Enfin Capogrossi à Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de voir la Rétrospective Capogrossi au musée Guggenheim de Venise (en cliquant sur le titre du billet vous pouvez le voir) la galerie Tornabuoni, au 16 de la rue Matignon, permet une belle séance de rattrapage. A noter qu'il est exceptionnelle qu'une galerie à Paris reprenne l'exposition d'un musée. Bien sûr cet accrochage n'a pas l'ampleur de celui de Venise mais il sélectionne de très belles toiles dont certaines n'étaient pas à Venise donc la visite à la galerie Tornabuoni n'est pas inutile même pour ceux qui viennent de Venise. A noter toutefois qu'à Paris on ne peut voir que l'oeuvre abstraite du peintre. La belle présentation de cette galerie est exemplaire. Elle met en évidence une chose qu'une galeries ne devraient jamais oublier: montrer qu'il est agréable de vivre avec les oeuvres de l'artiste qu'elle présente. Il suffit de s'installer sur les confortables banquettes dans les espaces lumineux de la galerie face aux toiles de Capogrossi pour se sentir bien. 

 

 

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Paris, février 2013

Publié dans peinture

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ismau 17/03/2013 19:14

Je ne connaissais Capogrossi qu'à travers une seule petite reproduction, qui ne rendait bien sûr absolument pas compte de la qualité de son oeuvre . Je le découvre avec vos photos, qui restituent
très bien l'effet d'ensemble sériel, dans une belle mise en espace, indispensable pour apprécier son travail.
Merci pour cette découverte, et cette visite virtuelle, qui remplace ( un peu )la visite sur place, pour ceux qui habitent loin.

lesdiagonalesdutemps 17/03/2013 22:02



Mais l'exposition à Paris n'est que partielle. On peut considérer qu'il y a trois partie dans son oeuvre. Elles sont si différentes que, faute d'attention, pendant longtemps je n'avais pas
réalisé qu'il s'agissait du même peintre. Dans la première partie les tableaux de Capogrossi ne sont pas du tout abstrait ils se rattache à ce que l'on a appelé en France le retur à l'ordre son
esthétique est alors conforme à toute une école qui s'est développée durant le fascisme (j'ai consacré un billet à cela on doit pouvoir le retrouver sur le blog) ce qui ne veut pas dire que ces
peintres étaient fascistes ou antifasciste d'ailleurs. La deuxième partie, immédiatement après la guerre est la plus courte et la moins intéressante, c'est un peu du sous Gruber et puis
Capogrossi trouve sa manière avec ce que j'appelle "les peignes" qu'il déclinera sans fin tout en se renouvelant ce qui est trè fort. On peut voir tout cela dans le billet que j'ai consacré à la
rétrospective Capogrossi à Venise. J'ai mis le lien dans celui de l'expo de Paris.