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Pierre et Gilles, le printemps arabe

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William Blower

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'Kiss' - pencil on paper - 2014

 

Recent work for Volt Magazine

 

'Prada S/S 2011' - pencil on paper- 2013

 

'Dior Homme A/W 2013' - pencil on paper - 2014

 

 

drawadot: Givenchy S/S 2013 by William Blower (via Curated.Works: Givenchy Elements – Spring 2013 | Draw A Dot.) The next piece in my Givenchy series with Draw A Dot

 

'Dior homme Autumn/Winter 2011' - pencil on paper - 2012

 


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Une vie, une oeuvre, Lucian Freud

Publié le par lesdiagonalesdutemps


 

 

 

 

Portrait of a Young Man - Lucian Freud

 

 

Il y a encore quelques plages véritablement culturelles sur France-Culture. Une vie une oeuvre en est une. Celle consacrée à Lucian Freud est remarquable. Vous pourrez l'écouter en cliquant sur la flèche ci-dessous. L'émission avance une idée très intéressante que le changement de style du peintre a changé lorsqu'il est passé de la position assis à celle debout devant la toile. D'une peinture très dessinée à une autre aux touches larges et marquées.


 

Ecoutez l'émission58 minutes

Lucian FREUD (1922-2011) 0

12.04.2014 - 16:00 Ajouter à ma liste de lecture

par Christine Lecerf

Réalisation : Ghislaine David


Lucian Freud DELIUS DESSINATEUR © RADIO FRANCE

 

« L’art du portrait est avant tout une attitude »

Né en 1922, à Berlin, petit-fils du célèbre psychanalyste viennois, Lucian Freud émigre avec ses parents, à Londres, en 1934, pour fuir le nazisme. Très vite naturalisé et rapidement intégré à la scène londonienne, ce dandy noctambule et séducteur a toujours été considéré comme un peintre résolument anglais. Ami de Francis Bacon, rattaché au groupe de l’Ecole de Londres, Lucian Freud a même réalisé le portrait de la reine Elisabeth II.

Enregistrée à Paris mais également à Vienne et à Londres, avec la participation exceptionnelle de David Dawson, assistant et modèle de Lucian Freud durant les vingt dernières années de sa vie, cette émission révèle par touches successives une face cachée de l’artiste. Animal solitaire, reclus dans son atelier terrier, Lucian Freud peignait au pigment et à la brosse avec l’énergie vitale et la détermination féroce du survivant. Pendant plus de soixante ans, dans un lent face à face avec ses modèles et avec lui-même, l’homme au regard de serpent aura hypnotisé sa proie pour tenter de « reconquérir le visage de l’humain » (Jean Clair).

 

 

Avec :

David DAWSON, peintre, assistant et modèle de Lucian Freud

Jean CLAIR, conservateur, essayistecommissaire de l’exposition Lucian Freud au Centre Pompidou (1987)

Cécile DEBRAY, commissaire de l’exposition Lucian Freud L’atelier au Centre Georges Pompidou (2010)

Jasper SHARP, commissaire de l’exposition Lucian Freud au Kunsthistorisches Museum de Vienne (2014)

 

 

 

 

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Archives BBC

Entretien de Lucian Freud avec William Feaver, BBC, 1991.

Films

Inside Job, par David Dawson, 2009

Lucian Freud painting life, par Randall Wright, BBC, 2012

Le dernier jour de peinture de Lucian Freud, par David Dawson, 2013

Bibliographie 

Jean Clair, Autoportrait au visage absent, Gallimard, 2008

Cécile Debray, Lucian Freud : l’atelier, Centre Georges Pompidou, 2010

Lucian Freud, Scènes d’atelier, Thames and Hudson, 2010

Jasper Sharp, Sabine Haag, Lucian Freud, Prestel, 2013

Geordie Greig, Rendez-vous avec Lucian Freud, Christian Bourgois, 2013

David Dawson, A painter’s progress - A portrait of Lucian Freud, Knopf, 2014

Remerciements à la Galerie Pilar Ordovas

http://www.ordovasart.com/about.html

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Pour retrouver Lucian Freud sur le blog:  Lucian Freud à Vienne,  Boy par Lucian Freud,  Lucian Freud photographié par David DawsonUne vie, une oeuvre, Lucian Freud

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Walter Rane

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Flint photographié par Cecilie Harris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

Pour retrouver les images de Cecilie Harris sur le blog: Jordan Taylor,  Tom & Jack photographiés par Cecilie Harris , Paddy Mitchell photographié par Cecilie Harris ,  Elliott Stevens photographié par Cecilie Harris,  Luke Worrall photographié par Cecilie Harris,  Paddy Mitchell photographié par Cecilie Harris (2),  Matthew et Will photographiés par Cecilie Harris,  Sim & Tom photographiés par Cecilie Harris,  Paul Paul & Toby photographiés par Cecilie Harris,  boys of a scandinavian paradise par cecilie Harris,  Daniel photographié par Cecilie Harris,  Jake,  Dovydas photographié par Cecilie Harris,  ROMAN KEMP & SAM HARWOOD photographié par Cecilie Harris,  Tom photographié par Cecilie Harris,  Max Wallis & Omar Majiauk photographié par Cecilie Harris,  Ben Waters photographié par Cecilie Harris,  Paul Farley et Toby Binge photographiés par Cecilie Harris,  Jed Texas photographié par Cecilie Harris,  Harry photographié par Cecilie Harris,  Fionn Creber photographié par Cecilie HarrisCecilie Harris photographie Charlie,  Cecilie Harris photographie Alexandre SzmytkoCecilie Harris photographie Tim Schuhmacher,  Cecilie Harris photographie GundarsCecilie Harris photographie Otto,  Cecilie Harris photographie Niclas,  Cecilie Harris photographie Roman Kemp,  Cecilie Harris photographie Alexandre,  Cecilie Harris photographie TeoCecilie Harris photographie Graeme Metz,  Cecilie Harris photographie Youri,  James B. photographié par Cecilie Harris,  Cecilie Harris photographie Jacobs,  James B photographié par Cecilie Harris,  Matthew Jackman photographié par Cecilie Harris,  Chris Field photographié par Cecilie Harris ,  Cecilie Harris photographie Jacob Scott,  Thibaut photographié par Cecilie Harris,  Graeme Metz photographié par Cecilie Harris,  Jakob Landvik photographié par Cecilie Harris,  Max Wallis photographié par Cecilie Harris,  Charlie Wheelhouse photographié par Cecilie Harris,  James Newhouse photographié par Cecilie Harris ,  Philip Ellis photographié par Cecilie HarrisFlint photographié par Cecilie Harris

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Retour à Brideshead d'Evelyn Waugh

Publié le par lesdiagonalesdutemps

moumoune-0001.JPG

mon volume présenté par mes Aloysius à moi

 

Il y a des livres mères à la façon des mères vinaigrières que l'on entretient précieusement pour qu'elles nous fournissent un vinaigre de vin maison et de qualité; pour cela mieux vaut la nourrir de bons crus plutôt que de piquettes. Il est difficilement contestable que nombre de romanciers britanniques ont versé leur talent, plus ou moins grand, sur « la mère » qu'est « Retour à Brideshead » (prononcer brailledzhède) d'Evelyn Waugh (1903-1966) pour produire leur roman. Je n'en citerais que deux (en raison de ma mémoire défaillante et de ma culture bien limitée en ce qui concerne les lettres anglaises modernes et contemporaines), récemment commentés sur ce même blog. Je veux parler de Graveney hall de Linda Newberyet L'enfant de l'étranger d'Alan Hollinghurst. Je ne condamne pas d'emblée cette forte influence, pour ne pas dire plus, sur certaines oeuvres, surtout lorsqu'elles sont supérieures à leur modèle. C'est le cas de L'enfant de l'étranger d'Alan Hollinghurst dont la construction par exemple est très supérieur avec le romande Waugh.

Tous ces livres ont de nombreux points communs; tout d'abord celui d'être plus ou moins centrés sur l'histoire d'amour entre deux jeunes hommes, d'avoir pour protagonistes des membres de la gentry anglaise et surtout d'être hantés par la présence d'une vaste demeure. On peut remarquer que les vénérables logis ont une grande importance dans la littérature anglaise que l'on pense par exemple à la saga des Forsyte de Galsworthydont un des tomes s'appelle « Le propriétaire »...

 

buttsketch: “…his days in Arcadia were numbered.” 


Il est également intéressant de noter que la posture du narrateur par rapport à la famille Flyte est assez comparable à celle d'un des personnages de « L'enfant de l'étranger », Paul Bryanvis à vis de la famille Valance et à celle du héros deLa ligne de beauté du même Alan Hollinghurst avec la famille qui l'accueille. Posture pas si éloignée de celle du narrateur dans "La recherche". D'ailleurs un des personnages du roman, l'efféminé et extravagant, Anthony compagnon d'étude et surtout de plaisir de Charles et Sebastian à Oxford, n'est pas sans rappeler Charlus (qui est cité par un autre protagoniste de l'histoire).Cet Anthony est ouvertement homosexuel. Il se révèlera le seul personnage lucide et vraiment sincère. On le suit lui aussi à travers les années . Cest le seul qui ne change pas vraiment et qui reste fidèle à lui-même. Il y a néanmoins de la part de Waught dans ce personnage, pourtant très réussi, une incohérence d'écriture qui le rend un peu improbable. Pendant toute la partie qui se déroule à Oxford on peut supposer, par les réaction des autres étudiants envers lui et les aventures cosmopolites véritables ou fantasmé qu'il est juif et puis bien des années après, lors d'une soirée (excellemment décrite) dans un bar interlope fréquenté par des gigolos et leurs michetons, Anthony se présente à Charles comme un métis d'indien, ce qui ruine l'image que l'on c'était faite jusque là de ce protagoniste.

 

kaiserbund: A certain somebody requested that I draw ‘people snuggling’…so this happened. Nothing says ‘warm and tender’ like everybody’s favourite tragic Oxonian queers, right?


Le point de départ du livre est le remémoration des souvenirs de Charles Ryder, 39 ans qui se souviens de sa jeunesse et de son amour pour Sebastien Flyte, lorsque le hasard de la guerre fait qu'il se retrouve en cantonnement, nous sommes en 1943 ou 44 et Ryder et ses camarades s'apprètent probablement à participer au débarquement en Normandie, même si ce n'est pas clairement précisé, aux abords de Brideshead le chateau de la famille deson ami, propriété qui l'avait ébloui lorsqu'il l'avait découverte en compagnie de Sebastian.

Même si le narrateur est Charles, les personnages les plus saillants de ce roman sont les membres de la famille Marchmain (Marchmain est le nom du lieu où est érigé le château, leur nom de famille est Flyte): les deux soeurs, Julia et Cordelia, les deux frères Sebastian et Bridey et leurs deux parents.

Sebastian est au centre de la narration, même s'il n'est plus présent après la première moitié du récit (ce qui fait que je préfère le début du livre lorsque Sebastian et Charles découvre la liberté d'exister dans l'ambiance bien particulière des collèges d'Oxford). Sebastian nous est décrit ainsi à la page 59: << Il était magnifiquement beau, de cette beauté épicène qui, dans l'extrême jeunesse, appelle à voix haute l'amour et se flétrit à la première bise (...) Je connaissais Sebastian de vue bien avant de le rencontrer. C’était inévitable car, dès la première semaine de son séjour, il apparut comme l’homme le plus remarquable de son année, en raison de sa beauté, qui saisissait, et des excentricités de sa conduite qui semblaient sans limites. Je l’aperçus pour la première fois sur le seuil de Germer ; ce jour-là, je fus frappé non tant par sa mine que par le fait qu’il portait un énorme ours en peluche.>>.

Je ne m'avance pas beaucoup en écrivant que si on lit aujourd'hui le roman de Waugh c'est essentiellement en raison du personnage de Julian qui reste gravé dans la mémoire de chaque lecteur en dépit du fait que l'auteur ait si peu utilisé le potentiel romanesque de son personnage. Il l'aurait du beaucoup plus inssisté sur sa première année à Oxford et le voyage à Venise avec Charles qui en a suivi. C'est ce qu'on très bien compris les scénaristes de la série télévisée adapté du roman

 

buttsketch: Brideshead Revisited it’s the hour where all i can draw is floating heads


La religion catholique, qui était celle du romancier, occupe une place importante dans le roman. Elle semble influer considérablement sur la destinée des membres de la famille Marchmain, qui s’en éloignent ou s’en rapprochent tout au long du récit. Cette appartenance très minoritaire dans la gentry anglaise fait qu'ils vivent dans un tout petit monde, presque sectaire. On comprend qu'à travers ses personnages Evelyn Waugh règle ses comptes avec sa religion pour laquelle, il est peu amène montrant combien elle peut entraver la vie. Sur ce point on peut encore voir la similitude avec Graveney hall de Linda Newbery.Le rigorisme extrême par exemple de la mère de Sebastian et de Julia est en contradiction avec l'esprit de l'époque à laquelle se déroule la majeure partis des péripétie du roman, celui des années folles, donc avec une ambiance assez particulière, où l'art de vivre et les mœurs de l'aristocratie anglaise tentent de s'adapter sans y parvenir tout à fait.

Il est toujours un peu puéril, mais tentant, de chercher les clés de personnages de romans. Mais il est admis que c'est l'honorable Hugh Lygon, second fils de William Lygon, 7e comte Beauchamp qui fut le modèle de Sebastian Flyte, le catalyseur de "Retour à Brideshead". Le peintre William Bruce Ellis Ranken (1881-1941)fit le portrait du père et du fils, et comme ilne faut pas oublier que le narrateur du roman, Charles Ryder, est peintre, on peut subodorer qu'il pourrait emprunter certains de ses traits à Ranken.Dont quelques tableaux pourrais être signé Ryder d'après les descriptions des toiles du narrateur qu'en fait Evelyn Waugh. Ce dernier à croisé Hugh Lygon à Oxford. A. L. Rowse croit que les deux être amoureux), où tous deux étaient membres du Club des Hypocrites. Hugh Lygon fut tué par un homme ivre. Il mourut d'une fracture du crâne  alors qu'il assistait aux Jeux olympiques de Berlin en 1936 avec son ami, l'artiste Henry treuil, fils de Dame Newborough. On se croirait dans un roman de Philip Kerr! (mais il y a d'autres versions de la fin du jeune homme...).  La maison familiale de Lygon, Madresfield, a été appelée la Brideshead « réel>> Comme dans le roman le père d'Hugh a été contraint de quitté l'Angleterre non pour avoir une relation extraconjugale affichée mais parce qu'il était menacé d'être accusé de sodomie. Ce serait la cause pour laquelle, son fils aurait sombré dans l'alcoolisme.


 

penrose-stairs: dear-sebastian: William Bruce Ellis Ranken: painter, traveler, and all-around dish.   Wonderfully HD examples of his work might be found here.  I’ve seen many of his paintings sold on auction sites under the name “William Rankin” for some reason.
Ranken et ses dessins représentant Hugh Lygon

 


Dans sa biographie de Waugh parue en 2009 - Mad World : Evelyn Waugh et les Secrets de Brideshead - Paula Byrne affirme qu'elle a mis au jour des preuves concluantes que Waugh a eu une relation physique avec Hugh Lygon, y compris une lettre écrite à Oxford. Waugh a ouvertement reconnu qu'il avait eu plus d'une relation homosexuelle à Oxford...

Le contexte de l'écriture de ce roman n'est pas anodin. Il a été composé en sixmois entre décembre 1944 et juin 1945alors qu'Evelyn Waugh, s'était fracturé le péroné lors d'un entraînement de parachutisme. Il profita de sa convalescence pour écrire ce qu'il appelait son magnum opus. Cependant, en 1950, il écrivit à Graham Greene: << J'ai relu Brideshead Revisited et suis horrifiée >>.Rédigé en pleine guerre, en un temps de privation, on sent constamment dans le livre, la nostalgie pour un temps où il était facile de s'amuser et de vivre en esthète désenchanté comme le fait le père de Julia et de Sébastian et surtout pour une époque qui ne connaissait les restrictions alimentaires. Il y a de nombreuses scènes de repas dans lesquelles on sert des mets fins accompagnés de grands vins dans « retour à Brideshead ». Il est certain que l'auteur en écrivant ses passages essayait de se consoler de la frugalité de ses menus du moment. Mais à part ce sentiment de regret d'un temps révolu, il y a curieusement peu d'allusions aux événement de l'époque sinon dans les quatre vingt dernières pages. On voit bien que Rex (Rex comme rexisme?) emprunte certains traits à Oswald Mosley, le chef des fascistes anglais, mais sur ce sujet c'est beaucoup moins convaincant que dans « Contrepoint » d'Aldous Huxley... D'autant qu'à la fin de l'histoire Rex a complètement changé de bord...

 

dear-sebastian: On today’s installment of The Lissome And The Dead: Hugh Lygon. Called “the lascivious Mr. Lygon” by Evelyn Waugh, Hugh is remembered as being an endearingly dim bulb who was never on time, who rarely responded to letters, and who “drifted around Oxford like a lost boy, a Peter Pan who refused to grow up.”  After his father, threatened with charges of sodomy, was forced to leave Britain, Hugh began a not-so-slow descent into alcoholism, and died at age thirty-two from head injuries sustained while on a motoring tour.  Waugh was magnificently successful in destroying all correspondence between himself and Lygon, leaving the precise nature of their relationship as a topic of rather half-hearted debate.  It is certain that Waugh and Lygon became close after meeting through the most flamboyant institution on campus (the Hypocrites’ Club.)  A. L. Rowse, Nancy Mitford, and Waugh himself have all intimated, with varying degrees of coyness, that the two slept together.  Most tellingly, of course, is the matter of Waugh’s intensely homoerotic novel, whose homoerotic focal point is unambiguously derived from Lygon.  So while it is crude to boil a man’s life down to a game of “did they didn’t they,” I personally consider this debate to be exceptionally settled.   All week, I’ve been trying and failing to find more Lygonny sources, and have consequently decided that, if no letters from Hugh are recovered before I die, I’ll just have to convert and personally punch Evelyn Waugh on his ectoplasmic nose.

 


A l'époque à laquelle a été rédigé le livre, il était quasiment impossible de mettre en scène d'une manière frontale l'homosexualité si bien que les rapports entre Sebastian et Charles paraissent étranges, mais c'est justement la description de ces chastes rapports amoureux (bien qu'on puisse les imaginer autre) qui font en partie le charme des premiers chapitres dans lesquels on ne peut, comme tous ceux qui l'approchent, qu'aimer Sebastian qui promène partout son grand ours en peluche, nommé Aloysius avec lequel il des conversations des plus sérieuses. Une de mes grandes angoisses une fois arrivé à la fin du roman, est que l'on ne sait pas ce qu'est devenu Aloysius...

Dès le début par le ton de ces mémoires de Charles Ryder on sent que cette histoire finira mal mais on veut néanmoins espérer, lorsque tout va bien entre Charles et Julia, que cela va durer, même si les personnages eux mêmes ont le sentiment que leur bonheur sera éphémère... Charles est hanté par le passé, sa nostalgie tourne à la mélancolie: << Ces souvenirs, qui sont toute ma vie, car nous ne possédons rien de certain, à part le passé-, étaient toujours avec moi.>>.

L'écriture de Waugh, bien traduit par Georges Belmont est fluide tout en réservant de grands plaisirs de lecture. L'auteur fait évoluer la personnalité de ses personnages. C'est particulièrement le cas avec celle du narrateur, heureusement pour l'intérêt du livre car il aurait été difficile de rester en empathie avec Charles, ce qu'on parvient parfaitement à faire, s'il était resté le benêt du début du récit. Malheureusement les variations des caractères de certains autres acteurs paraissent assez peu crédibles. C'est le cas notamment de celui de Julia dont les revirements sont assez inexplicables et surtout de celui de son père, lord Marchmain qui passe soudainement d'esthète libertin à vieillard atrabilaire.

Le magazine Timea classé ce livre parmi les 100 meilleurs romans de tous les temps. Cela aurait pu être vrai si la première moitié du roman avait tenu dans sa seconde partie les espoirs que l'on pouvait mettre en elle.

 

Nota:

1- Le livre a fait l'objet en 1981 d'une adaptation en mini série TV de 11 épisodes (interprétée, entre autres, par Jeremy Irons) qui a connu un grand succès en Angleterre. Cette mini série, renommée en français, « Retour au Château »a la bonne idée d'insister sur la joyeuse première année de Charles et de Sebastian à Oxford et surtout de développer leur voyage à Venise chez le père de Sebastian. Elle globalement très bien jouée et fidèle au roman. En 2008 Julian Jarrolda adapté le roman pour le cinéma en un film d'un peu plus de deux heures avec Emma Thompson, Matthew Goode et Ben Whishaw entre autres. Initialement le film devait être mis en scène par David Yates. Le réalisateur anglais a finalement dû se désengager du projet pour réaliser Harry Potter et l'Ordre du Phénix. C'est alors Julian Jarrold qui a prit sa place à la tête du film. On ne retrouve pas du tout l'esprit du livre dans ce film qui met en scène une sorte de ménage à trois entre Charles, Julia et Sebastian et montre qu'il y a inceste entre Sebastian et Julia; ce qui n'est absolument pas dans le livre, même si on peut envisager que la faute qu'évoque Julia lors d'une soirée capitale avec Charles pourrait être celle là...

 Je conseillerais, comme presque toujours, de lire le roman avant de regarder les adaptations qui en ont été faites.

 

Retour au château, langueur et décadence

 

2- Aime t-on les livres que l'on lit toujours pour de bonnes raisons? (Ou autrement dit nos misérables contingences influent elles sur notre jugement littéraire ) Sans doute pas et je pense que c'est mieux ainsi... J'aime Retour à Brideshead pour des raisons qui seront irrecevables pour beaucoup... Lorsqu'en passant les grilles de mon jardin, j'eusse aimer écrire celle du parc mais ma demeure est bien plus modeste que celle des Flyte, je suis confronté à des faciès peu ragoutants d'indigènes venus d'une planète ignorée du temps de mon enfance, il m'est donc agréable de fréquenter durant 600 pages des membres de la gentry anglaise dont certains possèdent cette carnation du visage d'un rose nacré qui n'appartient qu'à eux et que rehausse le cendré des cheveux dont souvent une mèche ombre leur front... L'inconvénient avec les résidents et les passants de Brideshead est qu'Evelyn Waugh les fait agir souvent comme des imbécile qu'il ne sont pas. Cette incohérence est a rajouter à d'autres qui troublent le portrait psychologique que ce fait le lecteur des protagonistes. Là encore me vient une réflexion essentiellement dictée par mon début de sénilité: Quand l'âge venant, vous vous apercevez que vous avez côtoyer durant l'essentiel de votre vie une majorité de bas de plafond (et encore regardant autour de moi (et en arrière) je n'ai pas trop à me plaindre) et vous avez encore plus tendance qu'en votre jeunesse à chercher entre les pages des romans des êtres d'une hauteur de vue que vous n'auriez que peu de chance de croiser dans votre marigot quotidien. En cela « Retour à Brideshead » ne m'a pas complètement comblé... En revanche j'ai eu l'émotion d'y découvrir que j'avais eu mon Sebastian. Il est même présent sur ce blog puisque je l'ai photographié à plusieurs reprises. Je vous laisse à vos supputations à propos de son identité. Inutile de m'interroger, je ne vous donnerai pas la réponse...

Publié dans livre

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une affiche rarissime signée Joubert

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une promenade dans Tokyo en avril 2011

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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l'immeuble de mon hôtel à Tokyo avec vue impenable sur la Tokyo Tower et le port de Tokyo

 

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Le temple de Tenno-ji dans le quartier de Yanaka

 

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Le quartier préservé de Yanaka, qui a échappé au tremblement de terre de 1923 et aux bombardements de 1945

 

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un bus rigolo de ramassage d'enfants dans le quartier de Ynaka

 

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La rue commerçante de Yanaka

 

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Sortez couverts

 

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La nuit tombe sur Harajuku

 

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Le chat mascotte du quartier de Ginza

 

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vendeurs de beignets de poulpe dans le parc Ueno

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la permanence d'un candidat pour des élections municipales. Il est  representé avec une hache pour tailler dans les dépenses!

 

Pour retrouver Tokyo sur le blog: Tokyo, la nuit   Asakusa, Tokyo, Japon   sanctuaire de Yasukuni-jinja,  Le jardin national Shinjuku-Gyoen, Tokyo, Japon,  mon florilège du musée d'art moderne de Tokyo, Japon,  un soir à Shibuya, Tokyo, Japon,  Le bureau de Goebbels à Okaihabara, Tokyo, Japon,  Un joli photographe sur Ginza, Tokyo, Japon,  Contrastes japonais du parc Hama Rikyu à Tokyo,  la jeunesse tokyoite fait les magasins...,  Mandarake à Tokyo,  Takeshita dori, la rue la plus animée de Tokyo,  Tokyo, Shibuya,  street art et garçons à Tokyo,  hommage à Rotella ? à ... Tokyo,  Asakusa, Tokyo, Japon,  Takeshita street, Tokyo, un dimanche après midi d'automne,  Ginza, jour, Tokyo, Japon,  Les fresques de Mark Beard dans le magasin Abercrombie & Fitch à Tokyo,  Minets et minous dans le parc Hibiya de Tokyo,  Les corbeaux du parc Ueno à Tokyo,  Deux amis dans le métro de Tokyo,  Tentative d'épuisement photographique de la Tokyo Tower depuis ma chambre d'hôtel ,  Devenez incollable sur le réseau de transport à Tokyo,  Voyage au Japon,Tokyo de Rémi Maynègre et Sandrine GarciaTokyo, quartier Yanaka, le royaume des chats,  Préservatifs nippons,  Quelques menues suggestions pour un séjour à Tokyo,  Les chats du cimetière de Yanaka, à Tokyo,  le promeneur de Tokyo,  Les dormeurs de Tokyo par Adrian Storey,  un soir à Tokyo, quartier AkaihabaraL'Hotel de Ville de Tokyo et ses parages,  Odaiba, une presque ile dans la baie de Tokyo,  Tokyo magnitude 8,  Tokyo d'hier et d'aujourd'huiune promenade dans Tokyo en avril 2011

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Cornelius Carol photographié par Gregor Gebus

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Cornelius Carol
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Publié dans modèles et mannequins

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une blondeur élégante

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Cornelius CarolCornelius Carol Cornelius CarolCornelius Carol Cornelius Carol

 

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