Aux sources de la peinture aborigène au musée du quai Branly

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Il y a deux façons de voir cette exposition hautement pédagogique, tout d'abord celle que je conseille, à condition d'être sensible à l'art abstrait, est de se laisser fasciner par les formes et les camaieux de couleurs, souvent dans les ocres, de ces compositions. J'espère ainsi que votre visite aura le même résultat bienfaisant qu'elle a eu sur mon esprit, je suis sorti de là parfaitement apaisé et pendant les trois heures de ma visite j'ai été comme absorbé par les chaudes couleurs des peintures. La deuxième façon d'appréhender l'exposition est d'essayer de décrypter la signification de chaque oeuvre au moyen du glossaire qui est curieusement situé vers la fin de l'exposition, sans doute pour obliger le visiteur à revenir. Cette deuxième lecture vous fera toucher la complexité du mon aborigènes et découvrir que chaque peinture est à la fois une carte de géographie et un récit. Avant de me rendre une fois de plus au musée Branly, à chaque fois j'ai une pensée pour le président Chirac dont c'est la plus belle oeuvre, l'actuel président s'honorerait de donner le nom de son prédécesseur, du vivant de celui-ci à ce bel établissement, je ne connaissais des peintures des aborigènes que les grands tableaux admirés de ci de là au grès des galeries et autres foires d'art mais je ne savais rien de l'histoire de cette peinture qui est bien singulière. Si les codes et la pratique de cet art sont immémoriaux, la forme que nous lui connaissons, celle d'une peinture sur un support pérenne est, elle très récente. Elle commence réellement que depuis la création de l'école de Papunya, située en plein centre de l'Australie, en 1971 sous l'initiative de Geoffrey Bardon. Même si avant l'arrivée de Brandon, les aborigènes peignaient déjà et vendaient aux blancs. Ces premiers artistes (au sens où nous l'entendons en occident) tentaient alors d'opérer une synthèse entre une organisation de l'espace à l'occidentale et leur répertoire graphique. La grande idée de Brandon a été de les faire revenir aux sources de leurs traditions picturales. Les premiers tableaux que le visiteur découvre (l'accrochage est plus ou moins chronologique et mes photos suivent celui-ci) sont de taille modeste et réalisés sur des matériaux de récupération. Les peintres ont du s'adapter à un espace limité pour leurs créations. Ils ne connaissaient cette notion d'espace fini lorsqu'ils traçaient, comme ils l'avaient toujours fait, leurs dessins au sol.

Jusqu'au 20 janvier 

 

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Paris, décembre 2012

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