Dans les jardins de l'Alcazar de Séville

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Séville, Espagne, avril 2011

 

Les jardins de l'alcazar de Séville m'ont encore plus séduit que  Les jardins du Généralife à Grenade pourtant plus célèbres. J'ai particulièrement aimé la galerie du grotesque, que l'on aperçoit sur la deuxième et troisième photo en partant du haut. Elle permet sur 160 mètre de dominer, dans son passage couvert, les jardins. Il manque à mes images, le parfum des fleurs d'oranger auquel on n'échappe ni dans les jardins, ni dans les rues de Séville. Il me semble que le poème de Théophile Gautier va bien avec mes images...

 

Dans son jardin la sultane se baigne,
Elle a quitté son dernier vêtement ;
Et délivrés des morsures du peigne,
Ses grands cheveux baisent son dos charmant.

Par son vitrail le sultan la regarde,
Et caressant sa barbe avec sa main,
Il dit : « L’eunuque en sa tour fait la garde,
Et nul, hors moi, ne la voit dans son bain.

« — Moi, je la vois, lui répond, chose étrange !
Sur l’arc du ciel un nuage accoudé ;
Je vois son sein vermeil comme l’orange
Et son beau corps de perles inondé. »

Ahmed devint blême comme la lune,
Prit son kandjar au manche ciselé,
Et poignarda sa favorite brune...
Quant au nuage, il s’était envolé !

Théophile Gautier, La comédie de la mort, Le nuage 

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