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Dessin de Michel Gourlier pour Le bal d'hiver, 1958

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Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903
Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903
Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903
Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903
Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903
Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903
Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903
Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903
Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903
Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903
un grand merci à Bruno pour m'avoir fait découvrir cette terrible histoire

un grand merci à Bruno pour m'avoir fait découvrir cette terrible histoire

 

Puis dans le numéro du Petit Parisien du lendemain, on pouvait lire: "Le Drame duJardin des Plantes: Les obsèques du malheureux gardien Lancel, qui asuccombé à l'hôpital de la Charité aux suites des horribles blessures que lui a faites l'hippopotame mâle du Jardin des plantes, auront lieu samedi, à midi. Hier matin, les deux hippopotames ont été laissés à l'intérieur de la rotonde. On a vidé le bassin de la cage extérieure pour y chercher le porte-monnaie du gardien Lancel, car l'hippopotame y avait plongé en gardant dans la gueule des lambeaux devêtements. Le porte-monnaie a été retrouvé. Dans l'après-midi, on afait sortir les deux hippopotames et les curieux sont venus en foulepour voir le féroce Gusko, complètement insouciant du terrible malheur qu'il a causé la veille."

Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903

kako le terrible L'histoire de Kako a donné l'idée  à Emmanuelle Polack d'en faire un livre sous le titre Kako le terrible.

Le 22 août 1896, Séraphin accueille aux JARDINS DES PLANTES un bébé hippopotame venu d'Afrique. Le gardien bichonne l'animal, en lui administrant quinze litres de lait de chèvre par jour. Au bout de huit mois, Kako pèse 200 kilos et se porte comme un charme. Les années passent et le public se presse désormais pour le regarder faire son show dans son enclos. Quand l'animal est de belle humeur, il baille en découvrant ses deux gigantesques canines. En 1903, au lendemain du bal du 14 juillet, l'idylle entre le gardien et son protégé prend fin tragiquement : Kako, dans un mauvais jour, bouscule Séraphin qui tombe à terre et succombe à ses blessures.

Emmanuelle Polack s'est inspirée d'un terrible fait divers qui s'est produit aux Jardins des Plantes à Paris au siècle passé. A l'époque, nous relate Michel Saint Jalme, l'actuel directeur de la ménagerie du Jardin des Plantes dans la préface de l'ouvrage, tous les animaux ou presque étaient capturés dans la nature. Kako ne faisait pas exception. Dès lors, on imagine aisément les risques que comportait le métier de gardien de zoo… Séraphin en a fait l'amère expérience. Pour illustrer cette histoire vraie, Barroux mixe les genres (dessins, photos, collages) avec audace et originalité. Un récit percutant qui fait aujourd'hui encore parlé de lui.

 
Kako un hippo vindicatif au jardin des plantes en 1903

Publié dans animalia

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La lecture de Rémi

Publié le par lesdiagonalesdutemps

La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
La lecture de Rémi
Paris, décembre 1993

Paris, décembre 1993

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Mayas, révélation d'un temps sans fin au Musée du quai Branly (fin)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Mayas, révélation d'un temps sans fin au Musée du quai Branly (fin)
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Mayas, révélation d'un temps sans fin au Musée du quai Branly (fin)
Mayas, révélation d'un temps sans fin au Musée du quai Branly (fin)
Mayas, révélation d'un temps sans fin au Musée du quai Branly (fin)
Mayas, révélation d'un temps sans fin au Musée du quai Branly (fin)
Mayas, révélation d'un temps sans fin au Musée du quai Branly (fin)
Mayas, révélation d'un temps sans fin au Musée du quai Branly (fin)
Mayas, révélation d'un temps sans fin au Musée du quai Branly (fin)
Mayas, révélation d'un temps sans fin au Musée du quai Branly (fin)
Mayas, révélation d'un temps sans fin au Musée du quai Branly (fin)
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chats peints, Henriëtte Ronner-Knip (1821-1909)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

chats peints, Henriëtte Ronner-Knip (1821-1909)
chats peints, Henriëtte Ronner-Knip (1821-1909)
chats peints, Henriëtte Ronner-Knip (1821-1909)
chats peints, Henriëtte Ronner-Knip (1821-1909)

 

 
 

 
 
 
 
 
 

 

Henriëtte Ronner-Knip est le deuxième enfant du peintre Josephus-Augustus Knip (1777-1847) et de Cornelia van Leeuwen (1790-1848). Élève de son père, elle débute très jeune par la peinture d'animaux, de paysages et de natures mortes.

Henriëtte épouse le 14 mars 1850 à Amsterdam Feico Ronner (1819-1883), originaire de Dokkum. Ils eurent six enfants, Marie-Thérèse (1851-1852), Alfred Feico (1852-1901), Edouard (1854-1910), Marianne Mathilde (1856-1946), Alice (1857-1957) et Stéphanie-Emma (1860 -1936). Alfred, Alice et Emma devinrent artistes et Edouard avocat.

Henriëtte et Feico Ronner s'installent à Bruxelles en 1850, après leur mariage.

Elle se spécialise dans la peinture animalière, au début surtout des chiens puis, à partir de 1870, presque exclusivement des chats, pour lesquels elle parvient avec une grande virtuosité à représenter le détail du pelage. Elle reçoit de nombreuses commandes notamment de la Cour belge mais aussi de notables anglais.

 

chats peints, Henriëtte Ronner-Knip (1821-1909)
chats peints, Henriëtte Ronner-Knip (1821-1909)
chats peints, Henriëtte Ronner-Knip (1821-1909)

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Dessin de Michel Gourlier pour les piste de l'ombre de Serge Sir

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Que la jeunesse... (146)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
 René Devaux (1923-2003). Jeune homme assoupi (ca 1960)
 

 

John Graham. Eric à la toilette (1960)
 
 

 

 

Konrad Helbig (1917-1986). Dans le miroir (ca 1955)
 
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Hajo Ortil

Hajo Ortil

photo B.A.

Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
Que la jeunesse... (146)
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Le chef de Nobunaga de Takurô Kajikawa & Mitsuru Nishimura

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le chef de Nobunaga de  Takurô Kajikawa & Mitsuru Nishimura
Le chef de Nobunaga de  Takurô Kajikawa & Mitsuru Nishimura

Le voyage dans le temps est un ressort scénaristique qu'il n'est pas rare de rencontrer dans les mangas. Il a même donné quelques chef-d'oeuvre comme "Zipang", "Jin" ou encore le très célèbre "Quartier lointain" de Taniguchi.  Cette fois c'est un cuisinier qui se trouve propulsé, comment et pourquoi on ne le sait pas, à la période Sengoku (XVIe siècle de notre ère) période dite du pays en guerre. Elle porte bien son nom. Le Japon n’est pas encore unifié et le terrible Nobunaga va jouer un rôle capital pour la création de l'état japonais. Sa rencontre avec un cuisinier venant du futur va changer le cours de l’histoire.

 

La recherche des aliments est cruciale.

La recherche des aliments est cruciale.

 

 

le chef de nobunaga bataille

 

 

L’histoire débute alors que deux hommes en costume de cuisiniers, semblant sortir d’un grand hôtel contemporain, sont poursuivis par des soldats du moyen-âge japonais. L’un y perdra la vie alors que l’autre, plus jeune, réussira à se sauver en plongeant dans l’eau d’une rivière. L'infortuné est recueilli par un jeune forgeron. Il se rend compte rapidement qu’il a perdu la mémoire. Les seuls souvenirs qui lui reviennent en tête sont liés à la cuisine. Ayant instinctivement attrapé une anguille lors de son bain forcé, il se met à la cuisiner. Il réussit à rendre ce met succulent en le travaillant selon une recette contemporaine, et donc novatrice pour l’époque. Ce don pour les techniques culinaires finit par s’ébruiter et Oda Nobunaga, seigneur de la région, décide de l’employer comme chef cuisinier en remplacement de sa propre équipe.

Bien que la trame de départ soit basée sur le voyage dans le temps de cet homme ordinaire, ce fait est rapidement occulté. Aucune explication n’est donnée. En effet, quoi de plus naturel que de se retrouver 500 ans en arrière. Ce préambule farfelu passé, l’histoire se concentre sur la cuisine et son évolution à travers les âges. Mais on ne reste pas non plus toujours derrière les fourneaux, les représentations des bataille sont impressionnantes de réalisme. Un peu comme comme le Lucius de « Thermae Romae » qui amène les bienfaits des bains modernes dans la Rome antique, Ken amène le savoir-faire de notre époque en matière de raffinement gastronomique à ces peuplades barbares qui sont ses ancêtres. En plus de parfaitement connaître de nombreuses techniques de cuisine, il a, semble-t-il, un attrait tout particulier pour l’Histoire. Il peut même anticiper ce qu’il va se passer, puisque l’unification du Japon par Nobunaga est une période extrêmement importante pour ce pays. A mesure que ce déroule l'histoire, il se pose la question récurrente dans ce genre de récit: va-t-il changer l'Histoire. Toutefois il semble moins angoissé par cette question que le médecin de "Jin", il faut bien admettre qu'il est plus difficile pour un cuisinier d'influer sur le cours de l'Histoire que pour un médecin. Le seul défaut important de ce manga passionnant est instructif est qu'il fait tout de même beaucoup penser à Jin et que ce dernier lui est supérieur. Outre le fait que chacun des héros de ces deux mangas sont projeté dans le passé, il le sont tous deux à des périodes troublées pour le pays du soleil levant. Jin à la fin du shoguna et notre cuisinier au moment de l'unification du Japon.

Il est amusant de voir comment la cuisine peut avoir un rôle aussi primordial dans le moral des troupes et la diplomatie. Nobunaga, dans cette histoire, semble avoir compris que les hommes se manipulent également par le ventre. Il arrive ainsi à découvrir les intentions sincères de missionnaires portugais venus évangéliser le Japon. Il fera succomber le shogun grâce à ses mets délicats et, surtout, travaillés de manière novatrice avec le peu d’ingrédients disponibles à l’époque. Chaque combat, culinaire, auquel Ken participe est un moyen de mettre en avant une technique ou des ingrédients banals, transcendés par son savoir-faire. Ken est un véritable McGyver  de la cuisine. Il doit composer avec le fait que certains ingrédients (comme la pomme de terre) ou certaines techniques (la découpe d’anguille par exemple) ne sont pas encore connues à l’époque où il se trouve. Mais Lorsqu'il lui manque un ingrédient, il réussit toujours par le remplacer par des subterfuges sidérants.

En plus d’être un bon divertissement, ce manga regorge de faits historiques et de conseils culinaires. Chaque plat est détaillé dans ses ingrédients, sa technique, ses termes et surtout son évolution à travers le temps. On est cependant loin d’un livre de recettes, le propos n’est absolument pas de reproduire la cuisine de ce jeune chef. Très riche en informations, la traduction française apporte en plus de nombreux hors-textes permettant d’en savoir beaucoup plus sur les spécificités de la cuisine japonaise et sa culture culinaire atypique, pour nous occidentaux.

 

 

En plus de s’inspirer de faits historiques, Takurô Kajikawa a également apporté un soin tout particulier aux représentations de cette époque. Les protagonistes, souvent des figures historiques, sont fidèlement dessinées. Son dessin réaliste donne vie à ces héros du passé dont nous ne connaissons les traits que par le biais de gravures d’époque. Il en est de même pour les bâtiments, la campagne ou les vêtements. L’importante recherche historique des auteurs est à souligner.

Si on fait abstraction du côté surréaliste du déplacement temporel, ce manga se révèle être une histoire extrêmement prenante et riche. La construction dramatique du scénario sait tenir le lecteur en haleine avec, pourtant, un postulat de base assez commun : la préparation culinaire. Il faut préciser que le scenariste est aussi cuisinier. Il s'agit de Mitsuru Nishimura également scénariste de Hell’s Kitchen. Les dialogues sont aussi un des points forts du titre: percutants et chargés de sens, ils colorent le récit avec un rythme idéal entre les moments de tension et les respirations où l'on découvre un peu mieux les protagonistes, leur passé, leur volonté et leurs espoirs. 

 

L’art de faire un dessin qui donne faim !

L’art de faire un dessin qui donne faim !

 

Le Chef de Nobunaga est donc un habile mélange entre fiction et réalité. Suite à son succès retentissant (1,2 million d’exemplaires sont déjà vendus au Japon! Le premier tome y est sorti en 2011. A ce jour 11 volumes sont parus au Japon alors que la France n'en est qu'au tome 5), cette série a été adaptée en série à la télévision japonaise. Une seconde saison est d’ores et déjà prévue pour le mois de juillet 2014, fait rare pour un titre de ce genre. 

le chef de nobunaga live

 

Ce titre permet une immersion passionnante et instructive dans le Japon d’autrefois. On ne peut que souligner l’imagination de l’auteur et l’imprévisibilité du scénario : impossible de ne pas être passionné ou de s’ennuyer ! Son ton, son graphisme et sa mise en scène permettent à tout type de lecteur de pouvoir s’y plonger sans a priori. Une œuvre à conseiller à tout amateur de culture japonaise.

 

Le voyage dans le temps est un thème régulièrement employé en mangas. Une personne de notre époque revient généralement aux alentours de l’époque Edo afin d’utiliser son savoir-faire contemporain et enrichir le passé. Cette histoire se situe juste avant, à la période Sengoku (XVIe siècle de notre ère). Le Japon n’est pas encore unifié et le terrible Nobunaga va jouer un rôle capital pour la politique du pays. Sa rencontre avec un cuisinier venant du futur va changer le cours de l’histoire.

L’histoire débute alors que deux hommes en costume de cuisiniers, semblant sortir d’un grand hôtel contemporain, sont poursuivis par des soldats du moyen-âge japonais. L’un y perdra la vie alors que l’autre, plus jeune, réussira à se sauver en plongeant dans l’eau graliable d’une rivière. Recueilli par un jeune forgeron, il se rend compte qu’il a malheureusement perdu la mémoire. Les seuls souvenirs qui lui reviennent en tête sont liés à la cuisine. Ayant instinctivement attrapé une anguille lors de son bain forcé, il se met à la cuisiner. Il réussit à rendre ce met succulent en le travaillant selon une recette contemporaine, et donc novatrice pour l’époque. Ce don pour les techniques culinaires finit par s’ébruiter et Oda Nobunaga, seigneur de la région, décide de l’employer comme chef cuisinier en remplacement de sa propre équipe.

Bien que la trame de départ soit basée sur le voyage dans le temps de cet homme ordinaire, ce fait est rapidement occulté. Aucune explication n’est donnée. En effet, quoi de plus naturel que de se retrouver 500 ans en arrière. Ce préambule farfelu passé, l’histoire se concentre sur la cuisine et son évolution à travers les âges. Un peu comme comme le Lucius de « Thermae Romae » qui amène les bienfaits des bains modernes dans la Rome antique, Ken amène le savoir-faire de notre époque en matière de raffinement gastronomique à ces peuplades barbares qui sont ses ancêtres. En plus de parfaitement connaître de nombreuses techniques de cuisine, il a, semble-t-il, un attrait tout particulier pour l’histoire. Il peut même anticiper ce qu’il va se passer, puisque l’unification du Japon par Nobunaga est une période extrêmement importante pour ce pays.

Il est amusant de voir comment la cuisine peut avoir un rôle aussi primordial dans le moral des troupes et la diplomatie. Nobunaga, dans cette histoire, semble avoir compris que les hommes se manipulent également par le ventre. Il arrive ainsi à découvrir les intentions sincères de missionnaires portugais venus évangéliser le Japon. Il fera succomber le shogun grâce à ses mets délicats et, surtout, travaillés de manière novatrice avec le peu d’ingrédients disponibles à l’époque. Chaque combat, culinaire, auquel Ken participe est un moyen de mettre en avant une technique ou des ingrédients banals, transcendés par son savoir-faire.

En plus d’être un bon divertissement, ce manga regorge de faits historiques et de conseils culinaires. Chaque plat est détaillé dans ses ingrédients, sa technique, ses termes et surtout son évolution à travers le temps. On est cependant loin d’un livre de recettes, le propos n’est absolument pas de reproduire la cuisine de ce jeune chef. Très riche en informations, la traduction française apporte en plus de nombreux hors-textes permettant d’en savoir beaucoup plus sur les spécificités de la cuisine japonaise et sa culture culinaire atypique, pour nous occidentaux.

En plus de s’inspirer de faits historiques, Takurô Kajikawa a également apporté un soin tout particulier aux représentations de cette époque. Les protagonistes, souvent des figures historiques, sont fidèlement dessinées. Son dessin réaliste donne vie à ces héros du passé dont nous ne connaissons les traits que par le biais de gravures d’époque. Il en est de même pour les bâtiments, la campagne ou les vêtements. L’importante recherche historique des auteurs est à souligner.

Si on fait abstraction du côté surréaliste du déplacement temporel, ce manga se révèle être une histoire extrêmement prenante et riche. La construction dramatique du scénario sait tenir le lecteur en haleine avec, pourtant, un postulat de base assez commun : la préparation culinaire. Une œuvre à conseiller à tout amateur de culture japonaise, d

Le voyage dans le temps est un thème régulièrement employé en mangas. Une personne de notre époque revient généralement aux alentours de l’époque Edo afin d’utiliser son savoir-faire contemporain et enrichir le passé. Cette histoire se situe juste avant, à la période Sengoku (XVIe siècle de notre ère). Le Japon n’est pas encore unifié et le terrible Nobunaga va jouer un rôle capital pour la politique du pays. Sa rencontre avec un cuisinier venant du futur va changer le cours de l’histoire.

L’histoire débute alors que deux hommes en costume de cuisiniers, semblant sortir d’un grand hôtel contemporain, sont poursuivis par des soldats du moyen-âge japonais. L’un y perdra la vie alors que l’autre, plus jeune, réussira à se sauver en plongeant dans l’eau graliable d’une rivière. Recueilli par un jeune forgeron, il se rend compte qu’il a malheureusement perdu la mémoire. Les seuls souvenirs qui lui reviennent en tête sont liés à la cuisine. Ayant instinctivement attrapé une anguille lors de son bain forcé, il se met à la cuisiner. Il réussit à rendre ce met succulent en le travaillant selon une recette contemporaine, et donc novatrice pour l’époque. Ce don pour les techniques culinaires finit par s’ébruiter et Oda Nobunaga, seigneur de la région, décide de l’employer comme chef cuisinier en remplacement de sa propre équipe.

Bien que la trame de départ soit basée sur le voyage dans le temps de cet homme ordinaire, ce fait est rapidement occulté. Aucune explication n’est donnée. En effet, quoi de plus naturel que de se retrouver 500 ans en arrière. Ce préambule farfelu passé, l’histoire se concentre sur la cuisine et son évolution à travers les âges. Un peu comme comme le Lucius de « Thermae Romae » qui amène les bienfaits des bains modernes dans la Rome antique, Ken amène le savoir-faire de notre époque en matière de raffinement gastronomique à ces peuplades barbares qui sont ses ancêtres. En plus de parfaitement connaître de nombreuses techniques de cuisine, il a, semble-t-il, un attrait tout particulier pour l’histoire. Il peut même anticiper ce qu’il va se passer, puisque l’unification du Japon par Nobunaga est une période extrêmement importante pour ce pays.

Il est amusant de voir comment la cuisine peut avoir un rôle aussi primordial dans le moral des troupes et la diplomatie. Nobunaga, dans cette histoire, semble avoir compris que les hommes se manipulent également par le ventre. Il arrive ainsi à découvrir les intentions sincères de missionnaires portugais venus évangéliser le Japon. Il fera succomber le shogun grâce à ses mets délicats et, surtout, travaillés de manière novatrice avec le peu d’ingrédients disponibles à l’époque. Chaque combat, culinaire, auquel Ken participe est un moyen de mettre en avant une technique ou des ingrédients banals, transcendés par son savoir-faire.

En plus d’être un bon divertissement, ce manga regorge de faits historiques et de conseils culinaires. Chaque plat est détaillé dans ses ingrédients, sa technique, ses termes et surtout son évolution à travers le temps. On est cependant loin d’un livre de recettes, le propos n’est absolument pas de reproduire la cuisine de ce jeune chef. Très riche en informations, la traduction française apporte en plus de nombreux hors-textes permettant d’en savoir beaucoup plus sur les spécificités de la cuisine japonaise et sa culture culinaire atypique, pour nous occidentaux.

En plus de s’inspirer de faits historiques, Takurô Kajikawa a également apporté un soin tout particulier aux représentations de cette époque. Les protagonistes, souvent des figures historiques, sont fidèlement dessinées. Son dessin réaliste donne vie à ces héros du passé dont nous ne connaissons les traits que par le biais de gravures d’époque. Il en est de même pour les bâtiments, la campagne ou les vêtements. L’importante recherche historique des auteurs est à souligner.

Si on fait abstraction du côté surréaliste du déplacement temporel, ce manga se révèle être une histoire extrêmement prenante et riche. La construction dramatique du scénario sait tenir le lecteur en haleine avec, pourtant, un postulat de base assez commun : la préparation culinaire. Une œuvre à conseiller à tout amateur de culture japonaise, d

Le chef de Nobunaga de  Takurô Kajikawa & Mitsuru Nishimura
Le chef de Nobunaga de  Takurô Kajikawa & Mitsuru Nishimura

Publié dans Bande-dessinée

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Keith Vaughan: Bathers by a Grey Sea (1947)

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Bathers by a Grey Sea (1947)

Bathers by a Grey Sea (1947)

Small Assembly of Figures (1951)

Small Assembly of Figures (1951)

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Dessins de Michel Gourlier pour "L'aigle d'argent" dans la collection "Jamboree"

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