Beauté animale au Grand Palais

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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J'ai toujours un peu de répugnance à grogner au sortir d'une exposition, d'une part parce que je n'oublie jamais la chance qu'il y a d'habiter la région parisienne pour l'amateur d'art et d'autre part lorsque l'on a eu la gentillesse de m'inviter au vernissage de la dite exposition. Mais dans le cas de « Beauté animale » il me sera difficile de cacher ma déception. Il faut dire que mon attente était grande tant le sujet me passionne, même si je suis toujours inquiet devant un intitulé d'exposition qui met en avant un sujet. Lorsque l'on entre dans la première salle on peut croire que c'est la chronologie qui va présider à l'accrochage mais dès la suivante on s'aperçoit que c'est par thématique que sont accrochées les oeuvres, les animaux familier, les bestioles exotiques, les espèces mal aimée... Dès lors on enfile les salles avec une sorte de lassitude d'abord parce que tout cela fait un peu fauché alors que j'aurais rêvé d'une arche de Bugatti nous avons droit qu'à un plâtre idem pour Pompon dont je ne vois pas l'intérêt d'avoir séparé les pièces.

 

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Sans doute pour ne pas se disperser, le choix des tableaux, même s'il y a de la sculpture, c'est la peinture qui domine, a été circonscrit au « portrait d'animal », l'homme a été banni des cimaises, ce qui limite bien sûr drastiquement le choix mais alors on comprend encore moins l'absence des magnifiques peintures de chevaux de l'école anglaise du XIX ème. En fait on le comprend en regardant la provenance des oeuvres, ce que je n'oublie jamais de faire, elles viennent presque toutes des musées nationaux ce qui est évidemment infiniment moins couteux en transport, en démarches et surtout en assurance que de faire son « marché » dans les grands musées internationaux ou chez les collectionneurs privés. Ainsi on manque par exemple le chien de Bacon, les araignées géantes de Louise Bourgeois, représentée par un dessin bien moche... et bien d'autres merveilles. Encore plus curieuse est l'absence de peintures orientalistes pourtant les réserves de nos musées en regorgent; ils en brossé du chameau les bougres... Et puis pourquoi faire commencer l'exposition à la renaissance, l'explication qui accueille le visiteur est bien peu convaincante sur ce sujet. C'est se priver des ressources de l'art préhistorique et de l'art antique qui sont immense quand à la représentation des animaux. J'ajouterais que n'est traité la beauté animale vue d'occident aucune trace d'art africain ou asiatique alors que c'est un domaines qu'ils ont exploré majoritairement.

 

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Lorsque l'on monte une manifestation avec un titre aussi ambitieux, il faut avoir les moyens de ses ambitions, visiblement les organisateurs de « Beauté animale » ne les avaient pas.

 

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Il reste le plaisir de voir quelques chef d'oeuvre comme les trois tableaux de Géricault qui viennent du Louvre et l'ours blanc de Gilles Aillaud qui n'est là qu'avec cette toile alors qu'il est le plus grand peintre animalier du XX ème siècle, je ne m'avance pas beaucoup en écrivant cela. Il y a aussi quelques belles curiosités comme ces Barye de grande taille alors que l'on est habitué à voir de ce sculpteur que ses petits formats.

 

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Le célèbre ours blanc de Pompom avec en fond celui de Gilles Aillaud


Si cette exposition risque de décevoir les adultes, elle me paraît parfaite pour initier les petits, 6-8 ans, à l'art.

 

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tête de mouton de Moore

 

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une vache de Calder

 

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Le caniche de Koons

 

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un joli chat de Bachelier

 

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La chauve souris de César 

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xristophe 04/02/2014 14:57

En tout cas votre photo d'en-tête est superbe...

lesdiagonalesdutemps 04/02/2014 17:18



Vous êtes bien indulgent.


L'exposition était très en dessous de ce qu'elle aurait pu être même si comme à chaque fois je ne regrette pas la visite car dans chaque exposition on peut voir des tableaux que l'on avait jamais
vus et que l'on ne reverra jamais.


C'est très bien d'aller voir danciens billet et de les commenter. Iln'y a pas que la page du jour dans un blog.



JA 01/04/2012 21:40

Bel article
j'ai vu l'expo, certes comme vous le dites incomplète mais c'est bien indiqué dans le document que toutes les époques ne sont pas représentées
A bientôt
voir mon petit article sur mon blog
JA

lesdiagonalesdutemps 01/04/2012 22:16



Que toutes les époques ne soit pas représenté certes mais que l'on soit aussi frileux dans le choix est inadmissible en regard du titre. Les anglo saxons ont de remarquable spécialiste dans la
peinture animalière comme Batman par exemple et l'absence de Peter Beard est pour le moins curieuse. Outre Gilles Aillaud représenté que par une toile, Remy Bourquin est un peintre qui
aujourd'hui renouvelle en france la peinture animalière...