Complices de Frédéric Mermoud

Publié le par lesdiagonalesdutemps


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France et Suisse, 2009, 89 mn

Réalisation: Frédéric Mermoud, scénario: Pascal Arnold & Frédéric Mermoud, musique: Grégoire Hetzel, image: Pascal Hardmeier, montage: Sarah Anderson

Avec: Gilbert Melki, Emmanuelle Devos, Cyril Descours, Nina Meurisse, Joana Preiss, Jeremy Azencott, Jérémy Kapone, Marc Rioufol, Yeelem Jappain, Eric Laugérias, Serge Larivière, Anne Loiret, Frédéric Epaud, Valérie Lang, Jean-Pierre Sanchez

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Résumé:


Dès leur premier regard échangé dans un cybercafé, Vincent (Cyril Descours) et Rebecca (Nina Meurisse)  se sont aimés. Ils sont jeunes, 18 ans à peine, et regardent la vie avec insouciance. Pourtant, deux mois plus tard, le corps de Vincent est retrouvé dans le Rhône et Rebecca a disparu. L’inspecteur Hervé Cagan (Gilbert Melki) et sa co-équipière Karine Mangin (Emmanuelle Devos) sont chargés de l’enquête. Ils découvrent que le beau Vincent monnayait ses charmes auprès de messieurs argentés.  Alors qu’ils remontent le fil de l’histoire d’amour qui liait à la vie à la mort Vincent et Rebecca, Hervé et Karine se retrouvent confrontés aux failles de leurs propres vies. 

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L'avis critique


Tout d'abord, je veux être franc, c'est la plastique affriolante de Cyril Descours, découvert pour beaucoup dans la série Clara Sheller, belle bestiole dans le genre beauté prolétarienne, qui m'a amené à voir ce film; ce que tout compte fait je ne regrette pas. Non seulement pour m'être un peu, trop peu, rincer l'oeil, mais surtout pour la découverte d'une excellente jeune comédienne Nina Meurisse, même si elle ne parait pas avoir le physique que nécessiterait son rôle.

Frédéric Mermoud filme correctement, sans plus, selon les standards des téléfilms qui passent en prime time sur les grandes chaines françaises où cette fiction aurait sa place si l'on excepte certaines images relativement osées. Le cinéaste a tendance à faire durer ses plans un peu trop longtemps, si bien que le jeu des comédiens, dans ces moments à tendance à flotter et semble surtout attendre le fatidique "coupez!" qui les libérera. On comprend d'ailleurs vite que Mermoud n'est pas un champion dans la direction d'acteur. Dand la plus grande partie du film, Melki fait la gueule du monsieur qui a mangé un merlan pas frais, ce qui est vite lassant. Il aurait fallu un comédien plus subtil pour incarner le personnage d'Hervé qui est le plus complexe, un homme sans sexualité définie ni vie affective, égoïste et humaniste en même temps. L'exposition du drame est convenue, avec intervention des experts de la police scientifique et du photographe de scène de crime. Mais si le film commence mal, il ne fait que s'améliorer par la suite.

 
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Les personnages sont complexes et la fin ouverte intrigue. L'inspecteur  semble troublé dés le début. Je pensais qu'il avait fait appel aux services de Vincent. On subodore ensuite qu'il voit peut-être en rebecca l'enfant qu'il aurait pu avoir. Le personnage de Thomas, proxénète qui prostitue son ami, tout en en étant amoureux, est également assez dense, mais malheureusement pas assez développé par le scénario. C'est d'autant plus dommage que l'acteur qui l'interprète, Jérémy Kapone, est également très mignon... Le scénario a l'habileté de laisser les relations entre les personnages dans le flou... 
Le découpage du film est habile. Il fait alterner les scènes de l'enquête avec celles où l'on voit vivre Vincent avant son assassinat.
Si le choix de Cyril Descours est judicieux celui de Nina Meurisse, néanmoins la meilleure du film, est beaucoup plus problématique. On a un peu de mal à croire que son physique assez ingrat puisse subjuguer immédiatement le beau Vincent.
Encore une fois, "Complices" est un film qui n'ose pas montrer la prostitution masculine de front, même s'il est sur ce point plus juste, plus courageux et plus réaliste que bien d'autres. Mais il est plus que facile de résumer une passe par le gros plan de la main de Vincent ramassant l'argent du micheton.

"Complices" montre comment, à vingt ans, on peut expérimenter divers aspects de sa sexualité, s’abandonner totalement à son propre désir, et à celui des autres. Un sujet qui n'est pas fréquent en ces jours de grand retour du puritanisme. C'est le premier long métrage de cinéma de Frédéric Mermoud qui est né à Sion en 1969 en Suisse. Il a précédemment réalisé un téléfilm et plusieurs courts-métrages. Pour le scénario qui est élaboré à partir de la psychologie des personnages principaux, il s'est associé à Pascal Arnold qui est aussi le scénariste de "Chacun sa nuit", dont on retrouve ici certains accents crapoteux. Néanmoins ce scénario qui fait penser parfois à ceux filmés par Téchiné, grâce à son final enlève in fine le morceau...
Le réalisateur réussit à maintenir son suspense à rebours et rendre inexorable l'engrenage fatal.   

http://www.imdb.com/title/tt1292644/

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Publié dans cinéma gay

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Olivier 07/08/2016 14:36

Bonjour,

Accepter d’errer sur la toile génère fréquemment des déceptions, mais aussi de belles découvertes, souvent insondables pour le voyageur virtuel lambda, sans curiosité aucune. Celle de votre blog fait, bien entendu, partie de la seconde impression, me consolant donc des nombreuses pérégrinations stériles. Déjà, pour cela, je vous en remercie.

En ce qui concerne ce film, je vous rejoins sur le premier point : la pastique glabre de Cyril Descours, affinée à la sueur d'entraînements intensifs, confère une dimension réelle à son rôle. En effet, sans ce profil organiquement en feu, le film pâlirait de son manque de sensations que l’histoire suggère. Là où je serai d’un avis plus tranché, c’est sur le choix de sa partenaire. Au contraire, je trouve que leur duo fonctionne à merveille, que sa plastique à elle n’ôte en rien à la saturation de ce corps-à-corps embrasé qui va les guider vers une fin inéluctable. Nina Meurisse y est excellente, pétillante. Son jeu est d’autant plus extraordinaire et généreux qu’elle permet à celui de son partenaire de ne jamais s’évanouir dans les limbes du conformiste, de l’ordinaire. Pour cette raison, je trouve donc le choix du réalisateur pertinent. Certes, selon le degré de notre voyeurisme, je comprends que la présence de Nina Meurisse puisse atténuer l’effet « gay » esthétisant du film.

Personnellement, j’ai beaucoup aimé Complices : la présence d’Emmanuelle Devos, au côté d’un Gilbert Melki troublé et troublant, y est d’ailleurs puissamment pour quelque chose. Bien sûr, pouvons-nous regretter certaines scènes filmées d’une façon académique, comme s’il fallait se dénoncer soi-même pour impudeur (ô pourtant si pâle impudeur !), comme si l’autocensure avait été introduite d’une manière subliminale. Heureusement pour nous, nous savons nous ouvrir aux fantasmes.

Bien à vous. Olivier

lesdiagonalesdutemps 07/08/2016 16:09

Merci pour les compliments et surtout pour votre critique très intéressante d'autant que je ne suis pas entièrement de votre avis ce qui est toujours intéressant. Ne croyez pas que j'ai quelque chose contre les actrices mais en ce qui concerne Complice si je trouve Melki épatant le moins que je puisse dire c'est que je n'ai pas la même opinion sur Emmanuelle Devos qui ne m'a jamais convaincu.