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Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 


Danemark, 1978, 90 minutes 

Réalisation: Nielsen Ernst & Lasse Johansen, producteur: Steen Herdel, scénario: Lasse Petersen Nielsen & Bent, image: Henrik Herbert, son: Sebastian, costume: Jette Termann  
 
avec: agens Anders (Bo), Peter Bjerg (Kim), Ove Sprogoe (père de Kim, le directeur), Elin Reimer (Mère de Kim), Jan Jorgensen (LAER Jens Carstensen), Jørn Faurschou (Laerervikar Andersen), Merete Axelberg (Laere Mortensen), Hugo Herrestrup (Conrads), Beatrice Palne (Jensen Fru), Jacoby Aske (Aske), Ole Meyer (Ole) 

 
 
Résumé
 
Kim est un garçon de douze an qui fait face à son éveil sexuel. Il est le  fils du directeur d'un pensionnat. Sa famille vit dans une maison près mais séparée du reste des bâtiments dans lesquels vivent les autres collégiensKim se fait bientôt des amis parmi les pensionnaires, dont un garçon de quinze ans nommé Bo qui est immédiatement attiré par lui. Les deux commencent à expérimenter leur sexualité entre eux. 

Quand un élève est exclu de l'école pour avoir détenu et diffusé du matériel pornographique, ce qui provoque la grève la plupart des collégiens et resserre leur unité. Cette situation va créer un climat qui va inciter les deux amoureux à sortir de leur clandestinité.

L'avis critique

Il s'agit d'un film qui serait totalement impossible de tourner aujourd'hui, même au danemark. Il a néanmoins provoqué en son temps, incomparable en matière de liberté par rapport à notre époque obscurantiste, une vive et massive controverse au Danemark lors de sa sortie, non seulement pour avoir  traité du thème de l'homosexualité, ce qui était fort rare en 1978, c'est le paradoxe par rapport à ce que j'évoquais en amont, maissurtout parce qu'ils montrait une relation  homosexuelle entre deux garçons qui sont encore presque des enfants.Les film décrivant ce genre de relations sont extrêmement rares (chers lecteurs si vous en connaissez d'autres n'hésitez pas à me communiquer leurs titres). Je rappelle que Kim est un garçon de douze ans et Bo de quinze. Bien que le film ne montre pas d'actes sexuels proprement dit.  Les cinéastes font voir toutefois l'étreinte des deux garçons nus sous la douche, et un  baiser fougueux.
Le film explore d'autres questions que l'homosexualité des deux adolescents. Essentiellement, le passage de l'enfance à l'adolescence, avec tous les doutes que cela entraîne mais il présente un regard, pas toujours amène sur le système éducatif danois, qui semble mêler des règles strictes à une grande liberté.Il pointe aussi les interrogations sur la violence et la drogue dans la prime adolescence. 
 
Je pense que ce film illustre un sujet, qui est sans doute très sensible pour beaucoup avec beaucoup de soin et de sensibilité, se faisant il n'y a pas une scène qui pourrait offenser le spectateur. mais si un tel thème a pu être abordé c'est que la libération sexuelle et en particulier la reconnaissance de la sexualité chez l'enfant, y compris pré pubère s'inscrivait dans tout le mouvement d'émancipation des années soixante dix. Et il utile de rappeler que tout cela n'est plus de saison. Il n'en reste pas moins que c'est le pan disons politique du film qui a le plus vieilli. On devrait se dire que c'est aussi ce libertarisme assez puéril qui est aussi responsable avec surtout le renouveau religieux et en particulier le poids démographique des mahométants obscurantistes, dans notre pays au moins, du retour du moralisme moisi.
Les jeunes acteurs sont remarquables. Il est difficile de n'être pas un peu surpris devant l'implication du le jeune Peter Bjerg. Il parvient à parfaitement traduire se mélange d'admiration, d'innocence, et de  confusion, que peut ressentir un garçon de douze ans pour un autre de trois ans son ainé. Pour le spectateur français, et pas seulement il est à la fois très intéressant et surtout surprenant de voir, à travers cette fiction, l'analyse du système éducatif danois dans un pensionnat à la fin des années soixante-dix. Quel contraste avec ce qui pouvait être un pensionnat dans notre pays dans ces années là.
La camaraderie entre les élèves dans cette école privée est bien rendue. Tous les événements entourant le matériel pornographique qui est la cause du renvoi de l'élève, et la réaction de ses camarades avant son expulsion imminente sont très crédibles et ajoutent une touche de libéralisme inhabituelle dans un film sur l'enfance même dans les années soixante dix. 
Mais il est tout de même difficile de croire que finalement tous les camarades de classe réagissent avec autant de largesse d'esprit face à la relation de  Bo et Kim, ou alors le Danemark est un "autre" pays.
Cinématographiquement parlant la réalisation est très propre et l'image bien lumineuse. Le film est bien éclairé, y compris dans les scènes d'intérieur.
Ce film a été édité en VHS en France avec des sous-titres en français à la fin des années 90 par une très éphémère maison d'édition. 
 




 
Vous n'êtes pas seul, 2 
 
Vous n'êtes pas seul, 4
 
 
Vous n'êtes pas seul, 3
 
 
Vous n'êtes pas seul 5 
 
Vous n'êtes pas seul 1 
 
 
Vous n'êtes pas seul, 6
 
Bande annonce en version originale
 
 
Voir et télécharger le film: ICI

Publié dans cinéma gay

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Que la jeunesse...

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
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Que la jeunesse...

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Damien Comment

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

 

Publié dans peinture

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Notre paradis, un film de Gael Morel (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

France, 100 mn, 2011

Réalisation: Gael Morel, scénario: Gael Morel, Photographie: Nicolas Dixmier, Musique: Camille Rocailleux, Montage : Catherine Schwartz

Avec: Stéphane Rideau, Béatrice Dalle, Dimitri Durdaine, Didier Flamand, Jean-Christophe Bouvet, Raymonde Bronstein, Malik Issolah, Mathis Morisset  

Résumé

Vassili (Stéphane Rideau), 33 ans est un prostitué aux pulsions criminelles qui voit son commerce décliner en raison de son âge avancé pour son activité. Une nuit il trouve un jeune homme inanimé, (Dimitri Durdaine) dans le Bois de Boulogne. Il vient de se faire tabasser. Vassili le recueille chez lui. Amnésique à son réveil, le jeune homme est rebaptisé Angelo par son protecteur. Les deux hommes, devenus complices et amants, se prostituent ensemble et volent leurs clients. Mais peu à peu, l’étau se resserre suite aux menaces de représailles; le couple doit fuir Paris précipitamment. La cavale commence…

L'avis critique

Gael Morel dans tous ses films montre des qualités rares dans le cinéma et en particulier dans le cinéma français, celle de la sincérité un don pour esthétiser les corps masculins et surtout celle de filmer avec réalisme et conviction les classes populaires. On peut penser que ce dernier don lui vient de ses origines. Ce qui fait que d'emblée on croit à l'existence des deux paumés qu'il met au centre de son récit. Mais la médaille a son revers, aussitôt qu'il s'éloigne de son milieu, le cinéaste empile les clichés.

Pour tous les cinéphiles, le nom de Gael Morel est associé à celui de Téchiné qui l'a fait découvrir en tant qu'acteur dans un de ses films les plus connus, "Les roseaux sauvage" et aussitôt que l'on ajoute au nom de Téchiné, le mot de prostitution, c'est le titre d'un autre film du réalisateur qui remonte du fond de notre mémoire, celui de "J'embrasse pas". L'atmosphère glauque de "notre paradis" qui n'est pas sans rappeler celle de "L'homme blessé" nous ramène aux années 80 où le seul horizon cinématographique possible de l'homosexualité semblait être la prostitution. Même les membres les plus revendicatifs de la mouvance gay devraient convenir que cela ne reflète guère la réalité d'aujourd'hui, surtout à Paris. Sur ce point le cinéaste dans une interview réfute cette critique, que je maintiens néanmoins: << Au cinéma et dans les séries (Plus belle la vie,Avocats & Associés), elle est vécue par des hommes qui travaillent, rentrent chez eux le soir, etc. Alors que, même si c’est le cas, leur réalité sexuelle, là où la télé ne peut jamais aller, est très différente : boîtes innombrables, lieux de drague. j'ai intention de proposer à un public homo de se reconnaître dans un personnage mauvais>>. On pense également au film de Claire Denis "J'ai pas sommeil", aussi peu psychologique que celui-ci.

La première scène, un numéro de cabotinage grandiose et pitoyable de Jean-Christophe Bouvet met d'emblée mal à l'aise. L'inconfort ne quittera plus le spectateur.

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Ne voulant, ou plutôt ne pouvant pas, donner d'épaisseur psychologique à ses personnages, Le passé et les motivations de Vassili ne sont jamais explicités, on peine à croire à l'amour fusionnel de Vassili et d'Angelo et encore plus que le premier puisse pousser le second vers le crime.

Le film est à la fois un film de serial killer (vous remarquerez qu'heureusement, on dénombre beaucoup plus de films sur les serial Killer que de serial killer), la peinture d'un amour fou entre deux garçons et la chronique sur la prostitution masculine qui est malheureusement filmé d'une façon naturaliste en regard de l'image peu crédible, car univoque, qu'il donne de la communauté homosexuelle.

Les meilleurs scènes du films sont celles sur l'intimité du couple. Je regrette que le cinéaste ne se soit pas contenté d'un quotidien épuré d'un romanesque bon marché. Il faudrait que les cinéastes comprennent, surtout lorsqu'ils savent bien filmer comme gael Morel, qu'il n'est pas nécessaire pour intéresser le spectateur de truffer leurs films de crimes ou de pyrotechnie, un Mike Leigh par exemple l'a compris... Sur le vieillissement d'un homosexuel, Jacques Nolot sans romanesque extravagant avec  AVANT QUE J’OUBLIE a réalisé un film beaucoup plus convaincant que celui de Morel.

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Le véritable problème de Gael Morel est qu'il a voulu tourner un scénario qu'il a écrit ce qu'il ne sait pas faire. Outre les multiples invraisemblances de cette histoire de nombreuse séquences semblent n'avoir pas grand chose à voir avec l'histoire principale comme cette visite à chez une ex-petite amie de Vassili, mère célibataire d'un enfant à problèmes qu'ils vont embarquer dans leur cavale, qui vient comme un cheveu sur la soupe.

En revanche une autre séquence est bien amené, celle de la visite chez le docteur, joué par Roland Copé , lorsque ce dernier ouvre son réfrigérateur, je me suis demandé si l'on allait pas bifurquer vers une histoire à la Poppy Z. Brite... 

 On retrouve dans "Notre paradis" un thème qui obsède le réalisateur, la perte de la jeunesse. Il est le centre caché du film. D'une manière plus ou moins ténu on peut le retrouver dans presque tous ses films comme dans "Après lui" par exemple.

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Si comme le disait fort justement Paul Valery à propos de Degas pour un peintre dessiner c'est caresser, pour Gael Morel filmer le corps d'un garçon, c'est aussi le caresser.

Techniquement le film est soigné, montage nerveux, cadre soigné, souvent inventif avec quelques beaux contrejours, bien sûr sur le corps de Dimitri Durdaine, mais aussi lorsque le cinéaste filme la nature ou Paris (la leçon de Christophe Honoré?) , éclairage de même, avec des alternances réussies de séquences sombres suivie de lumineuse, bonne utilisation des décors.

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Il y a un autre don que possède Gael Morel et que j'ai ommis de mentionner dans le chapeau de ma critique, c'est l'excellence de sa direction d'acteur, si les qualités de comédien de Stéphane Rideau ne sont plus à démontrer, je conseille à ceux qui pensent que l'acteur n'est convaincant que dans les rôles de jeunes prolos, de voir le téléfilm dans lequel il incarne Georges Brassens; il est sensationnel! En revanche ce que le cinéaste parvient à faire faire au débutant Dimitri Durdaine est époustouflant. Le jeune acteur est la révélation du film, espérons que le cinéma français, si frileux envers les acteurs atypiques saura l'utiliser. Le choix de Dimitri Durdaine ne doit pas être étranger à la présence sur le film de Jacques Grant, grand directeur de casting, pour Téchiné notamment, que j'ai reconnu en client suceur et pingre.

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Si ce film est en grande partie raté, uniquement à cause de son scénario et ce ne sont pas les dialogues qui l'améliorent, il n'en reste pas moins qu'il est heureux qu'existe encore, pour combien de temps (?) de tels films dans le paysage formaté (principalement par les télévisions, aucune télévision a accompagné son film) du cinéma français. Le film a été interdit au moins de seize ans.

Il est dommage qu'à une histoire de pacotille, à laquelle on ne croit pas, Gael Morel n'est pas préférer filmer le quotidien d'un prostitué vieillissant. Il y a la matière de faire un film autrement plus vrai et touchant que ce paradis frelaté, surtout lorsque l'on a sous la main un acteur de la trempe de Stéphane Rideau.

Nota: Je voudrais remercier, Alain, un de mes rares commentateurs qui m'a remis en mémoire ce film que j'avais raté en salle en raison de son passage éclair sur les écrans.



















 
Notre paradis, 3

 

Notre paradis, 2

 

Notre paradis 1

 

 

Notre paradis, 4

 

 

Notre paradis, 6

 

 

Notre paradis 5

 

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Betoniyö (Nuit de béton) un film de Pirjo Honkasaio

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Betoniyö (Nuit de béton) un film de Pirjo Honkasaio

Betoniyö, le film
 

Finlande, 2013

Réalisation: Pirjo Honkasaio Betoniyö, directeur de la photographie Peter Flinckenberg

avec: Johannes Brotherus (Simo),  Jari Virman (Ilkka), Anneli Karppinen, Juhan Ulfsak  
 
Betoniyö, 3
 
Simo, à 14 ans est un garçon solitaire. Il vit dans un quartier sinistre et sans ame d'Helsinki. L'adolescent vient de découvrir son homosexualité. Le jeune homme n'a pas de père. La mère a une vie vide que semble n'égayer que son chat. Elle parait vivre que pour subvenir aux besoins élémentaires de ses deux fils. 
 
Betoniyö, 4
 
Résumé
 
Simo a un frère, Ilkka, âgé de quelques année de plus que lui qu'il l’admire plus que tout. il doit retourner en prison pour purger une peine. La mère persuade Simo passer la dernière nuit de son frère avec lui. Auparavant, les deux frères passent une journée ensemble. L'ainé est un criminel qui a une mauvaise influence sur le garçon. Ilkka n'a que haine pour tout ce qui l'entoure... Tout, va basculer pour Simo au fil de ces 24 heures et des rencontres jetées sur sa route. 
 
Betoniyö 1
 
L'avis critique
 
Nuit de Béton est un film très dur, un drame existentiel où le héros ne semble pouvoir être vouée qu'à une existence sordide et sans âme, enveloppé par le chaos, cerné par la saleté et le tumulte.
Le film, basé sur le roman éponyme de Pirkko Saisio paru en Finlande en 1981, est tourné dans un noir et blanc splendide (trop). Chaque plan est une superbe photo mais si cette magnificence de chaque image est un plaisir pour les yeux de tous les instants, elle dessert le film. On se dit que la misère morale peut être bien jolie... Le summum du maniérisme qui gangrène le film, est la première séquence du film. Nous sommes précipités sans préambule dans un cauchemar de Simo. Et notre cinéaste ne lésine pas sur les moyens! Il fait carrément plonger un train dans la mer lorsque s'écroule un immense pont métallique. Simo se retrouve prisonnier d'un wagon qui s'abime dans les flots... Lourde, mais plastiquement très belle, métaphore de l'impasse de la condition sociale de Simo qui le condanne.
Le dépaysement pour un parisien est limité. On voit un nègre voleur à la tire dans le métro, un clochard qui pisse dans un wagon... Et l'on s'aperçoit que le passe temps préféré des petits blancs est de siffler bière sur bière...
Le chef opérateur a quelques tics. Il raffole des plans dans lequel il cadre son sujet dans un reflet, à moins que ce soit derrière une vitre. En outre il use et abuse des contre-jour. Le film, tourné en cinémascope, offre une variété étonnante de focals. Si nous avons droit très souvent à des plans larges, cinémascope oblige, nous sommes aussi gratifié de séquences en macro sur des... fourmis, sans doute encore un parallèle avec la condition de peu de Simo et des siens. Dernière curiosité, à voir ce film on pourrait penser qu'Helsinki est une ville à la température caniculaire, Simo étant presque toujours torse nu quand il n'est pas en slip ou tout simplement nu... 
 
Betoniyö, 6
 
 
Betoniyö, 2
 
 
Betoniyö 5
 
Bande annonce en version originale
 
 
 

pour voir film et le télécharger  ICI 
 

Pirjo Honkasalo (née en 1947) travaille aussi bien sur des films de fiction que sur des documentaires. Betoniyö (Nuit de béton), est son dernier film. Il est sorti en Finlande à l'automne 2013. Après une formation de chef opérateur, elle fut, à l'âge de 23 ans, la première femme responsable de la photographie d'un long métrage en Finlande. Dans tous les films au programme de notre cycle, elle porte cette double casquette de réalisateur et de chef opérateur. Elle nous emmène en Estonie, en Tchétchénie, en Inde et au Japon. Avec la spiritualité comme thème récurrent, elle observe ses protagonistes sans scénario pré-écrit et laisse leurs histoires se révéler au fur et à mesure de la rencontre. La beauté des images et la poésie de la narration ne laissent pas le spectateur indifférent, tandis que les conditions de tournage parfois délicates amènent à s'interroger sur la position du cinéaste.

Betoniyö (Nuit de béton) un film de Pirjo Honkasaio
Betoniyö (Nuit de béton) un film de Pirjo Honkasaio
Betoniyö (Nuit de béton) un film de Pirjo Honkasaio
Betoniyö (Nuit de béton) un film de Pirjo Honkasaio
Betoniyö (Nuit de béton) un film de Pirjo Honkasaio
Betoniyö (Nuit de béton) un film de Pirjo Honkasaio
Betoniyö (Nuit de béton) un film de Pirjo Honkasaio
Betoniyö (Nuit de béton) un film de Pirjo Honkasaio

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Karl Barks

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Karl Barks
Karl Barks ne dessinait pas que Picsou...

Karl Barks ne dessinait pas que Picsou...

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Jhonathan photographié par Daniel Rodrigues

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Jhonathan by Daniel Rodrigues (1)Jhonathan by Daniel Rodrigues (2)Jhonathan by Daniel Rodrigues (3)Jhonathan by Daniel Rodrigues (4)Jhonathan by Daniel Rodrigues (5)Jhonathan by Daniel Rodrigues (6)Jhonathan by Daniel Rodrigues (7)Jhonathan by Daniel Rodrigues (8)Jhonathan by Daniel Rodrigues (9)

 

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PaJaMa

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


A partir de 1937 i durant une dizaine d'années les peintres americains Paul Cadmus , Jared French iet Margaret Hoening vont passer leurs vacances d'été sur les plages de Fire Island . Ils se photographiront et protographiront leurs amis sur ces belles étendues de sable, face à l'Atlantique.

Ils signeront leurs photos du nom de PaJaMa  qui correspond aux deux premières lettres de leur prénom.
 



 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Publié dans photographe

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L.I.E (Long Island Expressway ) de Michael Cuesta (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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USA, 2001, 108 minutes  
Réalisation: Michael Cuesta , production: Michael Cuesta, Linda Moran, Bastian Rene, scénario: Ryder M Stephen, Michael Cuesta, Gerald Cuesta, image: Romeo Tirone, son: Pierre Foldes    

avec: Brian Cox (John Harrigan Big), Paul Franklin Dano (Blitzer Howie), Billy Kay (Terrio Gary), Bruce Altman (Blitzer Marty), Walter Masterson (Scott), James Costa (Kevin Cole), LeFevre Adam (Elliot), Tony Donnelly (Brian), B Constance Barry (Anne Harrigan), Gladys Dano (Voice of Sylvia Blitzer), Brad Silnutzer (Henry), Bob Gerardi (Clifford), Marcia Debonis (Ecole conseiller), Emilio Cuesta (Howie Blitzer à 5 ans) Garvey Ray (le père de Brian), Angela Pietropinto (Mme Cole) 

 
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Résumé
 
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Howie Blitzer a seize ans. Il vient de perdre sa mère, qui est morte sur la Long Island Expressway. L'adolescent est incapable de surmonter cette perte. D'autre part son père a rapidement trouvé une remplaçante à sa feu femme. Cette nouvelle maitresse ne prête aucune attention au garçon. Howie fait partie d'une bande qui vole dans les maisons du voisinage dans cette banlieue typique de la classe moyenne américaine. Howie est attiré par l'un des habitants du quartier. Une forte personnalité, Jon Harrigan dit Big John. Une nuit le garçon dévalise la maison de Big John mais ce dernier le surprend. Maiscurieusement le laisse partir. Une curieuse relation se développe entre Big John et Howie.
Howie est ami avec Gary qui est un prostitué à la Long Island Expressway. Gary connait John Harrigan, et sait que ce membre respecté du quartier, est aussi un homme attiré par les adolescents. Lorsque le père de Howie est mis en prison  pour avoir mal géré certaines transactions commerciales, Jon Harrigan est le seul à prendre soin de Howie...

L'avis critique
 
 04%2BHOWIE%2B%2526%2BGRAN%2BJOHN.BMP
Le titre original "LIE" fait référence à la Long Island Expressway qui est une autoroute et en même temps il est synonyme de mort, celle de la mère de Howie Blitzer, Sylvia, qui y est morte.
LIE  pourrait facilement être confondu avec un film de Larry Clark. Mais ce qui met LIE un cran au dessus des films de Clark c'est la peinture subtile de la relation entre les adolescents et les adultes, relation qui est chez Clark soit absente soit caricaturale.
Le film est avant tout une extraordinaire performance du grand acteur qu'est Brian Cox.  
En raison de la nature sensible du sujet, la pédophilie, de nombreux membre de l'entourage de Brian Cox lui ont conseillé de refuser le rôle du Major John Corrigan. Mais heureusement pour nous et pour lui, il a persisté dans son choix. Paul Franklin Dano est remarquable dans le rôle délicat de Howie Blitzer On a revu ce garçon dans "Little Miss Sunshine" . C'est sa mère, Gladys Dano, dans la vie qui interprète dans le film le rôle de Sylvia Blitzer, la mère décédée Howie que l'on voit dans des flashbacks et dans des séquences de rêve. 
Le réalisateur, qui a fait ses classes en filmant des épisodes de séries fameuses, en particulier de Six Feet Under  dont il a réalisé plusieurs épisodes sans oublier ceux de Dexter et de true blood,a déclaré que le grand thème de son film est la quête de l'identité sexuelle, et l'ambiguïté de l'orientation sexuelle de Howie et que sa relation avec Big John et Gary  
05%2BCOMPA%25C3%2591IA%2BNO%2BRECOMENDAB
forme le noyau autour duquel l'intrigue se développe. 
Pour sa part, Brian Cox lors d'une interview a émis l'avis que son personnage se rendant finalement compte que le potentiel de Howie est tel que cette découverte provoque envers le garçon un sentiment  qui va au delà de son attirance sexuelle pour lui. Une grande partie de l'intérêt du film vient de cette ambiguité et de la modification petit à petit du regard de big John sur Howie. Big John de prédateur éventuel se mue en une figure d'un père alternatif. 

Ce film controversé fait passer son spectateur par des sentiments envers ses personnages et en particulier envers big John qui 06%2BSCOTT%2BVS%2BHOWIE.BMP 

ressemble à des montagnes russes. Est il un parfait salaud, un manipulateur qui s'est construit un personnage pour mieux duper son monde et peut être pour commencer par lui même ou est il un homme en pleine rédemption provoqué par l'intrusion dans sa vie de Howie sorte d'ange sauveur?  Big John est un peu comme un charmeur de serpent, capable de manipuler les émotions du spectateur. N'est il pas surtout déchiré entre ses désirs sexuels et le désir sincère d'aider Howie. Big John peut aussi symboliser l'abîme dans lequel il est facile de tomber. Celui-ci peut paraître noble, mais Big John n'hésite pas à expulser son jeune amant Scott. 

07%2BHIJO%2BVS%2BPADRE.BMP
Il est dommage que la toute fin du film entre en contradiction avec tout ce qui l'a précédé, mais cette concession au politiquement correct devait être indispensable pour obtenir le financement pour le tournage.
Certaines parties de ce film ont été tournées sur le site de l'École Harborfields, situé à Greenlawn, dans l'état de New York, près de la Long Island Expressway. 

A sa sortie aux USA, le film a été initialement interdit au moins de dix-sept ans, maisensuite cette restriction  a été enlevée.

En 2006 Cuesta réalise  son second long-métrage, 12 and Holding. Toujours sur l'adolescence, ce film évoque la relation d'un jeune garçon à la mort.
 
LIE 2001, le film

 

 

LIE, 2001, 1

 

 

LIE, 2001 3

 

 

LIE, 2001 2

 

 

LIE, 2001 6

 

Bande annonce

 

 

Voir et télécharger le film: ICI

Commentaires lors des premières parutions de ce billet.

 

Anonyme a dit…

Je me permet de poster un commentaire du réalisateur Michael Cuesta qui résume très bien l’état d’esprit de ce chef d’œuvre. 

« J’ai voulu explorer la complexité de la nature humaine dans un univers trop moral. Je voulais proposer au public un film qui le hante et le touche à la fois. Je voulais qu’il puisse approcher des gens qu’il respecte peu, et faire en sorte que ces gens soient compris, jusqu’à en devenir émouvants. ». Michael Cuesta.

Alain Massat (AM)

 
b a a dit…

réponse à Alain Massat

Merci pour cette belle phrase qui résume bien en effet ce qu'a voulu faire Michael Cuesta.

 
blank.gifGuil a dit…

Très beau film, il faut ajouter à votre critique son humour fin qui ne manque pas. Paul Franklin Dano est aussi charmeur ici, malgré qu'il arbore un coquard tout du long, qu'il est particulièrement laid dans Little Miss Sunshine! (mais très bon acteur dans les deux films). Comme vous, je trouve la dernière scène de trop, j'aimerais savoir si elle a vraiment été voulue par Cuesta...

b a a dit…

réponse à Gull
Je ne connais pas les détails de la production du film et je ne sais pas si la fin a été plus ou moins imposée au réalisateur, c'est juste une supposition que j'ai faite...

blank.gif
young mr grace a dit…

For me the outstanding performance in this film is Billy Kay as Gary; rarely have I seen adolescent male eroticism captured so brilliantly - he is beautiful to look at, and he knows it - he literally reeks of hormones! A brilliant film in every way, magnificent photography!

05/09/2011 14:33

Rek


Très belle review d'un film en passe de devenir culte dans le genre.

J'aime beaucoup ce blog mais, en tant qu'étudiant en cinéma, le fait que l'auteur place en fin d'article des liens vers le téléchargement illégal de ce film me dérange au plus haut point, d'autant
plus que l'auteur du blog semble être un amateur d'arts plutôt éclairé.

Quelle est la logique présente dans le fait de vouloir faire découvrir à un public X tel ou tel film, par amour du cinéma je présume, et de faire suivre un billet par l'essence de ce qui est
susceptible de mettre des bâtons dans les roues de ce même cinéma ? Pourquoi cet encouragement ?


lesdiagonalesdutemps

05/09/2011 14:58


C'est un vaste problème que vous posez là. Dans une autre vie j'ai été critique de cinéma (peu de temps) éditeur de vidéo et de VHS une douzaine d'années, occasionnellement cinéaste et producteuret même script doctor et figurant, vous voyez j'ai un peu roulé ma bosse du coté des écrans petits et grands (en ce moment passe sur pink TV une captation Vie et mort de P.P Pasolini que j'ai produite...Je pense que celui qui aime un film fait l'effort financier d'abord de payer sa place pour le voir sur grand écran (quand il le peut car si vous n'habitez pas un lieu assez rare en France, où disons des films qui ne sont pas grand public passent, il y a quantité de films que vous ne pouvez pas voir. Alors il faut attendre son hypothétique passage sur le cable ou Canal,mais cela n'est pas à la portée de toutes les bourses, il ne faudrait pas l'oublier. Si on aime donc un film on achète le dvd (ce que je fais ou mieux le blue ray là encore lorsqu'il existe). Je vous informe d'autre part que beaucoup de dvd (je ne parlepas bien sûr des blockbuster) deviennent assez rapidement introuvable en magasin, j'ai été éditeur j'en sais quelque chose. Donc si je met à la disposition certains films à télécharger c'est pluspour permettre à ceux qui n'en ont pas les moyens (dans tous les sens du terme) de pouvoir découvrir un film. Je suis peut être naif mais je pense que si ils aiment vraiment le film il svoudront l'avoir en une meilleure qualité et en plus associé à un objet qui leur apporteront un plus comme des bonus. Je trouve minable la démarche de certains éditeurs de dvd qui réduise le dvd à une simple cassette améliorée et font fi des extraordinaires possibilités que peut procurer le dit dvd.

J'ajouterais que tous les films ne sont pas proposés en téléchargement que si un distributeur, un réalisateur ou un cinéaste me demande de retirer ce téléchargement je le fais dans un délai aumaximum de 2 jours (sauf si je suis en voyage), ce que j'ai déjà fait. En outre plusieurs des films que l'on peut télécharger sur le blog ne sont pas dans le commerce aujourd'hui.



Voilà, j'ai tout de même un peu pensé à la question et il y a toujours des scrupules de ma part pour ces questions pour lesquelles je ne vois pas de solutions idéales...

Rek05/09/2011 15:25


J'en conviens, mais dès lors que vous mettez à disposition les liens, vous vous impliquez dans le processus de diffusion "tout gratuit" alors que, d'après-moi, le but d'une review, autant
littéraire qu'ayant trait au cinéma est d'émettre un avis, positif, négatif ou nuancé qui donnera, le cas échéant, l'envie ou non au lecteur de découvrir le livre ou le film.

Après, libre à lui de se débrouiller afin de se procurer l'oeuvre de la manière qu'il aura choisie, soit-elle légale ou non. Personnellement, les occasions premiers prix d'Amazon sont quasiment
uniquement ma seule source de procuration d'ouvrages, finances estudiantines oblige mais il ne me viendrait jamais à l'esprit de fournir un lien vers un fichier PDF à la fin d'une review à propos
de tel ou tel livre, même si mon envie de partager une découverte est brûlante, tant je sais les difficultés financières liées à l'exercice d'un métier dit "artistique".

Il me semble qu'en âme et conscience, le fait de faciliter la recherche de tels fichiers ne peut en aucun cas être bénéfique; ni à vous car cela pourrait nuire à votre blog -récemment, un blog
musical de qualité que je suivais s'est vu fermé par Blogger à cause de sa mise à disposition de son lectorat des albums analysés- ni au lecteur dont la notion du tout gratuit s'en trouve accentuée
et qui, s'il n'a pas les moyens de se les acheter, sait de toute manière les façons de se procurer à frais nuls ces films...


lesdiagonalesdutemps

05/09/2011 15:40


 

Lorsque j'étais étudiant, il m'est arrivée de faucher des livres pour pouvoir lire, bon je n'en étais pas très fier et comble d'hypocrisie étant à l'époque très marqué à droite (j'ai étéun des premiers membres du GRECE (je n'en ai aucunement honte) je les fauchais, chez Maspéro, éditeur et libraire ( maintenant formidable traducteur et auteur d'un livre magnifique "Le sourire du chat) de gauche. Quelques années plus tard lorsque Maspéro a lancé une souscription pour que sa librairie continue, j'ai envoyé un peu d'argent j'étais moins fauché alors... petite histoire pourvous dire que Rien est simple.

Je sais en effet que ma position, qui me semble défendable, je ne suis plus en âge d'avoir votre intransigeance, est défendable. La votre l'est également mais il me semble que vous raisonnez ainsi
parce que vous pouvez avoir accès par votre milieu et l'endroit où vous êtes à des biens culturels comme on dit aujourd'hui, je maintiens que pour beaucoup ce n'est pas si facile, et je ne vous parlerais pas des multiples censures à commencer par le politiquement correct.


Mes blogs ont été censurés (voir d'autres commentaires récents). 

 

Publié dans cinéma gay

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