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Gerard ter Borch (1617-1681)

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 Gerard ter Borch (1617-1681)

Publié dans peinture

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Inge Prader, Visions - Gustav Klimt.

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Inge Prader 
Visions - Gustav Klimt.
 

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Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda

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Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda

 

Il est difficile de rendre compte d'un film aussi riche qui je le sais s'inscrit déjà parmi les tous meilleurs films que je pourrais voir cette année. Il est encore plus difficile de résumer une intrigue aussi foisonnante. Un prologue à l'esthétique propre en voix off nous annonce que nous allons être confronté à une histoire où cohabite deux mondes parallèle, celui des humains et celui des bêtes. Le monde des humains est celui du Tokyo d'aujourd'hui, ou plutôt au début du film de celui d'il y a une dizaine d'années (repérez vous aux voitures entre-aperçues) alors que le celui des bêtes, très humanisé, à quelque chose de vaguement méditerranéen, les maisons m'ont évoqué celles des Cyclade et y vaque une foule d'artisans et de marchands au faciès d'ours, de porc, de chat, de sanglier... Ils vivent en pais sous l'égide d'un seigneur, un vieux lapin sage et souriant. Mais le seigneur fait savoir qu’il a décidé de prendre sa retraite prochainement pour se réincarner en divinité. Deux prétendants à sa succession s’opposent : Iôzen, très populaire, accompagné de nombreux disciples et père de deux enfants, et Kumatetsu, très puissant, mais solitaire et paresseux. Le seigneur des bêtes  demande à ce dernier de former un disciple avant de pouvoir aspirer à devenir son successeur... Chez les humains nous faisons d'emblée connaissance avec le héros, Ren 9 ans qui est bien joli à regarder. Il vient de perdre sa mère. Comme il refuse d'être confié à de lointains parents, il s'enfuit et se retrouve au centre de Tokyo, plus précisément à Shibuya, célèbre pour son carrefour le plus fréquenté au monde (les nostalgiques de Tokyo s'émerveilleront de voir ce quartier si bien transposé en dessin). Il est vite repéré par les policiers qui le poursuivent mais aussi par un étrange voyageur qui cache son corps et son visage sous une grande houppelande pour échapper aux premiers il suit le second qui s'engage dans une ruelle qui bientôt débouche dans le surprenant monde des animaux. Le mystérieux personnage s'avère être Kumatetsu, un ours mal léché qui prend sous sa protection Ren pour en faire son disciple. Ce qui ne va pas aller tout seul! S'il n'a pas de troupe le nouveau mentor de ren à tout de même deux compères, deux « sages », le singe et le cochon-bonze, qui commentent les relations difficiles entre le maitre et son élève. L'apprentissage de « la force » durera 8 ans mais alors le garçon sera attiré par le monde des humains dans lequel il tombe amoureux d'une sérieuse étudiante. Il est alors tiraillé entre les deux univers peut-il abandonner son mentor bravache alors qu'il est tout près d'atteindre son but...

 

 

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Shibuya, avril 2010

Shibuya, avril 2010

Je suis bien conscient que mon petit résumé rend imparfaitement compte du résultat de l'imagination foisonnante de Mamoru Hosoda (qui est aussi le scénariste du film). Entre le début noir du film et sa fin apaisé, dix ans se seront écoulés... Le seul défaut de Mamoru Hosoda c'est d'avoir trop d'idées si bien que ses plus jeunes spectateurs, s'ils ne s'ennuieront jamais risquent de se perdre parfois. Par exemple dans la formidable séquence du voyage initiatique chez les sages, il y a plusieurs autres films potentiels. Le garçon et la bête charrie sans effort plusieurs grands thèmes, les rapports filiaux, le droit à la différence, l'éternel lutte du bien et du mal. Pour s'aider à traiter des questions aussi lourdes, le cinéaste n'hésite pas à s'appuyer sur de grandes oeuvres comme le Moby Dick d'Herman Melville.

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda

Tout en restant très personnel le graphisme de Mamoru Hosoda est pour la partie « humaine » dans la lignée de ses pairs japonais et... de lui même puisque le joli Ren aurait pu trouver sa place dans les beaux films précédent du cinéaste que sont « Les enfants loups » (un chef d'oeuvre que je préfère à ce néanmoins formidable « Garçon et la bête » on peut aller voir le billet que j'ai consacré à ce film: Les enfants loups, Ame & Yuki, un film de Mamoru Hosoda), « La traversée du temps » ou encore « Summer wars » quant au monde des bêtes il emprunte en l'améliorant aux studios Disney l'esthétique de « La belle et la bête ». L'émouvante scène de fin a des réminiscences d' « Amer béton ».

Ce qui est très fort avec Mamoru Hosoda c'est que malgré toutes ses inspirations, on trouve aussi un bonze au visage de Jedi, la petite boule blanche indéfectible compagne de Ren vient tout droit du « Voyage de Chihiro »... c'est qu'il reste absolument singulier. 

Les photos ci-dessous ont été prises au Carreau du Temple, samedi dernier lors de ma visite à la petite exposition consacrée en ces lieux au film Le garçon et la bête.

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Paris, janvier 2016

Paris, janvier 2016

Pour retrouver d'autres billets sur les animés sur le blog: Colorful de Keiichi Hara,  La colline aux coquelicots de Goro Miyasaki,  Tatsumi de Khoo,  Les enfants loups, Ame & Yuki, un film de Mamoru Hosoda,  Tokyo magnitude 8,  Lettre à Momo, un film d'Hiroyuki Okiura,  Le vent se lève, un film de Miyazaki,  Minuscule un film d'Hélène Giraud et Thomas Szabo

Pour retrouver Tokyo sur le blog: Tokyo, la nuit   Asakusa, Tokyo, Japon   sanctuaire de Yasukuni-jinja,  Le jardin national Shinjuku-Gyoen, Tokyo, Japon,  mon florilège du musée d'art moderne de Tokyo, Japon,  un soir à Shibuya, Tokyo, Japon,  Le bureau de Goebbels à Okaihabara, Tokyo, Japon,  Un joli photographe sur Ginza, Tokyo, Japon,  Contrastes japonais du parc Hama Rikyu à Tokyo,  la jeunesse tokyoite fait les magasins...,  Mandarake à Tokyo,  Takeshita dori, la rue la plus animée de Tokyo,  Tokyo, Shibuya,  street art et garçons à Tokyo,  hommage à Rotella ? à ... Tokyo,  Asakusa, Tokyo, Japon,  Takeshita street, Tokyo, un dimanche après midi d'automne,  Ginza, jour, Tokyo, Japon,  Les fresques de Mark Beard dans le magasin Abercrombie & Fitch à Tokyo,  Minets et minous dans le parc Hibiya de Tokyo,  Les corbeaux du parc Ueno à Tokyo,  Deux amis dans le métro de Tokyo,  Tentative d'épuisement photographique de la Tokyo Tower depuis ma chambre d'hôtel ,  Devenez incollable sur le réseau de transport à Tokyo,  Voyage au Japon,Tokyo de Rémi Maynègre et Sandrine GarciaTokyo, quartier Yanaka, le royaume des chats,  Préservatifs nippons,  Quelques menues suggestions pour un séjour à Tokyo,  Les chats du cimetière de Yanaka, à Tokyo,  le promeneur de Tokyo,  Les dormeurs de Tokyo par Adrian Storey,  un soir à Tokyo, quartier AkaihabaraL'Hotel de Ville de Tokyo et ses parages,  Odaiba, une presque ile dans la baie de Tokyo,  Tokyo magnitude 8

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Shibuya, octobre 2011

Shibuya, octobre 2011

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SHORTBUS, un film de John Cameron

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Fiche technique :
 
Avec : Sook Yin Lee, Paul Dawson, Lindsay Beamish, PJ Deboy, Raphael Barker, Jay Brannan, Peter Stickles, Alan Mandell, Adam Hardman, Ray Rivas, Bitch, Shanti Carson, Justin Hagan, Jan Hilmer, Stephen Kent Jusick, Yolonda Ross, Jd Samson, Daniela Sea, Miriam Shor, Rachael Cyna Smith, Paul Oakley Stovall, Lex Vaughn, Justin Bond.
  
Réalisation : John Cameron Mitchell. Scénario : John Cameron Mitchell et le collectif de comédiens. Image : Frank DeMarco. Montage : Brian A. Kates. Musique : Yo La Tengo
 
USA, 2006, Durée : 102 mn. Disponible en VO, VOST et VF.

 

Résumé 
 
Shortbus est un film d’amour à l’amour. Il suit, pendant quelques temps, plusieurs personnes trentenaires qui ont des problèmes dans leur couple en raison d’un refus d’un acte sexuel ou dans l’incapacité d’éprouver le plaisir sexuel avec son partenaire. Très vite,deux couples se détachent de la photo de groupe. L’un est hétérosexuel, composé d’un chômeur et d’une sexologue, Sofia (Sook-Yin Lee) qui n’a jamais connu l’orgasme. Pourtant le couple nous démontre devant la caméra qu’il ne ménage pas sa peine dans la révision de leur Kamasutra. Mais Sofia simule le plaisir depuis des années avec son mari Rob (Raphael Barker). Elle croise Severin (Lindsay Beamish), une maîtresse dominatrice décidée à l’aider. L’autre couple, homosexuel, formé de Jamy (PJ Deboy) un acteur sans emploi, ancienne babystar, et de James (Paul Dawson) un ex-prostitué reconverti en maître-nageur. Ce sont des clients de Sofia. Ils songent à ouvrir leur sexualité à un troisième partenaire, le très mignon Ceth (Jay Brannan), mais Jamie ne parvient pas à se décider. Tout ce petit monde se retrouve dans un club libertaire, le Shortbus. Ils croiseront notamment une prêtresse sado-maso, un jeune voyeur, un groupe de lesbiennes engagées et un ancien maire de New York (Alan Mandell). Ce club est dirigé par Justin Bond, figure de la scène underground new-yorkaise, dans sonpropre rôle. Dans cette enclave, tous les personnages y apprivoiseront progressivement leurs névroses. Dans ce petit club underground, jamais glauque, on y partouze, chante, discute d'art et de sentiments... Chacun y trouvera peut-être ce qu'il cherche, des histoires d'amours et d'amitiés... Car ces habitants de New York ont peur d'aimer, peur de perdre ceux qu'ils aiment...

 
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L’avis critique

 
On sort de ce film ragaillardi au sens ancien du terme, plus gaillard, avec sa bandaison sous le bras. Les acteurs de Shortbus sont beaux et bandants (surtout James) ou plutôt Mitchell a réussi à nous les rendre beaux par l’amour communicatif que sa caméra porte à tous.
Mitchell c’est un peu Casavetes qui réfléchirait moins mais mieux et probablement boirait beaucoup moins. Bien des noms affluent dans notre mémoire cinéphilique après avoir vu le film. C’est aussi du Woody Allen qui passerait aux travaux sexuels pratiques et puis cela rappelle par le mélange d’amour et d’humour, de crudité et de délicatesse les débuts d’Almodovar. Quand à la représentation du sexe, il faut remonter jusqu’à Taxi zum klo pour voir une représentation des actes sexuels aussi désinhibée.
L’humour n’est jamais absent du film. Il désamorce souvent ce qu’il pourrait y avoir de salace et le rire efface la gêne. On ne s’y sent jamais voyeur mais partie prenante. Comme le dit l’un des personnages : regarder c’est aussi participer. Avec générosité, le réalisateur n’exclut personne et surtout pas le spectateur qu’il invite à se joindre aux amis qu’il filme.
Mitchell part du principe que le sexe est le meilleur révélateur de l’être profond : « J’ai toujours considéré la sexualité comme la terminaison nerveuse de la vie des gens. J’ai toujours pensé qu’en observant deux inconnus qui font l’amour, on peut tirer des déductions assez précises sur ces personnes, sur leur enfance, ou sur ce qu’ils ont mangé au déjeuner. » Et pourtant les scènes d’orgies, dans lesquelles les corps s’enchevêtrent avec élégance finissent par s’effacer de notre mémoire pour laisser place à ce qu’elles révèlent : une quête, celle des sentiments, d’un orgasme, du bonheur ou d’une normalité rêvée, heureusement inatteignable.

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Une des rares faiblesses est inhérente à son processus scénaristique. Tous les personnages, malgré la grande générosité du metteur en scène, ne provoquent pas chez lui la même empathie, ce qui l’amène à en privilégier certains notamment James et on le comprend aisément...
L’autre petit défaut est cette parade finale unanimiste un peu forcée qui rappelle la fin, pas complètement réussi, de cet autre chef-d’œuvre nihiliste qu’est The Party de Blake Edwards. Autant de références cinématographiques pour un film qui n’est jamais post-moderne mais toujours novateur et s’inscrit dans l’histoire la plus actuelle (la vue de ground zéro). Ce n’est pas une coquetterie critique mais une évidence. Mitchell est un grand cinéphile comme l’illustre ses déclarations dans lesquelles il se révèle beaucoup moins gentil que dans son film : « Je voulais montrer le sexe comme je ne l’avais jamais vu. J’avais vu beaucoup de films européens de la fin des années 90 qui utilisait du sexe non simulé mais il y semblait quelque chose d’aussi négatif que, disons, les chrétiens conservateurs. J’ai adoré le film de Catherine Breillat À ma sœur mais il m’a donné envie de me jeter par la fenêtre... Les acteurs ne sont pas des marionnettes. Ils sont des associés. Je peux apprécier les films de Bresson, mais Bresson ne laisse pas jouer ses acteurs. D’autres réalisateurs choisissent leurs acteurs juste parce qu’ils veulent les baiser, comme Godard, Visconti ou Pasolini. »
Shortbus est le résultat d’un processus de production totalement original. La recherche des acteurs a duré deux ans. John Cameron Mitchell voulait que les rapports sexuels ne soient pas simulés, ce qui au final est le cas dans le film. Une exigence qui interdisait l’emploi de stars, et même d’acteurs professionnels. Il voulait en plus que ses acteurs soient capables d’improviser et disponibles pour de longues répétitions avant le tournage. Il devait donc trouver des comédiens amateurs dévoués corps et âme au projet. Ce fut fait par l’intermédiaire d’appels dans plusieurs magazines underground. Il y demandait que chacun lui envoie une vidéo sur laquelle il raconterait une expérience sexuelle marquante. La production reçut plus de 500 vidéos. Tandis que certains candidats s'adressaient directement à la caméra, d'autres chantaient ou dansaient, d'autres encore allaient même jusqu'à se masturber. Au final, quarante personnes furent choisies. L’équipe du film a convié les heureux gagnants à l’une des fêtes mensuelles que Mitchell organisait. Par l’intermédiaire de petits jeux, par exemple des couples désignés devaient s’embrasser, des affinités se sont formées... La grande aventure de Shortbus pouvait commencer. 

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Chaque comédien a apporté sa pierre à la trame scénaristique. Prenons le personnage de James, qui est un peu le porte-parole du réalisateur, il a été inspiré par le vécu de son interprète qui photographie continuellement sa propre vie et par Jonathan Caouette, le réalisateur de Tarnation que Mitchell a co-produit. Le film est donc le fruit d’un travail collectif, un travail partagé entre le réalisateur et ses comédiens.
Malgré le coté underground revendiqué de l’entreprise, Mitchell n’oublie jamais de faire du cinéma. Il prouve qu’avec un dispositif léger de tournage on peut faire des images aussi belles que novatrices comme celles de la collection de godes multicolores sur fond de ground zéro, filmées dans une belle lumière chaude. Même s’il y a peu de vues d’extérieur, on sent un amour débordant du cinéaste pour  New York aussi explicite que celui de Woody Allen dans Manhattan, autre référence implicite de Shortbus.
Ce film ne pouvait être que new-yorkais, chaque scène est située précisément par l’intermédiaire de la simulation poétique de la ville en 3D dont l’apparition aère les ébats érotiques. Par son truchement, on suit les cheminements, tant géographiques que mentaux (par le biais de la lumière), des personnages. Elle a été conçue par John Bair, un animateur qui avait déjà réalisé les images numériques sur Hedwig, le précédent film du cinéaste. Il a scanné ses propres dessins pour après les retravailler ; ce qui apporte une touche naïve, un côté peint à la main au résultat. À noter au début du film l’apparition de la Statue de la Liberté, on entend alors chanter “Is you is, or is you ain’t my baby ?” (Es-tu bien ou n’es-tu plus ma chérie ?) tout en découvrant son visage. Un exemple significatif de la manière subtile qu’a Mitchell de faire passer son message politique. La nostalgie des années 70 apparaît au détour d’une conversation lorsque Justin Bond lâche : « There was a time when I wanted to change the world, now I just want to crawle out of this room whithout loosing all dignity » (Il fut un temps où je voulais changer le monde, maintenant je veux juste ramper hors de cette pièce sans perdre toute dignité).
La lumière, ici symbole de la vie, joue aussi un rôle important dans le film car elle défaille à certains moments-clés, et finit par s’éteindre complètement lors d’une panne de courant générale dans New York. La simulation de la ville retrouvera ses loupiotes multicolores lorsqu’un personnage sera arrivé à l’orgasme ou aura résolu une de ses interrogations existentielles.

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Les scènes du Shortbus ont été tournées à Brooklyn dans un atelier collectif d’artistes gays où des soirées dans le genre de celles du Shortbus ont été organisées. Le nom du club, Shortbus, évoque le célèbre bus scolaire jaune américain. Les enfants « normaux » empruntent le Schoolbus, le long bus jaune. Les enfants qui ont besoin d’une attention particulière, les handicapés, les caractériels, les surdoués... utilisent le petit bus parce qu’ils sont moins nombreux ; d’ou le parallèle avec ce club, rassemblement de hors normes. J’ajoute que les shortbus sont surtout utilisés dans les grandes villes américaines, en particulier à Manhattan, parce qu’ils se faufilent plus facilement dans le trafic que les longs schoolbus.
À la sortie du film, une fois mon euphorie apaisée, une phrase du Journal d’André Gide affleura à ma mémoire : « Les personnages de tragédie sont toujours plus ou moins des désœuvrés. “To be or not to be” est un fruit du loisir. » Nous pouvons faire la même réflexion en l’appliquant à la quasi totalité des personnages des films qui nous sont proposés chaque semaine. Cet évitement du travail n’est-il pas symptomatique de nos crises de civilisation ?  
Un grand coup de chapeau à Fortissimo, coproducteur et distributeur international du film à qui l’on doit déjà entre autres Mysterious skinKen Park et la découverte en occident de Tsai Ming-Liang, ce n’est pas rien !
Les acteurs sont aussi presque tous musiciens, puisque ce sont eux qui ont signé la bande originale du film.
C'est un beau film hédoniste que nous offre John Cameron Mitchell, un film émouvant, attendrissant, drôle et qui réussit à travers un petit groupe à nous faire un peu plus aimer l’humanité. Shortbus c’est un merveilleux happening et un orgasme cinématographique.

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Shortbus 1
 
Shortbus, 2
 
 
Shortbus, 3
 
Shortbus, 4
 
Shortbus 5
 
 
Shortbus, 6
 
Bande annonce en version originale
 
 
Le film
 

Voir le film en plus grand ou le télécharger: ICI
 
 

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case en exergue: Grun

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case en exergue: Grun

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La Varenne, été 1983

La Varenne, été 1983

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Je sais que tu m'attends.

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Je sais que tu m'attends.

 


Je sais que tu m'attends par alex132551

Adaptation libre et moderne du célèbre poème "Demain dès l'aube" de Victor Hugo. Court-métrage réalisé dans le cadre de la Terminale Cinéma Audiovisuel du lycée Clemenceau, récompensé au festival du film de Sarlat.

 

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Le clan, un film de Gaël Morel (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le clan, un film de Gaël Morel (réédition complétée)

 

France, 2004, 90 mn

réalisation: Gaël Morel, production: Philippe Jacquier, scénario: Christophe Honoré & Gaël Morel, image: Max Jean-Bernard, son: Camille Rocailleuxe

avec:Nicolas Cazale (Marc), Stéphane Rideau (Christophe), Thomas Dumerchez (Olivier), Salim Kechiouche (Hicham), Bruno Lochet (Père), Vincent Martinez (professeur), Jackie Berroyer (Robert), Aure Atika (Emilie), Nicolas Paix (Montana), Mathias Olivier (Ryan), Gary Marie (Luc), Geordie Piseri-Diaz (Jeremy), Clément Dettli (Henry), Pierre Vallin (Sly), Janine Ribollet (Mère de Sly)

Résumé
Trois frères doivent faire face à leur douleur  après la mort de leur mère. Il y a Marc qui est obsédé par la drogue. Il est à la fois en colère et confus. Son échapatoire est l'exercice et la capoeira, une discipline qui mélange danse  et arts martiaux. Marc pense que son seul ami est son chien, qui est tué par la vengeance du fait d'un trafiquant de drogue que Marc n'avait pas payé. Christophe, le frère aîné vient de terminer une peine de prison. Il tente de se réinserrer par le travail. Il essaye de remettre Marc du bon coté de la loi.Toutefois, il lui est impossible d'obtenir le pardon de son père pour avoir été en prison quand sa mère est morte.
Enfin, il y a Olivier, le plus jeune des trois frères, qui se sent perdu après la mort de sa mère, et qui commence une relation avec un ami de Marc, Hicham. Hicham va tenter de ne pas seulement enseigner l'art de la capoeira ( une discipline qui mélange la danse et les arts martiaux, cette pratique est originaire du Brésil. Elle était traditionnellement pratiqué par les esclaves, les trois frère ne sont-ils pas esclaves de la perte de leur mère?) à Olivier mais aussi essayer de lui apprendre à accepter sa nature homosexuelle.
 

L'avis critique
Le titre «Le Clan», se réfère à celui que forme les trois frères et leur père après la mort de la mère. Alors que le titre international est «Le Clan, Trois esclaves danseurs (3 Dancing Slaves). Ce titre a été choisi parce que la pratique des trois frères de la capoeira, une discipline qui mêle danse et arts martiaux originaire du Brésil,  était traditionnellement pratiqué par les esclaves. Il est utilisé comme une métaphore, les trois frères sont esclaves de la perte de sa mère. Mais aussi, il met l'accent sur ce qui est le plus réussit dans le film la peinture de ce lumpen prolétariat auquel semblent condamné cette fratrie. 
Si film a été réalisé par Gaël Morel, son scénario est du à Gael Morel maisaussi à Christophe Honoré. La symbiose ne s'est pas bien fait entre les deux inspirations. Le thème principal du film les déchirements dans une fratrie est celui qui obsède Honoré depuis toujours et que l'on retrouve dés son premier film, "Tout contre Léo" et aussi dans ces livre comme "L'infamille", Morel y a greffé son monde ouvrier, pour ne pas dire ouvriériste alors que le milieu où évolue les personnages de Christophe Honoré est la bourgeoisie petite ou moyenne. Cet hétérogénéité du scénario est un des problèmes principaux du filme qui alterne le meilleur,  toute la partie où l'on voit Marc (Stéphane Rideau, parfait) dans l'entreprise où il se réinsère. Morel, parce qu'il en vient est un des rares cinéastes français a pouvoir filmer le prolétariat d'une façon convaincante. Autre point intéressant le questionnement sur ce monde d'hommes qui vient de perdre son unique élément féminin. Le pire est tout ce qui touche le gangstérisme autour de la cité où habite les trois frères. Il y a de nombreuses parties du scénario qui souffrent d'une utilisation de l'ellipse d'une manière excessive, et bizarrement d'autres sont sacrifiées au profit de scènes qui sont complètement inutiles par rapport à l'histoire. Le scénario passe d'une histoire ayant rapport à l'un des trois frère sans transition d'où l'impression de décousu.Il montre les caractéristiques de la vie de chacun des garçons. On s'aperçoit vite que la seule chose qu'ils partagent, c'est l'absence de leur mère. La narration n'est pas linéaire. Il y a de nombreux retours en arrière qui ignore toutefois des périodes de la vie des protagonistes. Le spectateur doit déduire ce qui s'est passé pendant celles-ci en étant particulièrement attentif aux dialogues. Le plus gênant est que si on arrive à peu près à reconstituer la trajectoire de chacun en revanche on ne comprend pas les raisons de leur évolution psychologique. Néanmoins on ne connait pas l'origine de la relation entre Hicham et Olivier. 
D'autre part Gael Morel s'est laisser aller au plaisir de filmer les corps de ces trois jeunes acteurs. Si on le comprend cela aboutit à des scènes de sexe improbable comme le rasage du cul du plus jeune frère par Hicham. Parfois d'une façon incompréhensible Maurel est saisi d'un accès de pudeur comme dans la scène dans laquelle Olivier et Hicham font l'amour où soudain il quitte le couple pour faire un long plan fixe sur le ciel...
Encore une fois Gael maurel montre combien il est un bon directeur d'acteurs. Les acteurs sont tous bon, les jeunes bien sûr avec un coup de chapeau particulier à Nicolas Cazale que le scénario n'épargne pas maisaussi les ainés, Bruno Lochet dans le rôle du père et surtout Jackie Berroyer impressionnant en contremaitre.
Le film se termine sans que les problèmes qui assaillent la fratrie soit résolu, laissant le spectateur sur sa faim, il s'est tout de même repait de la plastique de quatre beaux jeunes hommes pendant presque deux heures.
 
 

Pour retrouver les films de Gael Morel sur le blog:  Notre paradis, un film de Gael Morel,  NEW WAVE de Gaël Morel,  Le clan, un film de Gaël Morel



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Stéphane Rideau (Christophe)

 

Nicolas Cazalé (Mark)

 

Thomas Dumerchez (Olivier)

 

Le clan 1

 

Le clan, 2
 

 

Bande annonce en version originale

 

 

Le film

 

 

Voir le film en plus grand et le téléchargez ICI

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Que la jeunesse...

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Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
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Que la jeunesse...
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VACATIONLAND, un film de Todd Verow (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 
 

 

Fiche technique :

 
Avec Brad Hallowell, Gregory J. Lucas, Jennifer Stackpole, Mindy Hofman, Charles Ard, Theodore Bouloukos, Michael John Dion, Hilary Mann, Nathan Johnson, Jennifer Mallett et Gregg Anderson. 

 

Réalisation : Todd Verow. Scénario : Todd Verow & Jim Dwyer. Image et montage : Todd Verow. Musique : Jim Dwyer & Colin Owens.

 
USA, 2005, Durée : 104 mn. Disponible en VO et VOST

 

Résumé

 

Joe (Brad Hallowell) 18 ans, vit avec sa mère, une marie-couche-toi-là, et sa sœur aînée Theresa (Hilary Mann). On apprendra qu’il a été violé à l'âge de dix ans,  mais il a décidé de garder le secret. Il est dans sa dernière année de lycée et espère entrer après dans une école d’art. Il devient ami avec Victor (Charles Ard), un vieil artiste pour lequel il pose nu. Il vient habiter avec lui, espérant que le peintre l’aidera à échapper à la médiocrité de son milieu. Alors que l'horreur et le vice rôdent autour de lui, Joe tente par tous les moyens de s'en sortir et d'échapper à un destin minable et inéluctable s’il reste dans le quartier de Capeheart Projects dans la petite ville de Bangor, dans le Maine, banlieue blanche où tout est un peu étrange sous des apparences de normalité et où il est très difficile de s'épanouir, surtout lorsque l'on est, comme Joe, gay et amoureux de son meilleur ami, Andrew (Gregory J. Lucas), la vedette locale de football américain. Andrew, lui, n'assume pas son homosexualité. Il continue à sortir avec la chef des majorettes. Joe accompagne le couple dans leurs virées, suivi de Kriss (Mindy Hofman), la classique fille à pédé. Lasses d'attendre le grand soir, où leurs hommes enfin les dépucelleront, les deux jeunes femmes finissent par réaliser l'attirance réciproque des deux garçons. Elles vont alors devenir le catalyseur de leur première relation sexuelle... 

L’avis critique
 
On peut penser que Todd Verow, qui a adapté à l’écran en 1999 Frisk, le célèbre roman de Denis Cooper, transpose l'histoire de sa jeunesse dans Vacationland. Il est en effet né en 1966 à Bangor dans le Maine, lieu où se déroule l’intrigue du film qui, cinématographiquement commence bien. Le réalisateur, dans les dix premières minutes, réussit, en quelques séquences justes, en particulier celle d’une mémorable drague dans des toilettes, à faire exister son héros avec la seule grammaire du cinéma; il y a peu de dialogues. Nous pourrions être alors dans le meilleur Gregg Araki. Mais les choses commencent à se gâter lorsque Joe rencontre sa sœur, Hilary Mann, peu crédible comme l’ensemble de la distribution féminine. Et cela continue très mal avec l’adjonction, aussi inopinée que calamiteuse, de la voix off de Joe nous expliquant qu’il est amoureux de son meilleur copain, Andrew, ce que l’on avait compris dès les premières minutes.

On sent tellement que ce procédé (affreusement mal postsynchronisé, avec un effet de son « cathédrale » des plus gênant) n’est fait que pour masquer l’incapacité du cinéaste à filmer une scène dans laquelle il montrerait la force de cet attachement, cela parait un peu pitoyable. Todd Verow fait suivre cette maladresse par une belle idée de mise en scène, une séquence dans laquelle Joe pose nu (malheureusement nous ne verrons pas grand chose de son appétissante anatomie) devant un peintre qui lui demande de se raconter pendant qu’il le dessine, un habile subterfuge pour nous informer sur le garçon. La mise en scène fera ainsi alterner le pire et le meilleur tout au long du film. Malheureusement, le pire est beaucoup plus fréquent que le meilleur.
Par le biais du portrait d’un jeune gay égaré dans une petite ville de l’Amérique profonde,Vacationland se veut un constat sombre, mais pas désespéré, sur une jeunesse en mal de repères. Nous assistons à l’apprentissage mutuel de la sensualité entre Andrew et Joe. C’est la partie la plus réussie du film et sans aucun doute la plus autobiographique, on y sent le vécu. Une des faiblesses du film est son incapacité à mêler l’autobiographie et le romanesque. On est en plus gêné de reconnaître un peu trop facilement les sources de ce romanesque dans les emprunts maladroits aux films L.I.E. (Long Island Expressway) de Cuesta, Bully de Larry Clark et surtout à Mysterious skin de Gregg Araki.

Les meilleurs amis abandonnent leur innocence en devenant amants. Ainsi, vaille que vaille, ils peuvent mieux affronter cet univers occasionnellement traversé de violences.
À la relation amoureuse de Joe et Andrew, une belle brochette de personnages secondaires compose un arrière-plan que l'on se serait accordé à trouver attachant si la plupart d'entre eux n’étaient pas malheureusement restés au stade d'ébauche. Ce regrettable manque de développement des seconds rôles gêne jusqu’à la compréhension complète du film.

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Il fut un temps où, en particulier dans le cinéma américain, tout était montré, remontré, expliqué aux spectateurs, niais qu’ils étaient sensés être, de peur qu’ils ne saisissent pas le moindre tenant et aboutissant. Aujourd’hui la nouvelle tendance est « d’oublier » de tourner quelques pages du script ou de ne pas montrer certaines scènes en se disant que cela fait plus « arty » ou que ces morceaux inédits feront des bonus vendeurs pour le futur DVD : voici arrivée l’ère des films gruyères ! C’est le cas de Vacationland, dont le scénario a de véritables béances, tout en nous infligeant des plans inutiles comme ceux du décollage de l’avion qui emporte la sœur de Joe pour un monde qu’elle espère meilleur. La frustration est en partie atténuée pour les possesseurs du DVD (qui annonce en bonus des coulisses qui sont introuvables), grâce aux scènes coupées qu’il propose heureusement en bonus. Ainsi, nous découvrons la personnalité du professeur LaBlanc (Nathan Johnson), personnage que l’on suppose envisagé comme important, puis finalement réduit à la portion congrue, dans une courte séquence dialoguée qui aurait bien mérité d'appartenir au montage final, comme la quasi totalité des images non retenues. Il aurait juste fallu abréger les déambulations solitaires de Joe et d’Andrew qui avaient leur utilité, puisqu’elles nous font découvrir Bangor. Même avec ces ajouts, le film serait demeuré lacunaire. Le scénario, aux ellipses souvent brutales, abonde en situations arbitrairement laissées en suspens.

La distribution pose aussi problème, composée en majorité d’acteurs inexpérimentés qui ont parfois un jeu approximatif et un âge rarement adéquat pour leur rôle. Les deux protagonistes principaux font preuve d’une spontanéité touchante qui ne peut qu’engendrer la sympathie du spectateur et puis même s’ils sont bien mal appairés, ils ne sont pas désagréables à regarder...

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En revanche, les actrices jouant les lycéennes, de vraies caricatures, sont beaucoup trop âgées, certes ce sont de telles idiotes que l’on peut penser qu’elles ont redoublé plusieurs fois (mais ce n’est pas une pratique américaine), quant à la femme jouant la mère de Joe, elle est  ridiculement trop jeune !

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Vacationland est tourné en D.V., avec des moyens visiblement dérisoires. La photo est fréquemment sous-exposée et parfois sur-éclairée ! Mais souvent on voit très bien qu’il n’y a pas d’éclairage additionnel du tout. Le manque de moyens et de maîtrise technique ruinent complètement l’effet qu’aurait dû produire sur le spectateur la scène de vengeance qui aurait du être l’acmée de l’œuvre. Elle nous parait comme filmée par un mauvais cinéaste amateur.

Le paradoxe du cinéma de Verow, qui débouche au final sur une impuissance, c’est qu’il allie des sujets sexuels à une réalisation pudibonde : c’est à peine si on aperçoit quelques secondes les fesses de Joe, alors même qu’il est modèle pour un peintre, qu’il fait le gogo dans une boîte, qu’il couche avec son meilleur ami (consentant), qu’il drague un mec pour lui voler son argent, qu’il tripote son prof de français dans les toilettes de son lycée pour lui extorquer un diplôme, et qu’il entraîne son ami-amant dans une vengeance sordide dans laquelle il sert d’appât sexuel !

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Il est indéniable que Todd Verow a le potentiel pour nous offrir des films de qualité. Il faudrait seulement qu’il admette que faire un film est une œuvre collégiale et que l’on ne peut pas être à la fois le réalisateur, le scénariste, le directeur de la photo et le monteur d’un film. Ce qui ne le privera pas de se coltiner avec la grammaire du cinéma qu’il semble encore loin d’avoir assimilée. 

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Vacationland est un film un peu « sexe », pas assez en fait, surtout romantique, d'un réalisme à fleur de peau, parfois à la limite du glauque avec quelques très beaux moments émergeant difficilement d’un amateurisme complaisant.

 

 
Vacationland 5

 

 

Vacationland, 3

 

 

Vacationland 1
 

 

Vacationland, 2

 

 

 

Vacationland, 4

 

 

Vacationland, 6

 

Bande annonce en version originale

 

 

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Publié dans cinéma gay

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