A propos de Bernard Buffet, le samouraï

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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24bc931b4dSi le titre de la biographie de Bernard Buffet par Jean-Claude Lamy est beau, il est assez peu conforme à la réalité du personnage du peintre. J’aurais préféré une biographie un peu moins hagiographique et d’un style plus tenu. Le lyrisme du début frise le ridicule et les premiers chapitres sont riches en digressions certes intéressantes mais qui bousculent par trop la chronologie. Mais ce ne sont là que des vétilles devant le plaisir de lecture que procure cette biographie qui espérons le remettra au premier plan un artiste qui aura beaucoup fait pour ruiner sa réputation.
L’une des qualités du livre, à la documentation sans faille, est de faire revivre une époque, l’immédiate après guerre où Paris était encore la capitale de l’art mondial, pour bien peu de temps encore mais aucun des acteurs qui s’agitaient sur la scène de l’art parisien le pressentait.

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Dans cette après guerre où la bataille entre abstraction et figuration faisait rage, l’art était un enjeu politique majeur. Il faut imaginer le rustre Maurice Thorez, secrétaire générale du Parti Communiste, alors premier parti de France, arpentant les allées du salon d’Automne, suivi de l’oppotuniste Aragon qui n’avait pas encore troqué son costume d’ apparatchik contre celui de la vieille folle noctambule, pour soutenir Fougeron champion français du réalisme socialiste.
La notoriété dans la Quatrième République des artistes est inconcevable aujourd’hui, comme l’est la fulgurante ascension de Bernard Buffet qui connaît ses premiers succès à 18 ans! Il faut dire que ses tableaux d’ ascète sont en phase et aux couleurs de l’époque. Il est bon de se les remettre dans l’oeil pour se souvenir de leur force...

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Lamy me confirme le rôle de découvreur du peintre par Henri Héraut (1894-1982), (Comme le livre que je traite est largement disgressif, je m’autoriserai   ce plaisir coupable, dont je suis un fervent pratiquant, assez souvent dans ce texte...). Ce que m’avait confié, dans les années 70 ce curieux personnage qu’était ce peintre et critique. Je n’oublierais jamais ma visite dans son “atelier” en fait un petit appartement dans un immeuble récent qui dominait la gare Montparnasse. Héraut m’expliqua qu’il n’avait pas l’électricité puisque la gare éclairait son logis ! Ainsi muni d’une lampe électrique et juché sur un escabeau je pus admirer des dessins de Delacroix et des Buffet des années quarante... Voici comment Lamy raconte la découverte du jeune peintre par Heraut: << Maison rue des Batignolles; à chaque étage, au palier, une vaste glace reflète son image. “Le feutre vert sur l’oreille, je m’imagine beau. Au deuxième, je pousse la porte, j’entre chez Bernard Buffet. D’immenses toiles d’hommes nus, tristes, pourris de solitude... je me vois vrai”.>>.

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Les anges d'Héraut...
Henri Héraut avait fondé en 1935 un Groupe de peintres figuratifs français qui s’intitule Les peintres des Forces Nouvelles parmi eux: Henri Héraut, Robert Humblot,Henry Jannot , Jean Lasne, Alfred Pellan, Georges Rohner , Tal Coat... Dans leur manifeste on peut lire: << ... qui ont compris que le temps des escamotages de dessin ou surcharge de pâte était révolu" et qui prônent le "retour au métier consciencieux de la tradition dans un contact fervent avec la Nature >>. Ils sont Convaincus que cette attitude, dans le contexte de l'avant-guerre, représentait la plus osée des audaces, que la modernité n'est pas formelle, les peintres de Forces Nouvelles se prononcent contre l'impressionnisme, "ennemi public numéro 1", le surréalisme ou le cubisme. A l'école de Georges de la Tour, des frères Le Nain ou des artistes classicisant des années vingt, cette peinture se veut un retour au dessin et au modelé, au métier. Le groupe se disperse en 1939, mais certaines manifestations en prolongent l'esprit pendant les années d'occupation.

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tableau de Jannot

On comprend son adhésion immédiate à l’oeuvre de Buffet. Lorsque j’ai rencontré Héraut, il était d’une saleté repoussante, qui contrastait avec le soin qu’il prenait de sa petite moustache blanche, parfaitement taillée. Il portait un immuable costume trois pièces bleu; le devant du gilet était ciré de crasse et l’arrière de sa veste était en lambeaux comme si elle avait été déchirés par un fauve. Il se vantait d’avoir autant d’ attirance pour les garçons que les filles tout en étant toujours resté vierge. Il ne peignait plus que des anges. Il avait toujours le même petit feutre vert sur l’oreille que trente ans au par avant lors de sa première visite chez Buffet.

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La rencontre en 1948 de Buffet avec Pierre Descargues, l’un des critiques les plus respectés et les plus influents de l’époque, est déterminante pour l’avenir du jeune peintre. Voici ce que Descargue écrivit sur Bernard Buffet dans le livre qu’il lui a consacré: << Il témoigne puissamment du désarroi de notre époque. L'inaction de ses personnages, leur vie absurde, Bernard BUFFET  les exprime comme un mal dont on est soi-même victime, avec violence en se donnant soi-même tout entier à cette œuvre de vengeance, c'est à dire en y mêlant intimement l'amour et la haine. >>.

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Pour un vieux et fidèle auditeur, comme moi de France-Culture, on ne peut lire un texte de Descargue sans entendre sa voix qui à su passionnée tant de gens pour l’art moderne, et cela sans exclusive durant tant d’années. C’est une curieuse expérience pour un vieil habitué de ses confidences radiophoniques de le découvrir dans ces pages tout jeune et déjà passionné. Pierre Decargue, dans ses récents livres de souvenir, il me semble (je ne les ai pas par de vers moi), est bien oublieux de son ancienne admiration pour Buffet...

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Un des grand mérite du volume est de rappeler l’incroyable précocité de Bernard Buffet qui entre à I'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en décembre 1943, dans l'atelier du peintre Eugène Narbonne, où il est déjà considéré comme très doué. Il s'y lie notamment d'amitié avec les peintres Maurice Boitel et Louis Vuillermoz.

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un tableau de Maurice Boitel.

“Bernard Buffet le samouraï” me procurera tout au long de ses pages de constants bonheurs de découvrir jeunes des gens que j’ai croisés, et parfois admirés, chenus, principalement sous la voûte du Grand Palais lors des Salons d’Automne des années 80. La vénérable institution brillait alors de ses derniers feux sous la férule de Mac Avoy... Il en est ainsi de Jean-Pierre Capron, Boitel et de bien d’autres...
Est-ce un soupçon de vanité mais il est toujours curieux et parfois émouvant, de découvrir dans les pages d’un livre des gens que l’on a côtoyés, connus ou même seulement croisés. Ainsi il m’est étrange de découvrir que Jean-Pierre Capron a été l’un des amis les plus proches et les plus fidèles de Bernard Buffet, je le croisais dans les allées du Grand Palais lors de chaque Salon d’Automne, toujours d’une urbanité parfaite, toujours accompagné de son compagnon d’un si petit format qu’ avec Jean-Claude Farjas nous l’avions surnommé le jockey.  Ce garçon paraissait être le petit fils de son ami... C’est lui qui apportait rituellement la contribution de Capron au Salon, bien peu était impatient de découvrir la toile de l’artiste qui pourtant vivait très bien de sa production ce qui resta mystère pour moi... Les peintres contemporains qui semblaient avoir l’aval de Bernard Buffet me semblaient bien médiocres. Mais peut-être comme pour Boitel il voulait surtout rester fidèle à ceux qui ne l’avaient pas méprisé à ses tout débuts?

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tableau de Jean-Pierre Capron

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Portrait de Capron par Buffet.

Le hasard du calendrier a voulu que pendant que je lisais cette biographie, je reçoive un e-mail m’invitant à la pose d’une plaque commémorative, peinte par Jean-Pierre Alaux pour le souvenir de Maurice Boitel...
La première exposition de Bernard Buffet, se déroule dans la librairie-galerie de Guy Weelen et Michel Brient. Le soir du vernissage : personne. C’est un jour de grève, et en plus, il neige. Mais, insensiblement, comme l’a dit Bernard Buffet lui-même : « c’est parti tout seul », et toutes les œuvres ont été vendues. Raymond Cogniat achète pour le Musée National d'Art Moderne de Paris une peinture : " Nature morte au poulet ". Comme toutes les toiles du peintre achetées par les pouvoirs publics, elle est remisée aujourd’hui dans les réserves du musée! Pierre Descargue  est le premier à noter ce qui distingue d’emblée le nouveau venu : « Il témoigne puissamment du désarroi de notre époque. L’inaction de ses personnages, leur vie absurde, Bernard Buffet  les exprime comme un mal dont on est soi-même victime, avec violence, en se donnant soi-même, tout entier, à cette œuvre de vengeance, c’est-à-dire en mêlant intimement l’amour et la haine. ». Presque en même temps meurt à 38 ansFrancis Gruber  dont on a vu un moment, à mon sens à tort, le grand inspirateur de Buffet. Aujourd’hui le rapprochement de Gruber avec Julian Freud me parait pus pertinent...

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tableau de Gruber
 
Jean Claude Lamy n’élude les penchants homosexuels du peintre. Bien au contraire il met au centre de son livre l’amour entre Bernard Buffet et  Pierre Berger: << Un soir d’avril 1950, Buffet se trouve à la galerie Visconti Richard Anacréon passe une tête, accompagné de son jeune assistant (Pierre Bergé). Maurice Garnier remarquent immédiatement  leur attirance réciproque.>>. Pierre Bergé dans “Les jours s’en vont je demeure” Gallimard Folio n° 4087) narre ainsi leur rencontre: << Il avait vingt ans, j’en avais dix huit et, comme tous les coups de foudre, le nôtre frappa à la vitesse de l’éclair... Nous nous retrouvâmes le dimanche suivant... Le soir nous avons cherché un hôtel et finîmes dans un endroit douteux, rue des canettes, où une femme digne et silencieuse nous conduisit à une chambre non sans nous avoir donné une serviette ravaudée. C’était Céleste Albaret, l’ancienne gouvernante de Proust...>>.

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L’auteur sait à propos de cette extraordinaire histoire d’amour, même souvent trouver les mots justes qui font sourdre l’émotion: << A Manosque comme à Reillanne, les séjours de Bernard et de son compagnon n’ont laissé aucune trace visible. Pas de rue portant le nom du peintre ni de plaque commémorative. Après la disparition des derniers survivants qui fréquentèrent les deux jeunes gens que l’on croyait lié à la vie et à la mort, il ne reste qu’un sentiment de vide comme celui qui suit un amour brisé. Le triptyque “Horreur de la guerre”, ce chef d’oeuvre que Bernard à peint à Nanse en 1954, méritait un lieu d’exposition dans la région. Car c’est en Haute Provence que son art essentiellement concret, domina toute la peinture de sa génération.>>. Dans tout le livre c’est la seule fois où transparaît l’avis de Lamy la peinture de Bernard Buffet et ceci à la lumière de l’amour qui unissait Buffet et Bergé. En ce qui me concerne je ne partage pas cet avis de considérer La série des horreurs de la guerre (thème largement partagé à l’époque) comme le sommet de l’oeuvre qui reste pour moi les toiles dites “misérabiliste” de la période 1945-1950.

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Le récit de la vie du peintre a dans l’ouvrage toujours en contre point la réception critique de son travail, Lamy quant à lui s’interdit (à une exception prés) de porter un jugement sur la peinture de son sujet. La plupart des extraits de critiques sont à la fois défavorables à Buffet et bien Choisis, comme cette dernière, datant de 1960, de Pierre Cabanne: << Après avoir été le symbole d’une époque angoissée et dure, Buffet semble n‘être plus aujourd’hui, aux yeux de beaucoup, que le produit de la publicité et de la spéculation, la victime de la complaisance mondaine ou le forçat de sa surabondance et de sa facilité.>>.

Bernard Buffet, vers 1960 par Étienne Ostier 



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On un pu parler d’un véritable phénomène Buffet. Les prises de positions sur son art dépassait de loin le cercle restreint (néanmoins beaucoup moins qu’aujourd’hui) des critiques d’art. Ainsi Viallatte s’ enflamme dans sa chronique de “Spectacle du monde”: << La signature de Bernard Buffet ressemble à un fagot d’épines. Quand il peint un bouquet c’est un bouquet de chardons: un animal c’est le homard ou le grondin, une bête tout en pinces, en arrêtes et en griffes; en piquants et en barbelé. Ses personnages n’ont que des os; ses poires aussi, il a inventé la poire en bois, longue, noire et mince comme un fil, pour les jours de deuil et de famine. Tout ce qu’il peint naît en carême... Ces toiles pourtant ne sont pas sans âme. Elles ont même une âme véhémente; pauvre, agressive, hargneuse et douloureuse; une âme maigre, longue acide, d’orphelin qui revient du cimetière dans une chambre où il n’y a pas de feu; une âme menaçante et menacée qui se venge de l’homme, qui gâche la joie, qui fait avorter les récoltes, qui jette un sort sur les navets... Avec ça des dons éclatants: la composition est solide, le dessin sûr, la couleur rare; une manière qui étonne par sa délicatesse. Il est ferme, brutal, subtil. Il a créé un monde à lui. Il impose sa règle du jeu; c’est la marque des grands.>>. (Alexandre Vialatte.

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Bernard Buffet est certainement le premier peintre vivant dont je vis un tableau, expérience commune à bien des personnes de ma génération. Pendant longtemps une reproduction de son “Grand duc” décora ma chambre d’enfant...

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La meilleure part du livre est celle où Lamy avec beaucoup d’intensité et de chaleur ressuscite tout le petit monde intellectuel et mondain de la IV République. Un temps où Paris Match consacrait dix pages couleurs à un peintre de vingt huit ans... Un article qui déclencha un tollé causé aussi bien à cause des déclarations de l’artiste que par l’étalage du luxe dans lequel il vivait... Epoque où pouvait exister une prestigieuse revue culturelle de droite, La Parisienne, dans laquelle François Nourissier étrillait le peintre; des année où “Le Berry républicain” comparait les mérites de Carzou et de Buffet... Qui se souvient aujourd’hui de Carzou, de ses toiles au fons monocolore sur lequel une femme rencontrait un canon, tout pareillement hérissés de piquants tels d’incongrus porcs-épics. Peut-être qu’un jour, la postérité ne sera plus oublieuse, tant mieux, tant pis!? Qui peut le savoir? Mais soyons reconnaissant à Jean-Claude Lamy de faire revivre, l’espace d’une lecture, tout un monde, qui, l’instant d’une république s’est cru immortel.

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tableau de Carzou.

“Bernard Buffet, le samouraï” en filigrane pose de nombreuses questions comme celle de la place du marchand dans la carrière d’un peintre: << Emmanuel David a misé sur Buffet comme un joueur bien inspiré à la roulette. Cela lui rapportera gros. Mais le peintre lui, sort il gagnant de cette “affaire”? Pierre Descargues se pose la question en s’étonnant que l’artiste accepte de peindre des oeuvres en série au rythme d’un tableau par jour... Il regrette ensuite implicitement le choix qu’a fait Buffet de confier ses intérêts à Emmanuel David: << Que serait il advenu si au lieu de se confier à David, Buffet avait répondu à la proposition d’un autre marchand qui fut celui de Miro, des surréalistes et par la suite de Riopelle, de Paul Kallos, de Mathieu et de Veira da Silva. Le marchand se nommait Pierre Loeb. >>.


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portrait de Maurice Garnier par Bernard Buffet.

L’ouvrage par ailleurs s’interroge  à la fois sur le pouvoir de la critique d’art  sur celui de l’état sur le goût de l’ intelligentsia. Celui qui fut longtemps le bras droit d’Emmanuel David puis son successeur, Maurice Garnier explique ainsi le retournement de la critique envers son poulain: << Oui, absolument ! Il y a eu plusieurs raisons, en 1958, qui ont fait basculer Bernard Buffet dans l'incompréhension vis-à-vis des pouvoirs officiels, mais pas du grand public. Justement, c'est son succès auprès du plus grand nombre qui a déplu. André Malraux, en créant le Ministère des Affaires Culturelles, à voulu soutenir l'art abstrait, ce qui était tout à fait légitime. Mais pour cela, il fallait évincer, éliminer Bernard Buffet car l'artiste était "encombrant". Il marquait trop fortement la continuité de la peinture classique, figurative. Bernard Buffet a été trop tôt considéré comme un "phénomène". Il n'avait que trente ans !>>. Déclaration qui soulève le problème de l’art officiel et de l’influence de Malraux durant le pouvoir gaulliste. Cette main mise du ministre de la culture sur l’art, pour lui le grand peintre contemporain était Chagall, ne pourrait il pas expliquer en partie le déclin de Paris et son remplacement comme capitale de l’art par New-York?

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Lorsque l’on referme le livre de Lamy on a appris beaucoup de choses mais nous ne pouvons pas véritablement cerner qui était Bernard Buffet. On a le sentiment d’avoir rencontré un homme faible dont l’art a correspondu miraculeusement, durant quelques années à l’attente de son époque. Et dont des personnes au début inconsciemment en on fait un véhicule de leurs espoirs, de leurs ambitions, de leurs idées... Le pur Buffet meurt dès sa rencontre avec le galeriste Emmanuel David qui enclenche le processus de production à outrance en permettant l’écoulement de la production de la machine à peindre Buffet qui ne savait que peindre et qui finalement n’aimait que cela. Puis viendra le système de la grande exposition annuelle mis en place par Pierre Berger et son marchand Maurice Garnier. Mais il serait réducteur de n’y voir qu’un dessein mercantile de ses hommes. Ils étaient aussi animé par l’admiration pour l’oeuvre et par le souci de préserver le fragile équilibre du peintre qu’il n’atteignait que par un travail forcené. Buffet était une sorte de monstre prisonnier de sa frénésie de peinture...
L’inavoué personnage central du livre n’est pas Bernard Buffet mais Pierre Bergé . Je suggère que Jean-Claude Lamy lui consacre son prochain livre qui ne pourrait être que passionnant sur ce prodigieux entremetteur dont l’émergence de sa fortune reste pour moi un grand mystère. Mais l’écriture d’un tel livre ne doit pas être sans risque... La couverture est toute trouvé, écoutons Mag Bodard qui découvrait le nid du couple Bergé-Buffet: << La maison de Buffet est ravissante... Ses plus belles toiles y sont au mur dont un immense portrait de “la commode” tout nu, avantages au vent... >>, il faut savoir que “la commode” était le surnom de Bergé; on disait alors des deux inséparables amis, voilà Buffet et sa commode! Ce tableau ferait un parfait “visuel” pour cette biographie... Il sera intéressant de guetter si “Bernard Buffet, le samouraï” est chroniqué dans “Têtu” dont Pierre Bergé est le propriétaire...

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La thèse sous jaçante de Lamy est que privé de son amant mentor, l’art de Buffet n’a fait que s’étioler ne répondant plus à une nécessité intérieure mais ne devenant plus qu’une mécanique de survit, une occupation addictive vide de sens. On peut remarquer une importante différence entre le témoignage de Pierre Bergé dans son livre qui écrit qu’il était resté en contact avec son ancien amant et la biographie de Lamy qui laisse entendre que les deux hommes ne se serait plus revu après leur séparation.
Sans doute par manque d’audace ou par égard pour Annabel l’auteur ne fait que murmurer son opinion mais elle reste clairement audible. La pagination est  très révélatrice de la thèse de l’auteur. Il consacre 140 pages au début du peintre, puis 120 pages de ce que l’on peut appeler l’ère Bergé (1950-1958) et seulement 45  pour les quarante dernières années de la vie de Bernard Buffet!
Je ne suis pas certain que Lamy ait voulu que l’on perçoive la biographie de Bernard Buffet qu’il a écrite comme je l’ai ressenti, comme la faillite douloureuse d’un homme...

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Laissons le dernier mot à Pierre Bergé qui a fait dans “Les jours s’en vont je demeure” un portrait touchant de Bernard Buffet dans lequel il ne   pas de ses responsabilités et qui me parait lucide même s’il n’est sans doute pas dénué d’amertume: << Avec la célébrité, des gens de toute sorte entrèrent dans sa vie. Beaucoup de parasite. Il n’était pas dupe, me le disait, s’en amusait. En fait, un peu avant l’âge de trente ans il avait abdiqué. J’ai toujours su qu’il avait mesurer l’impasse dans laquelle il s’était fourvoyé, dont il ne pouvait plus sortir. Il a essayé de peindre différemment, d’aborder la couleur, de changer sa technique. C’était en juillet 1957. Il fit ainsi une dizaine de toiles, me les montra, les détruisit. Nous n’en reparlâmes jamais. Il reprit ses pinceaux et continua à cerner de noir des bouquets de chardons, des poissons plats, des têtes de clown. Il était devenu amer, se consolait avec l’alcool, le sexe. Il peignait toujours, avec une espèce de rage, comme pour se venger de cette célébrité qui l’encombrait et qu’il savait, d’une certaine manière, usurpée. Il aurait voulu tout recommencer, revenir à la peinture telle qu’il l’avait aimée dans son enfance lorsqu’il traversait Paris pour suivre, place des Vosges, les cours de M Darbefeuille. C’était trop tard. J’avais été complice, probablement coupable. J’avais tant cru en son génie. Tout cela tourna mal. Une guerre de marchands s’engagea. Le plus malin l’emporta. La vérité est qu’il n’eut jamais de marchand à l’égal d’un Kahnweiler, Rosenberg, Pierre Loeb, Vollard. Capable de le comprendre - surtout de comprendre la peinture - de lui parler, de le mettre en garde, de le guider. Il partait à la dérive devant des témoins béats d’admiration, incapable de voir qu’il allait se fracasser, se perdre. Ils se contentait de le rassurer, de subvenir à ses besoins, de jouer le rôle de banquier, de secrétaire, d’intendant. Il ne savait rien, on lui cachait tout. Il n’avait plus aucun rapport avec la vie ni avec l’art de son temps. Il ne lui restait que des japonais qui l’admirait on ne sait trop pourquoi. Il était trop intelligent pour s’en satisfaire, il n’était pas dupe...>>

2005   

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BENOIT 16/12/2014 06:54

Pour ce qui me concerne (et non en ce qui me...) je trouve dommage que ce texte soit cousu de fautes autant de français que d'orthographe;

hugues-alexandre tartaut 25/06/2013 03:08

bonjour et merci pour votre amicale réponse ; la vie , ou du moins les chemins qu'elle emprunte , m'étonne toujours ... oui , bien sûr , jean-pierre le fidèle d'édouard mac'avoy , et puis alain
daniélou ( et son jacques cloarec ) et le colle labirinto à zagarolo ... souvenirs , souvenirs ... alain daniélou qui m'a fait aimer l'inde ou je vais souvent et qui abrite ma fondation pour les
enfants orphelins Bouddhistes des Himalayas ... alain daniélou , édouard mac'avoy , ... des maîtres pour un jeune garçon qui avait faim et soif de tout apprendre ... je ne crois pas que dans notre
société actuelle devenue non permissive , intolérante , puritaine , le tout dissimulé sous des aspects libertaires , un jeune garçon puisse encore vivre sa vie de cette façon là ...
en ce qui concerne une rétrospective de l'oeuvre de bernard buffet à paris , je crois malheureusement ( ?... ) que cela sera impossible avant des années , et des années ... durant ces vingt
dernières années , j'ai tout essayé , en vain ... bernard buffet me répétait souvent : " et dire que dans ma propre patrie je suis contraint de me sentir comme un exilé ... " ; de fait , ses
cendres reposent au japon ...
recontactez-moi lorsque vous y partirez , je vous mettrai en rapport avec la directrice du musée bernard buffet de suruga-daira , miss koko okano .
pour votre blog , je vous en prie ; j'aime les garçons en noir et blanc ... et puis certains artistes que vous nous faites découvrir ... et tous mes voeux chaleureux vous accompagnent pour la suite
de votre entreprise , avec mon meilleur souvenir , hugues-alexandre tartaut

lesdiagonalesdutemps 25/06/2013 07:26



merci encorenpour vos commentaires. Je ne manquerais pas de vous contacter lors de mon départ pour le Japon.


Nous sommes nombreux à nous sentir éxilé dans notre propre pays.



hugues-alexandre tartaut 24/06/2013 05:19

bonjour et merci pour votre aimable réponse ; je suis désolé mais je n'avais pas pris connaissance de vos précédentes réponses ... je crois cependant que vous êtes dans l'erreur en ce qui concerne
bernard buffet , tant l'homme que le peintre , et vous émettez un jugement qui ne reflète en aucune façon sa condition d'homme et d'artiste ... j'ai partagé sa vie pendant près de douze années , et
je puis vous affirmer qu'il était un être puissant , volontaire et libre ... libre de toute influence , et ni pierre bergé , ni annabel , et encore moins garnier n'ont eu une quelconque influence
sur sa personnalité intérieure et sur son travail ... même si ces derniers l'ont laissé entendre - mais " ça " c'est leur ego qui parle ... - quant à moi , je respecte trop les artistes pour les
juger - " ... les oeuvres d'art sont d'une intime solitude , rien n'est pire que la critique pour les juger ... " - d'ailleurs si tel n'avait pas été le cas , jamais je n'aurais pu travailler avec
pierre cardin , yves saint laurent , bernard buffet , etc ... bien entendu , chacun est libre d'aimer ou de ne pas aimer tel artiste , telle oeuvre d'art , et c'est heureux ... mais de grâce , ne
parlez pas de choses que vous ne connaissez pas , en dehors du fait que vous les ayez lues dans la presse , les livres , etc ... la " vérité " sue chacun d'entre nous n'est pas là ...et ne croyez
pas que je sois partial , là encore ça ne reflète pas ma personnalité , ni la réalité car vous ne me connaissez pas ...
en ce qui concerne une rétrospective bernard buffet à paris qui n'a pas eu lieu depuis 1958 , il n'y en aura pas ... les pouvoirs culturels français qui se succèdent , et qui se ressemblent dans
leur médiocrité , leur ignorance et leur fatuité m'ont poussé à prendre récemment des dispositions à l'égard de l'oeuvre de bernard buffet pour tourner définitivement la " page française " en
délocalisant la gestion de l'oeuvre en asie , ou je travaille et vis depuis plus de trente ans ..d'ailleurs je publierai dans quelques temps les " mémoires de bernard buffet " que j'ai écrites sous
sa dictée durant les dernières années de sa vie en langue japonaise , chinoise et anglaise pour être diffudées en asie et dans les pays anglophones exclusivement ... oui , allez voir le musée
bernard buffet de suruga - daira , , préfecture de shizuoka près de la ville de mishina ; le lieu est magnifique entre le fujiyama et la baie de suruga, la collection rassemblée par kiichiro okano
remarquable , et les cendres de bernard buffet y reposent dans les jardins du musée ... tout un symbole !
quoiqu'il en soit , c'est aimable à vous de vous préoccuper de bernard buffet ... et encore bravo pour votre blog dont j'aime souvent la teneur intellectuelle , culturelle et esthétique .. et bien
entendu les beaux ( mais c'est une évidence ) éphèbes qui ont toujours fait vibrer ma vie au quotidien .. avec mon meilleur souvenir , hugues-alexandre tartaut,
p.S pour vous faire sourire ,adolescent j'ai beaucoup posé pour édouard mac'avoy dans son merveilleux atelier du cherche-midi ,je dois avouer qu'il fur un " maître " dans nombre de domaines ... et
que son amour des garçons l'ont conduit à les magnifier ... " la Beauté sauvera le monde " ?... je suis d'accord avec dostoievski, au moins pour les garçons ...

lesdiagonalesdutemps 24/06/2013 08:17



Merci beaucoup pour votre réponse et l'évocation émouvante pour moi de l'atelier magique de Mac Avoy où j'ai déjeuné souvent en particulier avec Jean Pierre Prévost et Daniélou et beaucoup
d'autres toujours en petit commité.


J'ai dans ma bibliothèque quatre grands dessins de Mac Avoy représentant des garçons dont deux portraits. Peut etr etes vous sur mes murs?


Je prend acte de vos précieuses remarques et je ne doute pas de la supériorité de vos connaissance sur Bernard Buffet par rapport à moi. Je n'écris que le ressenti devant une oeuvre d'un simple
amateur. J'aimerais si cela est possible que vous me disiez ce que vous pensez de l'influence de Gruber sur les débuts de Bernard Buffet.


Je suis entièrement d'accord sur la médiocrité des instances dirigeantes françaises en ce qui concerne la culture (et pas seulement). Il serait très dommage pour ne pas dire plus si aucune grande
exposition de Bernard Buffet n'avait pas lieu en France. Il y a tout de même des musées à Paris qui ne suivent pas la doxa du ministère en particulier les musées privés comme la Pinacothèque et
aussi du musée de la Marine et celui de la Poste et dans une moindre mesure le musée d'Art Moderne de la ville de Paris...


J'espère me rendre au Japon au printemps prochain et je ne manquerai pas alors de visiter le musée dont vous m'indiquez l'adresse.


Un grand merci pour les compliments dont vous gratifiez le blog. 



hugues-alexandre tartaut 20/06/2013 09:10

à propos de votre article sur bernard buffet et le livre pathétique de lamy , le samourai que je viens de découvrir : je regrette que vous colportiez de semblables inepties car votre blog est
généralement passionnant ... la vérité sur bernard buffet est assurément bien différente , cordialement , hat , unique ayant droit moral sur l'oeuvre de bernard buffet et éxécuteur testamentaire

lesdiagonalesdutemps 23/06/2013 10:02



Je suis assez surpris de votre réaction. Pour vous répondre j'ai relu mon billet. Vous conviendrez tout d'abord que le fait d'être l'exécuteur testamentaire de Bernard Buffet ne vous met pas dans
une position d'objectivité (et c'est bien naturel). Je ne trouve pas le livre de Lamy pathétique mais dans mon article je fais de sérieuse objection quant à sa qualité en particulier au sujet de
sa construction, surtout dans sa première partie. Je ne prétend ni connaitre comme vous l'oeuvre, j'ai néanmoins vu presque toutes les expositions du peintre chez Garnier de la fin des années 60
à ce jour. En outre j'ai rencontré quelques fois Bernard Buffet dans le cadre du Salon d'Automne par le truchement de mon ami Edouard Mac Avoy. J'ai surtout très bien connu Héraut qui fut un de
ses "découvreurs" et Capron un de ses vieux amis. Je n'ai aucun moyen pour dire si tout ce qu'avance Lamy est exact, cependant beaucoup de points recoupent ce que j'ai entendu me dire par Capron
et Héraut. Mon sentiment sur Bernard Buffet est mitigé. Je considère que ses meilleures oeuvres sont celles du tout début sous l'influence (?) de Gruber. Je pense que l'homme était faible (mais
sa fin et ses dernières toiles montrent sa force et son courage) et trop influençable. Je pense que Berger, Garnier et sa femme ont orienté sa carrière et surtout forcé (?) à une production
pléthorique qui ne fasait de lui le plus souvent qu'un illustrateur (parfois très inspiré mais rarement) de thèmes qui lui semblaient imposés de l'extérieur. Mais sans doute que c'est dans cette
frénésie de peinture dans lequel il s'absorbait qu'il trouvait un certain bonheur et un équilibre. Voilà ce que j'ai ressenti devant ses tableaux dont certains sont remarquables mais il faut
beaucoup trier.


Je maintiens que ce livre tout imparfait qu'il soit remet en lumière Buffet qui n'a pas la place qu'il mérite dans l'art français. J'espère puisque vous êtes l'exécuteur testamentaire de
l'artiste que vous préparez une rétrospective Buffet à Paris.


Enfin pourriez vous me dire si un musée au Japon est consacré à Bernard Buffet pour que j'en fasse la visite lors de mon prochain voyage dans ce pays.


J'ajouterais que Bernard Buffet me parait un peintre beaucoup plus complexe que ce que semble penser ces laudateurs et ses détracteurs.



hugues-alexandre tartaut 13/08/2012 16:25

merci , cher Monsieur , pour votre aimable réponse ; non , il n'y a aucune partialité dans mon commentaire , simplement une vérité !j'ai vécu dans l'intimité de Bernard Buffet les 10 dernières
années de sa vie , un compagnon de voyage en quelque sorte ..., et il s'est beaucoup confié à moi ... jusqu'à son "grand départ " le 4 0ctobre 1999 ... quant à vos commentaires , j'admets bien
volontiers qu'ils sont sensibles et intelligents ... mais ne vous fiez pas à tout ce qui a pu etre écrit et dit ... quant à Pierre Bergé , que je connais bien et qui est un ami depuis que j'ai 17
ans .... il est ce qu'il est devenu ... un homme d'importance et de pouvoir dont la mémoire s'adapte à l'image qu'il souhaite laisser à la postérité ... Bernard Buffet avait raison : " ... tout
n'est que vanité !... ", avec ma considération la meilleure , hat

lesdiagonalesdutemps 13/08/2012 18:33



J'ai eu l'occasion et l'honneur de rencontrer plusieurs fois Bernard Buffet dans le cadre du Salon d'automne dont j'étais l'un des administrateurs, j'étais président de la section photographique,
lorsque Mac Avoy qui était un ami, présidait cette institution. J'ai le souvenir en ce qui concerne Bernard Buffet d'un homme affable et timide de premier abord qui se "dégelait" ensuite. Je suis
totalement d'accord avec ce que vous dites sur Pierre Bergé mais la postérité n'est pas toujours aveugle. Bernard Buffet comme beaucoup de gens de ma génération a été le premier peintre français
contemporain dont j'ai su le nom. Je me dis que mon amour actuel de la peinture, souvent bien différente de celle de Bernard Buffet, lui doit certainement quelque chose.



hugues-alexandre tartaut 12/08/2012 04:43

exécuteur testamentaire et unique ayant droit moral sur l'ensemble de l'oeuvre plastique & littéraire de Bernard Buffet ( 1928 / 1999 ) , je viens de prendre connaissance de votre commentaire
sur le pitoyable livre de Jean-Claude Lamy , que Bernard Buffet surnommait à juste titre , lorsqu'il le voyait : " ... tiens , voilà celui qui n'a surement pas inventé l'eau tiède !.... " ; on
comprendra dés lors le peu de crédit que l'on doit accorder à ce " bafouillage " illisible , ... qui enfonce des portes ouvertes depuis les débuts du jeune garçon Bernard Buffet, et qui assurément
est loin , bien loin de la vérité vraie ... c'est le résumé de la " vieille " histoire du non moins vieux Maurice Garnier , une supercherie !... quant au commentaire de Pierre Bergé , car c'est
bien d'un commentaire dont il s'agit , ce n'est guère " glorieux " pour ce dernier ,dont la mémoire , si vive en temps ordinaire , semble dans ces propos-là défaillante ... enfin , pour rétablir
certaines vérités , seul Bernard Buffet a décidé , seul avec lui -meme dans son atelier et ce dés le début des années 50 , d'établir une exposition annuelle en Février , en souvenir de ses
souvenirs ... ni M. Garnier , ni Pierre Bergé n'ont eu leur mot à dire ..; les décisions de Bernard Buffet n'ont jamais été discutables par qui que ce soit ... avec ma considération la meilleure ,
hugues tartaut

lesdiagonalesdutemps 12/08/2012 07:32



Je vous remercie de votre commentaire qui, s'il est partial, mais ce n'est pas un défaut en un temps où coule surtout l'eau tiède, sur un livre tout aussi partial, il ne contrdit pas la teneur de
mon billet. En effet c'est curieux que Pirre Bergé soit aussi peu dissert sur ses début et en particulier sur le rôle que Bernard Buffet y a joué