A propos de La culotte de cuir ou lederhosen

Publié le par lesdiagonalesdutemps

En regardant s'il y avait du nouveau sur la toile à propos Michel Gourlier (sur lequel je cherche toujours des précisions biographiques ainsi que des reproductions de ses oeuvres) je suis tombé sur un site original voué à la collection Nelson!, j'en extrait ce billet d'autres informations sur cette parure et les livres de ce regretté éditeur à l'adresse suivante: http://p.deluc.perso.sfr.fr et sur la lederhosen ce joli billet  L’Eté de mes treize ans… ou encore «Lederhosen Piraten» : le blog en culotte de cuir dont je ne peux me priver d'extraire cette image...

 

Foncine_Joubert_Scouts

      Il n’y a pas un scout français en ce bas monde qui à un moment de sa vie n’ai lu et se soit pris de passion pour un héros du Signe de Piste. Ma première rencontre avec les romans scouts remonte à l’âge de onze ans, j’étais alors pensionnaire au petit séminaire de Walbourg. Alité à l’infirmerie pour soigner une mauvaise angine, c’est un camarade bien intentionné qui, revenant de la bibliothèque m’a transmis le virus sous la forme d’un petit livre : Matricule 512 de Jean Valbert. Encore aujourd’hui, ce virus se réveille parfois avec bonheur…

Les héros du Signe de Piste ont forgé l’imaginaire de générations d’adolescents depuis la fin de la guerre, et à de nombreuses reprises, on y rencontre des garçons portant des culottes de cuir, dessinés par Pierre Joubert et Michel Gourlier, les illustrateurs de cette collection de romans scouts.

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bataillesneathli 
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Quelques romans Signe de Piste et Rubans Noirs illustrés par Pierre Joubert et Michel Gourlier

C’est sans doute de cette époque d’immédiate après-guerre que l’on peu dater l’engouement des jeunes pour laLederhose en France, la lecture des romans scouts leur ayant fait découvrir ce vêtement si singulier, qui évoque vie sauvage et liberté.

Voici comment Jean-Louis Foncine décrit sa pemière recontre fin des années 30 avec Wolfgang, un gamin en culotte de cuir dans sa biographie «Un si long orage - chronique d'une jeunesse» publiée en 1995.

HJ_Lerdehose01«(…) Soudain, je vis qu’un gamin blond était resté seul non loin de moi. Il achevait de se rhabiller. Enlevant sans pudeur son affreuse culotte de toile, il enfilait directement la culotte de cuir qui était de règle, tant à son école qu’à la H.J. Il reparut vêtu de sa chemise brune. Il me regardait d’un air espiègle. J’eus un moment l’impression qu’il me confondait avec un allemand, puisqu’il m'avait vu en compagnie d’Herbert et que je portais aussi la culotte noire.» (…)

«(…) Son air gavroche était merveilleusement rafraîchissant. Il me donna une grande tape sur l’épaule, et pieds nus, fila, les fesses moulées dans sa petite culotte de cuir. Il avait plus de treize ans, et c'était encore la culotte de ses dix ans, à n’en pas douter. Vu de loin, et sauf la culotte de cuir bien sûr, il ressemblait à l’un de mes scouts, le plus blond, le plus drôle de la patrouille des Hirondelles de mon «Relais de la Chance au Roy» (…)

Rencontré par Foncine avant la guerre, Wolfang sera tué à l’âge de quinze ans. De retour en Allemagne en mai 1945, Foncine emportait dans ses bagages la culotte de cuir de Wolfgang. Il lui dédiera son livre «Le Glaive de Cologne» et en fera l’un des héros principal.

 

Pour retrouver Michel Goulier sur le blog

Quelques souvenirs sur Michel Gourlier Précisions sur Michel Gourlier et Pierre JoubertMichel GourlierMichel Gourlier

 

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xristophe 18/11/2013 17:58

Moins tragique et un peu plus tard (années 50, la fin...) j'ai eu moi aussi (!) un petit copain, en cours moyen ou même élémentaire qui portait une culotte, pour moi étrange, "de cuir" - comme les
garçons de Joubert et Gourlier (ce dernier moins "porté" sur ce genre de modèle dans ses dessins, je crois). La raideur relative du cuir était compensée "sensuellement" par l'autonomie de ce
vêtement à demeurer "ouvert" autour des cuisses de façon bien intéressante (et troublante à mes 9-10 ans).

Jean-Yves 26/06/2015 14:04

Comme j'en ai témoigné dans le blog lederhosen piraten, j'ai porté de telles culottes de cuir tyroliennes, pendant toute mon enfance, et même plus tard. J' en ai eu trois à cette époque, et les deux premières je les ai mises très régulièrement à l'école primaire. Je n’étais pas le seul ; la dernière année de l’école primaire, on était deux dans la classe à en avoir. Ces culottes, pour être confortables et durables, étaient dessinées courtes et larges, avec de grands revers qui maintenaient effectivement les jambes ouvertes autour des cuisses si on y prenait garde. J’ai dû, sans m’en rendre compte à l’époque, faire parti des créateurs d’émoi sensuel évoqués dans ce blog. En effet, en plus, en dehors de l’école, notre mère ne nous faisait pas toujours mettre de slip, et jamais en été. Les camarades de jeu s’en sont forcément rendu compte, avec peut être des sentiments mitigés et équivoques, mais ne disaient rien. C'est vrai que pour qui n'en avait pas porté, le cuir pouvait sembler raide, primitif et austère, mais en fait, à l'usage, ce n'était pas du tout le cas. C'était, et c'est toujours très agréable à porter directement à même la peau. Sur ces sujets, j’ai le souvenir précis, en fin de CE2, d’avoir également vu furtivement pour la première fois, et plusieurs fois régulièrement par la suite, ce qu’il ne fallait pas voir chez mon copain et voisin qui portait un short court en grosse toile. Ce short avait des jambes au moins aussi ouvertes que le mien. Il s’était « converti », m’avait il dit un jour, après m’avoir vu régulièrement ainsi, initialement pour voir comment cela faisait d’être sans rien dessous. Cela lui avait plu et il en avait pris l’habitude, sans que sa mère qui avait fini par s’en rendre compte ne le gronde, lui demandant seulement, comme la mienne l’avait fait régulièrement, de serrer les cuisses. Pour les adultes qui se connaissaient, cette pratique vestimentaire estivale devait de toutes façons être un secret de polichinelle qui à l’époque ne les choquait pas...

lesdiagonalesdutemps 18/11/2013 18:05



C'est surtout Jean-Louis Foncine qui était très amateur de culotte de cuir. Je dois avouer que je n'en ai jamais vu en vrai.



Sixte 18/11/2013 01:45

Ce genre de passage

"Rencontré par Foncine avant la guerre, Wolfang sera tué à l’âge de quinze ans. De retour en Allemagne en mai 1945, Foncine emportait dans ses bagages la culotte de cuir de Wolfgang."

c'est du grand art du raccourci !

lesdiagonalesdutemps 18/11/2013 07:11



merci de ce compliment