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Les nageurs - Halley Johnson 1934

Publié le par lesdiagonalesdutemps

stuffisavedforme: Les nageurs - Halley Johnson 1,934

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case en exergue: Mac-Manus

Publié le par lesdiagonalesdutemps

case en exergue: Mac-Manus

Tout enfant, avant que je sache déchiffrer, vers quatre ans je me faisait lire les bandes dessinée qui paraissaient dans le journal de mon père, L'aurore. Il y en avait une page. J'aimais particulièrement la famille Illico...

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Pour se souvenir d'Artima

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Pour se souvenir d'Artima
Pour se souvenir d'Artima
Pour se souvenir d'Artima
Ce sont peut-être ce que l'on appelle aujourd'hui dans le petit monde des collectionneurs de bandes dessinée, les petits formats qui m'ont donné le goût des livres (un plaisir presque aussi dispendieux que celui du jeu car en plus du coût d'achat, il demande de vastes demeures pour les "ramasser" comme on dit dans certaines de nos provinces.
Ces petits magazines furent mes premières lectures, vers 5, 6 ans, (avec le journal de Mickey, les hebdomadaires Spirou et Tintin viendront un peu plus tard) avant les beaux albums cartonnés des Tintin et autres Spirou qui m'étaient offert pour noel ou à mon anniversaire ou si j'avais bien travaillé. Pour cela il fallait au moins le tableau d'honneur. C'est donc dans ces opuscules que j'ai quasiment appris à lire. Je précise que s'ils existaient, je continuerais à les lire. C'est d'ailleurs ce que je fais de temps en temps lorsque j'en croise dans les brocantes. Certains de ces petits livrets atteignent aujourd'hui des prix déraisonnables mais la plupart sont encore accessibles à ma plate bourse (hélas je n'ai gardé aucun de ces chers illustrés).
J'ajouterais que ces petits formats étaient très décriés comme toute la B.D. mais encore plus particulièrement car ils étaient censé empêché la lecture de vrais livres. Ce qui est une parfaite imbécilité car lorsque l'on aime que l'on vous raconte des histoires, en fait peu importe la forme. Et on lira, si je prend les fictions historiques en exemple, sans distinction, "Les mémoires d'Hadrien, les albums d'Alix, la saga Murena ou Néropolis... 
Artima n'était pas l'éditeur qui me fournissait le plus de pâture. C'était plutôt "Mon journal". Tout gamin j'avais déjà repéré "ces marques" sous lesquelles se rangeaient mes illustrés préférés. Mais chez Artima il y avait Foxie qui me réjouissait avec son renard snob et stupide et son corbeau roublard. Voyons ce que dit sur mes chers Fox et Croa Henri Philipini dans son dictionnaire encyclopédique des héros et dessinateur de bande-dessinée:
 Fox, le renard pas très futé portant nœud papillon, et son comparse Croa, le corbeau malin fumant le cigare, sont créés en 1941 pour une série de dessins animés. Ils sont imaginés par Fred Tashlin alors directeur de Screen Gems, département animation de Columbia Pictures, USA. Au cours du premier film, il s’inspire librement de la fable « Le corbeau et le renard ». Les héros débutent leur carrière de personnages de BD sous le nom de Fox and the Crow dans le comic book Funnie, publié à partir de 1945 par National Periodical (DC). (…)»
En France, les éditions Artima puis Aredit en publient une traduction dans le pocket Foxie, qui paraît de 1956 à 1985.
  
Les fascicules de récits complets, illustrés bon marché et populaires étaient fort  nombreux au cours de années 50-60.
Le grand éditeur de province, sous la direction d’Émile Keirsbilk, fut sans doute Artima (ARTisans en IMAgerie) de Tourcoing, débutant de 1943 à 1949 par les "Albums du P’tit Quinquin" (surtout illustrés par J.E Dupuich), puis en 1948 par des séries de récits complets. Surtout depuis l’abandon, en 1952, du format à l'italienne (17,5 sur 23 cm.) pour le format « français », de la taille d’un cahier d’écolier, on connaît ses fameuses nouvelles séries aux couvertures mémorables et éclatantes de couleurs (mais l’intérieur est en noir et blanc). Les dessinateurs sont très internationnaux. Ces récits illustrent de nombreux genres. Ils étaient français (Bob DanRoger MellièsLe RallicBob LeguayEugène GireGervy, Bild, BrantonneRaoul et Robert Giordan, Pierre Le Goff,Raymond CazanaveJ.P. DecoudunGaston NiezabAndré Gosselin, Erik,…), espagnols (Fernando Fernández, qui n'avait que 16 ans en 1956, pour Ray Comet et Mr. TV, Bayo pour Atome KidFrancisco Hidalgo, qui prendra plus tard le pseudonyme d'Yves Roy, pour Angel AudazBoixcarJaime Rumeu,…), anglais (Graham Coton pour la famille Rollinson dans l'espace), néerlandais (Henk Sprenger pour Pilote Tempête et Kick WilstraMarten Toonder), et américains (Joe KubertCarmine InfantinoNick CardyMurphy Anderson,…).
 
 
En 1958, l’éditeur annonce lui-même les thèmes suivants :
Cow-boys : Audax, Aventures Film, Ouragan, Red Canyon
                        Brousse : Tarou, Ardan
Aviation, Espionnage, Police :Dynamic, Vigor, Hardy, Mystic, Éclair
Aventures : Big Boy
Science Fiction : Météor, Spoutnik, Cosmos, Atome Kid, Aventures Fiction, Sidéral  
Historique : Vengeur, Téméraire [et ses bandes guerrières], Fulgor
Humoristique : Panda, Foxie
Sport : Olympic
 
 
Apparurent d’abord en 1952 ,Ardan, Audax, Aventures film, riche en westerns (un genre présent aussi dans Tex Bill, dessiné par René Mellies et intégré maintenant dansAventures Film). Il y eut aussi Dynamic et Tony Cyclone, une mémorable histoire d’aviation. En 1953 naît la série de science-fiction la plus connue et la plus recherchée par les collectionneurs : Météor (due aux frères Raoul et Robert Giordan), un genre représenté aussi en 1956 par Atome Kid, Aventures Fiction et Cosmos, en 1957 par Spoutnik et un an plus tard par Sidéral. Jungle, histoire de l’Ouest et guerre sont présentes en 1954 avec la naissance de Tarou, une sorte de Tarzan débonnaire, Red Canyon (pour le western) et Vigor
 
 
Il faut encore citer Fulgor (1955-58), Foxie (1956-1985), Hardy (1955-58), Panda (1957-59), aventures animalières par l’atelier hollandais de Martin Toonder, Téméraire (1958-1962). Tempest, né en mars 1955, a disparu en août 1957. L’adoption du format de poche en 1960 et les comics marquent la fin d’une période mythique. Malgré un bon chiffre d’affaires et des bénéfices substantiels, les Éditions Artima sont rachetées par les Presses de la Cité en 1962 puis deviennent  Aredit en 1963. 
 
 

Attardons nous sur les fascicules de science-fiction et de fantastique publiés par l’éditeur. 
En mai 1953 naît la série de science-fiction la plus connue et la plus recherchée par les collectionneurs : Météor (due aux frères Raoul et Robert Giordan, surtout sur des textes de Lortac). La série compte les aventures du trio constitué par Spencer, Sam Spade et Texas jusqu’en juin 1962.
Le genre est encore représenté en 1956 par Atome Kid (1956-1959) et Cosmos (1956-1961), ces deux fascicules étant surtout connus pour la bande anglaise La Famille Rollinson dans l’espace. En 1957, peu de temps après le lancement du satellite russe qui lui donne son nom, apparaît Spoutnik qui reprend d’abord lecontenu des 8 premiers Météor des frères Giordan. Un an plus tard paraissent Sidéral (1958-1962), Aventures Fiction (1958-1960), un des meilleurs titres Artima et Monde futur (1959-1960) avec des bandes d’origine surtout espagnole. Pour finir apparaît l’éphémère Bat Man (1960).
Si les jeunes lecteurs se précipitent sur ces fascicules colorés et peu coûteux, inutile de préciser que les « prescripteurs » condamnent ou feignent d’ignorer ces lectures populaires.



Nota: ce billet doit beaucoup au site magnifique: http://raymondperrin.blogspot.ch/ indispensable pour tout savoir sur la littérarture de jeunesse, tenu par le grand spécialiste de la question.

 

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Larry Clark

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Henry Ossawa Tanner. Daniel dans la fosse aux lions, 1917.

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partage grec

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Cecilie Harris photographie Jonah and Christian Lees

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Ralph Chubb, contemplation, 1925

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Ralph Chubb, contemplation, 1925

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Baldomer Gili i Roig

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Baldomer Gili i Roig
Baldomer Gili i Roig
modèles posant pour Roig pour une affiche

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Baldomer Gili i Roig

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Timour de Sirius, Le gladiateur masqué

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Timour de Sirius, Le gladiateur masqué

 

Avant de chroniquer plus particulièrement l'album le Gladiateur masqué, il me paraît utile de présenter la série des Timour qui est hélas, je le crains, ignorée des plus jeunes. Pourtant elle bénéficie d'une belle réédition par « Le coffre à B.D. » à un prix honnête, 20 € chaque album (http://www.coffre-a-bd.com/). La série des Timour est une des plus chère « madeleine » de mon enfance. Elle a été  créée en 1953 par Sirius (1911-1997) dans le n°  813 du journal SpirouCertes le dessin en est un peu "rugueux" et les scénarios bien moralistes. L'Antiquité et le Moyen-âge que nous présentent Sirius et Xavier Snoeck, le scénariste des premiers récits, n'obéissent pas à une esthétique chatoyante. Les auteurs dédaignent d'ailleurs les grands moments de l'histoire pour s'intéresser à des périodes moins connues. Ils racontent volontiers la vie des petites gens, chose assez rare dans la bande dessinée historique. La modestie de leurs récits ne les empêche pas d'être souvent imprégnés d'un délicieux romantisme(1).
Le héros de la série change à chaque épisode puisqu'à chaque fois c'est un Timour d'une époque différente. Tous ont une apparence physique proche, ce qui simplifie les choses. L'ensemble de la série ne constitue pas un feuilleton. Chaque histoire se suffit à elle-même et le héros de l'album n'accumule pas les aventures improbables. Le Timour concerné change d'ailleurs à chaque album; Sirius raconte finalement qu'un court moment de sa vie. Cette absence de surenchère donne du réalisme aux situations qui sont montrées (même si elles ne le sont pas). J'ai l'impression que les auteurs sont souvent très proches de la vérité du temps. La plupart de ces aventures tournent autour d'un voyage, et le Gladiateur Masqué n'échappe pas à la règle.

Silhouettes athlétiques, sourires éclatants et chevelures rouges vifs, la similitude des Timour n'est pas seulement décelable de par leur aspect physique. Ils entretiennent la même philanthropie et partagent une notion identique de certaines valeurs humaines (le courage, l'honneur, la sincérité, la fraternité). Timour est l'archétype du héros intègre. La similitude des différents avatars des Timour peut faire penser que c'est une même figure de justicier qui parcourt le temps, un voyageur spatio-temporel. La permanence du physique et surtout des qualités humaines peuvent trouber, mais il aurait été difficile de construire une personnalité unique à chacun des différents Timour. Sirius aurait sans doute rencontré beaucoup de difficulté à développer individuellement le tempérament de ses personnages, et dérouté ses lecteurs à défaut de continuité.

Timour de Sirius, Le gladiateur masqué

Transmis de père en fils, chaque Timour possède le talisman familial. Une mystérieuse relique sur laquelle leur ancêtre commun avait gravé des motifs prônant un message universel. Au fil des épisodes, les héritiers recherchent leurs significations tombées dans l'oubli. Mais avant d'aboutir à une interprétation personnelle, les Timour sont témoins et acteurs d'événements riches en enseignement. En effet, au delà d'une série contant les aventures de ces guerriers-nés, Sirius utilise ses personnages tel des figurants pour jouer les professeurs d'Histoire. On est pas loin parfois du genre "Histoire de l'oncle Paul" qui voisinait avec la saga des Timour dans les pages du journal de Spirou. 

 

Timour de Sirius, Le gladiateur masqué

Les intrigues dans lesquelles sont plongés les Timours varient très peu dans le fond. Durant leurs périples, ils rencontreront toujours des âmes charitables qui leurs viendront en aide et sauront les conseiller pour éviter de recourir systématiquement à la force. En contre-partie, les grands gaillards roux devront affronter la colère et la jalousie d'esprits corrompus. Traversant les batailles et complots malfaisants, défiant les lois de la nature, ils rencontrent de grandes figures emblématiques (Alexandre de Macédoine, César, Attila...).

 

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Il est courant que le dessin soit complété par un encadré résumant une action qui aurait dû être développée en plusieurs vignettes. L'auteur ayant préféré réserver cet espace pour y ajouter des références historiques importantes au risque sinon de se retrouver avec des albums de 100 pages. Sa recherche de documentation pour donner un aperçu exact de la période retranscrite est facilement discernable. C'est sans doute dans ce dernier point que réside principalement l'intérêt et l'originalité des Timour. Chaque situation dans lequel se trouve le héros est propice pour Sirius à nous instruire sur l'époque dans laquelle Timour évolue. Sirius n'hésite pas à faire un petit aparté d'une case de temps à autre dans laquelle il donne au lecteur un complément d'information sur ce qu'il vient de lire.

Timour de Sirius, Le gladiateur masqué

Le Gladiateur Masqué a été publié en 1957 dans le journal de Spirou du n°  1001 au n°  1023. L'aventure se situe aux 2ème siècle après JC, lors des premières persécutions des chrétiens exactement en 176. Elle donne une vision intéressante de la vie quotidienne au temps des romains. On y voit intervenir l'évêque Potin (2), seul personnage "historique" du récit. L'album raconte en quelque sorte les "années d'apprentissage" du jeune Timour qui à 18 ans. Il est étudiant en droit à Rome. Mais notre jeune homme est plus intéressé par les combats de gladiateurs que par ses livres. Pour le dresser, son père le confit à son oncle, un stoicien pur et dur, qui vient d'être nommé par l'empereur Marc Aurèle, légat à Lyon. Il emmène son neveu en Gaule en tant que secrétaire. Mais le jeune homme cause catastrophes sur catastrophes. Son oncle le chasse. Timour décide de retrouver son père à Rome. Il prend la route mais celle-ci est périlleuse. Après bien des déboires, alors qu'il est mal en point, il rencontre un groupe de chrétiens qui l'aide... La fin est belle comme l'antique bien qu'un peu trop saint-sulpicienne à mon gout. A noter que le titre est assez mensongé, la gladiature ne tenant pas une grande place dans le scénario.

En relisant ce Timour, j'ai pensé au roman pour adolescent de Pierre Debresse, La ville aux sept collines, paru en 1970 qui a quelques points communs avec Le gladiateur masqué. Peut-être que Pierre Debresse en écrivant son roman s'est souvenu de la lecture de ce Timour? 

Même si les décors et le ton restent modestes, le récit fourmille de petits détails justes et il est plein de vie. On peut dire que la représentation du monde romain par Sirius est tout le contraire de celle de Jacques Martin. Les décor de Sirius sont assez justes mais ils sont dessinés de façon sommaire. Il n'y a pas un seul plan général de Rome dans tout l'album. Seulement une toute petite vue très géométrisée de Lyon. En dehors de cela, il ne dessine que des maisons toutes simples ou des rues dénudées, mais Sirius sait créer une ambiance et le lecteur se sent tout de même transporté dans le monde romain.  L'intérêt historique reste entier malgré cette étonnante économie de moyens.

Timour de Sirius, Le gladiateur masqué

1- Liste des aventure des Timour

 

Le premier album de la série sort en 1955 aux éditions Dupuis.

  • 1955 La tribu de l'homme rouge (1)

  • 1956 La colonne ardente (2), Le talisman de Timour (3).

  • 1957 Le glaive de bronze (4), Le captif de Carthage (5)

  • 1959 Le fils du centurion (6), Le gladiateur masqué (7))

  • 1960 Timour contre Attila (8), Le cachot sous la Seine (9).

  • 1961 Le cavalier sans visage (10), La francisque et le cimeterre (11)

  • 1962 Timour d'Armor (12), Mission à Byzance (13)

  • 1963 Le drakkar rouge (14)

  • 1964 Alerte sur le fleuve (15), Le serment d'Hastings (16)

  • 1965 L'ombre du Cid (17), La galère pirate (18)

  • 1966 Le fils du croisé (19), L'oiseau flamboyant (20)

  • 1967 Le sceau du templier (21), La gondole noire (22)

Après une longue interruption, la série reprend sa publication avec

  • 1986 L'Or du gouffre (23)

  • 1987 Terre sauvage (24), La nuit rouge (25)

  • 1988 Terre des fleuves (26)

  • 1989 Au fil du temps (27)

  • 1990 Requiem pour un pirate (28)

  • 1991 Aux temps d'avant (29)

  • 1992 Les traîneurs de sabre (30)

  • 1993 Le fouet d'Arafurat (31)

  • 1994 La fin des temps (32)

2- Notule historique sur Pothin 

On ne connaît que les conditions de son arrestation et de sa mort grâce à une lettre devenue célèbre, adressée peu après par l'Église de Lyon à celle d'Asie et reproduite par Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique. Il fut arrêté en 177 sous le règne de Marc Aurèle en même temps que Blandine et qu'un groupe de chrétiens qui forment les premiers martyrs de Lyon. Âgé alors de plus de quatre-vingt-dix ans et infirme, Pothin meurt en prison vraisemblablement le 2 juin à la suite des mauvais traitements infligés par ses bourreaux. Cependant, l'âge de sa mort (plus de 90 ans), à une époque ou l'espérance de vie était limitée est discuté. Mais les historiens modernes n'ont pas d'informations, mais dans tous les cas, Pothin était âgé de plus de 70 ans.

 

Arrivée de Saint Pothin, N.D. de Fourvières

Son nom simple et d'origine grecque semble indiquer une provenance orientale et qu'il n'a pas le statut de citoyen romain. Toutefois la signification de son nom – Pothin signifie en grec « Désiré » – peut également être un surnom indiquant qu'il a été attendu par la communauté chrétienne de Lyon. On ne sait pas quand il arrive à Lyon, ni quand il a été élu à l'épiscopat, ni l'étendue de son ministère. On estime qu'il a pu être élu évêque au milieu du IIe siècle. Il est à cette époque le seul évêque des Gaules et la lettre relatant sa mort semble indiquer qu'il a sous son magistère les communautés de Lyon et de Vienne.

Il est l'un des patrons du diocèse de Lyon, il est fêté le 2 juin, en même temps que sainte Blandine (à Lyon, Ste Blandine est fêtée séparément le 9 août) et leurs compagnons martyrs.

Il existe sur le site de l'Antiquaille, dans l'ancien couvent des Visitandines, une salle souterraine présentée comme le cachot de saint Pothin à côté d'une crypte dédiée aux martyrs de Lyon. Cette identification ne date que du XVIIe siècle et ne repose sur aucune source fiable.

Saint Irénée lui succède comme évêque de Lyon.

 

 

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