CEMENT GARDEN, (Le jardin de ciment)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Affiche de 'Cement Garden'

 

Affiche de 'Cement Garden'

The Cement Garden

 


 

 

 

Grande Bretagne, 90 mn, 1993

 

Réalisation: d’Andrew Birkin, scénario: Andrew Birkin et Ian McEwan d'après le roman éponyme de Ian McEwan (éditions du Seuil), image: Stephen Blackman, montage: Toby Tremlett, musique: Ed Sheamur

 

 

avec: Charlotte Gainsbourg, Andrew Robertson, Alice Coulthard, Ned Birkin, Hanns Zischler, Sinead Cusak

 

 

 

 

Résumé

 

Dans une maison cubique isolée, de silhouette moderne, qui s’élève dans un paysages désolé, à l’écart d’un quartier d’immeubles démolis, un homme se bat contre les gravats en essayant de cultiver son jardin potager. Mais il y renonce et décide de couler du ciment sur tout ce qui entoure la maison. Il demande pour ce travail l’aide de son fils, Jack (Andrew Robertson), qui refuse et s’enferme dans les toilettes pour se masturber! A l’instant où le garçon jouit, son père s’effondre, victime d’une crise cardiaque, la tête la première dans le ciment frais... Peu après, sa femme (Sinead Cusak) rend, elle aussi, son dernier soupir. Voila quatre orphelins, deux garçons, deux filles qui sont terriblement travaillés par leur sexualité et par un sentiment d’abandon. Les enfants cachent la mort de leur mère aux voisins qui vu la situation de l’incroyable bicoque sont assez éloignés. La fratrie décide de garder près d’eux le cadavre de leur mère. Les enfants déposent le corps dans un grand coffre qu’ils coulent dans le ciment à la cave. Ils organisent leur vie quotidienne en écoutant leurs pulsions, chaque journée est ponctuée par les masturbations de Jack et par ses regards gourmands sur les belles cuisses largement ouvertes de sa soeur. Julie (Charlotte Gainsbourg, la nièce du réalisateur) et Jack, les ainés, se jettent de sensuels défis qui ira jusqu’à l’inceste consommé, pendant que le plus jeune frère s’habille en fille et se maquille... Dans la maison s’entasse de plus en plus les détritus. La tribu de ces abandonnés retourne vers une sorte de vie bestiale. Intervient alors la jalousie car un adulte du voisinage qui arrive en voiture de sport rouge tente de séduire Julie...

 


 

L'avis critique

 

Avec « Cement garden » nous avons à faire à un teen movie qui semble être le négatif des films holywoodiens. Cette macabre histoire d’après un roman de Ian McEwan à une force malaisante peu commune qui viendra hanter longtemps le spectateur sans doute en parti en raison de la fusion d’un fantastique macabre et d’une froide objectivité. Cette alchimie ne pouvait être qu’anglaise, tant par sa subtile perversité nourrie de Lewis Caroll, de William Golding et du Henry James du Tour d’écrou. Elle impose uneatmosphère délétère que le français Régis Wagnier n’est pas parvenu à rendre complétement dans son Seigneur du chateau(d’après le roman de Susan Hill, é(ditions Albin-Michel) dont Ciment gardenest assez voisin, aussi bien que par sa forme théâtrale, lieu clos et unique où rodent les spectres, typiquement britanniques. Une autre référence littéraire s'impose rapidement. On pense beaucoup à sa Majesté des mouchesdans lequel l’ile serait réduit à une maison isolée dans une désolation post-urbaine.

 



La situation d'une fratrie qui tente de survivre seule après la mort de leurs parents ou leur départ a été traité à plusieurs reprises, notamment dans «Our Mother's House" (1967), un chef-d'oeuvre peu connu réalisé par John Clayton.

Ce film fait bien plus que mettre roman de Ian McEwan en images. Une fois n'est pas coutume, l'adaptation est supérieur à l'original. Peut être parce que l'auteur du roman a travaillé à l'adaptation. Cement garden est le premier roman que Ian McEwan a publié. Ce qui était un début très dérangeant qui plaçait la barre très haut. D'ailleurs c'est déjà un classique de la littérature anglo-saxonne. Dans leur adaptationOn peut dire qu' Andrew Birkin et Ian Mc Ewan a adouci son livre en lui enlevant l'humour macabre et caustique qu'il contient. Cinématographiquement par un montage rythmé, Andrew Birkin a réussi à fluidifier un récit qui ne l'était pas. La lourdeur de l'exposé est le défaut majeur des romans de Ian McEwan. Le réalisateur est bien aidé par sa distribution, siSinead Cusack joue habilement la mère, les véritables vedettes du film sont ses jeunes interprètes, en particulier par Charlotte Gainsbourg qui trouvait là son premier grand rôle, et par le très joli Andrew Robertson que l'on a malheureusement plus revu.

 



La remarquable partition musicale d' Ed Sheamur distille tout au long du film l'angoisse.

La présence de l’homosexualité dans le film n’est pas tant dans le travestissement du jeune garçon que dans le regard désirant que le réalisateur porte sur Jack. Andrew Birkin avait déjà exploré les abîmes de la sexualité dans le beau et moins étouffant Burning secret.

Il y a une édition de ce film en France.

Cement garden est un grand film, curieusement méconnu ( même s'il a recueilli un ours d'argent à Berlin), sans doute en partie à cause de la noirceur de son sujet. On sort du film, comme d’une plongée en apnée, à bout de souffle, mal à l’aise et bouleversé.

 

IMDb : http://www.imdb.com/title/tt0106535/ MB

 

 

 

 

 

 

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