui a été jadis exposés au centre Pompidou. Il ressemble à celui qui se trouve dans les vignettes à la fin du catalogue
Faucon (éditions Actes sud) intitulé Cyril polaroid géant. Je vais aussi mettre cette image sur le blog, il faut être patient, car cette grande image est dans un des rouleaux dans lesquels je
range ma collection d'image.


Moi non plus je ne connaissais pas cette photo du garçon avec l'affiche de l'exposition. Je l'ai trouvé sur la toile mais je ne sais plus où!


Je découvre qu'il doit y avoir des photos inédites de Faucon qui sont dans la nature. Chers lecteurs si vous en avez montrez les nous 



Cosme Aster 03/09/2011 15:42


Bonjour,

Merci pour ce bel article sur ce grand artiste.

J'ai moi même écrit il y a quelques années un article où je présente, disons, une hypothèse sur un événement qui aurait bien pu être à l'origine de son œuvre, et l'alimenter par la suite à
travers
l'inspiration - celle d'un amour d'adolescence pour un garçon qui se serait mal terminé suite à la découverte du fait par la famille de ce dernier. Ce n'est qu'une hypothèse car Bernard Faucon
n'en
parle jamais directement, mais de nombreux indices dans son œuvre et dans ses écrits l'accréditent.

Si celà vous intéresse, c'est sur le magazine en ligne l'Elu n°3. Vous aviez déjà critiqué sur votre blog un de mes articles dans ce magazine au sujet de feu Tony Duvert. Voici le lien direct
vers
l'article sur Faucon, sans les illustrations:

https://ruedesgarcons.fpc.li/magazine/textes/03/media/ELU03029.pdf


Bien cordialement,
Cosme Aster (Cosaster)


bruno 29/08/2011 21:21


Bonjour-Merci pour ce superbe billet
Je fus à LopLop, aussi, derrière la Contrescarpe, il y a si longtemps...
Le catalogue raisonné ActesSud est admirable et bien imprimé de surcroit


Jean 26/08/2011 15:36


Quant à moi je partage sa fascination de l'enfance et je resterai à tout jamais un exilé de cette période édénique, magique et enchanteresse Mais sans aucune nostalgie mortifère. Je possède tous
les ouvrages et écrits (enfin j'imagine) de Bernard Faucon et je les compulse souventefois avec une émotion, une joie et un amour tout particulier. Merci pour cet hommage.