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Masashi-Wakui

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Que la jeunesse...

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Que la jeunesse...
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Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
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Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
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Exposition Jacques Martin à la galerie Huberty & Breyne

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Exposition Jacques Martin à la galerie Huberty & Breyne

martin a

 

martin b

Exposition Jacques Martin à la galerie Huberty & Breyne
Exposition Jacques Martin à la galerie Huberty & Breyne
Exposition Jacques Martin à la galerie Huberty & Breyne

Publié dans Bande-dessinée

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Julian, junge liebe anders, une web-série de Christian Schäfer, Maik Scholz, Dominik Weiss

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Julian,  junge liebe anders, une web-série de Christian Schäfer, Maik Scholz, Dominik Weiss

Cette web-série raconte l'histoire de Julian 16 ans et de son coming-out. Depuis quelque temps, Julian a le sentiment que sa relation avec Sarah, une jeune fille de son lycée, ne peut plus le rendre vraiment heureux. De manière assez inattendue Julian apprend qu'un de ses camarade, Phillip, est gay et qu'il vit ouvertement cette situation. Petit à petit Julian s'aperçoit qu'il est attiré par Phillip...

"Julian" a été tourné (mieux que bien des films gay) à l'initiative du Centre Gay et Lesbien de Cologne (beaux extérieurs sur la ville) et joué par les jeunes membres du centre. Le directeur du projet Jürgen Piger affirme: "Avec cette série Web, nous voulons attirer et informer à travers une fiction les jeunes dans l'ensemble des pays de langue allemande qui sont encore devant leur coming-out et de leur montrer la possibilité d'affirmer leur identité gay." Curieusement le spectateur n'a pas du tout l'impression d'être devant un film militant et c'est la force de ce film dans lequel les personnages existent fortement. 

Julian,  junge liebe anders, une web-série de Christian Schäfer, Maik Scholz, Dominik Weiss
Julian,  junge liebe anders, une web-série de Christian Schäfer, Maik Scholz, Dominik Weiss

 

Julian - anders junge liebe (jeune amour autrement)
série Web 
Réalisation: Christian Schäfer, Maik Scholz, Dominik Weiss
Acteurs: Anton v B., Justus B., Klaus Nierhoff, Nina Vorbrodt, Bettina Böttinger, Florian Müller, Janina Engelhardt, Ronja. Kleiner, Maik Scholz 
Allemagne,  2012

facebook  
site web  
Tous les épisodes :


Folge 1 - 1: Augenblicke
Folge 1 - 2: Tagträume
Folge 1 - 3: Neugierde
Folge 1 - 4: Freunde
Folge 2 - 1: Partytime
Folge 2 - 2: Wer weiß was?
Folge 2 - 3: Trennungen
Folge 2 - 4: Lange Nacht
Folge 2 - 5: Freiheit

Peut-être il ya encore une fois une réunion avec Anton?

Peut-être il ya encore une fois une réunion avec Anton? Photo: Quoi qu'il en soit de Cologne

 
Julian,  junge liebe anders, une web-série de Christian Schäfer, Maik Scholz, Dominik Weiss
Julian,  junge liebe anders, une web-série de Christian Schäfer, Maik Scholz, Dominik Weiss

Publié dans cinéma gay

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Les enfants loups, Ame & Yuki, un film de Mamoru Hosoda (réédition augmentée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Les enfants loups, Ame & Yuki, un film de Mamoru Hosoda (réédition augmentée)

Hana, encore étudiante tombe amoureuse d'un garçon mi-homme, mi-loup. De cet amour naissent une fille Yuki, bientôt suivi d'un garçon Ame. Tout deux peuvent à leur guise se transformer en loup. Le père est tué. Hana se retrouve seule pour élever ses enfants différents des autres. Elle décide de les emmener à la campagne dans une maison isolée, loin des yeux indiscrets mais elle ne peut s'abstraire longtemps de la communauté villageoise.

 

 

Le film est centré sur la relation d'Hana avec ses deux enfants. Il se déroule sur treize ans, de la conception des enfants jusqu'au moment où les jeunes êtres acquièrent définitivement leur autonomie. Ce sont les éléments, une tempête, qui orchestrent la rupture finale, apportant aux « Enfants-Loups » une conclusion épique. Le réalisateur, maitre de l'ellipse, contracte ou dilate le temps à sa guise.

Toute l'histoire est racontée, quelques années après les faits par Yuki. Elle se déroule dans un passé récent dans lequel il n'y a pas d'ordinateurs personnels, ni téléphone portable.

 

 

Pour bien comprendre le film, par ailleurs très simple et accessible à tous, il faut tenir compte de la place différente que tient le loup dans l'imaginaire japonais par rapport à sa place dans l'imaginaire européen où il est associé au mal. Au Japon où il a disparu à la fin du XIX ème siècle, c'est un animal respecté. Les caractères qui forment son nom  sont les mêmes que ceux de "grand dieu". Le loup est vénéré dans certains temples shintoistes. 

Le somptueux décor de l'histoire est fourni par l'endroit où Mamoru Hosoda a passé son enfance, la région de Toyama au nord-ouest de Tokyo. Une campagne idéale mais pourtant bien réelle, un peu telle qu'on l'imagine lorsque l'on habite en ville. Le choix des angles de prise de vues est souvent audacieux. Mamoru Hosoda comme tous les grands cinéaste raconte d'abord sont histoire à travers ses images; le film est peu bavard.

Cette fable pour enfants et adultes a une profondeur et une exactitude psychologique que n'atteindra jamais une semblable production américaine parce qu'elle serait issue d'une civilisation adolescente, son histoire n'a guère que trois siècles, et hétérogène alors que dans cet animé japonais, on sent à chaque image qu'il vient d'un monde ancien et homogène.

 

 

Bien que Mamoru Hosoda exècre qu'on le compare à Miyasaki, maiscomment lorsque l'on parle de l'animation japonaise faire abstraction de son maitre incontesté, ce serait comme oublier Walt Disney à propos du dessin animé américain, l'inspiration de son film a beaucoup de points communs avec ceux de Miyasaki (y compris avec ceux de Miyasaki junior). Tout d'abord la présence primordiale de la nature, ce qui n'est pas original au Japon tant la nature est présente dans le quotidien de la plupart des japonais y compris ceux qui habitent les grandes villes. Il faut dire que dans de nombreuses ville telles Kyoto, Nara ou Hiroshima on passe sans transition de la ville la plus dense à la campagne-montagne. Car si le préambule se déroule dans la banlieue de Tokyo, tout le film a pour cadre une campagne japonaise au pied de montagnes. Cette localisation du récit nous vaut un plaidoyer pour la vie à la campagne avec la mise en avant d'un travail directement nourricier et l'entraide indispensable entre les membres d'une si petite communauté qu'est le village. Ce qui est dans la droite ligne des désir du gouvernement japonais qui s'inquiète à la fois de la désertification des campagnes et de la toujours plus grande dépendance du pays envers de l'étranger pour nourrir ses habitants.

La qualité du film tient certainement pour une grande part à ce que l'équipe qui l'a réalisé est bien rodée. Satoko Okudera pour le scénario, Yoshiyuki Sakamoto pour le character design ont déjà, aux mêmes postes participé aux deux premiers films du réalisateur, « La traversé du temps » et « Summer wars ». Les deux premiers films du réalisateur, tout réussis qu'ils soient ne laissaient pas présager que son troisième film d'une inspiration bien différente serait un tel chef d'oeuvre.

L'air de famille qui existe entre les productions Ghibli et « Les enfants loups » n'est pas un hasard puisque pour la direction artistique (la supervision des décors) c'est Hiroshi Ono qui s'en charge et qui avait tenu le même poste pour « Kiki la petite sorcière ». Les décors sont particulièrement soignés et la reproduction de l'eau n'a encore jamais été aussi bien figurée dans un animé.

L'influence de Miyasaki n'est pas la seule décelable, celle de Tezuka est également importante par le thème la transformation de l'homme en animal, qui il est vrai irrigue de nombreuses oeuvres artistiques japonaises,mais aussi d'une manière plus ténue en ce qui concerne le dessin. Lorsque Ame se transforme en loup adulte, sa physionomie semble sortir du crayon de Tezuka.

Si l'influence de Miyasaki est indéniable, Mamoru Hosoda n'est en rien une copie de son ainé. Même si chez lui tout comme chez son ainé on sent une nostalgie pour le Japon agraire, voir féodal. Son inspiration est beaucoup plus ancrée dans la réalité; ce que ne laissent pas voir à première vue ses thèmes, le voyage dans le temps pour son premier film, la guerre entre le virtuel et le réel pour le second et pour celui-ci des humains qui se transforment en loup pourtant c'est un cinéaste très réaliste qui puise dans son propre quotidien. C'est en allant visiter des amis qui avaient des enfants de trois et quatre ans et en voyant leur turbulance qu'il a eu l'idée des enfants loups

L'une des morale de ce très beau film est qu'il faut laisser le choix aux enfants de choisir leur avenir.

Un grand film émouvant que peuvent voir aussi bien les enfants que les adultes.

 

Nota: Mamoru a réalisé un superbe film publicitaire "Superflat Monogram conçu pour Louis Vuitton par pe plasticien Takashi Murakami. 

 

 

 

 

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Les délices de Tokyo un film de Nomi Kawase

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Les délices de Tokyo un film de Nomi Kawase

C'est un film pour ceux qui savent écouter le vent, l'été dans les arbres, pour ceux qui préfèrent la neige des pétales des cerisiers en fleurs à celle de décembre, pour ceux, qui un jour, ont fêté hanami au parc Ueno et y ont trop bu de saké, pour ceux qui ont suivi des yeux le départ des pétales de sakura pour l'océan sur la rivière Sumida... et bien sûr pour les gourmands qui savent combien les dorayaki*, ces sortes de pankas fourrés à la pâte de haricots rouges (le an, qui est le titre original du film) sont savoureux et puis bien sûr pour tous les amoureux du Japon, ce pays qui ne ressemble à aucun autre. Les cinéphiles qui ont Ozu pour cinéaste préféré ne devraient n'être pas déçus non plus.

Les délices de Tokyo un film de Nomi Kawase

Un jeune homme, Sentaro, cuisine et vend ses doriyakis dans une petite échoppe. Comme celle-ci est près d'un collège, la clientèle de Sentaro est surtout composée de collégiennes pépiantes (les collégiennes japonaises me semblent encore plus bavardes que les anglaises. Est-ce possible?). Si la pâte de ses pâtisserie est bonne, le an que Sentaro se fait livrer est médiocre. Un jour alors que le grand cerisier qui fait ombrage à la boutique est en pleine floraison apparait une curieuse petite vieille aux doigts déformés (Kirin Kiki). Elle veut absolument travailler dans la boutique. Sentaro refuse. Quelques temps après la septuagénaire apporte du an de sa confection. Sentaro le goûte, il n'en a jamais mangé d'aussi bon. Il engage Tokue. Le commerce qui vivotait devient une petite affaire prospère grâce à la pâte de haricot rouge de Tokue. Mais bientôt quelques uns remarquent les doigts déformés de la vieille dame...

Les délices de Tokyo un film de Nomi Kawase

A ce sujet j'ai été très surpris d'apprendre d'une part que la lèpre semblait avoir été une maladie rependue au Japon à l'époque contemporaine et que les lépreux y était reclus  jusqu'en 1996!** Si un lecteur peut apporter un témoignage sur ce point, je le remercie d'avance. Naomi Kawase par le biais de son film avec discrétion nous montre combien la société japonaise est dure et exigeante.

Pour la première fois Nomi Kawase a choisi de filmer un scénario écrit par un autre en l'occurence Durian Sukegawa qui a adapté son propre roman, et c'est une bonne idée, cela ajoute une tension dramatique qu'il n'y avait pas dans les films précédents de Naomi Kawase.

La cinéaste a construit son film autour du cycle des saison, d'un printemps l'autre, illustré par un majestueux cerisier.

Il y a une parfaite harmonie entre l'histoire et les acteurs choisis qui jouent avec une grande sobriété, ce qui n'est pas toujours le cas dans le cinéma japonais. Le casting se résume presque à trois acteur, à ce propos je songe qu'il serait très facile d'adapter cette histoire au théâtre, mais c'est peut être déjà fait; les japonais étant les champions des recyclage des romans, mangas, animés, péra, dramatique radio, souvent pour le meilleur si bien que l'on a souvent du mal à dire qu'elle a été la forme première de l'histoire (ici c'est un roman). Or donc, il y a Kiri Kirin, grand-mère idéale du cinéma japonais, qui fit ses début à la Shoshiku dans les années 60. Elle est aujourd’hui une actrice familière des cinéastes Kore-eda et Kawase Naomi. Nagase Masatoshi que l'on est heureux de voir accéder enfin à un premier rôle. On l'avait vu en second rôle convaincant dans Mistery train, La servante et le samourai, Electric dragon... Un acteur au jeu raffiné dont le visage fermé s’épanouit à mesure que le récit avance. Et enfin dans le rôle de Wakana, la jeune collégienne réservée, une révélation qui s’appelle Uchida Kyara, elle n’est autre que la petite fille de Kiri Kirin

Les délices de Tokyo nous invite, avec modestie,  à une réflexion sur la transmission du savoir, l'importance de la communion entre le maitre et l'élève...

Les délices de Tokyo un film de Nomi Kawase

Il y a beaucoup d'émotion dans cette rédemption par le doriyaki pour Sentaro qui va se pacifier au contact de Tokue dont il retiendra la leçon d'humilité devant la nature et de plaisir qu'apporte  de faire bien une chose, avec amour même si ce n'est qu'un humble gâteau comme le doriyaki. Si le film est sombre, la dernière image est pleine d'espoir... Toute la leçon de vie de ce beau film tient dans cette réplique de Tokoe: << Quand je cuit le an, je tend toujours l'oreille à la parole des haricots rouges. C'est à dire que j'imagine les jours de pluie et les jours ensoleillés que les haricots ont vus. Je prend le temps d'écouter l'histoire de leurs voyages, de connaitre quel genre de vent a soufflé pour les amener jusqu'ici. Oui, j'écoute.>>  

Les délices de Tokyo un film de Nomi Kawase

Bande annonce du film

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En japonais, dora signifie « gong », et cela expliquerait donc le nom de la pâtisserie. Celle-ci consiste en deux pâtes en forme de pancake, faites en kasutera, enveloppant une garniture de pâte de haricot rouge nommée anko (ingrédient courant en cuisine japonaise). À l'origine, cette pâtisserie n'avait qu'une seule couche. La forme actuelle fut inventée en 1914 à la pâtisserie Usagiya à Ueno, un quartier de TokyoDans des endroits de la région du Kansai, comme Osaka ou Nara, cette pâtisserie est souvent appelée mikasa (). Le nom signifie initialement « triple chapeau de paille », mais est également un des noms du Mont Wakakusa, une petite colline se trouvant à Nara. La colline ayant une pente assez douce, on dit que de nombreux habitants pensent à la forme de la colline lorsqu'ils mangent un mikasa. Il y a un plus grand mikasa réputé à Nara, faisant environ 30 centimètres de diamètre.

 les délice de Tokyo n'est pas la première incursion du doriyaki dans une oeuvre de fiction. En effet ldorayaki est la nourriture favorite de Doraemon, héros du manga éponyme. On peut donc voir ce robot en forme de gros chat bleu sans oreilles se goinfrer de dorayaki.

Les délices de Tokyo un film de Nomi Kawase

Les doriyaki n'est pas une pâtisserie "noble" au Japon. Elle appartient à la catégorie des namban-gashi, littéralement "sucrerie des barbares du sud" des gâteaux influencés par l'occident et les premiers visiteurs portugais. Dans les doriyaki, comme dans les autres douceurs japonaises, il y a beaucoup moins de sucre que dans les pâtisseries occidentales. Elles contiennent beaucoup de protéines végétales. La plupart des gateaux nippons ne contiennent ni crême ni gluten.

Deux bonnes adresses pour les pâtisseries japonaises qu'hélas pour la bonne santé ma balance, qui ne peut supporter qu'un poids limité, j'ai testées (même si les gâteaux nippons sont moins caloriques que leurs homologues occidentaux): Aki 16 rue Sainte Anne 75001 Paris et Walaku 33 rue Rousselet 75007 Paris

Les délices de Tokyo un film de Nomi Kawase

** La lèpre est attestée au Japon dès le VIe siècle. La possibilité d’une origine contagieuse est envisagée très précocement,mais les conceptions inspirées du bouddhisme font état d’une maladie dite kharmique, résultant des fautes commises dans les vies antérieures. Les malades rejoignent ainsi les confréries de mendiants aux abords des temples et des rizières. Il semble qu’à l’intérieur même de ces groupes ait également existé une discrimination.

La perspective change au XVIe - XVIIe siècle et la conception d’une maladie héréditaire s’impose progressivement. Dans la pratique, la situation des lépreux est très variable. Certains malades, rejetés par leurs familles, se trouvent condamnés à une vie d’errance et tendent à se regrouper autour de sources thermales, constituant peu à peu de véritables colonies, parfois bien acceptées par la population locale. D’autres continuent à être soignés à domicile. Quoi qu’il en soit, la notion de quarantaine, fondamentale en occident, ne joue ici aucun rôle et c’est surtout la crainte d’épouser un membre d’une famille de lépreux qui motive la discrimination.

Une loi de 1871 met fin à toutes les discriminations qui persistent dans la pratique. Les préjugés concernant l’hérédité subsistent au sein même du monde médical et bien après que la découverte de l’étiologie bactérienne, par le norvégien Hansen, ne soit connue au Japon. Jusqu’en 1895, la lèpre intéresse peu les pouvoirs publics et le gouvernement, plus préoccupé par les épidémies de choléra qui troublent l’ordre public et entraînent des émeutes, tend à négliger les maladies chroniques comme la lèpre ou la tuberculose. Dans les faits, ce sont des religieux occidentaux, comme le Français Testuide ou l’Anglaise Hanna Riddel, qui fondent entre 1889 et 1894 des léproseries. Tous ces occidentaux ont en effet été choqués par le spectacle de ces lépreux qui vagabondent avec leurs visages et leurs membres déformés par la maladie, spectacle désormais oublié en Occident.

Le dermatologue Mitsuda Kensuke, dont l’influence sur la politique du Japon en matière de lèpre ne cessera de croître, prône inlassablement la mise en place d’une quarantaine absolue. Les débats parlementaires aboutiront, en 1907, au vote d’un premier règlement pour la prévention de la lèpre. Celui-ci prévoit d’interner les lépreux surpris en situation de vagabondage dans cinq établissements publics. Les capacités d’accueil sont limitées (à peine 1000 patients pour environ 30000 malades) et paraissent bien dérisoires pour une maladie que l’on dit, à corps et à cris, plus contagieuse que le choléra.

En 1920 est créée une léproserie sur l’île de Nagashima ayant pour objectif d’enfermer 10 000 malades, rassemblés sur l’ensemble du Japon, dans les 10 ans à venir. Dans cet établissement dirigé par Mitsuda les conditions de vie ont tout du régime pénitentiaire. Sous des dehors paternalistes, Mitsuda, qui prône une structure familiale, impose une vie en autarcie avec une monnaie propre. Les patients sont assujettis à diverses corvées et subissent des châtiments corporels. L’encadrement médical et infirmier est quasi-inexistant et le personnel est en majorité constitué d’anciens policiers. On se dirige ainsi vers une quarantaine absolue, d’ailleurs consacrée par la loi qui sera votée en 1931. A la fin des années 30 les lépreux sont stérilisés.

1947 au Japon, un traitement par Promine est disponible. L’avènement de cette thérapeutique, qui va d’ailleurs transformer l’existence des lépreux et conduire à supprimer définitivement la quarantaine, ne suffit pas à mettre fin à la discrimination au Japon. Un malade traité et non contagieux reste considéré comme dangereux. Une nouvelle loi de 1948 prévoit cette fois explicitement la stérilisation des lépreux ou la pratique d’avortements thérapeutiques, ceci en dépit de la nature infectieuse de la lèpre.

Ce n'est qu'en avril 1996 que Le Parlement japonais vote l'abrogation de la loi de 1953 sur la prévention de la lèpre, stipulant l'internement obligatoire des malades. En juin 1995, une commission du ministère de la Santé avait reconnu que «le fait d'isoler les malades et d'attiser la peur malgré le caractère peu contagieux de la maladie» avait été une «grave erreur». Le milieu médical japonais fut bien obligé d'admettre à son tour qu'en approuvant tacitement cette loi il avait en fait fermé les yeux sur les progrès de la médecine. La léproserie d'Oshima Seisyoen (le Jardin des pins verts) est l'une des 15 léproseries au Japon. La plupart ont été créées au début du siècle. La France, par contraste, n'a pratiqué que des hospitalisations.  

    

Les délices de Tokyo un film de Nomi Kawase
pétales de cerisier sur la rivière, Japon, avril 2010

pétales de cerisier sur la rivière, Japon, avril 2010

Les délices de Tokyo un film de Nomi Kawase
Les délices de Tokyo un film de Nomi Kawase
hanami au parc Ueno, Tokyo, avril 2010

hanami au parc Ueno, Tokyo, avril 2010

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Le vent se lève, un film de Miyazaki (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le vent se lève, un film de Miyazaki (réédition complétée)

Le vent se lève : Affiche du dernier Hayao Miyazaki - Affiche

 

 

C'est inévitablement avec un sentiment mélangé que nous découvrons « Le vent se lève » puisque c'est à la fois le nouvel opus de Miyasaki, peut être le plus grand cinéaste de films d'animation de l'Histoire du cinéma, et le dernier puisqu'il a annoncé, il y a quelques semaines, sa retraite.

 

Le vent se lève - Miyazaki

 

Pour ce, qui sera donc vu comme son testament artistique, le cinéaste n'a pas choisi la facilité, rien de consensuel dans cette histoire qui ne s'adresse pas vraiment aux enfants et dont le sujet est la biographie de Jiro Horikoshi, certes rêvée, le film commence par une magnifique séquence onirique qui semble une sorte d'hommage à Little Nemo. Jiro Horikoshi (1903-1982) est l'ingénieur en aéronautique qui fut le père du fameux chasseur zéro qui lors de la dernière guerre s'est illustré dans l'attaque de Pearl Arbour et qui a été l'un des avions des kamikazes. Choix d'autant plus curieux chez un homme qui clame haut et fort son pacifisme. D'ailleurs tout au long du film on a l'impression que Miyasaki est un peu géné aux entournures avec sont personnage. Il force un peu le trait sur sa bonté naturelle. Il veut absolument démontrer que ce créateur d'une arme redoutable est fondamentalement bon et quasiment pacifiste...

 

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Mais très intelligemment par des partis pris audacieux, le cinéaste montre que Jiro a gardé son innocence d'enfant. Il garde jusqu'à la fin la tête du jeune garçon qui rêvait de construire de belles machines volantes.

Eliminons d'emblée la question de l'animation, elle est sublime. Peut on faire mieux, difficile à croire. Presque tout est réalisé à l'ancienne, dessiné à la main sauf pour des objets bien particulier comme la règle à calcul et les pages imprimées des livres.

Il y a un véritable tour de force dans ce film qui est de rendre visible ce qui est invisible par essence, le vent.

Le film se divise en deux parties relativement distinctes: la jeunesse et l’apprentissage de Jiro pour son métier d'ingénieur puis son histoire d’amour avec Naoko qui va de paire avec l'apogée de sa carrière. La première est fascinante pour quelques scènes extraordinaires: le rêve de Jiro enfant, le tremblement de terre de Tokyo de 1923 et plus généralement, une description minutieuse de la vie à l’époque. Jiro vit dans un pays pauvre qui rêve de devenir l’égal des grandes puissances occidentales et il fait partie, sans en avoir conscience, de cette marche en avant qui conduira à la guerre contre les États-Unis. On voit autour de lui le pays se moderniser et s’occidentaliser petit à petit.

 

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Si à première vue le sujet surprend, il le fait beaucoup moins lorsqu'on voit le film. Miyasaki a toujours été passionné d'aviation, son père dirigeait une usine de fabrication de pièces pour les avions, ce qui peut en partie expliquer cela. Il a déjà réalisé un film centré sur l'aviation, « Porco roso » et les machines volantes font presque toujours irruption dans ses films.

L'ingénieux ingénieur, comme dirait Boris, que je fus dans une autre vie, s'est tout de même posé des questions sur la façon de travailler d'un ingénieur et d'un bureau d'étude dans le Japon les années 30. Cette représentation devrait en interloquer plus d'un qui a sué devant une planche à dessin, planche à dessin que l'on précise d'importation! En effet ces dessinateurs nippons semblent ignorer le té et de toutes manières, ils ne fixent pas leur plan sur la planche et semblent dessiner qu'avec des équerres ou des formes (appelés escargots ou pistolets dans le jargon professionnel) dans ces conditions je ne vois pas bien comment ils peuvent tracer des parallèles et des perpendiculaires. Leur table a dessin s'apparente plus à celle d'un architecte du début du XX ème siècle qu'a celle d'un dessinateur industriel. Elle n'est pas muni d'un pantographe système qui existait depuis longtemps pourtant à cette époque en Europe. Autres bizarreries ces dessinateurs sont assis face à leur planche et ils ne portent pas de blouse. A un moment on voit le héros tracer un projet de détail de l'avion, une attache sur une aile qu'il exécute en perspective comme une vue artistique, pratique qui a été utilisée en Europe au XIX ème siècle maisplus du tout sur notre continent en 1930. Je met peu en doute l'exactitude dans le contexte japonais, surtout à l'époque où se déroule le récit, de ce que je vois à l'écran dans un film de Miyasaki quand on sait le soin qu'il apporte au moindre détail, si bien que chaque décor est un régal sur lequel on voudrait faire un arrêt sur image pour complètement en profiter. Maisj'aimerais bien que quelqu'un ayant des lumières sur la vie d'un bureau d'étude au Japon dans l'entre deux guerre m'apporte quelques explications sur les points précis que j'ai soulevés plus haut.

 

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Pour tous les jeunots qui sont nés avec une machine à calculer dans leur couche, je voudrais les informer que la curieuse règle que manipule Jiro est une règle à calcul, instrument longtemps indispensable pour tout ingénieur et calculateur. Après un rapide apprentissage cet élégant boulier plat vous permettait de faire des calcul avec une célérité qui ébahissait le béotien moyen. On pouvait même en tirer des sons qui rappelaient un peu la trompette bouché et qui égayaient les entre-cours. Ah quand la nostalgie nous tient...

 

Le vent se lève - Miyazaki

 

Sans doute que beaucoup de spectateurs trouveront que Jiro est un égoïste en préférant son travail à sa femme gravement malade, ou plutôt en essayant de concilier ses deux amours son aimée et sa passion de l'aviation. C'est méconnaitre la sorte de folie créatrice qui peut envahir un ingénieur. Jiro est très représentatif de ces techniciens qui, tout emplis de leur soif de créer, le plus souvent une petite partie d'un ensemble, contrairement à la vision romantique du film où Jiro oeuvre sur un avion en entier, oublient la finalité à ce quoi il travaille. Les horreurs de la guerre et la guerre elle même ne sont montrées que dans la toute dernière séquence dans laquelle Jiro erre dans un cimetière d'avion et constate que s'ils furent nombreux à partir combattre aucun n'en est revenu... Cette attitude de fixation sur un ouvrage en ne voulant pas voir son but est des plus courante mais le public en est peu informée car tout simplement parce que la fiction en France s'intéresse bien peu au travail qui pourtant occupe beaucoup du temps de chacun. C'est beaucoup moins le cas au Japon où par exemple de nombreux mangas sont ancrés dans une activité professionnelle particulière. Pour cette bel et véridique illustration du labeur, Il faut, ne serait-ce que pour cela, remercier Miyazaki.

 

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Miyasaki démontre que l'on peut tout raconter par le biais du dessin animé. En quelques images inoubliables il évoque de grands faits de société comme la crise économique des années 30, la militarisation de son pays, la révolution industrielle qui bouleverse le Japon à cette époque, la calamité qu'était encore à cette époque la tuberculose (le roman « La montagne magique » de Thomas Mann est cité. La mère de Miyazaki était aussi tuberculeuse ce qui explique ces personnages de femmes malades dans ses films comme ici et comme la mère de « Mon voisin Totoro »). C’est une partie très émouvante et qui justifie le film à mes yeux.)... La référence à « La montagne magique » n'est pas la seule allusion littéraire européenne du film. A plusieurs reprise des personnages du film citent la phrase de Paul Valéry: << Le vent se lève il faut tenter de vivre.>>. Phrase qui donne le titre du film.

 

Le vent se lève - Miyazaki

 

Il montre l'horreur du grand tremblement de terre du Kanto de 1923 et du gigantesque incendie qui s'en est suivi qui détruisit une grande partie de Tokyo, tout ce qui était au sud du parc Ueno (sur cet événement capital qui modifia considérablement l'Histoire du Japon, on peut considérer qu'il est le déclencheur de la marche du pays vers le militarisme, il faut lire « Le grand tremblement de terre du Kantô d'Akira Yoshimura, paru aux éditions Actes sud. On ydécouvre que de nombreux Coréens furent lynchés par la foule à cette occasion et que des membres important de la gauche nippone furent éliminés à ce moment ce qui passa presque inaperçu dans le désordre ambiants...).

 

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La grande nouveauté chez Miyazaki est l'émergence d'une histoire d'amour pas trop édulcorée. Jiro rencontre une jeune fille Naoko dans le train qui le conduit pour la première fois à Tokyo. En quelques séquences lyriques très réussies Miyazaki orchestre cette tragique histoire d'amour. Encore une fois Miyazaki fait passer par l'intermédiaire de la relation entre Jiro et Naoko beaucoup de choses sur la société japonaise d'alors. On voit par exemple qu'il était mal vu qu'un homme et une femme (nos sommes dans la bourgeoisie) habitent ensemble sans être mariés. La valeur des films de Miyazaki tient beaucoup à l'importance que le réalisateur accorde aux détails et particulièrement à ceux des rapports entre Jiro et Naoko comme leur premier baiser ou la façon dont la jeune femme recouvre avec sa couette Jiro qui vient de s'allonger auprès d'elle.

 

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Si le film s'inspire de la vie de Jiro Hirikoshi, il est aussi imprégné du livre de souvenirs de Tatsuo Hori (1904-1953), écrivain et traducteur de Cocteau, dans lequel il évoque la mort de sa fiancée tuberculeuse. Une autre figure historique apparaît dans le film, celle de Giovanni Battista Caproni (1886-1957), célèbre constructeur d'avions italien qui, on l'imagine a du faire rêver Miyazaki enfant; on retombe sur l'importante prégnance autobiographique du « Vent se lève ». Caproni incarne pour notre héros une sorte de mentor paternel. A ce sujet, à part sa soeur, on ne voit jamais les parents de Jiro, en faisant une sorte de Peter Pan... Caproni (et le vent) est une figure majeure dans l'oeuvre de Miyazaki car le nom de son studio d'animation Ghibli est certes le nom d'un vent chaud du Sahara mais c'est surtout le nom d'un avion de reconnaissance italien créé par... Caproni!

 

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Le film contient de nombreuses réflexion sur la vie. Je trouve très juste cellesur le fait que les personnages soulignent qu’un homme ne peut espérer que dix années de créativité...

Le final est très mélancolique: ses Zéros ont été les avions des Kamikazes se suicider et les bombardiers américains ont ravagé son pays. Jiro n’a qu’une unique consolation: l’encouragement de Naoko à continuer de vivre. << Les avions sont des objets magnifiques et maudits avalés par l'immensité des cieux.

 

 

Le vent se lève - Miyazaki

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La bande annonce

 

Commentaires lors de la première 

Sixte04/02/2014 00:26

Comme vous j'ai remarqué la forme du
"Té dont la tête a une forme curieuse lorsque Jiro travaile chez lui"
ce qui me semble une très bonne forme pour épouser celle de la main, et peut-être aussi des inclinaisons autres que l'horizontale, qui sait ? Simplement alors, n'aurions-nous pas eu en main un
instrument d'un tel luxe.
Mais pour les règles à calcul, je crois bien (à vérifier lorsque le film sera disponible en video), je crois bien en avoir un modèle tout-à-fait semblable, un modèle allemand en bois et ivoire de
marque "Nestler". Tout cela a-t-il totalement disparu des formations et des professions que vous ou moi avons connues ?

 

lesdiagonalesdutemps04/02/2014 07:12



Très juste remarque pour le té en effet cette forme doit être agéable à la main. Vous avez vu pas de pantographe. On pourra voir en effet cela tranquillement en faisant des arrêt sur image
lorsque le film sortira en blue ray. Ce format est d'ailleurs particulièrement intéressant pour les animés.


La régle à calcul a disparu des formations voila au moins 35 ans avec la généralisation des calculatrices de poche.

 

Sixte02/02/2014 23:01

Le té est bien absent des salles de dessinateurs, mais il est présent quand le héros travaille chez lui (ce que l'on voit à trois reprises). Pour les autres détails, je n'en sais moins que vous
(mais j'ai la même expérience que vous de la planche et de la règle à calcul). Il se peut que les scènes d'atelier collectif veuillent suggérer plus une assemblée de calculateurs et de "designers"
(avant la lettre), plus qu'une réunion de traceurs et faiseurs de parallèles ???
Merci de vos articles en général, et sur les films en particulier.

 

lesdiagonalesdutemps03/02/2014 08:07



merci pour ces remarques. En effet j'avais bien remarqué le Té dont la tête a une forme curieuse lorsque Jiro travaile chez lui. Votre hypothèse est plausible mais quand on connait le souci du
moindre détail chez Miyazaki je suis surpris, comme le fait qu'il pousse ses croquis en perspective jusqu'aux détails. Les dessins techniques que l'on voit me font rappeler ceux en France de la fin du XIX ème siècle. J'en ai vu également de similaires en Angleterre qui devaient dater des années 1880. 50 ans plus tard au Japon ce type de représentation serait encore courante? Ce n'est pas impossible, le film insistant à plusieurs reprise sur le retard du pays...


 

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Que la jeunesse...

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Zéro pour l'éternité de Naoki Hyakuta dessiné par Souichi Sumoto (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Zéro pour l'éternité de Naoki Hyakuta dessiné par Souichi Sumoto (réédition complétée)

 

Les japonais comme tous les peuples sont travaillés souterrainement par des démons, des questionnements, des fantasmes qui leurs sont propres. Le phénomène des kamikazes est l'un d'eux (je conseille vivement sur le sujet, au visiteur de Tokyo de visiter le sanctuaire Yasukumi, voir le billet que je lui ai consacré: Le sanctuaire de Yasukuni-jinja, Tokyo, Japon ). Les japonais ont un rapport très ambivalent avec la question des Kamikases s'ils sont révérés par l'extrême droite nationaliste nipponne, il ne faut pas oublier qu'en 1945, après la défaite les jeunes qui étaient entrainés dans des camps spéciaux dans le seul but de mourir pour la patrie ont été traités en quasi paria. Toutefois la grande majorité des japonais ont été ulcérée du glissement sémantique qui a fait qualifier les terroristes du 11 septembre 2001 de Kamikaze. Je pense que le point de départ du livre (dont je situe le présent il y a une dizaine d'années donc assez proche de l'attentat contre les tours) est cet amalgame opéré par les média étrangers entre kamikases et terroristes.

 

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Ce manga a été d'abord un roman. Pour l’écrire, Naoki Hyakuta, qui l'a adapté lui même pour en faire le scénario de ce manga, a rassemblé de nombreux témoignages d’anciens pilotes destinés à devenir kamikazes. Il s’est aussi inspiré de l’histoire de son oncle. Véritable best-seller au Japon, ce récit permet de vivre le quotidien des pilotes japonais de la Seconde Guerre mondiale. L’adaptation cinématographique sortira en salle en 2013 au japon. Ce fait illustre une spécificité du monde culturel japonais: la propension parfois extravagante à adapter une oeuvre en un autre médium, ainsi un manga peut devenir un animé (ce qui est assez logique), un roman, un film avec de vrais acteurs, une adaptation radiophonique, un C.D audio, une pièce de théâtre et même une comédie musicale ou un opéra! J'ai pris le manga comme point de départ mais cela peut être n'importe lequel des modes d'expression que j'ai cité décliné dans tous les autres ou certains d'entre eux. Contrairement à ce qui se passe souvent en occident, une des adaptations est fréquemment meilleures que son origine. Le problème est que l'on oublie souvent qu'elle est l'oeuvre originale devant toutes ces transmutations.

Le manga, « Zéro pour l'éternité » aborde le sujet des kamikaze par un angle original. (Il n'est pas le premier, il y a aussi le très beau Tsubasa d'Ayumi Tachibata, on peut voir à ce propos le billet Tsubasa et L'ile des téméraires  que j'ai écrit sur ce manga: , si des lecteurs connaissent d'autres manga, y compris en japonais qu'ils soient assez aimable pour me les signaler). L'éditeur nous informe que cette série comprendra 5 tome. Mon texte ne porte que sur les deux premiers tomes qui sont actuellement disponibles en français.

 

 

Kentaro est un étudiant prolongé qui poursuit ses études sans les rattraper. A la demande de sa soeur, journaliste et jeune écrivain, il va partir à la recherche des documents et témoignages sur son grand père qui est mort en Kamikaze quelques jours avant la fin de la seconde guerre mondiale.

 

 

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D'emblée j'étais très emballé par le sujet et par le fait qu'il soit transposé en manga ayant toujours aimé les représentations des combats aériens depuis mes lectures enfantines de Battler Britton et de Buck Danny jusqu'à ma récente découverte, lors d'un voyage à Tokyo des superbes illustrations de Shigeru Komatsuzaki . Mais j'ai d'abord été rapidement agacé par le choix d'un héros vraiment trop anti héros; cela semble être une tendance actuel dans le manga. C'est un peu la même chose dans « I am hero ». Désappointement augmenté par le fait que l’histoire débute sur des idées reçues, mais je m'en apercevrais vite que c'était pour mieux les circonvenir au fil du récit. J'ai été ensuite aussi rapidement conquis par la profondeur du propos et sa sensibilité. Notamment dés que Kentaro avec sa soeur rencontre monsieur Hasegawa, un ancien pilote de guerre, camarade de leur grand père. Séquence très émouvante. Les auteurs font des va et vient constants entre le présent et le passé. Il n'est pas difficile de supposer que chaque tome de la série s'organisera autour d'une rencontre par Kentaro d'un témoin ou d'un informateur capital sur la vie de son grand père. En tous cas le lecteur n'oubliera pas de sitôt monsieur Hasegawa.

 

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Dans le deuxième tome, le personnage que rencontre Kentaro est en tout point différent de monsieur Hasegawa; alors que ce dernier était un perdant de l'existence, vivant presque misérablement, le nouveau témoin de la courte vie du grand père de Kentaro, monsieur Ito est un chef d'entreprise à la retraite. Il vit en province dans une belle maison à l'ancienne. On comprend que par le biais des différentes personnes que Kentaro va rencontrer l'auteur va nous faire faire à la fois une visite dans la sociologie japonaise et dans la géographie de l'archipel.

Ito fait un portrait différent du grand père de Kentaro de celui de monsieur Hasegawa a tracé. "Zéro pour l'éternité " est aussi une réflexion sur la perception de l'autre. Le manga s'interroge sur les différentes manières d'appréhender un évènement selon son âges, son histoire et le contexte historique dans lequel il s'inscrit. Le manga se penche aussi sur l'incommunicabilité entre les générations. Sur l'absurdité de l'Histoire qui fait que monsieur Ito a fêté ses cinquante ans de mariage à Hawai alors que sont plus cher désir soixante ans auparavant était de bombardé cette même ile.

Zéro pour l'éternité explore également à travers les anciens combattants que rencontre le héros les différentes attitudes face à la mort, face à la guerre.

On apprend beaucoup de chose sur les conditions très brutales et parfois absurdes de la vie des militaires japonais avant 1945, déjà bien décrites dans « Opération mort » de Shigeru Mizuki. Le scénario, incidemment révèle aussi bien particularité de la vie quotidienne japonaise d'hier maisaussi d'aujourd'hui. On s'aperçoit que les auteur s'appuie sur une grande documentation (elle est parfaitement digérée). Le manga est bien édité car à sa suite, on trouve en bonus, des articles très instructifs sur ce que l'on vient de lire. On sait ainsi tout sur l'origine du nom Zéro pour le célèbre avion de chasse.

 

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Historiquement, "Zéro pour l'éternité" couvre une période beaucoup plus large que celle de l'utilisation des kamikazes. C'est un survol de toutes les batailles de la guerre du pacifique dans lesquelles l'aviation japonaise a participé.

Le dessin est soigné avec comme dans presque tous les mangas ce léger hiatus qui existe entre le dessin des personnages qui est plus caricatural que celui des décors dans lesquels ils évoluent, lui très réaliste et presque toujours réalisé d'après des photographies.

Lorsque le dessin d'un manga est aussi précis que celui-ci, il existe un plaisir supplémentaire à lire une histoire ainsi illustré, plaisir surtout réservé à ceux qui connaissent les lieux, celui de reconnaitre, de retrouver des ambiances que l'on a connues, que l'on a aimées...

Le découpage des page est sage, comme c'est presque toujours la règle dans les seinens. Le dessin est majoritairement à dominante claire. Pour différencier les épisodes qui de déroulent dans le passé par rapport à ceux qui se passent dans le présent, Naoki Hyakuta a choisi de disposer les cases ayant trait au passé sur un fond noir alors que les autres sont classiquement sur un fond blanc. L'utilisation des trames est élégante. Les avions et autres matériels guerriers sont très bien reproduits ce qui n'empêche pas le dessinateur de bien faire passer les émotions et les sentiments sur le visage de ses personnages.

 

On peut voir sur le lien ci-dessous les 40 premières pages du manga

Zero pour l'éternité T.1 - AKATA 

 

Zéro pour l'éternité [1]

 

.

Parallèlement, tiré du roman et du manga un long-métrage a été tourné. Il fut projeté dans les salles obscures nippones courant 2013, en voici le bande-annonce (après une pub parasite!) :

 

 
Zéro pour l'éternité de Naoki Hyakuta dessiné par Souichi Sumoto (réédition complétée)

Le film dirigé par Takashi Yamasaki avec Ozada Junichi, Miura Haruma, Inoue Mao et Aral Hirofumi, est remarquable surtout pour la partie se déroulant lors de la guerre du Pacifique. Les effets spécaux sont extraordinaire en particulier ceux des combats aérien. On est véritablement dans le cokpit du zéro. Le jeu des acteur pour les épisode contemporain est un peu outré selon les standard occidentaux mais tout à fait correct selon les critères japonais.

Sumoto Souichi alias Souichi Moto est Né le 16 aout 1963, dans la préfecture de Kanagawa.

Il débute sa carrière de mangaka en 1980, en recevant le prix d’honneur du concours jeune talent de la revue «  Weekly Sunday  » de l’éditeur Shogakukan. Pourtant, après quelques années d'activités, il interrompra sa carrière de mangaka pour devenir acteur. Il obtiendra quelques rôles,mais n'y trouvera pas autant de plaisir qu'avec le dessin. Il décidera alors de revenir à ses premiers amours. Il crée alors de nombreuses séries se déroulant dans l’univers du Mah-Jong, une de ses passions.
Depuis quelques années, son thème de prédilection pour ses mangas est «  La Guerre  », et il publie notamment de nombreuses œuvres mettant en avant l’aviation. Il n’hésite pas non plus à s’investir dans des projets plus originaux consacrés aux laissés-pour-compte. En 2004, il a participé à la création d'une série de livres/manga-documentaires, en partenariat avec le gouvernement japonais, qui évoque les problèmes relationnels entre le Japon et la Corée du Nord à cause des enlèvement de jeunes adolescentes japonaises. Une des histoire, «  Megumi  » a d'ailleurs été adaptée en anime diffusé gratuitement en plusieurs langues (y compris le français):
http://www.youtube.com/user/takapi2008

Et ce n'est pas tout  : en 2009, il s'est investi bénévolement dans le projet caritatif «  Be Smile  » consacré aux enfants maltraités  :
http://www.besmile.org/

A n'en pas douter, Souichi Moto est donc un auteur s'investissant particulièrement dans  les problèmes de société et soucieux d'exprimer à travers ses œuvres de profonds messages.

Dans le but de surprendre son public, mais aussi pour insister sur l’aspect unique de ce manga, Souichi Sumoto a signé Zero, les ailes de l’éternité sous son véritable nom  : Souichi Moto. C’est la première fois qu’il le fait, depuis le début de sa longue carrière. Une preuve indéniable du statut très exceptionnel de ce seinen.

 

Commentaires lors de la première publication de l'article

Cher Bernard,

Je crois avoir déjà eu l'occasion de vous l'écrire, j'ai vécu une dizaine d'années au Japon pour des raisons professionnelles. j'ai beaucoup aimé ce pays et continue de le faire. Ce qui m'amène à vous féliciter pour vos chroniques régulières sur l'archipel nippon.
Ceci dit, sur la question des kamikazes (de "kami kazé" ou littéralement "vent des dieux"), je voudrais attirer votre attention sur l'incroyable mystification de ce phénomène. J'ai eu un jour la chance de rencontrer au Japon un très vieux monsieur qui était un ancien instructeur de kamikazes. Ce qu'il m'a raconté m'a fait froid dans le dos. La plupart des jeunes gens qui rejoignaient ce corps d'élite des forces impériales le faisaient pour l'honneur de leur famille. Il n'y a presque plus qu'au Japon que l'on comprend ce genre de concept. Même aujourd'hui et chaque année, des jeunes étudiants se suicident par dizaines pour éviter le déshonneur à leur famille alors qu'ils ont échoué à l'examen d'entrée d'une grande et prestigieuse université. C'était un peu le même principe du temps des kamikazes. L'enrôlement d'un jeune homme pouvait non seulement sauver sa famille d'une honte ou l'autre mais encore la hisser à un niveau supérieur d'honorabilité. La plupart n'étaient nullement des fanatiques, comme on se complaît trop souvent à décrire. Au moment où ils prenaient la juste mesure de leur engagement, c'était trop tard au moment où il fallait embarquer pour la mission suicide. Beaucoup d'entre eux étaient morts soûls pour se donner du courage et il fallait les porter jusqu'à leurs avions. De nombreux autres poussaient des crises de nerfs, s'effondraient en larmes, appelaient leur mère et refusaient d'embarquer. Il fallait là aussi les forcer par toutes sortes de moyens et c'était dans un état d'halluciné qu'ils prenaient leur envol. Finalement, comble du cynisme, l'armée ne mettait dans les réservoirs que le strict minimum de carburant pour atteindre la flottille US qui était leur cible. Histoire de décourager tout changement d'avis en cours de route !
J'aime beaucoup les Japonais (surtout les jeunes gens qui sont souvent infiniment plus sexys qu'on ne l'imagine en Europe)mais il faut se méfier d'eux lorsqu'ils vous balancent la version officielle de leur histoire entre 1930 et 1945. Même les jeunes générations exercent très peu d'esprit critique à ce propos. Ils ont été défaits par une puissance qui leur était militairement supérieure. Point à la ligne !

Frank

Je ne crois avoir écrit quoi que ce soit dans mon billet qui puisse contredire ce que vous écrivez. Votre commentaire n'est d'ailleurs absolument pas en contradiction avec le manga Zéro puisqu'un des personnages de pilotes (il n'est pas kamikaze) ne pense qu"à revenir vivant de chaque mission. La pression sociale était (et est toujours relativement) très forte au Japon. Les kamikazes craignaient aussi en cas de "lacheté" des représailles sur leur famille. Mais il n'en était pas si différent dans l'armée française (mon père était officier) lorsque l'on demandait un volontaire pour une mission dangereuse, mon père me racontait que tous les hommes étaient volontaires pour ne pas paraitre dégonflé devant leurs camarades. Quant au rôle de l'alcool c'était la même chose avec les troupes qui devaient sortir en première ligne des tranchées en 1914. On augmentait la distribution de gnole pour ces hommes, ordre du haut commandement. Moins une société est individualiste plus la pression sociale est importante, avec ses bons cotés et ses beaucoup moins bons. Ceci dit comme disent très justement les japonais ce sont les vainqueurs qui ont écrit l'histoire. Encore plus que le manga Zéro je vous conseille sur le sujet le one shot dont je parle dans l'article qui ne sera pas non plus en contradiction avec ce que vous écrivez. Merci pour ce nouveau commentaire. 

Bernard,

Vous tombez exactement dans le travers des Japonais lorsqu'ils disent (pour vous avec raison) que ce sont les vainqueurs qui ont écrit l'histoire. Derrière ce quasi-slogan sibyllin se cache toute une politique de déni de que fut l'Empire nippon durant les années '30 et la guerre. C'est au nom de cette phrase qu'aujourd'hui encore au Japon, à l'école, on enseigne à peine le militarisme et l'impérialisme sur l'Asie. La plupart des professeurs se contentent d'arrêter le cours d'histoire vers les années '20 et disent à leurs élèves que, par manque de temps,il leur est conseillé de lire le reste mais que ce ne sera pas matière d'examen. On imagine la réaction des potaches ! Vous évoquez le sanctuaire Yasukuni, parfaite illustration de cette idéologie aveugle des Japonais à propos de leur passé. Sont enterrés ou du moins honorés dans ce sanctuaires quelques unes des plus belles crapules du fascisme nippon. Il est d'ailleurs de notoriété publique au Japon que, pour faire tomber un ministre un peu trop débutant, il suffit de l'entraîner sur cette histoire de Yasukuni. Prenez garde lorsque vous conseillez d'aller visiter cet endroit à bien éveiller l'esprit critique de vos lecteurs. C'est exactement comme si vous leur suggériez d'aller visiter un mémorial qui honorerait Hitler, Himler, Goebels et quelques autres grandes pointures du nazisme. Oh non, ce ne sont pas les vainqueurs qui ont écrit l'histoire !

Frank

Tout d'abord je veux toujours dire d'où je parle. Le moins que l'on puisse dire est que mes idées ne sont pas dans l'air du temps. Je ne pense pas que l'impérialisme soit toujours à condamner. Je considère par exemple que le colonialisme n'a pas eu que des points négatifs et je soutiens qu'il aurait mieux valu pour la France et l'Algérie que cette dernière reste française. Bien ceci dit par exemple qu'il y eu des crimes coloniaux est indéniable que le Japon ait commis des crimes de guerre l'est tout autant (quel peuple en guerre, en quel temps n'en a pas commis? Certes pas tous dans les mêmes proportions, parfois les victimes d'hier n'ont pas tardé à se transformer en bourreau, l'histoire et l'actualité ne manque pas d'exemples). A propos des crimes de guerre on parle toujours, à juste titre de Nankin mais par exemple on ne dit jamais que le fait d'attaquer Pearl arbour sans avoir déclaré la guerre aux Etats-Unis est en droit international est un crime de guerre. Je connais bien l'argumentaire des japonais sur le sujet mais ils avance toujours et avec raison outre les bombes atomiques sur l'Achipel mais aussi l'anéantissement de Dresde, ville qui n'avait aucune importance stratégique, le seule but était de terroriser la population allemande pour qu'il s'oppose au nazisme, aussi idiot qu'improductif. Je continue à conseiller (avec toujours un esprit critique  d'aller visiter Yasukumi d'abord parceque c'est une source de connaissance extraordinaire, sans parler de certaines d'oeuvres d'art, je parle de certaines estampes et tableaux, en particulier celles concernant les guerre contre la Chine et la Russie à la fin du XIX ème siècle. D'autre part j'aimerais beaucoup qu'il y ait un tel sanctuaire en France pour les hommes qui ont donné leur vie pour leur pays (parfois sans doute pour des causes que l'on peut trouver douteuses). Je suis très respectueux et admiratif du sacrifice des soldats japonais pour l'indépendance de leur pays. Je crois que vous admettrez que la mojorité des ames qu'abritent le sanctuaire de Yasukumi n'étaient pas celles de crapules. Il y en a bien sûr d'ailleurs ce sont peut être pas les pires qui ont été pendues par exemple ce fut le cas du général qui commandait en titre l'armée japonaise lors des massacres de Nankin mais en fait malade il était au Japon à l'hopital. Il n'aura plus aucun commandement et prendra position contre les jusqu'au boutiste de la guerre et bien il sera pendu alors que l'homme qui commandait en fait l'armée japonaise au moment des massacres de Nankin était l'oncle de l'empereur. Il ne passera même pas en jugement... J'arrête là car on débouche sur la question impériale au Japon, ce qui n'est pas simple.

Je ne crois pas que l'on puisse faire le parallèle entre le régime militariste japonais et le nazisme pas plus qu'il faille confondre nazisme et fascisme. A propos de Goebels j'ai trouvé dans le grand magasin de jouets en bas de Ginza, la poupée de Goebels et la reproduction en miniature de son bureau! hallucinant...

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Okaihabara, Tokyo, Japon, octobre 2011

 P.S

Si vous n'avez pas vu le documentaire sur Ishiwara, l'homme qui déclancha la guerre (en attaquant la Chine) puis s'opposa à une généralisation du conflit en 1937, il apparait dans l'extraordinaire manga uchronique qu'est Zipang). il faut lire le livre "Ishiwara, l'homme qui déclancha la guerre" de Bruno Birolli paru aux édition Armand Coln.

 

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joli hommage des Simpson à Miyazaki

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