BASKETBALL DIARIES

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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USA, 100 mn, 1995

 

Réalisation: Scott Kalvert, scénario: Jim Caroll & Bryan Goluloff, image: David Phillips, montage: Dana Congdon, musique: Graeme Revell

 

avec: Leonardo Di Caprio, Mark Wahlberg, Lorraine Brasco, Juliette Lewis, Jim Caroll

 

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Résumé


Jim (Léonardo Di Caprio) et sa bande de copains (dont l’un d’eux est joué par Mark Wahlberg, la future vedette que l’on connaît ) suivent une scolarité rigide dans une école catho et traînent leur mal de vivre dans les rues de New York. Le basket, qu’ils pratiquent à un haut niveau, est leur seule passion. De dérapages en désillusions, ils vont préférer la seringue au ballon. Jim écrit son journal intime, celui d’une descente aux enfers...

 

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L’avis critique

 

Le film, le premier du metteur en scène, est l’adaptation d’un livre autobiographique célèbre aux USA de Jim Carroll, l’un des chefs de file de l’avant-garde new-yorkaise des années 70, proche d’Andy Warh de Lou Reed et du Velvet Underground. Ce garçon précoce publie son premier recueil de poèmes à 22 ans, Living at the movies, pour lequel il est pressenti pour le prix Pulitzer. Il publie The Basketball diaries en 1978, à l’age de 28 ans, dans lequel il racontait au jour le jour son expérience d’ado paumé, drogué, clochardisé, prostitué... Cette prostitution homosexuelle est discrètement présente dans le film dans une scène où l’on perçoit un relent d’homophobie. Ce livre, publié en France par les éditions 10/18 (n°2644), sera le livre-culte d’une partie de la jeunesse américaine; il sidérera Jack Kerouac et marquera cette jeunesse comme l’avait fait avant lui le fameux Attrape-coeur de Salinger. On peut le comparer à ce que fut en France au début des années 80 Flash (Le Livre de Poche). Pourtant le film connaîtra un échec commercial aux USA... Caroll a également commis plusieurs disques, dont Catholic Boy en 91, et on entend certaines de ses chanso√ns dans la bande originale d’E.T. A noter que Caroll a suivi le tournage du film et a même joué le rôle d’un vieux junkie dans une scène avec Di Caprio. Ce dernier, comme pour le rôle de Rimbaud, fait preuve d’un grand talent d’interprète à la tête d’une distribution homogène et talentueuse. Il donne une dimension époustouflante à ce personnage d’adolescent désespéré qui ne rêve que de devenir pur. Il faut être courageux pour accepter un tel rôle à l’aube d’une carrière; il est vrai que Basketball diaries fut tourné avant son succès titanesque... Le film n’a dû sa sortie en France,  trois ans après son tournage, qu’en raison du succès de Titanic, et c’est une chance, car il aurait été dommage de se priver de ce film bien écrit et bien joué, mais assez mollement filmé, sauf dans les scènes où intervient la musique dans lesquelles Kalvert se souvient qu’il est un bon réalisateur de clips.

Dans la lignée d’”Outsiders” de Coppola, “Basketball diaries” e

Publié dans cinéma gay

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