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Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Quelques jolis garçons peints croisés sur la toile et dont les auteurs me sont inconnus

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Quelques jolis garçons peints croisés sur la toile et dont les auteurs me sont inconnus
Quelques jolis garçons peints croisés sur la toile et dont les auteurs me sont inconnus
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Quelques jolis garçons peints croisés sur la toile et dont les auteurs me sont inconnus
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Quelques jolis garçons peints croisés sur la toile et dont les auteurs me sont inconnus

Publié dans peinture

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California

Publié le par lesdiagonalesdutemps

California
California
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California
Californie, aout 1988

Californie, aout 1988

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Peter Beard

Publié le par lesdiagonalesdutemps

(Via TumbleOn)

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La septième fonction du langage de Laurent Binet

Publié le par lesdiagonalesdutemps

La septième fonction du langage de Laurent Binet

La septième fonction du langage c'est un peu « Le Nom de la rose » (paru en 1980) chez les structuralistes avec un zeste de « Choix de Sophie ». D'autre part l'influence de la bande-dessinée est patente dès les premières pages. Le héros du roman, le commissaire Bayard (le choix du nom de notre limier ne serait-il pas un hommage à Pierre Bayard professeur de littérature à Paris VIII-Vincennes ?) qui évoque irrésistiblement le Palmer de Pétillon; quant à deux méchants bulgares, ils ont la silhouette des Dupont et Dupond...

Derrière le beau titre obscur se cache une enquête drolatique que mène Bayard sur l'assassinat de Roland Barthes; car contrairement à ce que vous croyez probablement Barthes au sortir d'un déjeuner avec François Mitterrand a été occis car il était en possessions d'un document estampillé secret d'Etat qui pouvait mettre en péril la République et pas seulement celle des lettres! Il révélerait la nature de la septième fonction du langage, suggérée par Roman Jakobson dans son ouvrage de référence, Essais de linguistique générale, fonction qui permettrait à celui qui la maîtrise de prendre l'ascendant tous ses interlocuteurs... et finalement de devenir le maitre du monde. Ce document lui a été volé immédiatement après sa malencontreuse rencontre avec la camionnette qui lui a été fatale. Par qui? Pour quoi? Il vous faudra arriver presque au bout des 493 pages pour le savoir.

On rit beaucoup en lisant les mésaventures de l'inspecteur Bayard contraint de fréquenter pour élucider l'affaire un monde qui n'est pas le sien et auquel il ne comprend à peu près rien. Il va rencontrer toute la crème de la « French Theory », Foucault, Althusser, Lacan, Derrida, Deleuze plus quelques autres Sollers, Kristeva, BHL, Cixous et aussi Umberto Eco, Jack Lang, Laurent Fabius, Serge Moati, Régis Debray, Mitterrand, Giscard et encore bien d'autres. Ayant la lucidité de son ignorance, Bayard s'adjoint un jeune sociologue, Simon Herzog, pour lui traduire ce que disent ces messieurs du gratin structuraliste. Le postulat du livre est que le langage est le fondement de tout. Première inversion par rapport aux canon du roman policier, ici le Watson de Bayard en sait plus que lui mais il n'est guère courageux tout du moins au début car les deux limiers évolueront bien au cours du roman. Cet improbable couple est une invention très astucieuse de l'auteur car par le truchement des explication de Simon à Bayard c'est un cours de sémiologie pour les béotiens que le lecteur reçoit.

Tout le long de la « Septième fonction du langage » on se demande si tout ses brillants intellectuels ont prononcé les phrases que Binet fait sortir de leur gosier... Si je ne puis donner mon avis sur la véracité du ton des dialogues de sieur Foucault et autre Derrida, ne fréquentant pas dans les années 70 de telles sommités en revanche en ces mêmes temps j'étais fort client des gigolos de Saint Germain des prés (très présent au début de cette histoire); le goût m'en est passé vers cette même année où Roland Barthes rencontra malencontreusement la camionnette d'un blanchisseur... Or donc je peux assurer qu'en cette belle dernière année du giscardisme, régime que je ne cesse de regretter, presque autant que le drapeau blanc, les gigolos de Saint-Germain ne s'asseyaient pas, contrairement à se qu'écrit Laurent Binet, au café de Flore. Quelques fois, souvent à l'invite d'un client, ils prenaient place furtivement à la terrasse du drugstore qui était situé juste en face du Flore. Autre erreur de l'auteur sur cette espèce, les gigolos n'avaient pas la trentaine (leur date de péremption était alors depuis longtemps dépassée) mais la vingtaine; il y avait même exceptionnellement des mineurs. L'âge maximum pour ces frénétiques de la ronde, ils arpentaient inlassablement, presque toujours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, un quadrilatère formé par les rues de Renne, de Palissy, du Dragon et par le boulevard Saint Germain, tournait autour de 25 ans, si l'on excepte un quadragénaire à l'air dégagé, qui semblait être un peu leur mentor, et qui ne s'était pas résigné à la retraite de la semelle... Autre erreur cette fois en matière d'automobile, qui dénonce la jeunesse de notre auteur, la Fuego n'était pas hors de portée de la bourse d'un ouvrier pour peu qu'il y consacre tout son pécule. Si cette voiture avait un bel air, elle n'en avait guère la chanson car elle était dotée d'un moteur anémique que cachait son allure sportive.

Si vous êtes un (une) habitué de ce blog, vous avez sans doute remarqué combien je suis snob (mais ce n'est pas le seul défaut que je gobe). Or donc je peux apporter mon expertise, non seulement en matière de gigolo et d'automobiles Renault, mais également en ce qui concerne quelques un des personnages qui apparaissent dans ce name dropping qu'est « La septième fonction du langage ». Car j'ai eu la chance de rencontrer et de converser avec deux seconds et même troisièmes couteaux du livre, qui sont le prince Poniatowski et le comte d'Ornano deux aristocrates de la politique française (enfin comme disait ma grand mère, la noblesse d'empire ça ne compte pas) et si je confirme que le prince biberonnait sec, il me semble que le comte d'Ornano avait un langage moins trivial que dans le roman, il est vrai que nos échanges à Roland Garros, qui ne s'était pas encore horriblement démocratisé, sur les jeux comparés de Ramirez et Parun n'incitaient pas à la grossièreté.

Le roman de Binet n'échappe pas au post-modernisme, comment le pourrait-il avec de tels personnages ainsi il mêle des personnes réelles à des personnages fictif ou surnuméraire comme l'écrirait Deleuze, plus vrais que nature et parfois échappés d'un autre roman comme se Morris Zapp croisé chez David Lodge dont il est je crois son inventeur.

L'auteur farcit son texte de références pour « faire époque » mais il frise parfois l'anachronisme quand par exemple il dote en février 80 un gigolo d'un Walkman ce qui est bien précoce lorsque l'on sait que le premier exemplaire de ce petite appareil fut vendu le 1 er juillet 1979 au Japon et qu'il arriva en Europe que quelques mois plus tard, d'abord en Angleterre...

Binet tombe dans le défaut des romans historiques qui veut que tout fasse sens; ainsi quand nos deux enquêteurs vont interroger Deleuze chez lui, la télévision est allumée. On y voit un match de tennis, Nastase-Connors. Clin d'oeil pour faire savoir au lecteur plus ou moins familier de Deleuze que ce dernier était grand amateur de tennis (voir son abécédaire) mais où le bât blesse c'est qu'il était à l'époque rigoureusement impossible de voir en février une rencontre de tennis sur le petit écran. Il n'y a pas de compétition majeures dans ce sport à cette période de l'année. Elles ne pouvaient donc pas être retransmises. Le tennis est très présent dans le récit. On assiste même (d'une loge, je suis comblé) à la finale de Roland Garros de 1981 entre Lendl et Borg...

Certes je prend tout cela au sérieux, alors que visiblement parfois Binet galéje; par exemple je ne peux pas croire que la nécrologie de Barthes rédigée par Poirot-Delpech pour « Le Monde » commence par: << Depuis juste vingt ans que Camus à rendu l'âme dans une boite à gant, la littérature aura payé à la déesse chromée un tribut un peu rude...>>. Ce qui est très original dans ce roman c'est que tous les personnages réels sont traités comme des personnages de pure fiction: contrairement aux conventions généralement admises dans un roman mettant en scène des personnes publiques. Je ne vois comme équivalence qu' « Inglourious basterds » de Tarantino.

Comme le dit le vieil adage, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures et le plus gros défaut du livre est sa longueur. Il faut dire que Binet a considérablement lester sa barque. Il nous apprend que si Althuser (pour les intimes tu serres trop fort!) a étranglé sa femme c'est directement lié au document pour lequel on aurait assassiné Barthes, itou pour le carnage de la gare de Bologne qui fit en 1980 une centaine de morts. Et ce n'est pas tout mais ce serait pécher que de vous en dévoiler plus...

Si Binet n'est pas ici un maitre de la construction romanesque, ce qui est raccord lorsque l'on écrit un roman sur les déconstructionisme, en revanche il a un sens remarquable de la scène, sa poursuite façon « Bullit » dans les rues de Paris est un modèle de scène d'action. La mise en scène de la controverse John Searle-Derrida est une prouesse. Les scènes de sexes sont hilarantes, surtout celle où deux voyeurs dont le docte Searle matent une baise musclée sur une photocopieuse à travers les rayons d'une bibliothèque américaine où s'exhibent les chef-d'oeuvres du nouveau roman. Parfois l'auteur fait des embardés dans son récit, si elle sont presque toujours savoureuses, elles auraient néanmoins pu être supprimé ou pour le moins allégées comme cette joute oratoire du club où je me suis cru dans une nouvelle de Roal Dahl (ce qui n'est pas désagréable).

En refermant le livre ont ne peut avoir que de la nostalgie pour une époque où les intellectuels français dominaient le monde universitaire, même si l'on peut penser que la French theory débouchait sur une impasse.

Fi de la franche rigolade qui nous saisit, surtout dans les deux cent premières pages du livre, les plus réussies, on se demande bien ce qu'en fin de compte, Binet à bien voulu dire. Enfin je le subodore un peu; dans l'épisode se déroulant à Cornell (où malheureusement je ne suis pas allé), il laisse pointer quelques unes de ses idées en matière de philosophie qui ne me paraissent peu éloignées de celles d'Onfray développées dans sa fameuse « contre Histoire de la philosophie ». « La septième fonction du langage » sous ses habiles frusque » de polar ne serait il pas une mise en pièces du structuralisme? Les malveillants pourraient taxer ce livre de brulot anti élitiste mais ce serait être bien partial, car si les intellectuels sont étrillés, les politiques, qu'ils soient de gauche comme de droite ne sont pas épargnés. Mais peut être que l'unique ambition de Binet n'est peut-être que de nous distraire. Sur ce plan c'est parfaitement réussi.     

Publié dans livre

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Que la jeunesse

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Que la jeunesse
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Twotom Land

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Aumaitre

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Aumaitre

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Hans van Manen

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Publié dans photographe

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Tobias Malmberg

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Tobias Malmberg
Tobias Malmberg
Tobias Malmberg
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Tobias Malmberg
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Tobias Malmberg

Publié dans photographe

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