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Wild tigers I have known, un film de Cam Archer

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Fiche technique :

Avec Malcolm Stumpf, Patrick White, Max Paradise, Fairuza Balk, Kim Dickens, Tom Gilroy.

Réalisation : Cam Archer. Scénario : Cam Archer. Musique : Emily Jane White & Nate Archer,. Image: Aaron Platt.

USA, 2006, Durée : 93 mn. Disponible en VO.

Résumé :

Wild Tigers I Have Known suit le jeune Logan (Malcolm Stumpf), 13 ans, amoureux de Rodeo (Patrick White), un garçon plus âgé que lui qui ne répond pas à ses avances. Logan passe son temps avec Rodeo et un autre garçon marginal, Joey (Max Paradise). Logan entretient des rapports difficiles avec sa mère (Fairuza Balk) qui l’élève seul et ne sait pas trop quoi faire de lui. Pour éventuellement arriver à ses fins, Logan décide de se faire passer pour une fille, Leah. Il joint alors régulièrement Rodeo au téléphone pour des discussions chaudes et endiablées. Un jour, toujours sous les traits de Leah, Logan propose une rencontre concrète à Rodeo...

 

L’avis critique

Dans la scène d'ouverture (trop longue) de Wild Tigers I Have Known, on voit un garçon de de treize ans se masturber (sous les couvertures, Dieu merci !..) alors qu’il regarde sur une télévision une VHS (?) de piètre qualité, montrant un combat entre deux jeunes lutteurs. Ce qui sans préambule annonce au spectateur, un peu averti, que le film aura probablement pour sujet le désir homosexuel chez un jeune garçon... Cette première séquence, beaucoup trop longue, montrant les lutteurs, étant sensées être des images d’une télévision sont de mauvaise qualité et n’augurent en rien la splendeur des images qui vont suivre.

 

Par la suite, dans sa progression, le film met clairement en évidence les incertitudes du monde et l’effroi de grandir en sachant que l’on n’est pas comme les autres garçons. Logan, le héros, est un pré-adolescent solitaire qui commence à découvrir qu’il est gay. Il passe par plusieurs phases dans lesquelles, j’en suis sûr, bien des spectateurs gays reconnaîtront leur parcours. Par exemple dans la scène où Logan s'entretient avec une conseillère pédagogique (Kim Dickens), qui lui demande : « Te sens-tu différent de tout le monde ? » En ce qui me concerne, je me suis (banalement) toujours senti différent et constamment je me suis demandé : « Pourquoi ne suis-je pas comme eux ? » comme le fait Logan. Sans toutefois n’avoir jamais eu de regret de cette différence, bien au contraire. Ce qui ne m'empêche pas de penser que toutes les écoles du monde entier ont des élèves homosexuels qui, eux, vivent souvent difficilement leur différence.

 

Le style visuel du film est très brillant même s’il est dommage que Cam Archer se perde parfois dans un formalisme superficiel et ampoulé. Certains effets spéciaux vidéo, en particulier dans les visions de terreur du jeune héros, sont au final peu convaincantes. Les séquences dans lesquelles Logan fantasme sur Rodeo, elles, sont beaucoup plus réussies.

Le réalisateur a utilisé tous les trucs visuels qu’il avait dans sa besace et il s'en sert de toutes les façons possibles. Cela vire parfois au tic, comme cette manie de filmer les acteurs le plus possible dans des miroirs ou à travers un élément de décor comme un aquarium ou un grillage... Un grand soin est apporté aux couleurs, par exemple les vêtements des personnages sont accordés à la dominante colorée de chaque scène ou à l’élément principal du décor. De même, la composition de chaque plan comme son éclairage sont très étudiés. Cette sophistication extrême de l’image contraste avec la façon souvent très théâtrale qu’a Archer de mettre en place ses scènes. Une autre des particularités du film est l’utilisation du silence, le silence absolu ; Cam Archer aime à montrer de très jolies images sur un fond de rien ou alors le réalisateur surligne trop ses intentions à gros renfort de musiques.

 

Avec Wild Tigers I Have Known on peut parler d’un filmage impressionniste. Dans la plupart des séquences, ce sont les couleurs qui semblent rythmer les scènes qui se juxtaposent en un patchwork de styles et de dominantes de couleurs qui fait naître chez le spectateur une succession de sensations. Rarement on aura vu un film plus éloigné de tout naturalisme.

 

Nous sommes toujours dans le flou, jamais dans l’asséné ou le démontré. L’action n’est pas vraiment située géographiquement (le film a été tourné à Santa Cruz en Californie), on peut penser que nous sommes dans une petite ville des États-Unis, ni dans le temps même si certains éléments de décor évoquent plus les années 80 qu’aujourd’hui...

 

Le cinéaste, malgré sa belle assurance technique, s'englue parfois jusqu'à se noyer dans sa passion des images douloureusement kitsch et cryptées. Il reste qu’il parvient à tisser un portrait intimiste et émouvant de son héros dont la singularité m’a fait penser à celui deRushmore, le film de Wes Anderson, grâce en grande partie à l’interprétation de son acteur principal qui est remarquable. Il est né en 1991.

 

Le reste de la distribution est brillante, notamment Fairuza Balk en mère de Logan, si l’on excepte l’acteur qui interprète Rodeo. Si ce dernier possède tous les attributs du teenager grunge sorti tout droit d'Elephant (Gus Van Sant est le producteur exécutif du film), il est aussi expressif qu'une courge. Il faut dire que le personnage de Rodeo est beaucoup plus complexe que le traditionnel garçon populaire de la classe dont est amoureux « la sissi » locale. Il a conscience que Logan a le béguin pour lui. Et il veut bien être son ami parce qu’il sent que Logan n'est pas comme tous les autres garçons qui veulent être son ami.

 

Même si, répétons le, la mise en scène audacieuse du cinéaste ne fonctionne pas toujours, il faut saluer son ambition de traduire la vision subjective du monde de Logan par une réalisation en miroir avec les rêves, les désirs et les angoisses de son héros. On y décèle alors les influences de Lynch et de Kenneth Anger. Ce n’est pas un hasard non plus si dans les remerciements figurent Jonathan Caouette et James Bolton (Eban & Charley). Le style de la narration avec l’arrivée d’une caméra subjective est parfaitement en symbiose avec ce qui se passe dans la tête du garçon dont l’esprit est de plus en plus confus et est envahi progressivement par le désir et la colère. On ne sait plus si ce que l’on voit est réel ou le fruit de l’imagination de Logan.

 

Il y a dans le film une référence récurrente aux lions des montagnes qui vivent dans les bois (!?). Dans l’une des premières scènes, Rodeo (cela se prononce différemment de rodéo) demande à Logan de l’accompagner dans la forêt car il veut lui montrer où gîtent ces animaux. C’est dans cette séquence que nous est révélée (et à Rodeo ?) l’attirance sexuelle de Logan pour son aîné, d’une manière troublante et qui nous parait dangereuse pour Logan...

 

Dans une autre scène, nous verrons un lion des montagnes. Il est alors difficile de dire, si ce que nous voyons est réel ou sort de l’imagination du jeune garçon; ce qui n’a pas une grande importance d’ailleurs. Maisil est de plus en plus évident que le lion des montagnes est une métaphore des dangers qui guettent Logan. Comme le tigre est la mascotte de son école et que les tigres sont le nom de l’équipe sportive, on peut penser que le véritable péril pour Logan vient de là.

 

Wild Tigers I Have Known se présente, non comme une histoire maiscomme des fragments de souvenirs d’un garçon aux frontières de la puberté. Rien ne nous dit que ce que nous voyons est au présent. Cette évocation pourrait être un ultime sauvetage de pans de mémoire du garçon avant que les souvenirs se fanent. Cam Archer reprend la narration subjective des films de Gus Van Sant comme dans Paranoid park ou Elephant mais en radicalisant la démarche. On sent chez le cinéaste le souci d’enchanter le trivial de crainte que la vie de son héros verse dans l’ennui. Curieusement, le film se termine précisément là où une histoire pourrait commencer...

 

Cam Archer avait déjà réalisé plusieurs courts-métrages de cette veine sur des pré-adolescents, comme Bobby Crush en 2003. Le tournage de ce premier film a été phénoménal et a porté sur une période de 13 ans ! Il raconte la classique histoire d’un garçon qui tombe amoureux de son meilleur ami. A suivi The Cold Ones en 2004. Ensuite, il a signé un documentaire Drowning River Phoenix, dédié à l'acteur américain disparu, qui a soulevé de nombreuses controverses.

 

Le scénariste/réalisateur Cam Archer est de la même famille artistique que des cinéastes tels que Todd Solondz ou Christopher Munch. Tout comme eux, il aborde les thèmes gays, mais sans l’esprit sermonneur ou prétentieux qui contamine beaucoup de réalisations. On peut penser qu’il se base sur sa propre vie, tout en l’extrapolant largement. Tout comme Solondz, c'est un provocateur. Il s'attaque à des sujets à risque et n'a pas peur de patauger dans les eaux dangereuses pour raconter son histoire.

 

Le filmage de Wild Tigers I Have Known est lyrique, poétique et visuellement très intéressant, en dépit du fait qu’il n’ait pas de véritable intrigue captive.

 

Wild Tigers I Have Known, 1

 

 

Wild Tigers I Have Known, 2

 

 
Wild Tigers I Have Known, 4
 
Wild Tigers I Have Known, 3

 

Wild Tigers I Have Known, 6

 

 
Wild Tigers I Have Known, 5
 
Bande annonce en version originale

 

 

 

Voir le film et le télécharger  ICI

 

 

Publié dans cinéma gay

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les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
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 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
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 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto
 les illustrations d'Ezio Anichini, pour ''Légendes du monde grec et Barbare'' de Laura Orvieto

Ismau, que je remercie chaleureusement pour l'envoi de ces belles images m'écrit que: << Mon édition date de 1929, mais la première édition italienne date de 1911, ce qui explique le style art nouveau de ces dessins. 

Publié dans illustration

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Kids par Federico Fernandez

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Publié dans photographe

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Tout contre Léo, un film de Christophe Honoré

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Todos contra Leo, film 

 

  France, 2002, 88min 

Réalisation: Christophe Honoré, scénario: Christophe Honoré & Diastème, musique: Alex Beaupain


avec: Yaniss Lespert, Pierre Mignard, Marie Bunel, Rodolphe Pauly, Jérémie Lippmann, Dominic Gould, Louis Gonzales, Joana Preiss, Alex Beaupain, Assaad Bouab, Sylvie Contant, Louis Gonzalez, Julien Honoré, Laurent Honoré, Anna Kerivel, Gwen Le Gac, Jean-Yves Le Maout, Jean-Pierre Limosin, Harmony Lucas, Abdellah Moundy, Julien Peny, Dominique Perrier, Fabrice Petit-Huguenin, Maud Pluquet, Gaetano Weysen-Volli

Résumé

Dans une famille, les quatre garçons font le bonheur de leurs parents. Pourtant, mais depuis l'annonce par Léo, 21 ans, de sa séropositivité, la vie n'est plus la même.

 

Léo s'applique à préserver son petit frère de douze ans, Marcel. Mais Marcel (Yaniss Lespert, qui est le frère de Jalil Lespert)   

est loin d'être bête et a bien compris qu'un événement grave menace la quiétude de sa famille.  

 

Enchaînant les bêtises, Marcel souffre. Léo, qui vient d'apprendre que son sida est déclaré, propose à Marcel de partir quelques jours avec lui à Paris...

L'avis critique

Lorsque Christophe Honoré débute le tournage de Tout contre

Léo, il ne se prend pas encore pour un auteur. Il est seulement un écrivain pour la jeunesse d'ailleurs le film est l'adaptation d'un de ses romans destinés aux adolescents. Il n'a pas encore ses tics auteuristes qui nuiront ensuite à beaucoup de ses film ni dans ses bagages le parfois encombrant Garrel. C'est paradoxalement avec légèreté qu'il filme un sujet grâve, l'impuissance face à la mort qu'il filmera ensuite moins frontalementmais qui hante tous ses films. Il faut faire l'effort de replacer le film dans le contexte historique de la maladie, avant la trithérapie, lorsque l'annonce d'un sida déclaré voulait dire une mort prochaine à brêve échéance. Le scénario traite également du silence qui entourait et en partie entoure toujours cette maladie et des  dommages collatéraux qu'entraine ce silence. Tout contre Léo explore aussi un thème assez rare dans le cinéma, les relation entre frères On y voit une fratrie, de garçons qui ne sont pas encore devenus des hommes, des garçons emmêlés dans la pudeur de leurs sentiments, incapables de se dire tout, incapable de se séparer les uns des autres et sachant pourtant que l’un d’entre eux est menacé de mort.

 

 

Il faut également se souvenir que ce film était au départ prévu pour la télévision d'où une profusion de plans moyens. Ce qui n'empêche pas le réalisateur de déjà montrer qu'il est un grand paysagiste (qualité que l'on retrouve dans tous ses films et qui sauve partiellement les moins convaincant) aussi bien lorsqu'il filme sa chère Bretagne, "Tout contre Léo" est certainement son film le plus autobiographique, que Paris. Lors d'une interview une confidence de Christophe Honoré atteste ce coté autobiographique: << « J’avais cette histoire, je voulais dire à quelqu’un qui était en train de mourir de cette maladie-là que je n’arrivais pas à l’aider, et cette personne-là je voulais lui dire ça, que j’étais là. » Une vision, un peu trop idéale et lisse de la société est certainement due au cahier des charges "téléfilm" (une famille idéale, dans une campagne idéale, sans problème d'argents, ce qui devrait permette au spectateur moyen de s'identifier).

  

Le film connut bien des problèmes de diffusion. Lors du débat après la projection au Festival du Film Gay et Lesbien de Paris, le réalisateur expliquait qu'M6 a censuré ce film uniquement pour une scène de sexe masculine assez explicite, bien que seules soient vues deux belles paires de fesses. Alors que la chaîne avait accepté le scénario, à l'intérieur duquel la scène était clairement décrite, c'est à la vision du film monté qu'on a demandé au réalisateur de couper cette scène. Impossible a-t-il rétorqué, elle est essentielle au film. Le film devait passer au printemps 2002 sur la chaîne qui ne l'a en fait jamais diffusé... On le verra finalement sur Pink TV en septembre 2006. Au sujet de cette censure Christophe Honoré déclarait: « C’est très énervant de voir que l’homosexualité à la télévision passe s’il n’y a pas d’homosexualité. Dès qu’on veut parler du désir, du corps, et de cette sensualité un peu différente, les gens se crispent et pensent – comme M6 – que c’est susceptible de choquer les gens. »

Tout contre Léo est une tragédie familiale pleine de tact et de pudeur.

Tous contre Leo, 5

 

Tous contre Leo 1

 

 

Tous contre Leo, 2

 

Tous contre Leo, 3

 

Tous contre Leo, 4

 

Bande annonce en version originale

 

 

Voir film et le télécharger  ICI

Publié dans cinéma gay

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Phillip Du Plessis photographié par Neil Roberts

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Christopher et Heinz, une histoire d'amour berlinoise (Christopher and his kind) un film de Geoffrey Sax (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Grande Bretagne, 2010, 89 mn

Réalisation: Geoffrey Sax, scénario: Kevin Elyot, musique: Dominik Scherrer, Photographie : Kieran McGuiganMontage : Paul KnightDécors : Suzie Davies


Avec: Imogen Poots (Jean Ross), Matt Smith (Christopher Isherwood), Toby Jones (Gerald Hamilton), Lindsay Duncan (Kathleen Isherwood), Will Kemp (Bobby Gilbert), Douglas Booth (Heinz Neddermayer), Iddo Goldberg (Wilfred Landauer), Alexander Doetsch (Caspar), Tom Wlaschiha (Gerhardt Neddermayer), Pip Carter (Auden) 

Résumé
 
Christopher Isherwood (Matt Smith) arrive à Berlin en 1929. Il fréquente les nombreuses boîtes de nuit où dansent, chantent et se séduisent des hédonistes des deux sexes. Il est souvent accompagné de son ami (et parfois amant) le poète W. H. Auden qui bientôt rentre en Angleterre. L'écrivain après s'être amouraché d'un musculeux Caspar (Alexander Doetsch) qui ne tarde pas à disparaitre, tombe follement amoureux d'un très joli jeune cantonnier allemand, Heinz Neddermayer (Douglas Booth)Mais l'ombre des nazis commence à planer. Dans l'entourage d'Isherwood, certains s'inquiètent, comme son copain juif Wilfrid Landauer ou la chanteuse Jean Ross. Christopher et Heinz partent en Angleterre. Mais les autorités ne veulent pas de cet immigrant homosexuel..
 
 
L'avis critique
 
Avec Christopher et Heinz, voilà le deuxième film après,  Chris & Don, a love story mais qui se situe chronologiquement vingt ans avant, que je visionne en quelques mois d'après la vie de Christopher Isherwood. Je ne compte pas " single man de Tom Ford"  qui, s'il contient probablement des éléments autobiographiques, est lui tiré d' un roman de Christopher Isherwood. Dans Christopher et Heinz, il s'agit bien de la vie réelle de l'écrivain et non d'un de ses fantasmes.
 

 

Dans une des premières scènes très pédagogique, la BBC dont le film est une production n'oublie jamais le volet pédagogique de ses fictions, ce qui rend les scènes d'exposition un peu convenues, nous est présenté la situation d'Isherwood en 1931 qui part à Berlin pour échapper à l'atmosphère familiale étouffante et pour les garçons. Berlin était alors la Mecque de l'homosexualité comme le montre sans tergiverser "Christopher et Heinz. Le film est en écho ou plutôt en assonance avec Cabaret. Mais il donne une vision plus juste de l'expérience du groupe d'"oxbridge" qui se trouvait en Allemagne, Berlin pour Isherwood et Hambourg en ce qui concerne Spender, au début des années trente, essentiellement pour des raisons sexuelles.

Le film étant anglais les acteurs sont impeccables, bien qu'ayant vu le film en version française cela ait un peu gâché mon plaisir et les reconstitutions d'époque sont soignées, les gares sont enfumées à souhait, cela allait presque de soit sans le dire lorsque l'on a à faire à une oeuvre télévisuelle britannique.
 
 
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Ce téléfilm est directement inspiré des mémoires de Christopher Isherwood, "Christopher and His Kind", publiés en 1976 en Angleterre, mais sauf erreur de ma part toujours pas traduite en français. L’écrivain britannique y raconte entre autre son séjour à Berlin de 1929 à 1939, date à laquelle il alla s'installer aux Etats-Unis où il est mort en 1986 à l'âge de 81 ans.
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Le réalisateur abuse un peu trop des ambiances nocturnes. Les profondeurs de champ sont toujours maximum, ce qui permet d'admirer les décors et parfois autre chose... Je m'en voudrais de ne pas insister sur la reconstitution de l'Allemagne de ces années là qui est impressionnante. Les anglais sont imbattable dans les reconstitutions historiques, non seulement ils restituent des décors mais ils savent en ressusciter l'âme.
Le film me fait m'interroger sur la curieuse attitude que je trouve assez lâche d'Isherwood. Si on nous le montre tardivement critique envers les nazis, il se proclame presque jusqu'à l'avènement d'Hitler, jusqu'au moment où il voit les nazi faire un bucher des livres interdits, politiquement neutre. Vivant en spectateur des troubles puis des drames que vit le pays où il habite depuis plusieurs années, sans semble-t-il prendre conscience que le glas a sonné pour les plaisir qu'il y est venu chercher. Je crois que Auden lorsqu'il dit à son ami que la seule cause qu'il lui importe c'est lui même, en quelques mots définit bien le Christopher Isherwood des années trente... Mais avec le temps le nomade Isherwood s'est fixé en Californie et y a perdu son égoïsme... 
 Si "Christopher et Heinz" dans notre époque où la plupart des hommes ne semblent pas avoir plus de mémoire qu'un poisson rouge en apprendra beaucoup sur les moeurs de l'Allemagne de Weimar à la plupart par son didactisme, je crains que celui-ci rebute les plus informés. Certains personnages sont là que pour fournir une information sur l'air du temps au spectateur mais ne sont pas utile à l'intrigue proprement dite. Ils sont là au même titre qu'un élément de décor, pas plus, pas moins.
 
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Si les rapports sexuels entre homme sont montrés d'une façon très explicite,  à mon avis inimaginable à la télévision française, pour cela j'aimerais bien voir, pour comparer une biopic d'André Gide, c'est tout de même assez pudique.
Comme toujours, lorsqu'un film met en scène des personnages ayant existés, dont l'apparence est connue, de moi tout du moins, je suis gêné lorsque l'acteur l'incarnant ne ressemble en rien à son modèle. Si Matt Smith qui campe aussi actuellement le célèbre Doctor Who dans une série du même nom, fait un jeune Isherwood tout à fait possible, il n'en est pas de même pour Pip Carter qui est beaucoup plus beau que le véritable Auden qui était fort laid. Heinz est incarné par Douglas Booth, qui a joué récemment Boy George dans un téléfilm toujours inédit en France.
 
 
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Christopher et Heinz est une plaisante illustration, bien qu'un peu appliquée, du volet berlinois de l'indispensable essais de Florence Tamagne, "L'histoire de l'homosexualité en Europe, Berlin, Londres, Paris 1919-1939 paru en 2000 aux éditions du Seuil. Il ne faut pas oublier que la suite de l'histoire, non pour Christopher Isherwood, mais pour la plupart des silhouettes aperçues dans ce film, ce fut " BENT "...
 
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Petite annexe à ce billet; Quatorze ans après  les 1.100 pages du premier tome du journal intime d' Isherwood qui recoupait entre autres les années que couvre "Christopher et Heinz, voici la suite qui va de 1960 à 1969. Isherwood a besoin de 800 pages pour raconter ces dix années d'inquiétude et d'introspection. La grande crainte d'Isherwood est alors de voir Don Bachardy le quitter pour un de ses nombreux amants. A ce propos ce journal donne un aperçu un peu moins idyllique de la relation entre les deux hommes que le film Chris et Don. On voit Isherwood souvent bouder. On a le sentiment que Bachardy fait planer constamment sur son amant et mentor la menace de leur séparation. Il y a aussi les voyages, entrepris seul ou avec Don. En particulier celui en Inde où Isherwood est invité à déjeuner par Nehru en compagnie d'un aréopage improbable comprenant Irving Stone, Marlon Brando et Danny Kaye! On trouve aussi dans ces pages des portraits assez caustiques de ses vieux amis comme Auden, Spender, E.M. Forster. Est-il envisageable d'espérer une traduction française de ce massif aussi intéressant par son analyse psychologique d'une relation amoureuse entre deux hommes sur une longue période que sur l'histoire littéraire du XX ème siècle. L'ouvrage, bien relié, à l'américaine est très facilement trouvable sur Amazone, environ trente euros ou si vous êtes à Londres dans toutes les librairies. Le livre ne passe pas inaperçu.
 
Christopher et Heinz, 4
 
 
Christopher et Heinz, 2
 
 
Christopher et Heinz 1
 
 
Christopher et Heinz, 6
 
 
Christopher et Heinz 5
 
Bande annonce en version originale
 
 
Le film
 
 
Voir le film en plus grand et le télécharger: ICI
 
 
Autres présences de Christopher Isherwood sur le blog:  Chris & Don, a love story,  single man de Tom Ford,  Don Bachardy
 
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Publié dans cinéma gay

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Greco Rai

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Greco Rai ph: AJ Ford ✂️ la coiffure du parfait homme est juste un Hairflip loin.

 

Greco Rai

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Greco Rai
Greco Rai
Greco Rai

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un inédit de Montherlant de 1934

Publié le par lesdiagonalesdutemps

un inédit de Montherlant de 1934
un inédit de Montherlant de 1934
un inédit de Montherlant de 1934
un inédit de Montherlant de 1934
un inédit de Montherlant de 1934
un inédit de Montherlant de 1934
un inédit de Montherlant de 1934
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un inédit de Montherlant de 1934
un inédit de Montherlant de 1934
un inédit de Montherlant de 1934

Publié dans livre

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College Boy. un clip pour Indochine par Xavier Dolan

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

College Boy, le film
 
College Boy. Indochine (2013) est un viodeoclip dont le thème est gay par le réalisateur Xavier Dollan pour le groupe français Indochine.
 
Le film raconte l'histoire d'un garçon qui  subi les brimades d'un de ses camarades de classe.
 
College Boy, 3
 
Le clip montre l'indifférence des autres garçons devant le harcèlement subi par le garçon.
 
College Boy, 2
 
 
College Boy, 4 College Boy 5
 
 
 
Le protagoniste de ce clip est Antoine Olivier Pilon qui est la vedette du film de Dolan, Maman (2014), 
 
Maman 1  Maman, 2
 
Clip
 
 
pour Télécharger: ICI
 

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jeunes gens de bonnes familles s'apprêtant à faire leurs achats de noel

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Paris, décembre 2015

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