Chansons d'une vie... 3

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Comme je tournais le dos, du coté de l'océan pour aérer mes méninges, Claude Léveillé s'est foutu définitivement du monde entier. Pour mon compte j'écoute de plus en plus Frédéric en me foutant toujours plus du monde entier et l'image de la table du dimanche où maman nous servait s'estompe chaque jour davantage...  

 

 

 


 

 

 

Un de mes premiers souvenirs, j'étais encore dans mon petit lit d'enfant, il était en bois, peint en rose, avec des hauts bords pour m'empêcher de me lever inopinément et muni de roulettes pour le déplacer, est ma mère me chantant que sera sera, je crois qu'elle aurait été surprise, si elle avait pu lire l'avenir... Cette même chanson m'a fait verser une larme à la surprise discrète de mon hôte dans un bel appartement de Manhattan dont on pouvait embrasser les lumières de la ville... 

 

 

 

Woody Allen connaissait-il cette chanson écrite et composée par Ricet Barrier, l'inoubliable créateur de La servante du château lorsqu'il a tourné "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe" dont l'une des parties n'est qu'une version cinématographique de cette chanson. Elle a ete interprétée par les Frères Jacques, qui l'ont éjaculée à merveille. Ci-dessous chantée par son auteur qui, il y a quelques semaines à malheureusement lâché définitivement le micro à 78 ans "C'est la vie". Le nom de Ricet Barrier est aussi dans ma mémoire à trous associés pour moi, mais je ne sais plus pourquoi, à une joli émission enfantine de la préhistoire de la télévision dont les héros étaient des animaux de la ferme, de véritables bestioles, la vedette était un petit canard prénommé Saturnin.

 

 


Il y a des chansons qui n'ont pas du faire un rond, qui raconte une vie qui a peut être été celle de celui qui la chante. On l'a entendu une fois, on ne sait plus où et pourtant on s'en souviens et puis par hasard on la retrouve et on est heureux comme si on trouvait un trésor, Henri est comme ça...

 

 

 

On était presque des vedettes
On jouait plus fort que les Chaussettes.

 

Lorsque j'étais adolescent je m'étais fait offrir un gros coffret, "Chansons de poètes" qui contenait quatre 33 tours. Je l'ai toujours. Grace à lui j'ai fait de belles découverte dont "Est-ce ainsi que les hommes vivent? 

 

 

 

La première fois que j'ai entendu la complainte du phoque, une de celles qui m'ont donné l'envie de découvrir le Québec, j'ai été bouleversé, j'aimais déjà les phoques...

 

 

 

Catherine Sauvage était déjà un peu ignorée de son temps. Cette grande diseuse savait pourtant mieux que personne se mettre en bouche les grandes chansons française de l'après guerre. Ci-dessous la chanteuse apparait dans une petite mise en scène comme l'affectionnait la télévision française au début des années 60. L'homme qui y apparait ressemble à Marcel Bozuffi. Est-ce lui?

 

 

 

La voix voilée d'Eva dans un homme blanc dans l'église des noirs me faisait frissonner et symbolisait pour moi Harlem que je ne connaissais qu'au travers les livres de James Baldwin. C'est un ami dispersé par le vent des ans, il s'appelait Jean-Yves Neyrolles, Jean-Yves si tu parcours encore les chemins du monde et si par le plus grand des hasard du tombes sur ces lignes, fais moi signe, qui me l'avait chanté sur sa guitare, une Framus qui sonnait bien ce devait être en 68 du coté de Puteaux... 

 

 

 

 

Je ne sais pas ce qu'est devenu Eva que j'associais, sans savoir pourquoi à Gribouille.

Lorsque j'ai entendu "Chez Temporel, la première fois, chantée par Patachou, je ne savais pas que le texte était signé André Hardellet.

 

Si tu reviens jamais danser chez Temporel 
Un jour ou l'autre 
Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés 
Auprès du nôtre

D'une rencontre au bord de l'eau 
Ne restent que quatre initiales 
Et deux coeurs taillés au couteau 
Dans le bois des tables bancales 

Si tu reviens jamais danser chez Temporel 
Un jour ou l'autre Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés 
Auprès du nôtre 

Sur le vieux comptoir tu pourras 
Si le coeur t'en dit boire un verre 
En l'honneur de nos vingt carats 
Qui depuis se sont fait la paire 

Si tu reviens jamais danser chez Temporel 
Un jour ou l'autre 
Pense aux doigts qui tous ont laissé quelques « je t'aime » Auprès du nôtre 

Dans ce petit bal mal famé 
C'en est assez pour que renaisse 
Ce qu'alors nous avons aimé 
Et pour que tu le reconnaisses

Si tu reviens jamais danser chez Temporel 
Un jour ou l'autre 
Pense aux bonheurs qui sont passés là simplement 
Comme le nôtre

 

Les autres chapitres

 

Des chansons d'une vie

chansons d'une vie...

chansons d'une vie... 2


Commenter cet article