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We once were tide, un court métrage de Jason Bradbury

Publié le par lesdiagonalesdutemps

We once were tide, un court métrage  de Jason Bradbury
We once were tide, un court métrage  de Jason Bradbury

Grande Bretagne, 2011, 20mn

Réalisation: Jason Bradbury

Avec: Mandy Aldridge, Tristan Bernays, Alexander Scott

 

Résumé:

Anthony, un beau garçon guette à la fenêtre. Son ami de toujours, Kyle, vient lui rendre visite. Ils s’aiment, ils n’ont probablement connu personne d’autre dans leur contrée isolée. Chaque moment passé ensemble est un événement en soi, un effet magique qui redonne à la vie tout son souffle. Ces deux-là, l’un à côté de l’autre, forment une évidence. Un amour fort et nécessaire pour le jeune personnage principal, Anthony, qui doit au quotidien s’occuper de sa mère gravement malade qui ne se souvient plus de lui.

Kyle passe son temps à photographier Anthony, comme pour le capturer. Anthony apprendra sur la fin que son seul ami, son unique compagnon de rêveries, a été admis dans une école et qu’il est sur le point de partir. Il sera condamné à rester seul, il ne se ment pas à lui-même : plus rien ne sera jamais plus comme avant.

We once were tide, un court métrage  de Jason Bradbury

Avec We once were tide, qui pourrait se traduire par "Nous étions autrefois", immédiatement dès les premières images, on sait que l'on est devant un grand film. Sans avoir recours aux mots, le réalisateur parvient à donner en à peine quelques plans une consistance, un passé riche en émotions à ces deux garçons. Tout cela nous est montré presque sans dialogue et miracle du vrai cinéma on comprend tout. Les acteurs sont parfait. Le film bénéficie des paysages de l'ile de Wight, filmés mélancoliquement en parfaite adéquation avec cette histoire simple et bouleversante.

Publié dans cinéma gay

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Philippe Farault

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Philippe Farault

Philippe Farault maîtres d'anatomie humaine. Et l' enseigne ou enseigne plus précisément portrait sculpture. 
Sa capacité technique dans l' art du portrait dans l' argile est étonnant, comme il peut rapidement transformer un visage à travers toutes les périodes de la vie, ou avec quelques changements vont d'un groupe ethnique à la suivante.

 
 
La Nuit des Temps



Il est passionné de partager ses recherches et techniques à ses élèves, à travers ses master classes en Europe et aux Etats-Unis. Philippe a également remporté des prix dans la sculpture en pierre, et a fait plusieurs pièces monumentales en marbre.

 



Voici quelques autres exemples de portraits masculins de ses centaines de sculptures. Ils sont généralement dans l'argile à base d'eau, mais Philippe aime aussi le marbre.

 

 






Si portrait sculpture est d'intérêt pour vous, consultez les liens ci - dessous que Philippe a créé un grand nombre de livres, dvds, même des outils pour le portrait dans l' argile. 
Sa page Facebook
, son site web

 
 
 
La source de cet article est un blog très recommandable qu'il est indispensable de visiter: http://gay-sculpture.blogspot.com

Publié dans sculpture

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Francisco Pradilla Ortiz (1848 - 1921)

Publié le par lesdiagonalesdutemps


Francisco Pradilla Ortiz (1848 - 1921)

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Edge of seventen, un film de David Moreton

Publié le par lesdiagonalesdutemps

le visuel du superbe DVD édité jadis par mes soins

le visuel du superbe DVD édité jadis par mes soins

Edge of Seventeen, le film
 
Réalisation: David Moreton, scénario: Todd Stephens 
 
 
Avec: Chris Stafford, Tina Holmes, Lea DeLa

 

Résumé

Etats-Unis, Ohio, début des années 1980. Eric (Chris Stafford) a 17 ans et rêve de vivre de sa passion, la musique. C’est l’été et avec sa meilleure amie Maggie (Tina Holmes), ils vont travailler dans une chaîne de restaurant pour mettre un peu d’argent de côté avant la rentrée scolaire. Sous la direction de la charismatique Angie (Lea DeLaria), une équipe de jeunes serveurs, cuisiniers et plongeurs est formée. Parmi ses collègues, Eric remarque rapidement Rod (Andersen Gabrych), beau blond séduisant qui assume ouvertement son homosexualité. C’est un détail mais cela suffit à chambouler le petit monde d’Eric, de plus en plus conscient qu’il est gay mais peinant à faire son coming out (il cultive ainsi une relation ambiguë avec sa copine Maggie). Alors que le dernier jour de ce job saisonnier se profile, Rod invite Eric à sortir. Ils s’embrassent et Rod l’initie aux préliminaires entre garçons. Hélas, le blond coquin ne vit pas en Ohio et repart dans sa propre ville le lendemain. Amoureux, Eric a du mal a supporter la distance et ne comprend pas pourquoi son partenaire d’une nuit ne répond pas à ses nombreux appels. Entre deux changements de coiffure, il essaie petit à petit de s’affirmer, de préparer son coming out, va pour la première fois dans un club gay…

 

Edge of Seventeen 1

 

Dans les années 1990 sont arrivé, principalement aux Etats-Unis, une palanquée de films quelques longs métrages et surtout beaucoup de courts ayant pour thème le coming out adolescent.  Edge of seventee (qui peut se traduire au commencement de mes 17 ans) est peut être le meilleur. C'est dire si j'ai aimé ce film puisque je l'ai édité en DVD. Ce collector, une merveille comme tous les DVD que j'ai édités (foin de modestie aux abords de la tombe) doit pouvoir encore se trouver sur la magique toile. Ce qui m'a enchanté de prime abord dans ce film c'est l'énergie qui s'en dégage. Le réalisateur David Moreton et son scénariste Todd Stephens parviennent ici à capter en toute justesse et sensibilité, ce qui passe par la tête d’un ado qui se découvre gay. Certes Eric ne ressemble pas à tous les jeunes gays c'est un doux naif qui n'est pas trop torturé par des problèmes existentiels ou religieux, ces dernier hélas fréquents dans l'Amérique bondieusarde. Néanmoins ce long-métrage évite toute mièvrerie et joue justement de la candeur d'Eric pour le confronter parfois à la dure réalité. Ceci dit on échappe pas aux traditionnelles scènes de coming out avec la meilleure amie, forcément troublée car un peu amoureuse, on la comprend ni avec la maman qui a du mal au début, mais finit par accepter son enfant tel qu’il est.

Un atout du film est sa bande son du début des années 80 où l'on écoutait Boy George, Annie Lennox, les Communard. Un temps où l'androgynie était libératrice et était une façon de s'assumer. Et puis il est bien mignon Eric qui change plusieurs fois de coupe de cheveux. Au départ on le voit avec une coupe de garçon sage traduisant sa timidité et son désir de passer inaperçu. Puis il s’essaie à une coupe plus courte, lui permettant pour la première fois de s’affirmer un peu, de ne plus se cacher derrière une mèche, de s’adonner à la séduction. Plus tard, il osera la décoloration et un peu de maquillage, s’essaiera à un look plus queer, plus extravagant, un moyen d’afficher sa différence. Le poids du regard des autres est subtilement abordé lors d’une scène de fête où sans s’en rendre compte Eric attire tous les regards sur lui car il ne danse pas comme les autres garçons du lycée…

C'est avec beaucoup d'empathie que nous suivons le chemin libérateur de ce jeune ado; en dépit de l'optimisme qui jaillit du film tout ne sera pas rose. Le flirt romantique d’été se révèle être une cruelle déception, les garçons peuvent coucher très rapidement mais n’attendent pas forcément plus. Découvrant le milieu gay, ses lumières, sa musique, sa liberté mais aussi ses personnes pas toujours bien attentionnées, Eric trébuche, apprend et devient un jeune homme qui compose avec sa différence, qui comprend qu’elle est peut-être plus un cadeau, une ouverture, qu’une tare. Il pourra dans sa quête d’émancipation compter sur son ancienne patronne, Angie, se révélant être une figure de la nuit aussi haute en couleurs qu’attentionnée. Un très beau film qui fait du bien.

 

Edge of Seventeen, 3

 

Depuis Edge of seventeen, David Moreton a réalisé "Testosterone" en 2003 et "A good funeral" en 2009: tandis que Todd Stephens a réalisé "Gypsy 83" en 2001 ainsi qu'"Another gay movie" en 2006 et sa suite "Another gay sequel" en 2008. Quand à l'acteur principal, Chris Stafford, aux dernières nouvelles il est avocat...

 

Edge of Seventeen, 4

 

 

Edge of Seventeen, 6

 

 

Bande annonce

 

 

 

 

Voir et télécharger le film ICI

 

Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton

Pour l'édition de ce film en DVD, j'avais réalisé, par écrit, l'interview de son réalisateur. La voici ci-dessus. Elle est issue du bonus de ce DVD ou elle est sous forme d'un défilant.

Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton
Edge of seventen, un film de David Moreton

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Tras el cristal, un film d'Agustí Villaronga (réédition augmentée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

  

 

 

 

Fiche technique :

 
Avec Gunter Meisner, David Sust, Marisa Paredes, Gisela Echevarria. 

 

Réalisation : Agustí Villaronga. Scénario : Agustí Villaronga. Images : Jaume Peracaula. Musique originale : Javier Navarrete. Son : Ricard Casals. Production : Teresa Enrich.

 
Espagne, 1987, Durée : 100 mn. Disponible en VO et VOST.

 

La bande annonce

 

 

 


Résumé :


À la fin des années 50, Klaus, un ancien médecin Nazi (Gunter Meisner) est confiné dans un poumon d’acier suite à l’échec d’une tentative de suicide. Il vit avec sa femme Griselda (Marisa Paredes) et sa fille Rena (Gisela Echevarria) dans une grande maison isolée située quelque part en Catalogne. Il y habite incognito, car il est toujours recherché par les autorités, mais sa retraite est relativement sûre dans l'Espagne de Franco. Klaus est l’un de ces médecins qui on fait des expérimentations sur les déportés, fonction qui lui a permis en outre de commettre les crimes sexuels les plus effroyables sur de jeunes garçons. La fin de la guerre n’a pas tari sa perversité sexuelle. Poussé par ses pulsions sadiques, dans son refuge, il torture à mort un adolescent. Le désespoir et la honte de son acte le poussent à sauter dans le vide du toit de sa villa. Après son saut, il est paralysé des épaules aux pieds et ne peut être maintenu en vie que grâce à  un poumon d’acier dont il ne peut sortir.
Il reçoit la visite d’Angelo, un jeune homme mystérieux (David Sust), qui offre ses services en tant que garde-malade. Contre l’avis de Griselda, Klaus insiste pour qu’on engage le visiteur. Bientôt un rapport pervers se développe entre Angelo et Klaus, devenant toujours plus morbide quand Angelo lui révèle qu’il a trouvé des journaux intimes détaillant ses activités durant la guerre et qui dévoilent tout de ses agissements dans les camps de concentration avec les adolescents et notamment sur les abus sexuels sadiques qu’il leur faisait subir...

 


L’avis critique

 
Avant toute chose, je tiens à prévenir que si ce film est vivement recommandé aux spectateurs dotés d’un estomac solide et qui ne sont pas facilement offusqués, tous les autres sont invités à l'éviter à tout prix. Dernier avertissement : le résumé ci-dessus n’est que très partiel pour éviter les spoilers.
Le formatage de plus en plus effréné des films interdit quasiment aujourd’hui aux grands malades du cinéma, comme Agustí Villaronga, de s’exprimer. Ce n’est pas un hasard si ce film date de 1987, il serait impossible à réaliser aujourd’hui. Il existe bien chez nous Gaspard Noé et Philippe Barassat mais qui connaît ce dernier auteur avec Mon copain Rachid, (inclus dans Courts mais gay tome 1) une ode à la jeune bite maghrébine et avec Le Nécrophile, un plaidoyer pour la nécrophilie, film diffusé en catimini à la télévision en pleine nuit. De tels cinéastes sont pourtant indispensables. Ce qui n’interdit pas de se poser des questions sur la finalité de leurs œuvres. Villaronga, qui est né à Majorque en 1953, n’a réalisé qu’une demie douzaine de longs-métrages en 20 ans, ce qui ne surprendra guère à la lecture des pitchs de ceux-ci. On peut même se demander par quel miracle ils ont pu être produits.

 

 

 


Villaronga, pour ce premier opus, contrôle la tension et le suspense d'une façon particulièrement efficace. La violence est relativement peu montrée à l'écran en regard du scénario, mais cet hors champ rend le film d’autant plus dérangeant. Surtout lorsque l’on découvre qu’Angelo a été contaminé par le mal absolu. Ce qui se concrétise au fil du film par un mimétisme de plus en plus grand entre le garçon et l’officier SS. L’angoisse se développe, plus intense chaque minute. Le traitement de la relation sadomasochiste, que l’on retrouvera dans une autre œuvre du cinéaste,El mar, évoque celui de Portier de nuit de Cavani, avec lequel Tras el cristal entretient de nombreux liens.

 

 

 


L’insertion de nombreuses photographies d’enfants, prises dans les camps de concentration à la fin de la Deuxième guerre mondiale, rappelle constamment aux spectateurs la vérité historique qui sous-tend la fiction. Le mal et sa transmission, les rapports ambigus entre victimes et bourreaux, voilà les vrais sujets de Tras el cristal. Toutefois, en privilégiant dans la deuxième partie le versant film d’horreur classique et en ne développant pas vraiment la thématique nazie, elle ne reste qu’une toile de fond ; le réalisateur fragilise plus qu’il ne renforce son propos. L’inspiration biblique du film est indéniable. Satan n’est-il pas un ange déchu ? Comme l’est Angelo qui de vengeur devient bourreau. Tras el cristal est au sens propre un film satanique dont la dernière image montre le cycle éternel du mal incarné par un succube.

 

 


Le sujet terrifiant du film est encore exacerbé par un filmage froid et distancié au cadre extrêmement travaillé, jouant continuellement sur les reflets et les jeux d’ombre. Agustí Villaronga plonge progressivement la maison de Klaus dans une ambiance gothique à l’aide d’éclairages irréalistes et intenses qui découpent des ombres sinistres, privilégiant les symboles phalliques. Le film fonctionne selon les codes du thriller psychologique et joue la carte du lieu clos coupé du monde. Il s’inscrit dans toute une tradition du cinéma horrifique espagnol qui perdure jusqu’à nos jours avec Amenabar par exemple. Le malaise est entretenu par une image esthétisante traitée dans des tons froids avec une dominante de camaïeux de bleus. Le film déploie une mise en scène très inspirée, ambitieuse et précise. Seule l’utilisation trop fréquente des effets de zoom a un peu vieilli. De fréquents très gros plans comme celui, très insistant, sur le téton d’un jeune supplicié traduisent les désirs explicites du réalisateur. La rareté des dialogues met en évidence la confiance qu’a le cinéaste dans la puissance évocatrice des images pour exprimer les idées et les émotions. Ce qui ne l’empêche pas de porter une grande attentionà la bande son qui n’est pas pour rien dans la montée de la terreur, avec le bruit récurrent – presque obscène – de la respiration du poumon artificiel. 

 

 

 

 
Les comédiens sont remarquables. Gunter Meisner est un de ces acteurs allemands qui furent condamnés pendant toute leur carrière à endosser l’uniforme nazi. Il débuta dans cet emploi dans... Babette s’en va en guerre ! Il a lâché la Wehrmacht et le reste du monde en 1994. C’est avec surprise que l’on découvre l’héroïne d’Almodovar, Marisa Paredes, dans le rôle de l’épouse tentée par le crime. On n’a guère revu le beau visage de David Sust et son accorte plastique, dont on ne profite pas assez à mon goût lors de la relation sexuelle entre Angelo et Klaus, que dans L’Enfant de la lune, le deuxième long-métrage de Villaronga. Le réalisateur explique, dans le bonus du DVD, qu’il a dirigé les jeunes comédiens en leur proposant des jeux qui n’avaient rien à voir avec le scénario pour ne pas les traumatiser. On peut être néanmoins sceptique sur de telles déclarations, qui sont peut-être surtout destinées à se protéger.

 

 

 


Tras el cristal s’est fait remarquer au festival de Berlin. Il n’a jamais eu droit à une sortie en France. Toutefois, le film suivant de Villaronga, L’Enfant de la lune, lui aussi fantastique et surtout crypto-pédophile, sera sélectionné à Cannes et sortira sur les écrans français comme El mar en 2OOO. Tras el cristal n’a été édité en dvd qu’aux USA, chez l’éditeur Cult Epics ; en bonus, il contient une interview de dix minutes du réalisateur.

 

 

 


Ce film très dérangeant est une méditation partiellement réussie sur les profondeurs de la dépravation humaine. Il pose des questions profondes sur les monstres tapis à l'intérieur de chacun de nous, et illustre avec une évidence effrayante la nature cyclique de l'abus sexuel.

 

Le film

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Tras el cristal, un film d'Agustí Villaronga (réédition augmentée)
Tras el cristal, un film d'Agustí Villaronga (réédition augmentée)

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Benjamín Palencia

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Benjamín Palencia, né à Barrax le  et mort à Madrid le  (à 85 ans), est un artiste peintre et le fondateur de l'Escuela de Vallecas aux côtés d'Alberto Sánchez Pérez. Il fut l'un des plus importants héritiers de la poétique de paysage castillan définie par la Génération de 98.

Surprenant à ses débuts avec un surréalisme de formes zoomorphiques et végétales qui le rapprochent d'Alberto, il conserve en son for certains aspects du cubisme qui seraient clés dans la schématisation de ses paysages — probablement le plus représentatif de son abondante œuvre.

Il s'unit en 1932 au groupe d'art constructiviste et participe la même année au projet de La Barraca commescénographe. Après la Guerre civile espagnole, il pratique un réalisme austère, qui récupère une grande partie de la poétique du paysage castillan, et qui aboutira à ce qui est appelé « fauvisme ibérique », ce qui fait de lui l'un des élèves d'Eugenio d'Ors et de son « Académie Brève ».

Palencia arrive à Madrid vers 1909 et rencontre en 1916 le poète Juan Ramón Jiménez, lequel fera la présentation de plusieurs des expositions de Palencia et l'introduira dans le milieu littéraire et artistique : c'est ainsi qu'il se rapproche de Salvador DalíFederico García Lorca et Luis Buñuel, notamment.

En 1925, il part étudier à l'Académie de la Grande Chaumière à Paris, et intègre le cercle des nombreux peintres espagnols installés à Paris, dont Picasso,Francisco BoresJoaquín PeinadoRamón Gómez de la SernaUcelayJoan Miró et rencontre également Georges BraquePablo Gargallo ou encore Manolo.

Il rentre définitivement à Madrid en 1928, malgré des voyages en ItalieAngleterreAllemagne et aux États-Unis en 1930.

En 1933, il intègre le groupe constructiviste Grupo de Arte Constructivo de Torres-García et prend la direction artistique de la troupe de Lorca, La Barraca, pour laquelle il réalise plusieurs décors et costumes.

Pendant la guerre civile espagnole, López Egóñez doit fuir à Paris. Palencia se réfugie alors dans son atelier de Madrid et dans la peinture de paysages, abandonnant progressivement l'expérimentation. Après le conflit, il réunit pendant trois ans d'anciens suiveurs ainsi que quelques étudiants de l'Académie royale des beaux-arts Saint-Ferdinand dont Álvaro Delgado RamosCarlos Pascual de LaraGregorio del OlmoEnrique Núñez Castelo et Francisco San José, que Palencia baptise comme El Convivio et qui sera par la suite connu comme la seconde École de Vallecas, embryon de l'École de Madrid.

Il devient en 1974 membre de l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando et en 1977, il reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports.

Benjamín Palencia
Benjamín Palencia
Benjamín Palencia
Benjamín Palencia
Benjamín Palencia
Benjamín Palencia
Benjamín Palencia
Benjamín Palencia

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Au Troca en juin 1987

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Au Troca en juin 1987
Au Troca en juin 1987
Au Troca en juin 1987
Au Troca en juin 1987
Au Troca en juin 1987
Au Troca en juin 1987
Au Troca en juin 1987
Au Troca en juin 1987
Paris, juin 1987

Paris, juin 1987

Chers visiteurs si vous avez des clichés du Troca, plus récentes ou plus anciennes ne les laissez pas mourrir dans vos placards, faites, comme AhP, pour l'Histoire de ce lieu et le plaisir des yeux qu'elles revivent sur les Diagonales, envoyez les moi, j'en prendrais soin... 

 

D'autres photos des garçons du troca:  c'était le troca...,  Troca 84,  Troca 87un garçon en slip au bord du bassin du Trocadéro l'été 1992,  Jeux d'eau au Trocadero,  sur l'herbe du Troca,  Les garçons du Troca,  Troca 85, rollersjeux d'eau au troca,  Le garçon au bâton, troca 85,  une après midi au Troca,  Troca 78-79 par Bruno 1,  Troca 78-79 par Bruno (2),  Troca 86,  Troca 86 (2)   Troca 86 (3),  Troca 86, sur les statues,  Troca 85, sauts,  Troca 85, dans le bassinTroca 85, sur les statues,  Troca 85 (2),  Troca 85 (3) ,  Troca 85 (4),  Troca 85, les sauts de SébranTroca 85,  Troca 85 (6),  Troca 85 (7),  Troca 85 (8),  Troca 85 (9),  Troca 85 (10)Troca 86 (4),  Troca 85, un marcel bien habité...,  Troca 85 (11)Troca 86 (5),  Troca 86, MAP TROCA,  Troca 85 (12),  Troca 86 (6),  Troca 86, le photographe photographié,  Troca 86, des garçons sur des statues,  Dans les bassins du Trocadéro (1986),  Troca 86, sauts dans le bassin,  Troca 86, un joli joueur de cartes,  Troca 86, près du bassin,  Troca 86, des garçons sur des statues (2),  Troca 86, garçon à la croix,  Troca 86, escalades,  Troca 86, (7) ,  Troca 86, des garçons sur des statues (3),  Troca 86, autour et dans les bassins,  Troca 86, bronzage sur la pelouse,  Troca 86 (8),  Troca, équilibre sur un vélo,  Troca 87,  Troca, une photo de Mike Tedder,  Troca 85 Sébran,  Troca 88 les couleurs d'un printemps,  Troca 78-79 par Bruno (3)Troca 85, dans les bassins,  les couleurs du Troca 88,  Troca 85 (12)Le Troca 86-90 vu par D.L. (1),Le Troca 86-90 vu par D.L. (2),Les couleurs du Troca 1987 Troca 78-79 par Bruno (2) ,  Troca 78-79 par Bruno (1) . Troca 86, la petite bande du bassin,  Troca 86, (8),  Troca 86, jeux d'eau,  Troca 86, juchés sur les statues,  Troca 86, (9),  Troca 86, (10),  Troca 86, jeux sur les canons à eau,  Troca 86, (11),  Troca 86, jeux d'eau,  Troca 86, la petite bande du bassin (2)Troca 86, la petite bande du bassin (3),  Troca 86, la petite bande du bassin (4)Troca 86, la petite bande du bassin (5),  Troca 86, la petite bande du bassin (6),  Troca 86, Xavier M.L'histoire du roller au TrocadéroTroca 87Le Troca vu par AhP (1)Le Troca vu par AhP (2), Au Troca en juin 1987 

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Daniel van Flymen

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Fábio Baroli: Sujeito da Transgressão # 2 (2011)

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Fábio Baroli: Sujeito da Transgressão # 2   (2011)

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The wise kids, un film de Stephen Cone

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The wise kids, un film de Stephen Cone
Les enfants sages, le film

 

Réalisation: Stephen Cone,

 

 
Avec: Tyler Ross, Stephen Cone, Molly Kuntz, Allison Torem, Stephen Cone 

 

Les enfants sages, 6

 

Résumé:

 

Etats-Unis. Au cœur d’une communauté baptiste, trois adolescents s’apprêtent à finir leurs années lycée et s’interrogent sur ce qui les attend une fois qu’ils quitteront le foyer familial. Brea (Molly Kuntz) la jolie jeune fille du pasteur local, traverse une période de doutes. Ayant baignée dans la religion toute sa vie, elle commence à se poser des questions, n’est plus certaine de croire en Dieu. Son meilleur ami, Tim (Tyler Ross), a lui aussi un problème de taille à gérer : bien qu’il se consacre pleinement aux activités de la paroisse, il se devine homosexuel. Lorsqu’il en parle à Brea et à leur amie commune, Laura (Allison Torem), il trouve du soutien chez la première et un mélange de compassion et d’horreur de la part de la seconde. Laura est sans doute la plus fragile des trois et la plus attachée aux textes sacrés. Alors que ses deux amis s’émancipent, changent, elle reste bloquée sur les valeurs qu’on lui a inculqué dès le plus jeune âge et ne compte absolument pas faire le moindre faux pas… Le temps de plusieurs mois, nous allons suivre ces trois ados ainsi que les adultes qui gravitent autour d’eux… et qui eux aussi sont loin d’être stables.

 

Les enfants sages, 2

 

The wise kids que l'on peut traduire par les enfants sages nous montre une Amérique qui n'est pas si souvent filmée et qui pourtant est peut être encore majoritaire. Celle des communauté provinciale où la religion est au centre du quotidien; où tous les événements sont prétexte à prier, le spectacle d’école de fin d’année fait référence à des textes sacrés… Sous le regard bienveillant de chacun, se cache un potentiel mal de vivre, une difficulté certaine à exister selon les exigences des valeurs transmises. Ainsi Brea, adolescente somme toute ordinaire, vit comme un drame le fait de douter de sa foi. Son père est prêtre, son voisinage l’adore : elle risque de les décevoir. Dans cette période de doute, elle se rapproche de plus en plus de Tim qui pour sa part lutte contre ses penchants homosexuels. Ils se sentent tous les deux différents, aspirent à vivre à New York pour s’ouvrir davantage au monde.

Sur une histoire classique et simple la mise en scène classique illustre proprement un scénario intelligent et plein de délicatesse. Le réalisateur Stephen Cone (qui interprète aussi l’un des rôles adultes, celui de Austin, professeur du lycée en pleine crise identitaire) déjoue habilement tous les clichés et livre une œuvre pleine de nuances et d’humanité.

La religion a ici plusieurs visages. Elle est un cocon, une source d’espoir, de bonheur, qui permet de se sentir plus fort pour affronter les épreuves de la vie. Elle est le ciment de la communauté. Elle constitue aussi une éducation qui peut finir par entraver l’épanouissement personnel de certains, qui se retrouvent à se juger eux-mêmes trop durement. La vie est dure pour Tim, croyant pratiquant et homosexuel. Il va peu à peu ne plus refouler son homosexualité. Alors qu’il s’assume, et qu’il trouve un soutien très fort de la part de son père, il fait tout de même attention à ne pas trop s’épancher, à ne pas faire de scandale… et continue de pratiquer sa foi. Brea préfère aussi taire son désir de s’éloigner du chemin de Dieu. Si la morale est omniprésente, chacun s’accoutume des « écarts » de ses proches et préfère opter pour une tentative de compréhension que le rejet.

Si le cheminement des adolescents, qui grandissent et prennent leur distance tout en ne choquant jamais personne, a quelque chose de doux et de libérateur, les adultes semblent davantage prisonniers. C’est le cas d’Austin, professeur et pilier de la communauté, homosexuel refoulé qui se prend en pleine face le fait de s’être trompé dans ce qu’il voulait dans sa vie. Marié depuis des années à une adorable femme avec laquelle il ne fait plus du tout l’amour, il se retrouve bloqué. Leur relation est très touchante : on sent que ces deux-là s’aiment mais qu’ils ne peuvent « consommer » leur amour. Et même si la frustration les ronge jusqu’à un point insupportable, la tendresse reste là.

Comme presque toujours dans les films américains l'interprétation est convaincante. Tyler Ross est bien mignon. On peut le voir aussi dans Nate & Margaret (2013), et dans Zombieland (2013). 

Alors que The wise kids aurait pu être un film très antireligieux il montre une communauté plus ouverte qu'on aurait pu le penser. Le film me fait songer au "Loup et le chien, la fable de La Fontaine, faut il mieux être libre et avoir faim ou attaché, bien au chaud à la maison mangeant à sa faim? Ici le collier c'est la religion. 

Les enfants sages, 3

 

 

Les enfants sages 7

 

 

Les enfants sages 1
 

 

Les enfants sages, 4

 

 

 

Les enfants sages 5

 

 

Bande-annonce VO

 

 

 

Le film

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