Eugène Lepoittevin

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Eugène Lepoittevin, pseudonyme d'Eugène Modeste Edmond Poidevin, né le 31 juillet 1806 à Paris, mort dans la même ville le 6 août 1870, est un peintregraveur,illustrateur et caricaturiste français.

Eugène Lepoittevin est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Louis Hersent et de Xavier Leprince, auquel il emprunta son goût pour les scènes anecdotiques. Il échoue au concours du grand prix de Rome, mais obtient un second prix en 18291. Il expose avec succès aux Salons de 1831 jusqu'à sa mort, en 1870.

Il fournit des planches au journal La Caricature de Charles Philipon. Eugène Lepoittevin a lancé la mode des Diableries de lithographies, recueils caricaturaux, comme Le Diable fecit ou Diabolico Foutromanie (recueil de 12 planches), Charges et Décharges diaboliques,L'enfer en goguette

Son œuvre est doublement inspirée par celle d'Eugène Isabey, qui lui fait découvrir Étretat, et par la peinture hollandaise, qu'il a étudiée lors d'un séjour aux Pays-Bas.

Son goût pour le réalisme le rattache à la jeune école de 1830, tout en restant fidèle à la manière romantique de ses débuts.

Lepoittevin possède une villa à Étretat baptisée La Chaufferette où il accueillit Gustave Courbet en 1869. Ce peintre, typiquement normand, a essentiellement peint des marines et des scènes de pêcheurs sur la côte de la Normandie et aux Andelys. Il reçoit le titre de peintre de la Marine en 1849.

Précurseur, avec Eugène Isabey, des nombreux peintres paysagistes qui ont fréquenté Étretat au xixe siècle, Eugène Lepoittevin est aussi l'auteur de la fameuse enseigne peinte (1842) qui ornait la façade de l'hôtel Blanquet, où résidaient les artistes, dont Claude Monet. Cette enseigne est conservée au musée de Fécamp.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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kaNd 15/03/2016 01:20

Les Diableries ont tout de la planche éducative... C'est délicieux. Les premières illustrations ont été adaptées en ex-libris je pense. Par l'auteur lui-même ?

ismau 16/12/2013 21:40

Mais à y regarder de plus près ... 4ème planche : le superbe animal au sol, peut-être parce que guidé par un cavalier qui ne sait où il va ... se dirige nettement en direction du volatile viril de
droite, et dédaigne le volatile féminin !

Ces gravures m'évoquant celles de Grandville, j'ai cherché, et trouvé une publication peu connue ( dommage, aucun visuel ) :
Petit théâtre animal- J. J.Grandville
Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1970. 16,5 x 12,5 cm, 16 ff. n. ch., cartonnage de l'éditeur en plein simili-cuir noir orné. Réédition en fac-similé de cette rarissime suite de 12 planches érotiques
attribuées à Grandville. Parmi les illustrations, deux sont à sujet homosexuel.

lesdiagonalesdutemps 17/12/2013 03:55



merci pour ce commentaire qui complète à la perfection mon billet.



xristophe 16/12/2013 14:33

Charmant pour le coup !... Tératomanie sympathique cette fois. Du moins pour les premiers ; les séries de petits dessins, et leur obstinée "démonologie", un peu barbant, je trouve; (et puis il
aurait pu embêter un peu plus les garçons, au lieu de ne harceler rien que les personnes du sexe...) (Je vais maintenant lire votre texte)