Antonio Bernad Gonzálvez où l'art en exil

Publié le par lesdiagonalesdutemps


 

 


Le valencien Antonio Bernad Gonzálvez (Elx, 1917 - Valence 2011) vient de disparaitre à l'âge vénérable de 94, peintre, dessinateur, caricaturiste. Il est un membre éminent du surréalisme espagnol. Malgré sa longue vie il est aujourd'hui largement inconnu du grand public, des critiques et du monde de l'art en général, sans doute en raison, durant de longues années de son statut d'artiste en exil et aussi de son caractère introverti, tout le contraire de son presque contemporain Dali, certaines des oeuvres de Gonzalvez ont une parenté avec celle du moustachu fantasque. Et puis durant toute sa vie Gonzalvez a prété peu d'attention aux médias. 

Gonzalvez a été un artiste en exil, comme tant d'autres qui ont été contraints de quitter l'Espagne après la guerre civile. Pour cela il est  passé par l'épreuve des les camps de concentration français de Gurs et de Saint-Cyprien, avant qu'ils  puissent fuir pour au final s'installer dans la République dominicaine, où il publia ses caricatures  dans le quotidien " La Nation ». Il a entretenu des relations avec des artistes tels que Breton, Eugenio Granell et Vela Zanetti, avec qui il se lie d'une d'amitié qui perdurera toute sa vie. 



Plus tard, il s'installe à Porto Rico, mais des problèmes bureaucratiques font que finalement il va au Mexique, où il travaille comme dessinateur pour le journal  «El Torito». Il a fréquenté les salons et les cafés comme le Papagayo où se retrouvait les espagnols exilés. Il y rencontre l'affichiste Josep Renau, le peintre Enrique Climent, le dessinateur Vilalta Guasp...
 


En 1953, il revient en Espagne d'abord  à Albacete puis à Valence, où il a travaillé comme agent commercial pour s'adonner la peinture et le dessin dans ses temps libres. 

 

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