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boy par Joseph Raphael Collin (British Museum)

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August Kattentidt

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August Kattentidt

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Viggo Johansen

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Viggo Johansen

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Si l'on reconsidérait Déat?

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Si l'on reconsidérait Déat?

C'est par l'européisation des mentalité et des choses que les déatistes imaginent que pourra s'opérer le dépassement symétrique de l'universalisme libéral ou communiste et du nationalisme réactionnaire.

Bernard Bruneteau

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Dans les archives de Karel Egermeier du coté de l'Y

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Y 3199 Je crois reconnaitre en décor sur lequel pose ce groupe, le pavillon saadien du XII ème siècle qui est bâti au bord d'un grand bassin

Y 3199 Je crois reconnaitre en décor sur lequel pose ce groupe, le pavillon saadien du XII ème siècle qui est bâti au bord d'un grand bassin

Y 3322 ce scout a été vraisemblablement photographié en Italie, compte tenu de l''équipement ferroviaire typique de ce pays visible sur la partie droite . datation possible: entre 1950 et 60.

Y 3322 ce scout a été vraisemblablement photographié en Italie, compte tenu de l''équipement ferroviaire typique de ce pays visible sur la partie droite . datation possible: entre 1950 et 60.

 

Egermeier prenait grand soin de ses archives photographiques (malheureusement moins à la fin de sa vie). Il travaillait principalement au format 6x6. Pour les photos les plus anciennes on trouve également du 4,5x6. Il disposait chaque négatif dans une pochette en cellophane. Chacun était repéré par une lettre ou deux: A (sur l'une des pochettes A, on peut lire avril 1937); AB; E; FA; FF (semble-t-il uniquement pour des photos d'"éclaireuses"); L; OL (3); K; N; qu; R (pour reportage?); Y. Cette lettre est suivi d'un nombre par exemple :Y 54, OL 112, E 276... Ce code figurait sur le négatif, répété sur la pochette qui le protégeait et lorsque le photographe en faisait un tirage, sur le dos de celui-ci. Lorsque j'ai interrogé le photographe sur la signification de ces codes, il m'a répondu qu'il l'avait oublié. Je n'ai jamais été très convaincu de sa réponse mais je crois que ce genre de réponse était une manière commode d'évacuer les questions qui l'ennuyaient... Or donc, en dépit de mes recherches je n'ai malheureusement pas trouvé les clés de cette numérotation. Clé qui aurait été précieuse pour pouvoir situer dans le temps et dans l'espace chaque image parmi l'énorme quantité de clichés qu'a produit Egermeier durant une carrière qui s'étale sur plus de quarante ans. J'ai envisagé plusieurs hypothèses: que les lettres indiquaient une année, un lieu, ou encore un type de photos mais en observant minutieusement un grand nombre de négatifs, aucune de ces hypothèses fonctionnent. Je suis tout de même parvenu à quelques certitudes: Celle évidente que dans un groupe de clichés, répertorié par une lettre (deux parfois) les chiffres indiquent la chronologie; le numéro 1257 est plus ancien que le numéro 1258 et ainsi de suite. En ce qui concerne les lettres mes seules certitudes sont que le E signale les photos ayant pour sujet "les éclaireurs", mais on trouve des images d'éclaireurs sous d'autres lettes. Autre quasi certitude celle que toutes les photos E ont été réalisées avant guerre. L et Y semblent également des lettres dévolues en partie aux photos de scouts, probablement pour d'autres groupes que les éclaireurs. Elles sembles pour certaine avoir été prises aux mêmes périodes que celles répertoriées E. Autres points avérés: les négatifs repérés AB sont les plus anciens et sont presque uniquement des photos de scouts. Les négatifs repérés F.A. sont des photos de famille, mais il y a d'autres photos de famille sous d'autres indicatifs comme le P et M qui sont les premières lettres des prénom de ses neveux. Les clichés marqués OL sont les plus nombreux et tous postérieurs à 1940. Mais ils ont été pris sur une longue période, plus de vingt ans et en des lieux très différents, en France, dans de multiples endroits, en Italie, en Tunisie... Je propose au sujet de la série OL, l'hypothèse suivante: Le repérage OL viendrait de Olympiques en souvenir de la série qui fut la plus marquante pour la notoriété du photographe, celle qui illustre " Paysages des Olympiques". Il recouvrirait des photos de jeunes plus ou liées aux activités de plein air et de sport.

 

J'ai recopié ci-dessus le chapitre que j'ai consacré à la numérotation des clichés d'Egermeier dans mon essais de biographie du photographe. Venons en maintenant aux images estampillées Y.

La rubrique Y est très représentative, par hétérogénéité, des groupes, même si cet échantillon n'est pas exhaustif des sujets qu'a traités Egermeier, dans lesquels on peut ranger ses photos: photos de scouts, photos de famille, photos d'amis, photos de jeunes hommes... Ces dernières néanmoins m'interpellent car contrairement à leurs homologues dans d'autres séries, prises en extérieur, ici, ce sont des photos de "studio" (semble-il très artisanale ce "studio") et surtout, elles me semblent plus lascives que la plupart des autres clichés de ce type pris en plein air par le photographe. Le physique et l'attitude de ces garçons et une annotation sous une photo retrouvée dans un classeur de 24x36 daté de 1951, "gigolo" me fait avancer cette hypothèse: Karel Egermeier fréquentait les gigolos et les photographiait, disons pour le souvenir...

En ce qui concerne la datation de la série Y, la seule indication que nous possédons est le portrait de Sentein qui date du début des années 60 et porte le numéro Y3753.    

 

Y 3475

Y 3475

Y 3499

Y 3499

Y 3500

Y 3500

Y 3537

Y 3537

Y 3599

Y 3599

Y 3600

Y 3600

Y 3626

Y 3626

Y 3662

Y 3662

Y 3667

Y 3667

Y 3670 Le graffiti que l'on devine être referendum peut aider à dater la photo. On peut être sur que l'on est après 1958.

Y 3670 Le graffiti que l'on devine être referendum peut aider à dater la photo. On peut être sur que l'on est après 1958.

Y 3783 début des années 60

Y 3783 début des années 60

Y 3802 début des années 60

Y 3802 début des années 60

Je réitère mon appel. Si vous avez des informations sur Karel Egermeier soyez assez aimable pour me les communiquer. Si vous vous reconnaissez ou si vous reconnaissez une personne de votre connaissance sur ces images, si vous avez une idée sur les lieux et la datation éventuelle des photos ci-dessus n'hésitez pas à m'en faire part.

J'ajouterai que si vous avez des informations, un témoignage sur la prostitution masculine à Paris dans les années 50-60, je suis également intéressé.

pour Retrouver Egermeier sur le blog:  En feuilletant l'album de l'ONU d'Egermeier ,   Egermeier illustre de Montherlant ,   Egermeier le voyage en Italie 4  ,   retour sur EGERMEiER  ,   Egermeier le voyage en Italie 3 ,   Egermeier le voyage en Italie 2  ,  Egermeier le voyage en Italie  ,  Egermeier au zoo de Vincennes en 1951  ,   Roger Peyrefitte photographie par Egermeier  ,    Jeux sur les fortifs? par Egermeier   ,  par Egermeier de Piéral   Egermeier, jeune sportif d'antan Dans la campagne   ,   Karel Egermeier    Egermeier, En voiture!  ,  Egermeier, voyage en Italie 5  , EGERMEIER, la vigie  ,  EGERMEIER photographe du scoutisme ,   Karel Egermeier ,  EGERMEIER, la vigie ,  Egermeier, Voyage en Italie (6) ,  Karel Egermeier   ,  les photos EGERMEIER de scouts (2) ,   les photos EGERMEIER de scouts (3)  de l'ONU tirage d'Egermeier  EGERMEIER Et Ses scouts  juin plongée DANS LES archives d'Egermeier  7 / 3/2015, juin plongée DANS LES archives d'Egermeier (2)  10/09/2014,  Egermeier,  Voyage en Italie (7) ,Egermeier, photos en vrac  05/09/2014,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier, 01/10/2015, Une plongée DANS LES archives d'Egermeier  18/1/2015,  juin plongée DANS LES archives d'Egermeier  29/1/2015, juin plongée Dans Les archives d'Egermeier (3)  12/10 / 2014, juin plongée DANS LES archives d'Egermeier (4) 17/10/2014, Une plongée DANS LES archives d'Egermeier (5)  11/07/2014,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier  14/3/2015,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier  19/2/2015,  juin plongée DANS LES archives d'Egermeier  20/2/2015,Une plongée DANS LES archives d'Egermeier  28/4/2015,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier  18/5/2015,  Egermeier, jeune sportif d'antan Dans la campagne , juin plongée DANS LES archives d'Egermeier  17/1/2015,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier (7)  12/08/2014, Une plongée Dans le fond Egermeier (3)  ,  juin plongée DANS LE friands Egermeier (4)  23/8/2014,  juin plongée DANS LE friands Egermeier (5)  28/8/2014, juin plongée DANS LES archives d'Egermeier  5/10 / 2014, Une plongée DANS LE friands Egermeier (1) , 08/09/2014,  Une plongée DANS LE friands Egermeier (2)  08/12/2014,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier (6) 26/11/2014,  Peyrefitte et Egermeier ,  juin plongée DANS LES archives d'Egermeier 22/3/2015,  when Egermeier photographiait l'intimité de Roger Peyrefitte et d'Henry de Montherlant , une plongée dans les archives d'Egermeier, 23/5/2015, Une plongée dans les archives d'Egermeier Publié le une plongée dans les archives d'Egermeier, à Fontainebleau le jour de Noêl 35, Egermeier , Dans les archives de Karel Egermeier du coté de l'YMontherlant, Sentein, Egermeier dans le Marianne du 30 mai 1940

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Biographie et contre biographie de Georges Pérec

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Biographie et contre biographie de Georges Pérec

 

Les biographes n'ont pas de chance. L'auto-fiction rend leur discipline en partie caduque. En fait ils doivent surtout aujourd'hui traquer les mensonges que leur sujet d'étude a cultivé sur son existence. Les champions toutes catégories en la matière sont Céline et Malraux; Montherlant se défend pas mal non plus dans l'exercice. Mais qui consciemment ou inconsciemment qui n'arrange pas sa propre vie. Pourquoi en serait-il autrement de Pérec? Ce que curieusement ne cesse de fustiger Bellos dans la biographie qu'il consacre à l'auteur de « La vie mode d'emploi ». La traque du mensonge de son objet sur son existence est l'obsession de notre biographe.

Je l'ai déjà écrit, mais en l'occasion, il ne me semble pas inutile de le répéter, il est indispensable que le biographe d'un écrivain soit un admirateur au moins de l'oeuvre de son sujet et, si possible, dans une certaine mesure de sa personne dont il fouille la vie. C'est presque toujours cette admiration qui déclenche le désir d'écrire une biographie. Mais comme nous le verrons plus loin admiration ne rime pas toujours avec compréhension. Mais l'admiration pour l'oeuvre, si elle est nécessaire ne me paraît pas suffisante. Il faut également que le biographe entre en empathie avec l'homme dont il a fait son objet d'étude; ce n'est visiblement pas le cas avec Bellos. Pour ce dernier, il s'est sans doute passé la chose suivante, admirateur des romans de Pérec, et en particulier de « La vie mode d'emploi » sur lequel néanmoins il se trompe, il est l'un de ses traducteurs en anglais, Bellos au cours de ses recherches, qui paraissent presque exhaustives, a fait la connaissance avec l'homme Pérec (les deux hommes ne se sont jamais physiquement rencontrés), et l'homme a probablement déçu son biographe; dans ces conditions était il raisonnable pour Bellos de persister dans l'écriture de sa biographie? Un exemple de ce que parfois on ressent comme une répugnance, l'insistance de Bellos sur la laideur de Pérec et son aspect négligé. Certes l'auteur de « Je me souviens » n'était pas l'apollon du Belvédère (quand est il de monsieur Bellos?) mais jeune il était loin d'être affreux comme en témoigne le cahier photos au milieu du volume. Il faut cependant rentre hommage à Bellos d'avoir parler du physique de son sujet, ce qui est curieusement rare dans les biographies. Ainsi une fois refermé des pavés de 800 pages sur une personne, parfois on ne sait toujours rien de ses mensurations ni de son aspect physique, éléments qui ne sont pourtant pas sans conséquence dans la destiné d'un homme.

Cette défiance envers son sujet a choqué un certain nombre des proches de Pérec qui se sont fendus d'un livre, « Antibiotiques » pour rectifier celui de Bellos. Ce qui est peut-être un cas unique dans l'Histoire littéraire. Mais cet « Antibiotique » dont la lecture est fort utile, plus pour compléter l'étude de Bellos que pour véritablement la rectifier, est-il tout à fait sans arrières pensées un peu moins noble que celle de réhabiliter leur ami? Ce n'est pas sûr. Cet ouvrage apporte parfois un autre éclairage sur la vie de Pérec et surtout précise souvent plus qu'il ne contredit les affirmations de Bellos. Surtout il met en lumière la difficulté du travail de biographe et pose implicitement cette question: le biographe a-t-il le droit de faire des suppositions pour remplir les blancs d'une vie. Il me semble qu'une des erreurs de Bellos a été de faire passer ses hypothèses pour des affirmations. Certaines contributions à Antibiotiques sont singulièrement acrimonieuses en particulier celle de Bianca Lamblin, cousine de Pérec. Les remarques de cette dernière sont souvent très représentatives de l'image de courage sinon de résistance que veulent donner les juifs d'eux même et en particulier de leurs agissements durant la période de l'occupation; à contrario Bellos subliminalement reproche aux juifs leur « passivité », point de vue typiquement anglo-saxon, de « l'extérieur » forcément de l'extérieur car chance pour eux ni l'Angleterre, ni les Etats-Unis ont connu l'occupation nazi. Les juifs de ces contrées peuvent ainsi s'imaginer, à peu de frais, plus courageux que leurs coreligionnaires européens. Il y a un autre point de friction entre Bellos et Bianca Lamblin sur le vécu de la judéité autant le premier est sioniste, ce qui transparait dans tout le livre, alors que la seconde est clairement assimiliationniste comme l'était Pérec. En outre Bianca Lamblin reproche à Bellos de faire des hypothèses, mais sans hypothèses, il n'y a quasiment pas de biographie possible. Ce qui est amusant c'est que Bianca Lamblin ne se prive pas d'en faire et si elles ne sont pas inintéressantes , elles sont moins en contradiction avec celles du biographe qu'elle ne le dit.

L'importance de l'influence de la judéité de Pérec sur son oeuvre me semble très surévaluée dans le travail de Bellos. Lorsque j'ai lu par exemple « Les choses » ou « La vie mode d'emploie », pour la première fois, j'ignorais que leur auteur était juif et rien dans ma lecture me l'avait laissé deviner pas plus pour « Je me souviens ». Bien sûr ce n'est pas exact pour tous les écrits de Pérec, mais il est évident que pour ceux que l'on reconnaît comme les plus importants aujourd'hui, la judéité de leur auteur n'est pas évidente et ne me paraît pas une grille de lecture judicieuse.

Il reste que Bellos a fait un travail très sérieux et n'a pas ménagé sa peine. Ecrivant son livre peu après la mort de Pérec, il a interrogé toutes ses connaissances. Il prend soin à la fin de chaque chapitre de noter ses sources néanmoins dans le cours du chapitre, on ne connait pas la personne précise qui lui a fourni les informations. On comprend mal alors certaines erreurs grossières comme celle de se tromper d'un mois sur la date de la rafle du Vel d'hiv. L'ouvrage n'a malheureusement pas été relu (ou mal) avant d'être publié. Le sérieux du travail de recherche est aussi en partie gâché par le désir de faire entrer le moindre fait et geste de Pérec dans deux aprioris du biographe d'abord celui que Pérec a sciemment menti sur certains faits de sa vie et en particulier sur son enfance (Bellos est victime d'une paranoïa fréquente chez le biographe, celle que son sujet à brouillé les pistes exprès pour l'embêter!) et surtout sur le sentiment de culpabilité. Pérec se serait senti coupable de la mort prématurée de ses parents; son père est mort en combattant en 1940 et sa mère dans un camp d'extermination. Ces deux obsessions de Bellos, indiscernables dans l'oeuvre de Pérec, gauchit gravement son travail.

Il est très intéressant que Bellos ne soit pas français et qu'en même temps il connaisse bien la société française contemporaine ce qui ne va pas néanmoins sans quelques erreurs et approximations sur la dite société. Cette extériorité lui donne une ouverture d'esprit que n'aurait sans doute pas eu un biographe français. Par exemple à propos de l'exfiltration de Pérec, âgé de 5 ans, du Paris occupé vers les Alpes; sans doute que le lecteur français de ce début du XXI ème siècle, tout enduit de moraline et de bien « pensance » sera dérangé lorsqu'il lira sous la plume du biographe que << la transition fut brutale entre la crasse de Belleville et un Vercors si vert et blanc.>>. Et pourtant cela ne reflète que la réalité de ce qu'était le Belleville d'avant la rénovation, un endroit, certes si pittoresque sur les photos de Willy Ronis, mais parfaitement insalubre. D'ailleurs la maison dans laquelle Georges Pérec passa ses premières années fut détruite pour cette raison. On peut penser qu'une certaine franchise de Bellos est une des raisons de l'animosité à son égard d'une partie de la critique ainsi que d'une fraction des personnes de l'entourage de Pérec. Quand Bellos suggère qu'en France les familles juives aisées ont eu moins à déplorer de pertes dans les camps d'extermination que leurs homologues moins fortunées de Belleville, on comprend bien qu'une telle interrogation, pourtant intéressante, soit gênante. De même quand il envisage que le jeune Pérec, du fait de sa judéité, bénéficiait d'une ouverture sur le monde en raison de la dispersion de sa famille en plusieurs endroits du globe, ce que n'avait pas ses camarades de classe; ceci est pourtant une évidence qui explique pour beaucoup encore aujourd'hui l'avantage qu'on de nombreux jeunes juifs du fait de cette particularité par rapport aux autres jeunes de leur classe d'âge mais il est fort à parier que cette réalité ne soit pas encore très bonne à dire... Il me semble que beaucoup de critiques de Bellos aient confondu naïveté et absence de tabous. En revanche ils ne l'épinglèrent peut être pas assez sur quelques affirmations qui sentent leurs préjugés de classe et d'époque comme dans cette phrase: << Comment se forger une identité sans avoir recours aux images de la littérature. >>. Il est a craindre que si ce qu'écrit benoitement Bellos était vrai beaucoup de jeunes français aient aujourd'hui aucune identité... Mais après tout c'est peut être le cas.

Le fait que Bellos soit anglais, à ce propos j'étais persuadé qu'il était américain, avant de lire tardivement le quatrième de couverture, tant certains défauts de cette biographie sont typiquement américains en particulier le traitement de la sexualité de Pérec qui est vu par le prisme d'un puritanisme propre à quelques universitaires d'outre Atlantique. Cet excessive pudeur sur les questions du sexe, fait que l'on apprend, presque en contrebande, que Pérec s'est séparé de sa femme. On ne saura rien non plus des raisons pour lesquelles il doit quitter le moulin d'Andé, la thébaïde qui lui servait de refuge pour son travail littéraire. Le puritanisme de l'auteur s'étend à la bouteille. Bellos ne manque jamais une occasion de fustiger Pérec à chaque fois qu'il boit un coup de trop; pourtant l'auteur de « La vie mode d'emploi » est loin d'être un pochard, qu'aurait écrit notre abstinent s'il avait du rédiger la biographie d'un Hemingway, d'un Faulkner ou d'un Verlaine... Le puritanisme chez notre auteur psycho rigide s'étend aux rapports à l'argent, incapable d'ambivalence, il ne comprend pas l'attitude de Pérec qui avait un certain mépris de l'argent et dans le même temps avait envie d'objets de luxe. Les jugement tout d'un bloc de Bellos fait qu'il ne comprend pas du tout les rapports de Pérec avec son tuteur qu'il aimait tout en s'opposant à lui, notamment durant son adolescence, ce qui est pourtant d'une grande banalité.

En général les biographes des écrivains nous disent que ces derniers furent de grands lecteurs mais généralement omettent de lister les livres qu'ils ont lus et ceci à quelle date et dans quelles condition. Bellos fait (très partiellement) exception à la règle et c'est une très bonne chose, mais pour avoir plus de précision sur ce sujet, il est très utile de lire la correspondance de Pérec avec son ami Ledérer. Ainsi mon narcissisme est comblé quand je m'aperçois que j'avais des lectures communes avec le jeune Pérec: « Mystère magazine », « Galaxy », « Hitchcock magazine », « Le cristal qui songe »... Le biographe est un bon connaisseur de la littérature française de l'après guerre, ainsi il situe bien l'oeuvre de Pérec dans l'ensemble de la production romanesque de l'époque; ce qui n'exclut pas quelques bizarreries, comme de nous parler à propos des hussards d'un certain Weber, inconnu au bataillon. Si Bellos ne semble pas toujours éprouver une grande sympathie pour son modèle en revanche il paraît être totalement sur la même longueur d'ondes que Pérec en ce qui concerne le roman français du XX ème siècle.

La proximité chronologique d'une biographie par rapport au modèle est grandement bénéfique pour l'étude de la vie privée de celui-ci (Bellos a rencontré tous les proches de l'écrivain car beaucoup de ceux qui l'avaient connu étaient encore vivant au moment de l'écriture de cette biographie) en revanche, elle peut être contre productive en ce qui concerne l'analyse de l'oeuvre. Pour « Les choses » par exemple Bellos insiste beaucoup sur l'influence de Flaubert sur le roman et aussi sur son aspect critique de la société de consommation, certes, mais aujourd'hui « Les choses » nous apparaît comme le livre emblématique des trente glorieuses, inséparables des couvertures bordées d'orange de « l'Express » de J.J.S.S. L'aspect critique s'est dilué dans la nostalgie pour cette époque qui paraît d'autant plus belle aujourd'hui à beaucoup qu'il ne l'ont pas connue. Je vois une curieuse parenté « des choses » avec « Les mandarins » de Simone de Beauvoir, cousinage qui semble avoir été relevé par personne... Comme tout biographe, Bellos s'ingénie à relever dans les oeuvres de son modèle toutes les traces autobiographiques. Pourquoi tous les biographes veulent-ils absolument nous persuader que le moindre écrit de leur sujet ne peut être qu'une transposition à peine maquillée du vécu ou à l'extrême rigueur de celui d'un proche? Cette quête obsessionnelle amène le biographe, par la force des choses, à faire une lecture naturaliste des romans de l'auteur dont il ausculte l'oeuvre et la vie. Ainsi Bellos s'étonne que le soir, les habitants de l'immeuble de la « Vie mode d'emploi » ne soient pas devant leur télévision; c'est confondre la date de parution du roman, 1975, avec celle des actions qui s'y déploient. Nous sommes dans le roman de Pérec, plus dans une France vaguement intemporelle, un peu celle de Marcel Aymé, que l'on pourrait situer, disons au début des années trente, que dans la France de Giscard.

Autre défaut des biographes et en cela Bellos est exemplaire, le désir de trouver une explication rationnelle à tout et surtout de rendre la vie de leur modèle la plus linéaire possible, ce qui est toujours absurde et plus particulièrement avec Pérec, vie dans laquelle le hasard et les contingences extérieures furent cruciales pour sa destiné...

Pour en rester aux généralités en matière de biographies, il est regrettable que messieurs les biographes étendent rarement leur curiosité au delà du sujet de leur étude, au mieux ils s'intéressent à l'Histoire, ce qui paraît être un minimum, mais pour le reste... Ainsi notre anglais de Bellos n'ayant peu de lumières en matière de courses cyclistes, confond Liège-Bastogne-Liège avec Paris-Roubaix! Pas plus éclairé dans le domaine musical il n'hésite pas à parler de pop musique en... 1954! On est parfois un peu éberlué par le péremptoire des affirmations et jugement du biographe comme: << Les romans joliment ironiques d'André Gide>>. Bellos hésite rarement a asséner des phrases aussi définitives que dénuées de fondement telle celle-ci:<<Georges Pérec devint écrivain pour lui même par choix et pour les autres par ténacité.>>. Ce genre d'affirmation assez gratuite est vertement épinglée dans « Antibiotique ».

Si vous vous intéressez à Pérec la lecture des deux ouvrages est indispensable mais il est conseillé pendant l'exercice de ne pas oublier son esprit critique.

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Philip Gladstone: “Sleepers”

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Ganymede au musée du Vatican

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Ganymede au musée du Vatican

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Que la jeunesse...

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Que la jeunesse...
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D'autres billets de ce type: que la jeunesse était belle en noir et blanc (49),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (47), que la jeunesse était belle en noir et blanc (46),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (45),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (44),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (43),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (42),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (41),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (40),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (39),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (38),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (37),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (36),  que la jeunesse était belle en noir et blanc (35),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (34),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (29),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (34)Que la jeunesse était belle en noir et blanc (33),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (32),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (31),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (30),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (29),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (28),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (52),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (53),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (54),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (56)Que la jeunesse était belle en noir et blanc (57),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (58),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (59),  que la jeunesse était belle en noir et blanc (60),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (61),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (62),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (63),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (64),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (65),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (66)Que la jeunesse était belle en noir et blanc (67),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (68),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (69),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (70,  que la jeunesse était belle en noir et blanc (71),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (72),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (73),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (74)Que la jeunesse était belle en noir et blanc (75),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (76),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (77),  que la jeunesse était belle en noir et blanc (78),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (79),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (80),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (81),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (82),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (83),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (84),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (85)Que la jeunesse était belle en noir et blanc (86),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (87),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (88),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (89)Que la jeunesse était belle en noir et blanc (90)Que la jeunesse était belle en noir et blanc (91),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (92),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (93),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (94),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (95),  Que la jeunesse était belle en noir et blanc (96)Que la jeunesse était belle en noir et blanc (97)

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Christian Adam Landenberger

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Christian Adam Landenberger

Christian Adam Landenberger (7 Avril, 1862 Ebingen - 13 Février, 1927, Stuttgart) était un peintre impressionniste allemand et professeur à l'Académie des Beaux - Arts de Stuttgart. Il est surtout connu pour ses paysages.

Il était le deuxième d'une famille de neuf enfants. Ses parents possédaient une compagnie de transport. Il a commencé ses études artistiques à l'Ecole Royale d'Art de Stuttgart en 1879. De 1883 à 1887, il a étudié à l' 'Académie des Beaux-Arts de Bavière à Munich, où il a eu sa première exposition. A l'époque il est perméable aux de nouvelles idées dans l'art qu'il circule dans en 1890. Il devient l'un des membres fondateurs de la Sécession de de Bavière. Il expose régulièrement jusqu'en 1916. En 1895, il a créé une école privée d'art. Ensuite il est deient professeur à l' Académie des Beaux arts de Stuttgart.

Christian Adam Landenberger

Dans un premier temps, il réalise des peintures naturalistes en utilisant une palette sombre. Après 1890, arrivent dans sa peinture des couleurs plus vives, avec des effets de lumière. Il est considéré comme ayant été l'un des pionniers de la peinture de plein air allemande. De 1893 à 1915, il a travaillé sur une série de tableaux dont thème  est appelé "la baignade des garçons". Il peint beaucoup de paysages en Norvège et le long de la côte  Hollandaise, ainsi que dans le sud de l'Allemagne. Après 1919, il a commencé à produire des sculptures religieuses. 

Christian Adam Landenberger
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