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Bientôt un nouveau Corentin

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Bientôt un nouveau Corentin

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ANG LIHIM NI ANTONIO (ANTONIO’S SECRET) un film de Joselito Altejeros

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ANG LIHIM NI ANTONIO (ANTONIO’S SECRET) un film de Joselito Altejeros

 

Fiche technique :

Avec Kenjie Garcia, Josh Ivan Morales, Jiro Manio, Nino Fernandez, Honey Garce Capili, Shamaine Buencamino, Ricky Ibe, Kurt Martinez, Jay Perillo, Ajit Handasani, Lui Manansala et Ernier Zarate. Réalisation : Joselito Altejeros. Scénario : Lex Bonife. Images : Arvin Viola. Musique : Ajit Hardazani.

Philippine, 2008, Durée : 100 mn. Uniquement disponible en VO ou VOST anglais.

Résumé :

Antonio (Kenjie Garcia) est un jeune philippin de 15 ans qui vit à Manille, seul avec sa mère Teresa (Buencamino Sharmaine) qui tient un dispensaire. Le père est absent du foyer depuis huit ans. Il travaille à Dubaï et diffère d’année en année son retour au pays. Il se fait un peu tirer l’oreille pour envoyer de l’argent à sa famille. Antonio est un fils modèle. Il ne semble pas différent de ses copains Mike (Jiro Manio) et Nathan, avec qui il partage la passion des jeux sur ordinateur. Le groupe se retrouve toujours dans un cybercafé pour jouer.

 

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Pourtant Antonio a un secret. Ce garçon, qui réfléchit beaucoup sur lui-même, s’est aperçu qu’il est attiré par les garçons. Antonio fait des avances à Nathan qui se laisse faire mais cela détruit leur amitié. Il avoue ses tendances à son autre ami, Mike, qui prend bien la chose et lui dit qu’ils resteront frères.

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Mais la vie d’Antonio, somme toute ordinaire, bascule lorsque son jeune oncle, Jonbert (Josh Ivan Morales), âgé de 25 ans, vient habiter avec sa mère et lui sous prétexte de trouver du travail. Tout d’abord Antonio est attiré par le corps de Jo, qui s’en aperçoit et fait du garçon son jouet sexuel...

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L’avis critique

Antonio’s Secret est le troisième opus de son réalisateur. Depuis, il a tourné entre autres deux films gays:  Little Boy Big Boy (2009) et Unfriend (2014) Le film surprend par ses ruptures et l’hétérogénéité de son filmage parfois virtuose et parfois maladroit. Aucun spectateur ne peut se douter en voyant le premier quart d’heure du film (qui est une chronique familiale classique assez bien filmée) que Antonio’s Secret, dans sa dernière demi-heure, basculera dans le glauque et le drame sordide.

kenjiegarcia2.jpg

La très bonne idée du réalisateur a été de choisir un garçon qui, au début, parait parfaitement ordinaire (ce qui facilite l’empathie avec le spectateur, malgré, pour nous occidentaux, le relatif exotisme du décor) et qui se révélera au fil du film loin d’être le garçon sage que l’on croyait qu’il était. Dans cette première partie, il est fort dommage que le metteur en scène n’ait pas eu assez confiance en son talent de cinéaste, qui est loin d’être négligeable, et ait alourdi son film d’une voix off superfétatoire sensée nous confesser les états d’âme de son jeune héros alors que l’image aurait suffit pour tout nous dire des tourments du garçon (surtout quand il est joué, comme ici, par un comédien, dans son premier rôle, remarquable… comme toute la distribution). Tout ce chapitre est filmé dans des couleurs pimpantes, souvent en extérieur. D’ailleurs, le cinéaste a la bonne idée de varier les décors.

antoniP2.jpg

Judicieusement, Joselito Altejeros campe les conversations entre ses personnages dans des lieux pittoresques et animés. Ainsi, ces toiles de fond tiennent le spectateur toujours en alerte. La caméra est malheureusement quelques fois tremblotante, ruinant parfois l’image au cadre pourtant toujours soigné et souvent inventif. Le vrai sens du cadre du cinéaste réussit à produire de belles images dans les scènes les plus utilitaires. L’opérateur utilise des focales courtes, ce qui a pour effet de donner une grande profondeur de champ à l’image.

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Le film est peu découpé, privilégiant (parfois un peu à l’excès) les plans séquences, ce qui montre la confiance du réalisateur envers ses comédiens qui sont tous étonnants de vérité. Le scénario pêche par un défaut de construction qui est le révélateur de l’incohérence, où plutôt que l’on perçoit comme tel, des agissements des personnages… en particulier celui de Jonbert.

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En effet, lorsqu’il apparaît rien ne laisse supposer qu’il est homosexuel et attiré par son jeune neveu. Cette aventure incestueuse est d’autant plus surprenante que la psychologie des personnages est fouillée et que surtout, rien ne nous laisse penser qu’Antonio (qui fait les premières approches) est attiré par les hommes alors que jusqu’à l’apparition de Jonbert, il se focalisait uniquement sur les garçons de son âge.

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Par contre il est très intéressant, et rare, dans un film censé se passer sur une période courte (les vacances scolaires de Noël, ce qui est un peu une facilité car on ne nous présente pas Antonio dans son environnement scolaire), de voir le personnage principal évoluer autant. Ce qui fait que le sentiment du spectateur envers le garçon évolue constamment, passant d’une curiosité bienveillante à un malaise, lorsqu’il ne peut juguler son désir sexuel envers son oncle, puis à la pitié lorsqu’il devient la victime de ses sens...

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Il est particulièrement adroit de faire ressentir la montée du désir sexuel chez Antonio. Et là, il faut bien arriver à ce qui est totalement singulier pour un film non pornographique : la crudité des scènes de sexe qui sont montrées prosaïquement et sans véritable sensualité, comme si le sexe homosexuel (c’est le seul que l’on voit) était condamnable pour le cinéaste ; paradoxalement, il nous le montre complètement déculpabilisé chez les philippins.

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Les scènes sexuelles assez sordides et assez mal filmées entre l’oncle et son neveu sont d’autant plus choquantes qu’elles sont insérées entre des séquences domestiques des plus banales, rendant bien l’engrenage de cette relation incestueuse et la duplicité des deux protagonistes envers Teresa. La scène de viol du film est la plus réaliste, donc la plus insoutenable qu’il m’ait été donné de voir.

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Un film un peu hétérogène et ambigu, mais dont l’audace du sujet et ses partis pris cinématographiques, servis par une distribution époustouflante, font qu’il restera longtemps dans la mémoire du spectateur.

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RMNCWW_-_Ang_Lihim_Ni_Antonio_-_Kenjie_GAntonio%27s_Secret_fotograma4.jpg 

Le secret d'Antonio, le film
 
Garcia Kenjie
 
 
Le secret d'Antonio, 2
 
Le secret d'Antonio, 4
 
Le secret d'Antonio, 3
 
Le secret d'Antonio 1
 
Acteur Kenjie Garcia
 
Bande annonce en version originale
 
 
Le film
 
 
pour voir le film en plus et le télécharger:  ICI

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Dal

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Méfiez-vous les garçons; Les homosexuels sont à l'affût

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Court métrage de la fin des années 50 destiné à mettre en garde les purs garçons américains contre les vilains messieurs.

 

Publié dans cinéma gay

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Pellizza Giuseppe

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Pellizza Giuseppe

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The nature of Nicholas un film de Jeff Erbach

Publié le par lesdiagonalesdutemps

The nature of Nicholas un film de Jeff Erbach

La nature de Nicholas, le film

Canada, 2002, 100 mn

 
Réalisateur: Jeff Erbach, directeur de la photo: Brian Rougeau, montage: George Godwin, 
 
avec: Jeff Sutton, David Turnbull, Ardith Boxall, Tom McCamus, Robert Huculak, Katherine Lee Raymond Vicki, Samantha Colline 
 
La nature de Nicolas est un film gay sur le thème de l'homosexualité dans l'enfance, avec un récit comme une fable avec des touches surréalisme. Il est Situé à un fin des années 50, début des années 60, dans un milieu-de vaguement rurale.
 
La nature de Nicolas 1

 

Le film raconte l'histoire de Nicholas (Jeff Sutton), un garçon de 12 ans qui commence à découvrir qu'il aime son meilleur ami, appelé Bobby (David Turnbull).

 

La nature de Nicolas, 2

 

Nicolas est un garçon très imaginatif qui vit avec sa mère (Ardith Boxall). Elle est veuve. Le père est décédé, il y a quelques temps dans un accident.,Elle vit avec son petit ami (Robert Huculak). Parfois, l'enfant voit des apparitions de son père.

 

La nature de Nicholas 5
 
Nicholas est obsédé par Bobby. Il veut le voir en tout le temps. Il veut toujours être avec lui et lui donner des démonstrations de son affection.
 
La nature de Nicolas, 6

Mais le sportif Bobby n'éprouve pas les mêmes sentiments envers Nicholas, que ce dernier ressent pour lui, bien qu'il l'aime. Pour aggraver les choses, la figure du père qui apparaît à l'enfant lui suggère qu'il devrait aller avec les filles. Il a l'impression que son père veut l'éloigner de Bobby. Nicolas ne comprend pas encore ses pulsions, pas plus qu'il ne comprend les apparitions du fantômes de son père (Tom McCamus) dont personne d'autre à part lui ne voit. Un jour Nicholas embrasse impulsivement un Bobby déconfit. Ce dernier apparaît soudainement affaibli. Puis se transforme en un être à la peau verte, une sorte de zombie de série Z. Mais cette créature pathétique n'est pas le vrai Bobby le Bobby "normale" préférerait laisser mourir... Nicholas maintient caché la créature dans un hangar... Je dois dire que le basculement du film et sa lourde métaphore, néanmoins originale, m'a laissé un peu dubitatif.

 
La nature de Nicholas, 4

Les scènes d'intérieur de The nature of Nicholas pâtissent d'une image malheureusement souvent sous exposée. En revanche les paysages agricoles des alentours de Winnipeg sont remarquablement utilisés par le directeur de la photo, Brian Rougeau. La bande sonore presque entièrement vide de musique mais composée de sons "abstrait" due à Ken Gregory ajoute encore à l'atmosphère étrange du film entre rêverie et cauchemar. Les dialogue entre les deux garçons sont curieusement ceux que pourraient avoir deux adultes. Les deux jeunes acteurs sont très convaincant. Ils travaillent encore aujourd'hui comme comédiens dans le monde de la télévision et du cinéma. Le film peut en rappeler d'autres comme  Wild Tigers I Have Known ou vous n'êtes pas seul, mais surtout par son cadre et une certaine morbidité à "L'enfant miroir" de  Philip Ridley et aussi aux films d'un autre canadien David Cronenberg.

La nature de Nicolas, 3

Il est le seul film du réalisateur canadien Jeff Erbach. Néanmoins celui-ci possède une longue expérience de l’écriture et de la réalisation, notamment de courts métrages tels Monday With the Martins, Under Chad Valley, Soft Like Me, Gavin Frogboy et Mr. Twenty Five Cents, qui ont connu du succès dans les festivals partout dans le monde. Erbach est également bien connu comme réalisateur de vidéoclips. De plus, il fut membre de jurys pour l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision et pour le Manitoba Arts Council, et il donne fréquemment des conférences et des ateliers dans divers festivals et événements.

Bande annonce en version originale

Voir le film et le télécharger:  ICI

 

 

The nature of Nicholas un film de Jeff Erbach
The nature of Nicholas un film de Jeff Erbach

Publié dans cinéma gay

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Que la jeunesse...

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
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Que la jeunesse...
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Que la jeunesse...
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Publié dans adolescent

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Denis Kravets

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

 

 

Denis Kravets est un artiste qui est né en Ukraine en 1990.

 

 

 

Publié dans peinture

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Kiefer au Centre Pompidou

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Kiefer au Centre Pompidou

Je ne vous recommanderais pas l'exposition Kiefer au Centre Pompidou à moins que vous ayez besoin d'un coup de pouce pour vous jeter sous le métro en sortant. C'est une des expositions les plus déprimantes que j'ai vues. Si l'on excepte les ridicules champs de fleurs de la fin, censés être des hommages à Van Gogh, le pauvre, la palette de Kiefer ne quitte jamais les tons terreux, ce qui n'est pas particulièrement réjouissant mais le souci principal réside dans les thèmes des toiles. Avec Kiefer c'est vraiment le passé qui ne passe pas. On comprend bien que d'être né en 1945 dans une Allemagne en ruine n'était pas facile mais Kiefer ne s'est jamais remis d'avoir ouvert les yeux sur des décombres. Toute son oeuvre tourne autour de la guerre et surtout du nazisme. Ses toiles délivrent un message ambigue car si on peut les prendre pour une dénonciation du nazisme, surtout si on a sous les yeux les déclarations du peintre et les analyses souvent fumeuses des critiques, on peut aussi y voir une nostalgie pour le régime nazi. En sont les meilleures illustrations les seules toiles que je sauverais de cette rétrospective celles des architectures. Je vois en elle, en ce qui me concerne, une sorte d'hommage à Speer.

Dans cette série, on ne peut que remarquer que si Kiefer est un piètre dessinateur, il est un grand matiériste dans la lignée d'un Dubuffet ou d'un Leroy. Il est dommage que ce peintre réfléchisse trop et nous fasse part de ses états d'âme. Ces profuses déclarations nous empêche d'apprécier pleinement la riche et diverse matière qu'il dépose sur ces grandes surfaces, de la peinture épaisse, bien sûr mais aussi du plomb, dont il fait grand usage ou à l'instar d'un Rebeyrolles des fagots.

Si certaines toiles m'ont fait beaucoup d'effets, d'où l'indéniable force de certaines, à l'ami qui m'accompagnait, beaucoup plus jeune que moi, elles l'ont laissé parfaitement indifférent. Il s'en expliquait par le fait que faisant partie d'une autre génération, les évènements auxquels Kiefer se réfère sont beaucoup moins présent dans son esprit que dans le mien... Pour lui la peinture de Kiefer est datée et loin d'être universelle.

L'exposition bénéficie d'un parfait accrochage, bien aéré. Les toiles presque toutes de très grandes dimensions. Elles sont bien éclairées.

Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
C'est à mon sens pour la demi douzaine de tableaux immédiatement ci-dessus qu'éventuellement l'expo mérite une visite.

C'est à mon sens pour la demi douzaine de tableaux immédiatement ci-dessus qu'éventuellement l'expo mérite une visite.

Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Kiefer au Centre Pompidou
Paris, janvier 2016

Paris, janvier 2016

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Sur le chemin des dunes, Noordzee, Texas (north sea Texas) un film de Bavo Defurne (réédition augmentée)

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Sur le chemin des dunes, Noordzee, Texas (north sea Texas) un film de Bavo Defurne (réédition augmentée)

Voir le nord du Texas, le film

 

Réalisation: Bavo Defurne, scénario: Bavo Defurne et Yves Verbraken  (scénario tiré du roman This will never end d'André Solis).

 

avec: Eva van der Gucht, Jelle Florizoone, Luk Wyns, Thomas Coumans, Mathias Vergels, Katelijne Damen, Daniel Sikora, Nina Marie Kortekaas

Résumé
 
Nous sommes en 1960. Pim (Jelle Florizoone) habite avec sa mère (Eva van der Gucht), une ancienne reine de beauté devenu un tas mais qui se croit toujours séduisante. Ils vivent dans une ville oubliée de la côte belge. Pim, garçon introverti, se contente de vivre dans son univers imaginaire. La mère de Pim, Yvette, a des rêves de son coté. Elle est fatigué des amants de passage et d'ennui de la vie dans cette petite ville. Elle aspire à tout laisser derrière elle, y compris son encombrant de fils pour aller voir voir le monde. Les rêves de Pim et ceux d'Yvette entrent en collision lorsque le beau Zoltan (Thomas Coumans)  arrive en ville avec la fête foraine et devient leur nouveau locataire. Mais à l'aube de ses 16 ans, sa relation avec son ami Gino (Mathias Vergels) prend une autre direction, et alors que sa mère le quitte pour vivre avec son nouvel amant, Pim y voit une opportunité de vivre ses rêves. Pim saisit sa chance. Ses rêves deviennent une semi réalité. Pim va vivre chez sa voisine, Marcella qui est la mére de Gino et de Sabrina (Nina Marie Kortekaas) qui glisse des regards langoureux à Pim qu'il ne voit pas. Pim est heureux. Il dort dans le lit de Gino! Mais Gino fréquente et habite avec une jeune fille de l'autre coté de la frontière. Les rêves de Pim sont-ils des illusions ou le reflet de ce que pourrait être la réalité?
 
L'avis critique
 
Il y a tellement longtemps que nous attendions un long métrage de Bavo Defurme que l'on doutait fortement qu'il arrive un jour. On avait pensé que Defurme serait un de ces cinéastes dont les courts-métrages multi primés dans une quirielle de festivals qui n'accoucheraient jamais d'un long; on peut citer dans ce cas Jacques Duron avec son remarquable Voyage à Deauville ou Armand Lameloise  avec son non moins remarquable,"Juste un peu de réconfort". Il y avait gros à parier qu'une si longue attente ne pouvait déboucher que sur une déception; c'est un peu le cas même si le film est bien fait. Il faut dire que je suis peut être un peu de mauvaise fois devant cet énième opus mettant en scène des bas du front nordistes. Sur le chemin des dunes (un bien joli titre qu'a trouvé là le distributeur du film en France) est néanmoins un film positif, qui ne tombe pas dans le misérabilisme habituellement réservé aux films se passant dans le nord  de la France et en Belgique. Defurme montre une jeunesse qui n’est pas ratée (c'est plutôt du coté des adultes que cela se gâte)
Defurme est resté fidèle à la thématique de ses courts-métrages. Tous traitent de l’identité, de quelqu’un qui se découvre différent, dans un groupe de sportifs ou dans Feu de camp, chez les scouts. On ne comprend pas bien alors pourquoi il a cru bon d'adapter un livre où rien n'est vraiment original et tout est attendu d'autant qu'il reprend certaines séquences de ses courts-métrages précédents comme  par exemple la scène de la tente qui était déjà dans "Campfire" (2000) ou celle de la moto qui se réfère à Matroos (1998). Cette histoire de rejet d’un groupe permet au réalisateur de  se concentrer sur l’amour entre adolescents. Ce qui évite le gros écueil sociologisant où vont se briser la plupart des films de cet acabit. Pims a déjà découvert son identité sexuelle. Il est amoureux du garçon qui vit à côté de chez lui. C’est là que le film commence. Là où souvent les autres finissent. Les scènes sexuelles sont présentes dès le début. Peu de films ont abordé la question ainsi. Si la faiblesse de Noordzee Texas réside dans son scénario, sa force est dans son filmage d'autant plus remarquable que "Sur le chemin des dunes" aurait été réalisé avec un budget très modeste. L'image est toujours très belle, le cadre impeccable et les éclairages des intérieurs est précis et chaleureux, ce qui évite de tomber dans le glauque lors de certaines scènes. Le film tout en étant original dans sa facture, c'est un peu Demy chez Dumont, s'inscrit dans une famille de films, référence assumée comme pour Paris-Texas ou plus secrète comme pour la série néerlandaise des années 80 "Le phare" qui se passait aussi vers 1960, ou Bagdad café ou encore à DAS FLÜSTERN DES MONDES (WHISPERING MOON) . Si on exepte Katelijne Damen, dans le rôle de la mère de Gino qui parvient à être génante tant elle est mauvaise, les autres acteurs vont du bon à l'excellent en particulier Jelle Florizoone qui dans le rôle de Pim est étonnant sachant donner du poids à chacun de ses regards et de ses gestes peut être parce qu'il vient du monde de la danse ( lorsque Bavo l'a découvert, ce jeune garçon était danseur professionnel  à l’école Nationale de Ballet de Bruxelles) qu'il a abandonné depuis car l'expérience de "Noordzee Texas" lui a donné l'envie d'embrasser la carrière de comédien, souhaitons lui bonne chance, son jeune talent le mérite.
 
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Si dans mon résumé j'ai daté l'action en 1960, c'est totalement subjectif, puisque aucune date apparait à l'écran et que pas un objet ou un vêtement peut nous renseigner sur l'année durant laquelle se déroule le film. Cette intemporalité assumée tire Noordzee Texas vers le conte...
Il faut espérer pour Eva van der Gucht, que son rôle d'Yvette, où elle est parfaite, est un rôle de composition. Elle campe le personnage anthipatique du film, mauvaise mère, on subodore que la naissance de Pim n'a pas été voulu, à propos il n'y a pas de père dans cette histoire, artiste ratée, une Yvette Horner (tient le même prénom) obèse. Elle ne voit dans son fils qu'un boulet qui l'empêche de fuir le trou où elle est encalminée.
J'ai vu ce film lors d'une ecapade brusselloise durant l'été 2011. Si je me souviens bien ce n'était pas une séance dans un circuit traditionnel. Je ne sais donc pas si ce film d'une qualité technique tout à fait hors du commun à eu une exploitation commerciale dans son pays. Quant à la France...
P.S. Depuis cette chronique le film est sorti en France.

Voir North Texas 1

Texas bar
 
 
Voir North Texas, 3
 
 
Voir North Texas, 4
 
 
Voir North Texas, 5
 
 
Voir North Texas, 6

Peli Noordzee Texas
 
 
Bande annonce
 

 

Le film

 
Voir film et le télécharger:  ICI
 

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Noordzee-Texas-photo-3.jpgNoordzee-Texas-photo-1.jpgNoordzee-Texas-photo-2.jpg 
 

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