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Un Géant dans la vallée par Jack Kirby

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Il y a quelques jours je vous entretenais de ma nostalgie des petits format et en particulier de ceux des éditions Artima. A l'époque de ma lointaine jeunesse ces publications étaient honnies par ceux qui croyaient penser pourtant certains de ces titres étaient dessinés par de grands dessinateurs comme celui que je vous propose, rien de moins que par Jack Kirby (certes la qualité des scénarios était souvent bien en de ça de celle des dessins), cerrtain sont même réédité aujourd'hui chez Marvel comme cette curieuse histoire parue pour la première fois à la fin des années 70, il mettait en récit un duo composé d'un "pré-humain" et d'un tyrannosaure rouge sang. En ce temps-là c'était un "Moon-boy" qui était associé au dinausore écarlate (pour 9 numéros). C'est de cette série que je vous propose une aventure, celle paru aux U.S.A en 1978 sous le titre de Giant, mais dans sa version française paru elle en 1980 dans un format "pocket" dans l'anthologie Etrange aventure (n°66) chez Artima. Il est amusant de faire une comparaison entre les pages françaises et les pages américaines parce que les éditeurs hexagonaux avaient assez souvent, l'habitude de retoucher les planches américaines. Parfois pour mettre l'histoire au format des "pockets" (plus petit que les celui des comic books) par exemple, d'autre fois pour atténuer le dynamisme voire la violence de certaines cases (ou du moins jugées comme telles à l'époque).
Il y avait donc des ateliers de retouches au sein des maisons d'éditions françaises. Par exemple Jean-Yves Mitton a travaillé dans un de ces ateliers pour LUG. 
Ici, pour le Dinosaure Écarlate, les premières pages sont fidèles puis, assez bizarrement, quelqu'un chez Artima a fait le choix de changer le format d'une case :
 
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby
Un Géant dans la vallée par Jack Kirby

Jack Kirby, né Jacob Kurtzberg le  à New York et mort le  à Thousand Oaks enCalifornie, est un des artistes les plus influents, célèbres et prolifiques de la bande dessinée américaine. Surnommé « the King of Comics » (« le Roi de la bande dessinée »), il est à l'origine de nombreuses séries qui marquèrent l'histoire des comics américains.

En 1940, il crée, avec Joe SimonCaptain America ; en 1947, toujours avec Joe Simon il invente le genre descomics de romance ; dans les années 1960, avec Stan Lee, il crée de nombreux super-héros qui font la renommée de l'éditeur Marvel Comics, notamment : Les Quatre FantastiquesL’Incroyable Hulk, le puissantThorLes VengeursLes X-Men ; enfin dans les années 1970 pour DC Comics il entreprend son œuvre la plus ambitieuse, constituée de quatre comics reliés pour former une seule saga, Le Quatrième Monde. Après cela, il poursuit une carrière moins marquée par la nouveauté mais toujours fructueuse pour Marvel ou pour des éditeurs indépendants.

Il marque ainsi le monde des comics en produisant des œuvres qui connaissent un réel succès populaire et toujours admirées par ses pairs. Son goût pour le grotesque valut à quelques-unes de ses œuvres de se faire censurer en France, y compris par ses propres éditeurs.

Malgré cette reconnaissance, Jack Kirby connaît des déboires avec ses éditeurs, surtout Marvel, qui ne reconnaît pas de droits d'auteur ; ce conflit, qui s'était achevé du vivant de Jack Kirby, a depuis repris car ses enfants, en 2009, réclament à Marvel le retour des copyrights des séries créées dans les années 1960 ; la justice a rejeté le bien-fondé de cette demande même si l'avocat a fait appel. Mais, si son nom est toujours connu dans l'univers des comics, c'est essentiellement grâce à la force de son art qui s'est parfaitement adapté au style épique des histoires de super-héros.

Publié dans Bande-dessinée

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MA VRAIE VIE A ROUEN, un film d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau

Publié le par lesdiagonalesdutemps

France, 100mn, 2003

 

Réalisation: Olivier Ducastel et Jacques Martineau, scénario: Olivier Ducastel et Jacques Martineau, Image Matthieu Poirot Delpech et Pierre Millon, Son : Régis Muller, Musique : Philippe Miller, Montage: Sabine Mamou  

avec: Ariane Ascaride, Jimmy Tavares, Jonathan Zaccai, Hélène Surgère, Frédéric Gorny, Lucas Bonnifait

Résumé

Etienne vit avec sa mère Caroline, à Rouen

Pour son anniversairede ses seize ans sa grand mère lui offre un caméscope. Il filme son entourage, notamment sa mère Caroline et son prof d'histoire qu'il verrait bien ensemble. Filmer sa vie, quelle idée ? Etienne cherche des indices qui peuvent l’aider à s’accomplir. Le sport est en cela, avec sa mère, son seul repère. Mais aucun des deux ne résout l’équation essentielle de son existence : qui aimer;

 

L'avis critique

 

Olivier Ducastel et Jacques Martineau, les deux réalisateurs, sont partis d’un principe original. Placer une caméra numérique dans les mains d’un adolescent de seize ans : Etienne interprété par Jimmy Tavares, pour la première fois à l’écran. A la différence de la caméra subjective, comme dans LA DAME DU LAC de Robert Montgomery, où l'appareil était "le" personnage, la caméra est ici "un" personnage à part entière, voire un appendice, en tout cas le témoin de la vie d'Etienne.

 

 

Epatant. Tel est l’adjectif qui caractérise cette trouvaille narrative, même si le parti pris amuse, puis irrite quelque peu avant de devenir naturel pour le spectateur. La caméra n’est pas subjective mais devient un personnage à part entière, prolongement de la conscience de ce jeune ado. Avec une grande dextérité, les réalisateurs ont réussi à l’imposer comme un véritable personnage influent sur autrui et sur Etienne lui-même. Ma vraie vie à Rouen réussit le pari d'être un film en adéquation singulière avec son personnage central.

 

 

MA VRAIE VIE A ROUEN est un film intime, tourné en numérique. C'est bien au portrait d'un être de fiction (ce n'est en rien comme on pourrait le croire au premier degré, une auto-fiction) que le spectateur a affaire, même si le titre ne contient pas son prénom, à la différence des deux premiers opus des cinéastes. MA VRAIE VIE A ROUEN réussit à rendre sensible cette succession de moments de la vie d'Etienne, grâce à un dosage convaincant entre scènes drôles et émouvantes, grâce au montage, léger et équilibré. Grâce aussi au fait que Ducastel et Martineau arrivent à capter l'essence de l'adolescence, et que bon nombre de spectateurs peuvent projeter ici ou là des souvenirs.

 

 

Complice ou intruse ? Complice dans les moments personnels (le patinage artistique, la découverte sexuelle), intruse dans les moments intimes des autres.

Vérité ou mensonge ? La caméra induit systématiquement un jeu. D’ailleurs, l’ami d’Etienne (Ludovic) l’utilise comme un véritable outil théâtral. Dans le cas contraire, il se retrouve dans une position inconfortable où le mensonge est bien plus facile. Jeu, également, lorsqu’Etienne multiplie les prises de sa mère soufflant ses bougies d’anniversaire ou quand la famille découvre, faussement surprise, le sapin de Noël. Le procédé exige que les comédiens reproduisent les réactions de personnes qui n’ont pas l’habitude d’être filmées en temps normal, aussi la caméra est-elle omniprésente dans les conversations des personnages. Cela signifie, entre autres, que lorsque l’on franchit une certaine barrière de l’intime, on est obligé de couper, une difficulté narrative pour le scénariste.

 

 

L’essentiel du film se trouve donc dans le hors champ. Cela a pour effet de paradoxalement mettre en exergue le non-dit avec une grande justesse. Ainsi les sentiments amoureux du jeune homme pour son professeur, qu’il espionne à travers la ville, sont-ils beaucoup plus explicites exprimés par ces images volées récurrentes, qu’ils ne l’auraient été dans le cadre d’une mise en scène classique. A ce propos, on peut regretter que le concept de voyeurisme ne soit pas plus exploité. Il ne faudrait pas réduire Ma Vraie vie à Rouen à un simple exercice de style. Les personnages existent fortement. La sensation qu’on vient de partager un moment avec eux est beaucoup plus présente que dans une fiction traditionnelle. Un mélodrame classique montrerait tout le hors champ mais serait incapable de refléter l’état d’esprit des personnages aussi intimement et d'en faire un film aussi touchant.

 

 

 

MA VRAIE VIE A ROUEN, en alliant décors naturels et la maniabilité du numérique, réussit son pari. Son originalité narrative et le jeu sur mesure des acteurs, Ariane Ascaride toujours juste, font oublier quelques longueurs d’un scénario léger et une fin presque escamotée (la découverte de son homosexualité par Etienne). Le film presque clandestinement met en évidence la difficulté d'appréhender son corps et ses désirs pour les adolescents. Les scènes de contemplation, ou d’auto contemplation, sont à ce titre très intéressantes : les plans isolés où le jeune homme filme des parties de son corps participent d’une visualisation de son inconscient où il semble prendre connaissance de son pouvoir de séduction physique, sans pouvoir l’exprimer ou la partager avec un autre. Il le partage donc avec son caméscope, un " autre " mystérieux sur lequel il peut fixer tous ses désirs. La caméra comme point de vue sur soi, comme rapport à l’intime, à ce que l’on peut montrer, sont autant de thèmes qui découlent de ces images.

 

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Ducastel et Martineau nous ont montrés comment naît le désir. Ce qu’est ce désir (ici masculin, et même homosexuel, mais ça n’a aucune importance). C’est à dire l’envie du toucher, du baiser, des mots pour le dire, l’envie de voir et de se montrer, de partager la sexualité, le corps. On aurait préféré qu'Etienne réponde un peu moins aux clichés du jeune gay: absence du père, complexe oedipien et en plus patineur artistique, Etienne n’est pas gay par hasard. Ce qui rend triste ce garçon, c'est que personne ne voit son désir et que personne ne lui renvoie les questions qu’il pose aux autres plutôt que de se les poser à lui même. Comme Félix dans leur précédent film, Etienne cherche la voie sur laquelle s’engager, sans forcément comprendre ce qui le fait avancer.

 

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MA VRAIE VIE A ROUEN est le troisième long métrage d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau, après JEANNE ET LE GARÇON FORMIDABLE (1998) et DROLE DE FELIX (2000). Ils retrouvent Ariane Ascaride, déjà présente dans DROLE DE FELIX, et Frédéric Gorny ( surtout connu pour avoir joué le gay à la télévision dans Avocats et associés), au générique de JEANNE ET LE GARCON FORMIDABLE. Jonathan Zaccaï s'était déjà fait remarquer dans PETITE CHERIE d'Anne Villacèque, REINES D'UN JOUR de Marion Vernoux et BORD DE MER de Julie Lopes-Curval. Il n'avait alors pas encore joué ÉLÈVE LIBRE où il est exceptionnel. Mais le film doit beaucoup au jeune et très agréable à regarder Jimmy Tavares (j'aimerais bien savoir ce qu'il est devenu). Ce garçon plein d'élan qui ne sait où s'élancer, toujours solitaire sur la glace, Ducastel et Martineau savent le regarder, le révéler, le rendre émouvant. Il ne faudrait pas oublier Hélène Surgère très émouvante dans le rôle de sa grand mère.

 

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Dans une interview faite lors de la sortie en salle du film, les réalisateur s'expliquaient sur le mode opératoire de leur tournage: << On s'est autorisé à couper beaucoup, à faire plus de prises, à commencer à filmer très vite, pratiquement dès les répétitions, et à mettre en place les choses pour que techniquement il n'y ait pas de problèmes. C'est surtout avec le son que les choses sont plus compliquées, sur la captation des répétitions. Il faut cadrer l'improvisation, sachant que c'est valable pour les acteurs et les techniciens. On essayait toujours de se mettre à la place du personnage, à l'écriture, au tournage et au montage. Se demander pourquoi il allume la caméra, comment il l'éteint, s'il a rembobiné. Sans oublier que le personnage ne montait pas, qu'il avait juste une caméra, la télécommande, le retardateur. Il fallait faire confiance à l'imagination du spectateur qui allait remplir les ellipses. Comme on a tourné-monté au fur et à mesure, il n'y a pas de montage à l'intérieur des séquences, ça nous a permis de vérifier et de nous rendre compte que ça fonctionnait parfois encore mieux si c'était plus elliptique. On a quasiment tourné dans l'ordre chronologique, par blocs narratifs, car on a dû jongler avec les conditions météo. C'était très amusant de travailler comme ça. On n'y serait peut-être pas directement venus par la pellicule, qui coûte cher, par peur de gaspiller. Tout ça n'est ni dans JEANNE, ni dans FELIX, qui sont des films plus cadrés et répétés. >>.

 

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Sous l'apparence de la spontanéité, leur mise en scène est un exercice de sensibilité, de précision. Il en faut beaucoup pour parler aussi justement d'un moment aussi délicat de la vie, qu'est l'adolescence et raconter, mieux que jamais, l'histoire qu'ils retrouvent à chaque film. Comment chacun trouve sa place parmi les autres, rencontre sa chacune, ou son chacun.

 

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Le tour de force du scénario et du filmage est de rendre compte en 100 mn de l'évolution de leur personnage en une année scolaire ( la qualité du film tient beaucoup au fait qu'il a été tourné sur huit mois et quatre saisons ), on le voit passer de l’insouciance adolescente à une prise de conscience de l’avenir. Etonnement pudique, et même humble, la mise en scène ne laisse passer aucun détail : tous les plans dirigent notre regard vers les pensées secrètes du garçon. Etienne attend son garçon formidable. Sa vraie vie, alors, se passera probablement ailleurs qu'à Rouen.

Filmer sa vraie vie à Rouen avec une simple caméra numérique, quelle bonne idée !

 

 

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Ma vraie vie à Rouen, le film
 
Ma vraie vie à Rouen 1
 
Ma vraie vie à Rouen, 6
 
Ma vraie vie à Rouen, 3
 
Ma vraie vie à Rouen, 4
 
 
Ma vraie vie à Rouen, 2
 
 
Ma vraie vie à Rouen 5
 
Ma vraie vie à Rouen 7
 
Bande annonce 
 

Le film
 
 
Voir le film plus grand et le télécharger: ICI

 

Pour retrouver Olivier Ducastel et Jacques Martineau sur le blog:  MA VRAIE VIE A ROUEN, un film d'Olivier Ducastel et Jacques MartineauL'arbre et la forêt, un film d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau ,  NÉS EN 68, un film d' Olivier Ducastel & Jacques Matineau  

Publié dans cinéma gay

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case en exergue: Nicolas Barral

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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The Conrad Boys de Justin Lo

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le Conrad garçons, le film

 

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USA, 2006, 1h 34mn

Réalisation: Justin Lo, scénario: Justin Lo, image: Oktai Ortabasi, montage: Justin Lo, musique: Chelsea Lo

Avec: Justin Lo, Boo Boo Stewart, Katelyn Ann Clark, Nick Bartzen, Barry Shay, Nancy Hancock

 

Résumé

Dans une banlieue californienne, Charlie, 19 ans, et son jeune frère Ben mènent une vie paisible avec leur mère, mais cette dernière meurt subitement. Leur père alcoolique a abandonné sa famille il y a six ans. Après la mort de leur mère, Charlie (Justin Lo), alors qu'il devait intégrer la prestigieuse université de Columbia, décide de subvenir aux besoins de son petit frère Ben (Boo Boo Stewart). En proie à une culpabilité obsédante, s' infligeant une sorte de repli sur lui-même, Charlie prend la responsabilité d'élever seul Ben. Il essaie d'être à la fois la mère et le père de son frère.Pourtant, Charlie soupire secrètement sur la liberté perdue, et le sacrifice de ses études. C'est alors que Charlie croise la route de Jordan (Nick Bartzen) , un beau jeune homme charismatique et inquiétant, dont il tombe amoureux. Leur relation s'intensifie jusqu'au jour où le père de Charlie (Barry Shay) réapparait. Entre son petit frère et le grand amour, Charlie devra choisir pour, finalement, se construire.

L'avis critique

Conrad Boy est bien joué, bien filmé, l'image est lumineuse et toujours bien éclairée. Les cadrage sont soignés Le scénario est un peu trop gentil mais les personnages sont un peu plus dense et moins attendus que dans la plupart des films gay américain et si l'on est surpris de leurs décisions, ils restent cohérent. Le filmne manque pas d'émotion et quelques touches d'humour viennent alléger ce mélodrame. Les acteurs principaux sont attachants. Justin Lo a beaucoup de charme et sa beauté eurasienne change agréablement du beau gosse américain standard. Le personnage qu'il joue et qu'il a écrit, est intriguant. Son homosexualité semble aller de soi pour les autres comme pour lui même bien qu'il n'ait jamais eu de rapports sexuels avec un autre garçon. Même si la sexualité de Charlie Conrad ,et sa liaison avec Jordan sont au cœur du film, Lo traite la question de l'homosexualité avec subtilité, réserve et délicatesse.Le mot "gay" n'est jamais prononcé... Justin Lo s'est exprimé sur la place de l'homosexualité dans son film: << Il était important pour moi de représenter la sexualité de Charlie sans quelle soit un problème dans sa vie.Lorsque vous regardez le film, vous vous rendez compte qu'il ne s'agit pas del'homosexualité en soi.Sa sexualité n'est pas présenté comme un obstacle. Les conflits dans le film proviennent de sa situation familiale unique, et non de sa relation avec son petit ami.>>.

Jordan est également un personnage complexe. Lorsque nous le rencontrons pour la première, nous sentons une attraction immédiate entre Charlie et la Jordanie, mais il y a aussi la possibilité que Jordan soit un escroc et voit en Charlie pour une proie facile. C'est peut être aussi un mélange des deux. En fin de compte, les véritables intentions de Jordan sont laissées à l'interprétation de chaque spectateur.

L'histoire est assez bien menée même si la mise en place est un peu longuette et qu' au milieu du film cela manque un peu de rythme, mais on est pris par les sentiments des personnages.

Ce qui renforce l'attention sur Conrad Boy est que le réalisateur, qui avait 24 ans au moment du tournage, en est aussi le scénariste et surtout l'acteur principal, rôle dont il se tire très bien.

Justin Lo s'est confié au site AfterElton.com sur l'aventure du tournage de « Conrad boy »: << l'écriture a toujours été ma passion. L'écriture de scénario a été pour moi le meilleur moment sur ce projet. J'ai aussi été surpris de m'apercevoir combien j'ai apprécié le processus du montage. Dans les écoles de cinéma, ils vous apprennent que le film se fait en trois étapes: à l'écriture, au tournage, et au montage. Ce fut une expérience unique d'avoir un contrôle sur chacune de ces trois phases. La chargeétait parfois écrasante, mais finalement très enrichissante.>>

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Lorsqu'un journaliste a demandé a Justin Lo quel est le cinéaste qu'il préfère, voici ce qu'il a répondu:« J'ai été un passionné de cinéma alors que j' était encore un petit gosse. J'ai tellement de réalisateurs et acteurs que j'aime qu'ils sont trop nombreux pour être cités. Je fais partie de ces gens fous qui font des listes de leurs films et de leurs acteurs préférés au lieu de vraiment faire quelque chose de productif. Mais si je devais choisir un favori, je dois dire que le nom de Paul Thomas Anderson s'impose, en particulier pour Magnolia et Boogie Nights. Mon influence principale pour « Conrad Boy », a été You Can Count on Me de Kenneth Lonergan, qui est également un dramaturge fantastique. J'ai été très inspirée par la façon dont il a réussi a faire une telle histoire qui soit à la fois poignante, simple et étonnamment nuancée ». A ces inspiration cinématographiques on peut ajouter celles littéraires de Jack Kerouac et de Walt Whitman sans risquer de se tromper. Lo est diplômé en anthropologie de UCLA. Il ensuite fréquenté l'USC et obtenu une maîtrise en écriture.

Le film est édité en dvd pour la France par Optimale. L'image est belle mais comme presque toujours chez cet éditeur, il n'y a comme tout supplément que la bande annonce.

A ce jour Conrad Boy est le seul film de Justin Lo, espérons qu'il y en aura d'autres car dans la modestie de ses moyens et de son ambition celui-ci est prometteur.

 
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The Conrad Boys 1
 
 
 
The Conrad Boys, 4
 
 
The Conrad Boys, 3
 
 
The Conrad Boys 2
 
 
The Conrad Boys 5
 
 
The Conrad Boys, 7
 
 
Bande annonce
 
 
pour voir et télécharger le film ICI
(V.O. sous-titrée en espagnol)

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Joyeux noel à tous

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Joyeux noel à tous

Chers visiteurs n'oubliez pas le noel du blogueur nécéssiteux, c'est dans la colonne de droite pour mes oeuvres; si vous ne pouvez pas m'envoyer de mes images préférées par paypal, à défaut je suis toujours le bon élève de jadis qui collectionnait les belles images alors ayez de l'imagination et envoyez moi une de vos préférée, voyageant sur ce blog vous connaissez mes gouts...

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Dernière plongée dans les archives d'Egermeier

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Dernière plongée dans les archives d'Egermeier
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Chers visiteurs, je sais que j'ai fait quelques adeptes des photos d'Egermeier mais voici la dernière livraisons des négatifs que j'ai en ma possession et qui sont d'ailleurs tous à vendre au détail ou en totalité, si vous êtes intéressé contactez moi. Je profite de ce dernier envoi pour remercier Bruno qui les a tous scannés.

Je suis toujours à la recherche de tous les renseignements concernant Egermeier.

 

 

pour Retrouver Egermeier sur le blog:  En feuilletant l'album de l'ONU d'Egermeier ,   Egermeier illustre de Montherlant ,   Egermeier le voyage en Italie 4  ,   retour sur EGERMEiER  ,   Egermeier le voyage en Italie 3 ,   Egermeier le voyage en Italie 2  ,  Egermeier le voyage en Italie  ,  Egermeier au zoo de Vincennes en 1951  ,   Roger Peyrefitte photographie par Egermeier  ,    Jeux sur les fortifs? par Egermeier   ,  par Egermeier de Piéral   Egermeier, jeune sportif d'antan Dans la campagne   ,   Karel Egermeier    Egermeier, En voiture!  ,  Egermeier, voyage en Italie 5  , EGERMEIER, la vigie  ,  EGERMEIER photographe du scoutisme ,   Karel Egermeier ,  EGERMEIER, la vigie ,  Egermeier, Voyage en Italie (6) ,  Karel Egermeier   ,  les photos EGERMEIER de scouts (2) ,   les photos EGERMEIER de scouts (3)  de l'ONU tirage d'Egermeier  EGERMEIER Et Ses scouts  juin plongée DANS LES archives d'Egermeier  7 / 3/2015, juin plongée DANS LES archives d'Egermeier (2)  10/09/2014,  Egermeier,  Voyage en Italie (7) ,Egermeier, photos en vrac  05/09/2014,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier, 01/10/2015, Une plongée DANS LES archives d'Egermeier  18/1/2015,  juin plongée DANS LES archives d'Egermeier  29/1/2015, juin plongée Dans Les archives d'Egermeier (3)  12/10 / 2014, juin plongée DANS LES archives d'Egermeier (4) 17/10/2014, Une plongée DANS LES archives d'Egermeier (5)  11/07/2014,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier  14/3/2015,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier  19/2/2015,  juin plongée DANS LES archives d'Egermeier  20/2/2015,Une plongée DANS LES archives d'Egermeier  28/4/2015,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier  18/5/2015,  Egermeier, jeune sportif d'antan Dans la campagne , juin plongée DANS LES archives d'Egermeier  17/1/2015,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier (7)  12/08/2014, Une plongée Dans le fond Egermeier (3)  ,  juin plongée DANS LE friands Egermeier (4)  23/8/2014,  juin plongée DANS LE friands Egermeier (5)  28/8/2014, juin plongée DANS LES archives d'Egermeier  5/10 / 2014, Une plongée DANS LE friands Egermeier (1) , 08/09/2014,  Une plongée DANS LE friands Egermeier (2)  08/12/2014,  Une plongée DANS LES archives d'Egermeier (6) 26/11/2014,  Peyrefitte et Egermeier ,  juin plongée DANS LES archives d'Egermeier 22/3/2015,  when Egermeier photographiait l'intimité de Roger Peyrefitte et d'Henry de Montherlant , une plongée dans les archives d'Egermeier, 23/5/2015, Une plongée dans les archives d'Egermeier Publié le une plongée dans les archives d'Egermeier Publié le 

 

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Les jolis garçons des yaois

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Les jolis garçons des yaois
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Les jolis garçons des yaois

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À propos de « star wars »... Il y a quelques temps.

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Star Wars n°1 éditions Atlas
À propos
de « star wars »
(la guerre des étoiles)

 

 

... Je sais d’avance ce que Sadoul et les amoureux de ce film vont en dire : beau, bien fait, entraînant, agréable, on s’amuse une heure et demie, on serait bien bête de faire la fine bouche, étant donné la nullité du cinéma de S-F. OK, c’est tout ça, c’est distrayant. Presqu’autant qu’un James Bond. Mais aussi con. On se croirait revenu 50 ans en arrière, comme si Hugo Gernsback avait écrit le script consternant de ce Fleuve Noir de mauvaise qualité. Qu’est-ce que c’est que ce film ? Un petit western avec deux bagarreurs qui délivrent une princesse ringarde, aidés par un gorille digne de Victor McLaglen et un mystique tout droit sorti des plus mauvais numéros de Planète. Le reste, c’est le l’électronique comme seuls les Américains ou les Russes ou les Chinois, enfin des pays mégalos peuvent croire que ça fascine les masses. Et puis du gadget : mutants rigolos, robots humanisés (je préfère Robbie), design des années 60 (cf article de Bonnefoy).

 

Ce qui m’afflige – bien que séduit sur le moment par certains passages pas mal foutus – c’est qu’une telle série Z soit l’œuvre de George Lucas, auteur il y a sept ans d’un des plus beaux films de S-F. jamais tournés, THX 11-38, un des plus aboutis, pas encore à la hauteur des nouvelles et romans de S-F, maisen bonne voie. Star wars nous fait enregistrer un recul dans le temps tel que des films comme Les soucoupes volantes attaquent ou Godzilla peuvent auprès de lui faire figure de speculative-fiction audacieuse. Pauvre Lucas. On se croirait dans un article d’Eizykman où il aurait fait le catalogue de tout ce qui est reduplication : western-fiction, polar-fiction, Delly-fiction et autres avatars, sauf ce qui est annoncé, la S-F. On a plus de chance d’en trouver dans Autant en emporte le vent Encore pire que 2001 dans le mysticisme, pire que Silent running dans l’apologie de la technologie, pire que les Bérets verts dans l’idéologie, la misogynie et le racisme, avec tout ça, le cinéma américain est mal barré. La S-F sur pellicule aussi.

 

 

Yves  Frémion, décembre 1977

 

 

À propos
de « star wars »
(la guerre des étoiles)

 

 

Bien entendu, Star Wars est le plus beau film de science-fiction jamais tourné.

 

Certes, en tant que film, il n’est pas à l’abri de tout reproche. Le scénario est faible, certains acteurs médiocres et un petit nombre de trucages laissent à désirer. Si la Guerre des étoilesest une réussite parfaite, c’est avant tout parce qu’il s’agit de science-fiction à l’état pur. Comment ! 
Mais il s’agit simplement d’un western de l'espace, prétendront certains esprits réactionnaires ; d’autres, les cuistres benêts, iront jusqu’à parler de reduplication. Mais le space-opera a-t-il jamais été autre chose ? Et pourtant, nul mieux que lui n’a réussi à éveiller chez le lecteur le fameux sense of wonder, cette faculté d’émerveillement qui caractérise les jeunes Américains et manque tellement aux vieux Français. 
Il n’y a aucune idée de science-fiction dans Star Wars. Et c’est un bien, Car si l’on fait de la bonne littérature avec des idées, on fait aussi du bien mauvais cinéma. En revanche, vous trouverez dans ce film tout ce qui donna le sense of wonder à la science-fiction de l’âge d’or : les astronefs rococo, les robots anthropomorphes, les duels au pistolet-laser, la jeune princesse enlevée, les héros purs et bons, les méchants totalement mauvais et même la fameuse taverne galactique, chère aux dessinateurs de Galaxy, où des extra-terrestres hideux jouent au poker avec des astronautes terriens.
Pour la première fois, avec Star Wars, nous avons une transposition à l’image réussie de tous les archétypes de la science-fiction. Je dis bien à l’image, car George Lucas, le metteur en scène, a aussi écrit un roman à partir du scénario du film. Il ne reste plus qu’un texte inepte, montrant bien que la Guerre des étoiles est avant tout une réussite visuelle. Le succès de ce film est fabuleux outre-Atlantique car les Américains ont su garder leur sense of wonder. S’il n’en était pas de même en France, ce serait à désespérer de nos compatriotes.
 
Jacques Sadoul, décembre 1977

La Guerre des Etoiles (vue par l'hebdomadaire Spirou en 1977)

 
Il s'agit d'un article paru le 20 octobre 1977, soit le lendemain de la sortie du film de George Lucas sur les écrans de France& de Navarreextrait de l'hebdomadaire SPIROU (n°2062) :

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Petites coupures à Shioguni de Florent Chavouet

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Petites coupures à Shioguni de Florent Chavouet
Petites coupures à Shioguni de Florent Chavouet
Petites coupures à Shioguni de Florent Chavouet

 

Petites-coupures-a-Shioguni-cases

 

 
 

Nostalgique du Japon ce beau petit livre est pour vous. Dans petites coupures à Shioguni vous reconnaitrez sans doute pas tout à fait le Japon que vous connaissez. D'ailleurs ne cherchez pas Shioguni sur une carte vous ne le trouverez pas. Mais ce Japon des bras cassés vous l'avez peut être aperçu dans les films de Kitano. La première scène du livre, celle qui va tout déclencher en vient tout droit: Il était tard dans un petit restaurant sans client. Il pourrait être dans un quartier un peu lointain du centre de Tokyo ce rade miteux. Trois gangsters le costard anthracite et les lunettes assorties y font irruption. Ils viennent récupérer le fric que Kenji a emprunté à leur boss et comme il ne peut pas le rendre on subodore qu'il va passer une mauvaise nuit mais à cause de son incurie d'autres vont en passer une encore plus mauvaise. C'est aussi saignant que dans un film de kitano et aussi drôle que dans un livre de Chester Himes.

Petites coupures à Shioguni narre plusieurs faits divers se déroulant dans un quartier japonais durant quelques heures d'une nuit. Toutes les histoires se croisent et s'entrecroisent. La trame prend la forme d'un dossier d'enquête ou chaque protagoniste raconte sa version de cette nuit. L'intérêt repose sur le fait que, comme dans une enquête de police, la vérité de l'un n'est pas celle d'un autre. L'histoire ne suit pas un ordre chronologique et, selon les intervenants du récit, le spectateur migrera dans le temps à un moment donné de la nuit. La trame, éclatée, rappelle Pulp fiction. Le lecteur est quasi dans le rôle de l’enquêteur.

J'admire sans restriction Chavouet depuis Tokyo Sanpo, dans lequel il croquait les quartiers tokyoïtes avec ses crayons de couleur. C'était une sorte de carnet de voyage, un voyage immobile dans la capitale nipponne au grès de la Yamanote, l'indispensable ligne de métro qui encercle le centre de Tokyo, entre B.D. et illustration. Quelque temps après pour s'aérer il a fait le portrait d'une petite ile dans ce que les japonais appellent la mer intérieure. C'était Manabé Shima. Ca donnait une folle envie de larguer les amarres avec une caisse de saké. J'ai vu, que depuis, il a aussi fait une halte au Louvre entre deux accidents de vélo, mais c'est une autre histoire... Avec cette histoire de yakusa à la manque il s'attaque à un récit complet. C'est un peu comme dans Chandler on ne comprend pas immédiatement tout dans cette histoire morcelée dessinée en des planches dans laquelle l'invention formelle est constante sans pour cela nuire à la lisibilité. De toutes manières l'affaire criminelle aussi burlesque que trépidante n'est pas l'intérêt principal car en plus une fois que l'on aura rassemblé les pièces du puzzle, en démêlant les dépositions contradictoires, on s'apercevra que ce n'était pas si compliqué que cela. Ce qui fait tourner les pages au lecteur ce n'est pas l'impatience de connaitre la résolution de l'énigme mais le plaisir de la découverte à chaque page d'une trouvaille graphique.

 

 

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Petites coupures à Shioguni de Florent Chavouet
Petites coupures à Shioguni de Florent Chavouet

Publié dans Bande-dessinée

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