Caro

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Ismau 24/03/2014 15:56

Le commentaire de Caro, si pertinent et sincère, me convient parfaitement . Certainement, « ce n'est pas de l'art . Mais ce n'est pas grave » ... le fait de dessiner, comme une pulsion,
entre érotisme et pornographie, d'abord pour soi, ensuite pour les autres ; peut se pratiquer hors de toute prétention artistique . Et l'image peut être appréciée comme dessin érotique ou
pornographique, sans être artistique, sans même être forcément habile, elle n'en devient que plus émouvante parfois . Je regrette qu'on confonde trop souvent n'importe quel dessin avec une
oeuvre  d'art, ou qu'on lui demande d'être une « oeuvre » ( c'est le terme qui était immédiatement employé ici ) ; que le dessinateur soit tout de suite un « artiste »
.
Par contre, qu'on l'aime ou non, l'abstraction géométrique  ou art concret (« Peinture concrète et non abstraite, parce que rien n'est plus concret, plus réel qu’une ligne, qu'une
couleur, qu’une surface » Théo van Doesburg en 1930 ) est certainement de l'art . Pour une raison historique et intellectuelle, qui n'a rien à voir avec une subjectivité d'ailleurs réfutée par
ses artistes . A ce moment là, des années 10 à 50, c'était une nouvelle voie à explorer, une idée d'harmonie épurée de tout sujet ( sans référence aux mathémathiques, elle est inutile ) ; ne
subsiste que la couleur et la composition géométrique, et c'est encore beaucoup . D'ailleurs l'austérité n'est qu'apparente : la belle métaphore ( merci Xristophe ! ) de « la chair nue de
l'émotion » semble ne plus fonctionner avec l'abstraction, mais il suffit de prendre toute la citation de Debussy : « Combien il faut d'abord trouver, puis supprimer, pour arriver jusqu'à
la chair nue de l'émotion ! » . Le sens est alors différent, plus abstrait justement, et s'applique à toute pratique véritablement artistique .

lesdiagonalesdutemps 24/03/2014 17:08



Je n'ai rien à ajouter à ce magnifique commentaire, sinon merci.



xristophe 23/03/2014 21:03

Je donne ici mon empan personnel - sur l'art, sur la beauté ; il est classique. On peut cadrer plus large, ou autrement. Ceux qui peuvent y entrer - ont "la bosse" - disent qqf, c'est bien connu,
qu'il y a "une beauté des maths". C'est très probable. Si vous aimez tant l'abstraction, l'abstraction pure, faites des maths ! Il se pourrait que "l'abstraction géométrique", dans le domaine de
l'art, soit abstraitement très pauvre, très dérisoire... à côté des belles équations... De même que les pauvres lettristes ratant la signification et la musique - l'abstraction prétendue des
artistes (de "l'abstraction géométrique") fait peut-être sourire les mathématiciens. (On a vu ça, en musique, avec Xenakis)

lesdiagonalesdutemps 23/03/2014 23:58



J'ai fait jadis des math puisque j'ai une formatin d'ingénieur ceci explique peut être mon gout pour l'abstraction géométrique que ce blog ne reflète pas, mais il est loin d'être l'exact miroir
de mes intérèts.



Caro 23/03/2014 20:57

Je suis surpris et trés reconnaissant pour vos commentaires aussi profonds et sérieuses. Franchement, je ne savais pas moi-même ce que c'est, ces dessins. J'ai les trouvé dans un tiroir, ils sont
les seuls de ce genre que j'ai jamais fait.
Au temps de leur création, j'avais une vingtaine d' années, et je crois que, en fait, je voulais faire qulequechose aussi "nu" que possible. Cela semble avoir réussi. On peut ça comprendre comme
provocation, comme essai de concevoir les propres désirs, ou, simplement, comme pornographie, fait par et pour quelqu'un qui etait trop lâche ou trop sophistiqué pour accepter la pornographie
"normale". Je ne sais pas.
Probablement, c' est pas de l'art. Ça n'est pas grave, parce que c'etait jamais destiné comme art…

(J'espère mes phrases sont tout compréhensible. En Français, je marche sur la corde raide.)

lesdiagonalesdutemps 23/03/2014 23:44



merci pour votre témoignage



xristophe 23/03/2014 14:47

Oh eh bien c'est pareil : exactement pareil. Trop d'un côté, pas assez de l'autre. Trop d'art tue l'art tout aussi bien. L'art me paraît destiné à corriger le réel, à l'arranger à notre guise.
Souvenez-vous Truffaut dans "Nuit Américaine" expliquant que le cinéma (il est dans le rôle du "metteur en scène") ça n'est pas le réel, et que c'est mieux que le réel, à son godelureau
d'Antoine... (Mais bien sûr cela part... tout part et parle du réel.) En poésie j'ai besoin ainsi du "sens" ET du "son" - c'est Valéry qui a cette définition que j'aime : "la poésie, cette
hésitation prolongée entre le son et le sens". Et les Lettristes ainsi se privent des deux côtés : votre charabias creux est ridicule, et si vous voulez faire de la musique, alors là, vous manquez
de moyens ! votre cul reste entre deux chaises, M. Henry Chopin écoutez plutôt Frédéric, p-ê verrez-vous la différence... Je ne prends pas d'exemple ici dans la peinture - j'y suis trop sommaire
connaisseur - et puis bien sûr je donne là "mes principes" : sur le terrain, en situation, l'appréciation sur le dosage signifié/signifiant variera - selon la culture - et la fameuse équation
personnelle, idiosyncrasie de chacun. (Si je découvre un jour un poil seulement d'allusion au réel, au "monde" - comme disent les phénoménologues - dans une œuvre d'abstraction géométrique, mon
regard pourra "basculer". En attendant elle est pour moi défectueuse, ou défective - fondamentalement...

lesdiagonalesdutemps 23/03/2014 17:50



C'est peut être justement parce qu'il n'y a pas d'allusion à ce que vous appelé le monde réel que c'est de l'art, un autre monde, une échappée de celui-ci autre que la mort. Une manière de se
libérer des chaines de la contingence.



xristophe 22/03/2014 21:21

Non non : dans ce mauvais texte très relâché, je voulais évoquer le manque d'"épaisseur signifiante" - c'est-à-dire le manque d'art. Nu ou pas nu, ici, il n'y a pas bcp (pas assez) d'art : parce
que le peintre compte sur "la chair nue" (attention, métaphore !) de l'émotion (ici, érotique) pour créer l'émotion artistique (artistique-érotique). Exciter, que ce soit en montrant ou en cachant,
si c'est sans art, ça ne peut pas passer pour de l'art ! Ou alors, ça marche quand même érotiquement, mais c'est autre chose. Pour moi, en tout cas, ça ne marche pas : trop de "matière première
érotique", si j'ose dire, décalquée fadement ; ça peut être "excitant", mais qu'on n'espère pas me faire passer ça pour de l'art - même érotique.

lesdiagonalesdutemps 22/03/2014 23:08



Je ne suis pas complètement en désaccord avec vous mais alors n'y a t-il pas contradiction lorsque vous fustigez l'abstraction géométrique où il ne reste plus aucun prétexte sensuel? Où c'est
l'art qui est mis à nu jusqu'à l'os.



xristophe 22/03/2014 14:55

"La chair nue de l'émotion" disait Debussy : son idéal du musical. Mais ça n'est qu'une parole, qu'on a tort de citer, et moi aussi j'en ai oublié le contexte. Mais il reste au moins ce
contexte-là, qu'on n'oublie pas et qui est la musique, qu'il parle de musique, et que l'émotion nue etc, n'importe quel mauvais musicien la demande, la recherche, se vante de l'adorer (la do ré);
toute la différence avec Debussy est là. Lui fait du Debussy et pas les autres, et donc quand on a dit l'émotion, la chair nue et etc, on n'a en fait rien dit du tout de la musique, puisque
personne ne peut la faire, alors que tout le monde peut dire cela. Ici aussi, avec Caro (masculin? féminin?), dans ce genre il y a bien pire - on voit à coup sûr la chair nue - ça, on la voit ;
mais on ne voit (presque) que ça. (Il y a un plus de "signifiant", qui vient faire "consister" l'œuvre comme œuvre, dans le "cheval"). On soupçonnerait derrière ces "beaux dessins", sous le
"calque" (réel ou pas), encore une fois quelque photo. Mais avec ou sans photo c'est pareil, bien sûr. A trop miser sur la chair nue etc, c'est comme, paradoxalement, étreindre un rêve : il
s'évanouit, il éclate comme une bulle, l'intérêt de la chair disparaissant avec le reste.

lesdiagonalesdutemps 22/03/2014 18:13



Vous soulevez le problème du trop montrer. L'entière nudité ennemi de l'érotisme vieille antienne en ce qui me concerne je n'y souscris pas mais reconnais que la représentation de la nudité,
surtout lorsqu'on la montre hors un contexte narratif, historique, mythique... demande beaucoup de talent et sans doute un peu d'inconscience de la part de l'artiste.



XAVIER 22/03/2014 10:47

Bonjour,

Caro est-il français et de quand dates ses oeuvres ?

lesdiagonalesdutemps 22/03/2014 18:08



Je ne crois pas qu'il soit français ses oeuvres datent de la fin du XX ème siècle.