Constant Le Breton

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 


Autoportrait de Constant Le Breton.

 

Constant Lebreton est né le 11 mars 1895 à Saint-Germain-des-Prés (Maine-et-Loire) d'une famille de mariniers de la Loire. Admis en apprentissage àNantes, puis au Mans, il est reçu à l'École des arts décoratifs mais ne peut en suivre les cours.

 

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Mobilisé en 1915, il fait la guerre aux Dardanelles et en Orient. Après l'armistice, il s'installe à Paris, se consacre à la gravure sur bois et acquiert une bonne réputation comme illustrateur de livres.

Il obtient une bourse de la Fondation Blumenthal et s'impose rapidement dans la peinture.

 

 

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Constant Le Breton et son épouse s'installent au 21, rue Visconti dans la petite maison au fond à gauche de la cour en 1926. La famille Le Breton s'agrandit dès l'année suivante avec la naissance de leur premier enfant, « un jour où un merle chantait ». Le Breton restera rue Visconti jusqu'à sa mort cinquante-neuf ans plus tard. Cette longévité lui permettra de nouer des liens forts avec les artistes du quartier (Poirier, Sarrabezolle, Bouvier, Jonquières...).Il se lie d'amitié avec ses aînés Luce, Derain qui viendra parfois déjeuner ou dîner au 21, rue Visconti. L'affichiste Cassandre qui s'apprêtait à quitter l'atelier du 19, rue Visconti le propose à Derain qui n'en voulut pas car, disait-il, « la rue Visconti est pleine de communistes et je ne tiens pas à avoir d'emmerdements ». Derain conseilla alors à Le Breton de le louer pour lui-même, ce qu'il fit.

Il fut également l'ami de Segonzac, et de ses contemporains Robert Antral, Belmondo, Brayer...

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« L'atelier », Constant Le Breton (collection privée, Cliché BER).

  

Il s'impose comme portraitiste. Michel Mohrt disait que ses portraits étaient "plein de fraicheur et de vie, comme celui du jeune tambour". On lui doit des portraits de Charles DullinIngrid BergmanBéatrice Bretty et de très nombreux autres. Il n'en néglige pas, pour autant, le paysage, la nature morte et des scènes d'intérieur.

Il se dégage de cette œuvre importante, solidement construite, peinte avec sensibilité et nuances, une belle sérénité et l'expression d'une grande joie de vivre.

Il a réalisé également de nombreux bois gravés.

 

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Les musées parisiens possèdent un nombre important de ses œuvres. Plusieurs de ses tableaux, en particulier les portraits qui lui ont été commandés, se trouvent dans des collections privées, en France, aux États-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, en Suisse, en Allemagne, en Grèce.

Constant Le Breton est décédé à Paris en février 1985.

 

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A noter que cet "l'enfant au cheval mécanique" vendu comme "jeune fille au tricycle"
et daté de 1943 est le portrait du petit fils d'Alphonse de Chateaubriant".

 

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jeune pâtre, 1938

 

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l'enfant au violon, 1938

 

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le petit tambour

 

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l'étudiant

 

P.S: Je remercie C. B. de m'avoir fait connaitre ce peintre dont je n'avais curieusement jamais entendu parler alors que je connaissais très bien Poirier, un de ses amis... 

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xristophe 09/10/2013 00:05

Délicieux - dit sans "condescendance" aucune... de "moderne". J'aime spécialement son "atelier", les enfants musiciens, les bois gravés (inévitablement); et le petit enfant de chœur ma foi est
très... émoustillant !

JACK 02/10/2013 12:12

un "bon peintre" très accessible aux amateurs tant en aquarelle qu'en huile, tous formats