Cocteau, dessins

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

Démarche d'un poète, 1930

 

1925-1926

 

LES NÈGRES. 

 

Faune bleu, 1958

 

Adieu Dada mon seul voyage, in 391, No. 15 (Paris, 1920)(Le Pilhaou-Thibaou)

 

Jean Desbordes, 1929

 

 

Le marin et le vieux beau, 1930

 

LE MYSTÈRE LAÏC. Essai d'étude indirecte. Avec cinq dessins de Giorgio de Chirico. Paris, Editions des Quatre Chemins, 1928

 

Levier chaud, 1960

 

Les enfants terribles, 1934

 

 

 

.

 

 

Pour retrouver Cocteau sur le blog:  Pierre Le Tan vu par Denis Cosnard,  pastels et dessins de Jean Cocteau,Les fresques de la Villa Santo Sospir peintes par Jean CocteauLes Noces d'Orphée de Jean Cocteau ,  L'élève Dargelos de Jean Cocteau,  Les bergers d'Arcadie de Jean Cocteau,  Marcel Khill et Jean Cocteau,  La Maison de Cocteau,  Jean Cocteau, nu d'homme,  Raymond Radiguet et Jean Cocteau,  Cocteau Marais un couple mythique, un film d'Yves Riou et Philippe Pouchain,  Dessins érotiques inédits de Cocteauquelques dédicaces et envois de Jean CocteauCocteau, dessins

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xristophe 19/04/2014 00:51

Sur cet essai (de Cl. Arnaud) m'en diriez-vous davantage ? J'avais eu l'impression, en parcourant "la quatrième", qu'il avait là, fidèle à ses amours, plutôt valorisé Cocteau contre Proust : ce qui
m'avait agacé... (il ne faut quand même pas exagérer)

lesdiagonalesdutemps 19/04/2014 16:13



Pas vraiment c'est écrit avec beaucoup de verve et il ne remet pas en question la prénominence de Proust sur Cocteau mais il insiste plutôt la transformation du petit Marcel en monstre des
lettres dévoré par sa création. Cet essai est un très agréable plaisir de lecture.



xristophe 17/04/2014 23:07

Vous avez tous les deux, même Ismau, tort ! ou plutôt pas raison. Voici la vérité (du vieux présomptueux - qui vous parle): il est clair que Cocteau, le seul "rival de Proust" (et comme son avers,
ou son négatif) s'y connait en littérature - au point qu'il n'est pas nécessaire pour lui de lire des écrivains tellement moins bons que lui (mais je doute que ceci soit vrai, qu'il ne "lise pas" -
B.A quand il s'y met est presque d'aussi mauvaise foi que moi) (et un "journal" n'est qu'un pense-bête, écrit Angelo Rinaldi à propos du tome 1, que j'ai aussi - celui-là seul ; il ne faut pas s'en
rapporter aux parutions fonds de tiroirs pour juger un génie). La vérité sur le mot de Cocteau à propos de Genet (cet auteur mollasson et languissant qui faisait des vers mous avec son cul) c'est
bien sûr sa BONTé - celle de Cocteau, à la fois légendaire et authentique - qui l'explique : il s'agissait de tirer ce faux petit voleur d'opérette et grand salaud d'un mauvais pas. Et pour cela il
est allé jusqu'au "faux témoignage" - c'est pas bien grave au prix du manque de reconnaissance absolu que l'auteur de (retitré par - encora - Angelo) "Notre Dame des Salauds" lui aura témoigné. Que
le Diable l'emporte, avec sa prose en sucre et ses vers imbibée d'urine tièdasse - heureusement démodés...

lesdiagonalesdutemps 18/04/2014 07:21



Vous êtes un cocteaulâtre inconditionnel mais votre défense de Cocteau est en partie vrai, c'est en effet pour sauver Genet de la prison que Cocteau a fait cette déclaration sur l'oeuvre Genet
qui n'est pas à jeter pour autant même si elle est inégale et que je considère plus intéressante globalement que celle de Cocteau. En ce qui concerne la "rivalité" Proust-Cocteau J'espère que
vous avez lu l'excellent livre sur le sujet de Claude Arnaud.


Le journal de Cocteau dont j'ai lu tous les tomes, mais seul celui de la période de la guerre est passionnant, les deux derniers sont navrants. Ce ne sont pas des fonds de tiroir. S'ils ont été
publiés de façon posthume c'est en raison d'un respect pour la vie privée de certaines personnes citées, un peu comme pour la correspondance Morand-Chardonne.


Genet était en effet un assez triste personnage (voir par exemple le film "L'équilibriste", j'y ai consacré un billet), mais la morale n'a rien à voir avec la critique littéraire. 



Ismau 16/04/2014 18:54

le mot de Cocteau, c'était aussi un peu pour taquiner Xristophe qui n'est pas je crois un adorateur de Genet . Mais « agaçant présomptueux » ... je vous trouve encore une fois bien
méchant ! Dans ce contexte et à cette époque, la défense de Genet tient plus me semble-t-il d'une prise de position courageuse en forme de provocation ironique, que d'une suffisance à prendre au
premier degré . Cocteau ne s'est pas trop trompé d'ailleurs au sujet du talent de Genet . L'originalité et la beauté de son écriture me paraissent indéniables, au moins au souvenir ému de mes
lectures d'adolescence .
Rex Whistler je ne le connais pas, et n'ai malheureusement rien trouvé de convaincant sur le web pour me renseigner...

lesdiagonalesdutemps 16/04/2014 22:59



J'avais rédigé un billet sur ce décorateur anglais (mais ce billet a coulé avec mon ancien blog) qui est aussi un personnage clé de l'époque, il a été un ami de Cecil Beaton et de Tennant. Il a
été tué en France à la guerre en 1944, je crois. Le tan a dessiné ses décors dans ses livres. Le talent de Genet est indéniable de là à dire que c'est le plus grand écrivain du XX ème siècle, il
ne faut pas pousser mémère dans les orties comme disait mon grand père. C'est pour la France oublier Proust et Céline et même quelques autres sans parler du reste du monde...



Ismau 16/04/2014 16:41

Le mystère laïc  va plaire à Xristophe ! Tout « l'attirail surréaliste » défendu par Cocteau lui-même, et en prime 5 dessins de Chirico ! (que nous ne verrons pas ici ... mais
ça ne fait rien ) les dessins de Cocteau suffisent : ils sont superbes . Dire que méconnaissant ses dessins érotiques, je trouvais le peu qui était montré de son oeuvre - toujours les mêmes visages
stylisés, avec des jolis yeux à sa façon - un peu mièvre, répétitif et pauvrement décoratif . Je me trompais évidemment, ne connaissant rien de ses nombreux dessins réalistes, qui sont au contraire
du « trop joli » d'une belle crudité , toujours en contraste avec la grâce de son trait . Dans ces dessins là, son trait a justement l'habileté de ne pas être trop démonstratif, pour en
devenir plus juste et plus sensible . D'où paradoxalement le travail au calque qui est visible plusieurs fois avec des lignes dédoublées ( celle de l'arête du nez du portrait à la casquette par
exemple ) ou au contraire comme bâclé pour devenir plus violent, plus expressif . Emouvant de retrouver Jean Desbordes -dont on ne parle pas assez – et aussi l'admiration pour Genet, à travers ce
dessin pour Les Nègres dédicacé à Max (Barbezat ) ... « Que vous dire de Jean Genet ? C'est le plus grand écrivain du siècle et croyez -moi je m'y connais  » déclarait Cocteau en 43 au
tribunal qui jugeait Genet pour le vol d'une édition précieuse de Verlaine !

lesdiagonalesdutemps 16/04/2014 17:16



Le mot de Cocteau sur Jean Genet, qui n'est pas négligeable pour autant, prouve seulement que Cocteau qui ne lisait pas grand chose (voir son journal) n'y connaissait rien en littérature et fut
souvent comme ici un agaçant présomptueux.


Il était beaucoup plus intéressant, pas toujours comme vous le soulignez, un crayon ou une craie à la main. Beaucoup des dessins qu'il a produit n'était pas destinés à faire oeuvre (voir un de
vos anciens commentaires), souvent des dédicace ou de l'auto érotisme, c'est pour cela qu'ils sont si bons alors que lorsqu'il fait de la décoration sur commande, souvent sa commande, il est
assez convenu. Moins drôle qu'un Rex Whistler par exemple...