à propos de Bakuman n° 11

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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La dernière livraison, le numéro 11, de l'excellent manga Bakuman est, si c'est possible, encore plus informative et pédagogique que les volumes précédents. Il met encore plus en lumière l'importance de l'éditeur et la pression que les lecteurs font peser sur les auteurs par le biais des sondages sur la popularité de leur manga. Outre sur les arcanes de l'éditions japonaise, Bakuman n° 10 sur penche sur des aspect technique de la création comme la forme du texte que le scénariste propose au dessinateur ou l'utilisation des trames par ce dernier. On voit également qu'un mangaka doit faire preuve de psychologie pour gérer son équipe d'assistants. Tout cela est raconté avec beaucoup de légèreté et d'humour (les auteur parviennent à se moquer de leur propre manga). Certaines pages contiennent de véritables leçons de manga.

Il n'en reste pas moins que pour l'état des lieux de l'édition du manga au Japon, Bakuman ne reflète plus la réalité d'aujourd'hui mais celle d'il y a quelques années car en 2012, ce ne sont plus les journaux de prépublication qui sont les moteurs de l'édition du manga comme ils le furent depuis une cinquantaine d'années et comme le montre Bakuman, mais les adaptations en animé (c'est le cas pour Bakuman) ou au cinéma qui boustent les ventes des albums. L'un des derniers exemples les plus frappants est celui de Thermae Romae qui a été adapté au cinéma, avec de véritables acteurs, et en animé pour la télévision sans que la revue de prépublication dans lequel il paraît, connaisse une embellie significative de ses ventes. Autre exemple, « Les vacances de Jésus et Bouddha » de Nakamura Hikaru, qui vend en moyenne un million d'exemplaires de chacun des volumes de la série, n'a pas fait sortir la revue dans lequel il paraît en prépublication d'une relative confidentialité.

Alors qu'auparavant la source principale de revenu des éditeur provenait de la vente des journaux de prépublication, puis de la vente des albums lorsqu'une série avait été plébiscitée par les lecteur, c'est ce processus qui est décrit dans Bakuman, aujourd'hui ils tirent leurs bénéfices de plus en plus de la vente des droits pour la télévisions et l'édition en dvd sans oublier un pourcentage sur les entrées en salle qu'une adaptation cinématographique peut générer. Beaucoup d'éditeurs d'ailleurs participent directement à la production de ces adaptations (celles-ci qui ne nous arrivent presque jamais sont néanmoins pas trop difficile à voir via la toile si on est un peu malin, je ferai un article dans quelques temps à ce sujet).

Il est bon de rappeler quelques chiffres qui donne au Japon l'importance économique et culturelle du manga. Pour une population d'environ quatre vingt millions d'habitants, l'hebdomadaire Shonen jump ou est censé paraître Bakumen a vendu, il y a quelques années jusqu'à 6 millions d'exemplaires. Ses ventes sont aujourd'hui retombée à 3 millions chaque semaine (tout de même). Ce sont essentiellement deux séries, « One piece » (dont le tirage initial pour chaque tome est de 4 millions) et « Naruto » dont le tirage est approchant de celui de « One piece ».

 

 

 

Cosplay >> Bakuman









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Publié dans Bande-dessinée

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