David Hockney au musée Guggenheim de Bilbao

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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J'étais fort marri d'avoir raté l'exposition des paysages de David Hockney à Londres. Apprenant qu'elle migrait au musée Guggenheim de Bilbao, j'ai pensé que ce serait enfin l'occasion idéale de découvrir ce musée, ce que je voulais faire depuis son ouverture, voilà déjà quinze ans. Ce fut une bonne idée car cette escapade ne s'est pas bornée à cette découverte mais aussi à une ville magnifique qui ne possède pas que le musée Guggenheim mais aussi un autre, celui des beaux arts qui est également remarquable, ces derniers sujets devraient être prochainement l'objet d'autres billets. Revenons à cette exposition des paysages du peintre anglais. Elle est époustouflante même pour ceux qui connaissent bien le travail de cet artiste (je crois que je peux me compter parmi eux) car, si on excepte une salle dans laquelle sont rassemblées des oeuvres allant de 1956 (très intéressantes) à 1997 avec celle de son premier retour dans le Yorkshire en passant par son immense toile du grand Canon, vue à Paris au centre Pompidou, lors de sa dernière exposition dans notre capitale. On peut voir aussi les grands travellings peints de routes californiennes. Cette salle est faite pour nous montrer que le paysage était un sujet de longue date pour le peintre. La plupart des autres peintures ont été réalisées dans les cinq dernières années et représente toutes des vues d'Angleterre (à l'exception d'une demie douzaine qui ont pour sujet le Yosemite en Californie), bien que la plupart pourrait être ailleurs en Europe. Cette énorme production en une période limitée fait d'Hockney un véritable stakhanoviste du pinceau, il y a plus de cent toiles. Auxquelles il faut ajouter des fusains, des aquarelles, des dessins au crayon. On voit que l'artiste a une parfaite maitrise de tous les moyens traditionnels pour représenter un paysage sur une surface plane de papier ou autres, ce qui serait déjà remarquable; mais cela ne suffit pas à l'infatigable expérimentateur qu'est David Hockney. Il y a aussi son travail à l'aide de son ipad que j'avais déjà pu admirer à la fondation Yves saint-Laurent à Paris et au musée Louisiana à Copenhague (à ce sujet voir mon billet: Le Louisiana (2), près de Copenhague, l'intérieur ). Les images réalisées à l'aide de cet appareil, présentées à Bilbao sont inédites et surtout certaines ont été agrandies et transférées sur de grands panneaux, ce qui est d'un effet saisissant. Mais le plus surprenant sont les films hypnotiques que l'artiste a réalisé à l'aide de neuf caméras fixées sur sa jeep. Avec ces films, on retrouve son idée de fragmentation quasiment cubiste de l'image qu'il expérimentait déjà il y a trente ans avec ses assemblages de polaroids.      

 

 

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les films réalisés avec neuf caméras où Hockney confronte des images du même lieu à des saisons différentes    

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Bilbao, Espagne, septembre 2012

 

pour retrouver David Hockney sur le blog:  David Hockney au musée Guggenheim de BilbaoLes polaroids "joiners" de David HockneyDavid Hockney chez Claude Bernard, il y a si longtemps

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