Des chansons d'une vie

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Une de mes chansons préférées et pourtant je ne suis jamais revenu à Montréal.

 

 

 

C'est adolescent que j'ai découvert Boris Vian à une époque, avant 68, où il était peu lu et peu écouté; je crois que j'ai fini à ressembler un peu au personnage de "Je suis snob" ...



Le petit bal de Francis Lemarque, une merveille de la chanson française dont j'ai eu le bonheur de connaitre son auteur qui était un homme aussi gentil que modeste.

Il y a des chansons qui furent les sourdines de mon enfance presque sage, rengaine que l'on entendait sans vraiment les écouter qui sortait de l'appareil radio, encore majestueux alors avec sa boiserie et sa bakélite qui singeait l'ivoire. Chansons, tel ce gamin de Paris, souvent chanté par Mick Micheyl et parfois par Yves Montant ou Mouloudji, fond sonore d'une époque qui parait aujourd'hui si lointaine...

 

 

Un gamin d'Paris
C'est tout un poème
Dans aucun pays
Il n'y a le même
Car c'est un Titi
Petit gars dégourdi
Que l'on aime

Un gamin d'Paris
C'est le doux mélange
D'un ciel affranchi
Du diable et d'un ange
Et son œil hardi
S'attendrit devant une oran-an-ge
Pas plus haut que trois pommes
Il lance un défi
A l'aimable bonhomme
Qui l'appelait "mon petit"

Un gamin d'Paris
C'est une cocarde,
Bouton qui fleurit
Dans un pot d'moutarde
Il est tout l'esprit
L'esprit de Paris qui musarde
Pantalons trop longs pour lui
Toujours les mains dans les poches
On le voit qui déguerpit
Aussitôt qu'il voit un képi.
Un gamin d'Paris
C'est tout un poème
Dans aucun pays
Il n'y a le même
Car c'est un titi
Petit gars dégourdi
Que l'on aime

Il est héritier
Lors de sa naissance
De tout un passé
Lourd de conséquences
Et ça, il le sait
Bien qu'il ignore l'Histoire de France
Sachant que sur les places
Pour un idéal
Des p'tits gars pleins d'audace
A leur façon fir'nt un bal

Un gamin d'Paris
Rempli d'insouciance
Gouailleur et ravi
De la vie qui chante
S'il faut, peut aussi
Comme Gavroch' entrer dans la danse

Un gamin d'Paris
M'a dit à l'oreille
Si je pars d'ici
Sachez que la veille
J'aurai réussi
A mettre Paris en bouteille.

 



 

Je me souviens de Gribouille, de son apparence androgyne et de sa voix grave ainsi que de ses chansons personnelles et ambiguës qui lui avait fait gagner le public lesbien.

 

Elle commence à se produire très jeune à Lyon à seize ans, avant de monter à Paris où elle vit de dessins à la craie, sur le trottoir. Une présentatrice de télévision la prend sous son aile, elle chante au Bœuf sur le toit et dans plusieurs autres cabarets. On la compare à BarbaraJean Cocteau la repère et fait son portrait.

Elle enregistre des chansons de Michel Breuzard, puis, collaborant avec des compositeurs comme Charles DumontGérard BourgeoisJacques DebronckartGeorges Chelon, elle écrit dans lesannées 1960 ses textes les plus connus : Mathias,

En 1966, elle chante à Bobino en première partie de François Deguelt. En 1968, celle qui chantait Mourir demain décède d'un excès de barbituriques et d'alcool

Elle est inhumée au cimetière de Bagneux (92), dans la 96è division.

 

 

 


 

 

 

 

 

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits, voilà combien de temps que tu es repartie… Au printemps tu verras je serai de retour…  »

 le printemps c’est bien loin ! arriverai-je à être encore là…

 

Laeticia encore une chanson qui a rythmé mon adolescence mais c'est "rock around the bunker qui sur ma moto diffusé par un mauvais petit magnétophone accompagna mon périple dans le sud marocain... Le ciel, le soleil et la mer est l'air qui a accompagnée toute mon adolescence sur ma plage. Ci-dessous la version télé lors d'une émission de 1972


 

 

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