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Andy Lovelee photographié par Hedi Slimane

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Andy Lovelee, Hedi Slimane

 



 

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Le Misanthrope mis en scène par Michel Fau au Théâtre de l'Oeuvre

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Vous êtes, monsieur Fau, un grand extravagant

 

 

J'aime beaucoup Michel Fau d'abord parce que c'est un de nos plus grands acteurs de théâtre mais surtout par la liberté qu'il affiche dans ses choix comme metteur en scène passant avec une facilité déconcertante de Joe Orton à Montherlant pour enchainer sans souffler par une opérette, Ciboulette, pour continuer par Molière dans ce Misanthrope dont il assure comme à son habitude la mise en scène tout en tenant le rôle titre. Dans le domaine de la mise en scène où il me semble qu'il a encore des progrès à faire pour se hisser jusqu'au niveau de l'excellence qui est celui de son jeu, je lui suis néanmoins particulièrement reconnaissant de s'inscrire dans la continuité de Jean Laurent Cochet. C'est à dire dans le respect des oeuvres en étant au plus près de l'esprit et de la forme qui présidaient lors de leur création. Je lui suis reconnaissant de cette démarche à la fois humble et juste d'autant que j'ai vraiment découvert le théâtre à une époque où l'on s'étonnait lors d'une représentation d'un classique, généralement dans un décor de tôles rouillées, de n'avoir pas vu surgir sur la scène un garde rouge ou un énergumène arborant un brassard nazi, quelques fois on avait même droit aux deux. C'était Byzance! Enfin pour ceux qui étaient arrivée jusqu'au dernier acte car la mode était également d'enfumer les spectateurs. On ne saura jamais combien les machines à fumée, Chéreau et Bisson en étaient de grands adeptes, ont détourné alors les asthmatiques du théâtre. Rien de tel au théâtre de l'oeuvre nous sommes bien dans des costumes coruscants imaginés par David Belugou à la manière du XVII ème siècle tout en rubans et dentelles. La diction des acteurs est presque d'époque, ça articule tant que parfois on se croirait dans une pièce montée par Eugène Green.

La distribution est presque parfaite, il faudrait seulement que Julie Depardieu en Célimène soit parfois moins gouailleuse, elle a parfois des poussée d'Arletty assez étrange. Je conseillerais à Edith Scob de faire ses adieux avec cette pièce dans laquelle elle est trop âgée pour son rôle, car seul son grand talent réussi à palier son manque de coffre pour lancer ses répliques. On se régale des mimiques de Michel Fau qui ressuscite les lippes boudeuses de Jean Le Poulain et la présence d'un Jacques Charron. Il campe un Alceste aux cheveux longs noirs et lisses encadrant son visage pâle, maquillé comme un acteur de théâtre no. C'est un atrabilaire pourfendant contre son intérêt l'hypocrisie de la cour et souffrant des libertés que prend la femme qu'il aime. La différence entre le plâtreux Alceste et la sémillante Célimène font penser que cet amour n'est guère partagé...

Il reste a Michel Fau a bien maitriser l'espace. Il est dommage en effet qu'il ne profite pas de toute la scène du théâtre de l'oeuvre qui n'est pourtant pas immense et fasse jouer la pièce, mis à part le dernier acte, rideau baissé, c'est une toile peinte à dominante rouge, si bien que l'on profite à peine du beau décor de Bernard Fau, sur l'avant scène.

Michel Fau, contrairement a beaucoup de vedette de la scène, Michel Bouquet par exemple, ne s'entoure pas de comédiens de second ordre pour mieux mettre en valeur son talent. Dans ce misanthrope aucune faiblesse dans la distribution. Il faut surtout signaler la grande performance deJean-Pierre Lorit incarne qui incarne un parfait Philinte alors que c'est un personnage assez ingrat car il est en opposition au caractère puissant d'Alceste, et risque d'être éclipsé par celui-ci. Ce n'est nullement le cas ici Jean Pierre Lorit transmet avec beaucoup de passion et de raison la sagesse de son discours. Jean-Paul Muel en vieille folle perdue est grinçant à souhait.

Une très belle soirée de théâtre qui montre qu'un classique comme le misanthrope est toujours parfaitement actuel.

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un visite à Art Paris 2014 (2)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Un Narcisse signé Pierre et Gilles en avant-garde de leur exposition à la galerie Templon qui devrait ouvrir prochainement.

 

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Le grand esclaffeur habituel de Yue Min Jun

 

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Wiley

   

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Erwin Olaf que l'on a connu plus sensuel dans ses photographie se met lui aussi aux "tableaux vivants".

 

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Agathe May

 

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François Fiedler

 

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Ben Bella

 

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Iquilly

 

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Toblerone Tess de Mel Ramos, l'oeuvre la plus kitsch d'Art Paris

 

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Non ce n'est pas Buren...

 

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Qiu Jie, Dazibao

 

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Paris, mars 2014

 

A suivre


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Des nouvelles de Max Born, le Giton de Fellini

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Cet article vient du site, http://www.maniaco-deprebis.com/index.php?post/2011/01/20/Max-Born. Il m'a été signalé par Ismau qu'elle en soit remercié.

 


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Si son nom éveille bien peu de choses au prime abord, son visage poupin est pourtant resté dans l'inconscient collectif du cinéphile plus particulièrement celui des adeptes du cinéma deFederico Fellini. Seule et unique incursion de ce jeune anglais dans l'univers du 7ème art, il demeure encore aujourd'hui le symbole d'un certain homo-érotisme juvénile, d'une certaine nubilité toute empreinte d'amours interdites. S'il a souhaité se faire oublier par la suite, il n'en reste pas moins une incontournable figure fellinienne, une icône gay dont on va quelque peu lever le voile de mystère qui semble l'entourer.

 


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Max Born est né le 12 mai 1951 à Oxford. Issu d'une famille de la classe moyenne anglaise, Max fait des études des plus traditionnelles, particulièrement doué pour les arts et c'est à 18 ans qu'il est repéré par Fellini qui voit en lui le jeune comédien idéal pour interpréter Giton dans sa flamboyante version du Satyricon. Si Max n'a jamais souhaité embrasser une carrière d'acteur, la proposition l'enchante et c'est ainsi qu'il rentre dans la légende.
Son visage poupin, sa grâce, son allure androgyne en font un parfait Giton, jeune esclave amoureux et protégé d'Encolpe et Ascylte, entre lesquels il devra choisir.

 


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Fellini a le souvenir d'un garçon un peu étrange, marginal, qui aimait s'isoler et chanter accompagné de sa guitare, plongé dans l'univers des drogues ce que confirment ceux qui à cette époque l'ont côtoyé. Max était un adolescent rebelle et particulièrement précoce, plutôt mature pour son âge. Comme beaucoup de jeunes alors ce passionné de musique mène une vie quelque peu désordonnée, hantant les univers psychédéliques où circulent drogues et acides sans avoir pour autant ces pulsions autodestructrices que trop de gens de son âge avaient en ces années Flower power. Max aimait les communautés et en faisait partie.
max_born.jpgS'il aurait pu mal tourné, Max a pourtant réussi sa vie aprés avoir pleinement vécu ces années de totale liberté. Au début des années 80, avoisinant la trentaine, Max eut un enfant de sa compagne. Assagi, il menait une vie paisible aux abords de Londres. Il travaillait avec succès dans le milieu artistique et plus spécialement dans la scène musicale. Il avait alors pour rêve de quitter Londres pour s'installer quelque part sur la Méditerranée. 
Désireux de ne plus revenir sur son trés bref passé d'acteur, sorte de parenthèse dans sa vie, Max a disparu par la suite pour ne plus réapparaître.
Pour nous, cinéphiles, Max Born restera à jamais Giton, l'amour que se partagent Martin Potter et Hiram Keller, nourrissant ainsi nos fantasmes pelliculaires, une de ces silhouettes celluloide qui font à jamais partie des univers cinématographiques, pour le plus grand plaisir des yeux. Max tu avais pleinement ta place au sein de notre joli musée, éternel comme le sont les icônes. 

 


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Du péplum sur le blog:  Agora,  L'aigle de la neuvième légion,  Pompéi, un film de Paul W. S. Anderson,  Spartacus: Blood and sand (saison 1) réédition complétée,  300, naissance d'un empire, un film de Noam Murro,  un songe autour du péplumDes nouvelles de Max Born, le Giton de Fellini .

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Sven

Publié le par lesdiagonalesdutemps

French postcard, 1943

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Moise Kisling (1891-1953), Portrait de Camille Rouvier

Publié le par lesdiagonalesdutemps

blastedheath: Moïse Kisling (French, born Poland, 1891-1953), Portrait de Camille Rouvier. Oil on canvas, 56 x 39 cm.

Publié dans peinture

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Fabien Kruszelnicki

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Un visite à Art Paris 2014

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Kittikun Mankit

 

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L'humour chinois?

 

 

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une belle sélection de peintures aborigène

 

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C'est touours, dans ce genre d'exposition, un grand plaisir de voir imopinément une oeuvre d'un artiste que l'on aime comme ci-dessus, Gilles Barbier qui à l'instar des copistes de jadis s'est astreint à recopier sur de grandes feuilles les pages d'un petit Larousse de l'entre deux guerres, illustrations comprises. Je suis ensuite tombé sur un autre de mes peintres contemporains favoris, Fromanger qui bénéficiait d'une mini exposition personnelle (ci-dessous).

 

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La photographie avait cette année une large place à Art Paris, en particulier la photographie chinoise puisque la Chine était le pays mis à l'honneur. Les photographes de l'empire du milieu m'ont plus convaincu que leurs peintres ou leurs sculpteurs en particulier Insook Kim qui fait parti des photographes metteur en scène. Il a réalisé avec la photo ci-dessus un parfait fantasme de voyeur.

 

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Insook Kim

 

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Paolo Ventura

 

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Julia Fullerton-Batten réalise des images preque aussi inquiétante que celles de Crewsdon.

 

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Carlos Aires

 

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Jochen Holler

 

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Paris, mars 2014

 

A SUIVRE


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Moïse Kisling (1891-1953), Portrait de Camille Rouvier

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blastedheath: Moïse Kisling (French, born Poland, 1891-1953), Portrait de Camille Rouvier. Oil on canvas, 56 x 39 cm.

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un songe autour du péplum

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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J'ai écrit cet article pour un feu blog, en aout 2007 (mais je ne suis pas certain de la date) et mis à part quelques corrections orthogaphiques et quelques rectifications syntaxiques, je n'y ai rien retranché ni ajouté sinon les quelques ajouts d'actualisation qui apparaissent en vert.

 


Mon été fut antique, et plus précisément romain, sans pourtant quitter la région parisienne, grâce au péplum et en particulier à la deuxième saison de la série Rome qui a déclenché en moi une fringale de toges.


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Le genre était en déshérence lorsque le courageux Ridley Scott le ressuscita avec Gladiator. Comme toujours a Hollywood, un succès ne reste jamais veuf. On vit donc arriver sans tarder sur les écrans Troie de Wolfgang Petersen qui réussit,  pour cette adaptation de l’Illiade et de ses suites, par des tours de passe passe, pas toujours convaincants, à escamoter de cette épopée les dieux grecs, sans doute pour ne pas troubler le bigot du middle west. N’étant pas à un travestissement près, il transforma Patrocle l’amant d’Achille en son... cousin! Ce qui est particulièrement faux cul pour un cinéaste qui se fit connaître par un film gay, La conséquence... Dans son Alexandre, Oliver Stone ne fut guère plus courageux sur le sujet, car si on ne cesse de parler de l’amour d’Alexandre pour le beau  Hephaistion, on ne les montre que se faisant un chaste baiser. De ce film assez mal fichu on retiendra surtout les morceaux de bravoure des deux grandes batailles en particulier celle avec les éléphants... Cette année arriva la fantaisie spartiates des 300 qui auraient ravi feu la Grèce des colonels si elle avait eu les moyens de le tourner. Les amateurs de corps bodybuildés auront pu se rincer l’oeil, ( ce que je fis sans complexe ) durant tout le film, néanmoins très chaste. Il est curieux de noter que pour une toile aussi peu politiquement correct, qu’il en va tout autrement avec le regard porté sur le panthéon religieux spartiate particulièrement trash qui trahit un regard judéo-chrétien rabbinique. Mais surtout l’été nous apporta la diffusion de la deuxième saison de Rome ( mille fois hélas c’est la dernière d’autant que l’on a appris que les décors avaient brûlés par le plus grand des hasards )... Il est affligeant d’apprendre que  pour sa diffusion par la RAI, coproductrice, les scènes les plus explicites de violence ou de sexualité, furent remplacées par des versions alternatives plus douces, filmées spécialement pour le public italien. Parmi les séquences coupées : les scènes de lutte sanglantes et de sexualité, celles qui montrent les graffiti obscènes qui barbouillaient les murs de la Ville Eternelle et surtout les références aux relations homosexuelles...


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Polanski nous annonce le prochain tournage de la énième mouture des Derniers jours de Pompéi, comme on le voit, après son Oliver twist, le cinéaste ne se risque pas à l’inédit. Et puis nous attendons fébrilement l’adaptation du chef d’oeuvre de Marguerite Yourcenar, Les mémoire d’Hadrien par John Boorman. On ne peut que souhaiter qu’il mène son projet à terme (Hélas mille fois hélas ce ne fut pas le cas). Antonio Banderas est pressenti pour être Hadrien; son Antinous serait Charlie Hunnam... Quant à La dernière légion elle devrait nous arriver avant Noël (Le film en fait s'appelera  L'aigle de la neuvième légion ).

Pour parfaire mon immersion estivale dans l’antiquité, j’ai dégusté les dvd de Moi Claude empereur, une série shakespearienne, de 13 épisodes de 50 minutes, écrite par Jack Pulman  datant de 1976 d’après le merveilleux roman éponyme de Robert Graves (éditions Gallimard les références des éditeurs correspondent à celles des livres de ma bibliothèque. Il est possible qu'il en existe à la fois des plus récentes, ou des éditions plus, ou moins luxueuses...) produite par la talentueuse BBC. Derek Jacoby dans le rôle titre est remarquable.

 


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Claude (Derek Jacobi) et son épouse Messaline (Sheila White) : 
un couple décidément fort mal assorti, imposé par la volonté méchante de Caligula

 

 

Pour parfaire cette cure, l’indispensable France-Culture a eu la bonne idée de consacrer ses matinées, durant la première semaine d’ août, à Marguerite Yourcenar... Sans oublier qu’en juin parut un nouveau tome de la bande dessinée Murena qui nous permet d’attendre avec moins d’impatience le nouvel Alix et vice versa...

 


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gladiateurs vus par Delany, le dessinateur de Murena


Mais avant d’aller plus loin osons une définition du péplum: Italien,  américain ou venant d’une toute autre contrée, tout film traitant d'un épisode de l'Antiquité, quel que soit son souci de sérieux ou sa volonté de parodie, est un péplum. Comme il me semble que le seul support cinématographique me semble bien restrictif, j’agrandirais le spectre aux livres, écrits ou dessinés, au théâtre (La guerre civile de Montherlant comme exemple), l’opéra, la peinture.

Alma Tadema est le maître insurpassable du tableau péplum mais il ne faudrait pas oublier Cabanel, Chassériau, Gérôme... Les peintres pompiers sont les grands fournisseurs de scènes antiques mais ils ont été précédé par les néoclassique et le concours du Grand Prix de Rome est également gourmand de ces sujets.

La photographie n’est pas en reste, l’antiquité fut le paravent commode pour les photographes pédérastes tels von Gloeden , Pluschow, Herbert List, Horst P. Horst... qui leur permit d’exercer leur talent sur des hommes et des adolescents dénudés.

Cette antiquité peut être romaine (ma préférée), grecque, égyptienne, assyrienne... Ecrivant cette énumération je remarque qu’on exclut toujours le monde amérindien pré-hispanique. Pour ma part je ferais rentrer sans scrupule le film de Mel Gibson Apocalypto dans la catégorie des péplums; de même que le roman Une princesse indienne, sous-titré Avant la conquête de Désiré Charnay (édition Hachette 1888). Une remarque en introduit une autre Vous connaissez, chers lecteurs, (le pluriel est-il de mise) si vous avez déjà peiné à me suivre dans mes errances mémorielles, mon esprit d’escalier (pentu). 

Le nom de Charnay, grand recenseur, trop oublié, des ruines de l’Amérique centrale, auquel, le musée du quai Branly a rendu dernièrement un discret hommage, me fait songer à vous mettre en garde sur l’ extension fallacieuse de la notion de péplum. Les travaux des savants sur l’antiquité n’ont rien à voir avec la notion de péplum, même s’ ils nourrissent les fantasmes; l’ égyptomania française doit beaucoup à l’expédition de Bonaparte en Egypte dont est issu champollion. Théophile Gautier s'inspira des lettres écrites par le savant pendant la campagne de fouilles franco-toscane pour écrire son Roman de la Momie... On ne peut pas plus considérer que les rêveries romantiques sur les ruines comme celles d’un David Roberts par exemple se rattachent au genre.

L’origine du mot péplum est plaisant. Il vient d’un vêtement féminin ( au début de son utilisation cinématographique certains journalistes inventèrent le pluriel pépla ou par coquetterie lui préférèrent péplon...). Le grand Larousse nous dit que le mot latin est dérivé du grec péplos et que c’est une tunique de femme, sans manches, agraphée sur l’épaule. Homère décrit le péplum d’Athéna comme d’un travail varié et d’une extrême finesse. A Athènes chaque année, à la fête des panathénées, on portait processionnellement  au Parthénon le péplum brodé par les jeunes filles des meilleures familles d’Athènes, et on le substituait à celui de l’année précédente. Un peu comme on le fait aujourd’hui avec le Manekenpis de Bruxelles ou le Jésus de Prague. Sur le vêtement était brodé des scènes de la légende de la déesse ainsi que les noms des citoyens qui dans l’année avaient rendu des services à la république. Le Littré lui met l’accent sur les nombreux plis du vêtement et sur sa finesse, mais souligne bien qu’il est exclusivement féminin.

Il est amusant de penser que le genre qui véhicule à la fois le plus de machisme et d’homosexualité ait pour nom un vêtement de femme. Là encore le cinéma est semblable à la peinture; l’histoire antique a pris le relais dans la représentation du nu masculin des variations sur le martyre de saint Sébastien...

Le paradoxe est qu’aucun des cinéastes qui tournèrent le millier de films environ que l’on peut rattacher au genre, ont su qu’ils filmaient un péplum! En effet le mot dans son utilisation moderne est une invention française et relativement récente. Elle n’est toujours utilisée qu’en France; aux USA, on parle de films épiques, en Grande Bretagne de merveilleux mythologique... C’est en 1963 qu’apparut le mot dans un cénacle de cinéphiles emmené par Bertrand Tavernier (il faut se précipiter sur son blog de critique de dvd), au sujet d’un film datant 1960 de Ricardo Freda, Le géant de Thessalie. Le nom de péplum fut choisit par analogie au terme, film en costumes qui regroupe, en France seulement, tous les films dont l’action ne se déroule pas de nos jours. En somme il est logique que pour une époque donnée on ait choisi une pièce d’un costume... Bien qu’il me semble que “Film à l’antique” aurait été plus judicieux.

 


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Certains vont très loin dans le laxisme catégoriel, par exemple Claude Aziza, dont il faut lire la curieuse réhabilitation de Néron dans la collection découverte chez Gallimard, range le Mépris de Godard dans les péplums, sous prétexte que Fritz Lang y tourne une version de l’Odyssée! C’est allé trop loin. Pourquoi par exemple, dans le même ordre d’idées, ne pas ranger dans cette catégorie la formidable comédie de Dino Risi La marche sur Rome (1963) parce que l’on y voit Vittorio Gassman habillé en centurion romain se rendant à une soirée costumée!  

Pendant longtemps les esthètes de la cinéphilie vouèrent le genre aux gémonies, dégoûtés qu’ils étaient, à juste raison de la poisseuse bondieuserie chrétienne qui enrobait certains péplums. La nouvelle cuvée échappe heureusement au saint sulpicisme, les lions seraient ils repus de la chair molle des vierges effarouchées? Ils étaient gêné aussi du mauvais genre d’autres, avec leurs mâles vêtus de jupette et aux pectoraux huilés.

Pourtant les péplums sont des films, qui, au delà de leur exotisme, nous renseignent sur la manière dont la société moderne projette ses fantasmes sur le monde antique (donc sur ceux-ci). Je ne peux m’empécher de citer la savoureuse considération sur le genre, généralement attribuée à Boris Vian  et qui, est en réalité de Claude Aziza: << Le péplum est à la version latine ce que le caviar  est au brouet spartiate.>>

Si le péplum prend souvent ses distances avec l’histoire, en particulier dans la préhistoire du genre, par exemple dans la première version de Ben Hur, les chars romains de la fameuse course n’étaient autres que les voitures, à cheval bien sûr à l’époque, des pompiers new-yorkais plus ou moins bien grimées, il peut être aussi riche de connaissances sur hier et de réflexions sur aujourd’hui comme le pense justement Marguerite Yourcenar: << Le coup d’oeil sur l’histoire, le recul sur une période passée, ou comme aurait dit Racine vers un pays éloigné, vous donne des perspectives sur votre époque, vous permet d’y penser d’avantage, de voir les problèmes qui sont les mêmes et ceux qui diffèrent et d’en voir les solutions...>>.

On compterait plus de mille films relevant du péplum depuis le début du cinéma. Il y a des péplums dès l’origine du cinéma. Presque contemporain à l’entrée du train en gare de La Ciotat, dès 1898, les frères Lumière produisent un Néron essayant du poison sur un esclave d’une durée de 52 secondes, concentration en moins d’une minute des poncifs, l’empereur fou, les victimes innocentes... qui feront flores durant plus d’un siècle. 

Les premiers films muets qui veulent recréer l’antiquité sont directement inspirés de la peinture. Dix ans avant, Cabanel montre Cléopatre essayant des poisons sur des esclaves.

A ses débuts il est aussi sous les auspices de l’opéra, de la tragédie et du roman sulpicien.

 

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vaincre à Olympie

 


Le cinéma français, lors du passage au parlant, abandonne assez vite le genre. Je me demande s’il n’y pas un corollaire entre le fait que l’école archéologique française soit farouchement opposé aux reconstitutions architecturales, contrairement à leurs homologues anglo-saxonnes et surtout allemande et cette désaffection. Il y eut tout de même en 1938 Golgotha de Julien Duvivier et en 1977, Vaincre à Olympie, un téléfilm méconnu de Michel Subiela avec Jean Marais, Jean Topart, Georges Marchal (on peut voir ce dernier fort avantageux dans Le colosse de Rhodes)... qui n’échappe pas toujours au ridicule mais dans lequel, fait rarissime à la télévision, la nudité masculine est à l’honneur! (on peut aller voir le billet que j'ai consacré à cette perle:  VAINCRE À OLYMPIE)


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L’Italie et les Etats-Unis reprennent le flambeau. Ces deux états, relativement récents, avec peu d’Histoire, contrairement à la France, se sont servi du cinéma pour s’en construire une. Pour l’Italie, dont l’unification ne date que de quelques dizaines d’années elle plonge dans la seule autre période où elle fut unifiée, l’antiquité romaine. Elle se servira de l’image de l’empire romain pour justifier ses conquêtes coloniales. Dés 1890 elle tente de se tailler un empire africain. Elle a d’abord des vues sur la Tunisie, mais elle se heurte à la France. Puis c’est la conquête de la Tripolitaine (notre actuelle Libye) qu’illustre en 1914 le premier grand péplum italien, un film fleuve de 250 minutes de Piero Foscio et Giovani Pastrone, Cabiria. Il est assez évident que dans cet épisode des guerres puniques les carthaginois  sont les transpositions des indigènes tripolitains de 1914. Voyons ce qu’en écrit l’indispensable Lourcelle dans son non moins indispensable dictionnaire du cinéma (éditions Laffont, collection Bouquins): << Premier très long métrage et première superproduction de l’histoire du cinéma, Cabiria est un jalon capital dans l’évolution du film à grand spectacle et du film tout court. Il comporte pour ainsi dire au complet les éléments - mélodrame, aventures, faste, prodiges, compagnonnage permanent du quotidien, du merveilleux et de l’histoire qui constitueront pendant des décennies la substance du cinéma à grand spectacle. En ce sens  il annonce très précisément DeMille aussi bien que Griffith...

 


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En 1937 en pleine aventure éthiopienne Mussolini commande, ce qui reste à la fois un des chef d’oeuvre du cinéma fasciste et du péplum italien, Scipion l’africain de Carmine Gallone. A son propos je laisse la parole à l’un de mes maîtres en critique cinématographique, Michel Mourlet (Si par le plus grand des hasard Michel, vous me lisez, voici bien longtemps que je n’ai pas eu de vos nouvelles...): << Jusqu’en 1936 les tentatives cinématographiques de célébration de fascisme n’avaient pas été couronnées de succès. La décision officielle de mettre en chantier un film comme Scipion l’africain répondait donc à de nombreux impératifs: besoin d’affirmer le prestige industriel du cinéma italien, désir d’apparenter les faste de la Rome mussolinienne à ceux de la Rome antique, espoir de suggérer un rapprochement entre la toute fraîche victoire d’Addis-Abeba et celle de Zama et, ainsi légitimer historiquement l’impérium fasciste.>>. Le Film est si politique que la France refuse qu’il soit projeté sur son territoire ce qui causa une crise diplomatique. Un modus vivendi entre les deux pays est bientôt trouvé. La France accepte que le film de Gallone soit diffusé sur son sol, si l’Italie permet que La grande illusion de Renoir pénètre la botte. Le gouvernement fasciste trouvait le film de Renoir trop pacifiste...

 


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Scipion l'africain


A la même époque le cinéma italien n’est pas le seul à instrumentaliser l’histoire romaine, l’écrivain allemand Lion Feuchtwanger dans son Néron l’imposteur(éditions Jean-Cyrille Godefroy, 1984) imagine que 11 ans après la mort de Néron, le potier Térence, qui servait naguère de doublure à l’empereur (comme dans Kagemusha de Kurosawa ), se fait passer pour le véritable Néron. Soutenu par un sénateur déchu, l’imposteur veut s’emparer de l’empire... Le parallèle avec l’ascension d’Hitler est transparent...


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La chute du fascisme ne signifie pas la mort du péplum italien, Fabiola de Blasetti en est le meilleur exemple. Mais c’est à partir de 1955 qu’il se développe avec une nouvelle version d’Ulysse réalisée par Camerini. En 1957 est relancé le péplum mythologique avec Les travaux d’Hercule, quelque peu imité de Samson et Dalila de Cecil B. DeMille. Hercule est joué par un ancien monsieur univers, Steve Reeves qui en fit fantasmer plus d’un... Le péplum italien de l’après guerre s’en tient à des schémas simples. Il emprunte les aventures de ses héros tantôt à la mythologie, le plus souvent, tantôt à l’histoire sans oublier malheureusement le martyrologe chrétien. Son style doit beaucoup à l’imagerie populaire, à la bande dessinée et au roman photo. Ces intrigues mêlent aventure, l’héroisme et l’amour. Les héros de ces films semblent tous sortir du même moule. Ils sont jeunes beaux et musclés.


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Ils incarnent les valeurs positives de justice et de liberté. Ils sont les porte parole des opprimés. Le héros idéal est Hercule, comme il n’est qu’un demi dieu, il reste soumis à la condition de simple mortel. Ainsi le public peut mieux s’identifier à lui et le réalisateur lui faire subir les pires avanies dont il sortira indemne et plus valeureux que si on l’avait cru invincible. D’autres presque dieu eurent leur part de Gloire, ils s’appellent Maciste, Samson, Ursus Goliath... La vogue en Italie va se poursuivre jusqu’au milieu des années 60 et faire les beaux jours des acteurs culturistes .


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Sergio Leone tourne en 1961 Le colosse de Rhodes, film catastrophe autant que péplum. La vision de cette merveille du monde est particulièrement délirante puisque le film nous la présente comme une gigantesque statue creuse emplie de machines de guerre. Les italiens vont user le genre jusqu’à la corde, des dizaines de films seront tournés en dix ans. Il y eu quelques confrontations improbable comme Hercule contre les vampires de 1961 du à ... Mario Bava! Il y eut aussi un Hercule à la conquête de l’Atlantide de Vittorio Cottafavi dans lequel Hercule (Reg Park)  libère le peuple de l’Atlantide d’une reine qui fait peser sur l’humanité une terrible menace. On peut y voir une parabole anti nucléaire  (ce n’ai pas du tout ce que j’ai compris lorsque je vis ce film vers ma dixième année, depuis je cherche à le revoir, aimé lecteur si vous en avez une cassette ou un dvd de cette herculade contactez moi).


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Il est amusant de constater le glissement d’un genre épuisé à un autre en devenir, le western spaghetti, dans l’improbable film Samson et les incas. Au milieu du tournage du film, sans changer les péripéties du scénario le producteur décide de déplacer son histoire du monde antique à l’ouest américain! Ce qui montre que le péplum est aussi un genre populaire; le propre d’un genre populaire est d’avoir des intrigues interchangeables avec un autre genre populaire. Nous sommes alors très loin de la filiation shakespearienne directe pour le Jules César de Mankiewicz  ou indirecte pour la série Moi Claude empereur.


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Ce n’est pas un hasard si la littérature populaire foisonne de romans à l’antique où l’on retrouve les grosses ficelles des feuilletons du XIX ème siècle. De même les escapades de la littérature de jeunesse vers l’antiquité sont nombreuses. Ces livres, souvent illustrés, offrent quelques représentation affriolantes de beaux éphèbes. En particulier dans ceux écrits par Jean-François Pays , que ce soit dans Le dieu du Nil, qui se déroule dans l’Egypte de Toutankhamon ou dans la trilogie composant Le signe de Rome, qui a pour cadre la Rome impériale, les amitiés y sont torrides surtout lorsqu’elles sont magnifiées par les dessins de Michel Gourlier...

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La littérature populaire à l’antique, le plus souvent ne fait que recycler les schémas simplistes de la littérature sentimentale en les plaquant sur des décors de forum en carton pâte. Ces gros volumes aux couvertures cartonnées sous des jaquettes pelliculées sur lesquelles on aperçoit le mâle profil d’un impérator dont le casque au cimier pourpre cache les parties intéressantes d’une louve alanguie sur sa couche, envahissent les devantures des librairies américaines. Mais il se cache dans cette pléthorique production des chef d’oeuvre comme le Sinouhé l’égyptien de Mika Waltari (édition Olivier Orban). Ce livre fait revivre l’Egypte antique avec une truculence inégalée. Longtemps j’ai rêvé sur la décoction bue dans ce roman, la queue de crocodile qui semble aussi délicieuse qu’ enivrante. Après des multiples lectures de l’ouvrage je n’y ai toujours pas trouvé la recette. L'adaptation de Michael Curtiz, sous le titre L'égyptien, si elle n'est pas honteuse est néanmoins très inférieure au livre.


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S’ils n’ égalent pas cette merveille, les livres de Mary Renault sont cependant aussi gays que bien écrits. Je ne connaît d’elle que sa geste sur Alexandre. Dans Le feu du ciel, elle n’ occulte rien de l’ amours d’Alexandre pour Hephaistion. Les jeux funéraires traite de la rivalité des généraux du conquérant après sa mort. Mais le meilleur volume de son alexandriade (Julliard éditeur) est L’enfant perse qui s’intéresse aux dernières années d’Alexandre le grand vues par son jeune favori Bagoas. A propos de ce personnage historique voici ce qu’en dit Quinte-Curce :


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" Nabazanes ayant reçu un sauf conduit rencontra Alexandre en apportant de grands présents. Parmi eux était Bagoas, un eunuque d’une remarquable beauté et dans toute la fleur de son adolescence qui avait été aimé de Darius et ensuite devait être aimé d’Alexandre...". A ce propos il faut tordre le cou à cette croyance qui voudrait que tous les eunuques deviennent gras et flasques. Un portrait du grand Farinelli, fameux castrati de l’opéra, le montre à l’age mûr doté d’un beau visage et d’une taille bien prise... 

On peut considérer que la conquête de l’ouest est un peu l’ équivalent de la sortie d’Egypte. On peut penser qu’intuitivement cette similitude a favorisé l’éclosion du péplum biblique américain qui sera toujours écartelé entre un moralisme étriqué et un imaginaire débridé. Cecil B. DeMille, fils de pasteur, est la quintessence de cet antagonisme. Il tourne en 1956 Les dix commandement où l’on retrouve un des grands poncifs du roman de gare: un bébé de haute naissance est abandonné par ses parents, il est recueilli par de pauvres, mais braves gens mais après moult mésaventures, l’enfant retrouvera sa haute position sociale à laquelle sa naissance le destinait, ici le bébé c’est Moîse! Les fondateurs de Rome, Remus et Romullus ont, eux aussi été abandonnés, recueillis cette fois par une louve; lupa en latin un mot qui désignait aussi les prostituées qui faisaient le tapin sur les bords du Tibre... Cecil B. DeMille avait tourné une première version des Dix commandements en 1923 qui est typique des films de l’époque du muet. Chaque fois que l’on tournait un film sur l’ancien testament il y avait un volet antique et un volet moderne. La partie antique servant de précepte moral à la partie moderne. On voulait alors montrer par le truchement de l’antiquité que le monde moderne était corrompu... Cecil B DeMille revient au film biblique en 1949 avec Samson et Dalila dans lequel paradoxalement le mot hébreux n’est jamais prononcé...

 

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les dix commandements


Petit décodage pour ce film, exercice à conseiller pour tout péplum, genre friand de masques comme on l’a déjà vu; Samson et Dalila se passe à Gaza; Samson (Victor Mature) est juge de la tribu des danites qui subissent le joug des philistins (d’où vient le mot Palestine). En 1949, juste après la création de l’état d’Israel on peut faire sans grande malice l’association des danites avec les juifs qui chassent les philistins / les anglais. Cecil B. DeMille en bon fils de son père, détourne les yeux des épisodes scandaleux de la vie de Samson (Stone ne fera pas autre chose avec celle d’ Alexandre), comme celui dans lequel Samson va à Gaza pour trouver une prostituée. Il passe la nuit avec une femme mais il est surpris par les philistins. Il parvient à leur échapper. Par vengeance, en fureur, il brise les portes de la ville, les charge sur son dos et va les jeter dans le désert... Pourtant quelle belle scène à filmer.

 

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En 1959 on assiste à un détournement politique du péplum avec Salomon et la reine de Saba dirigé par King Vidor. Le tournage est endeuillé par la mort de Tyrone Power qui jouait Salomon, victime d’un infarctus lors d’un duel qu’il l’opposait à George Sanders. Il est remplacé par Yul Brynner. Le clou du film est la scène de bataille qui oppose les chars (à cheval) hébreux, peu nombreux, à la multitude des chars égyptiens. Le tournage a lieu trois ans après l’épopée des chars (motorisés) de Moshe Dayan à travers le désert du Sinai qui écrasèrent l’armée égyptienne du régime du colonel Nasser. Le spectateur de 1959 ne pouvait que penser à la guerre israélo-égyptienne en voyant le film. Notation amusante renforçant l’identification moderne, si les chars égyptiens du film sont attelés à l’antique, les chars hébreux, j’allais écrire israéliens, sont eux, attelés d’une façon moderne, alors que cet attelage n’a été inventé qu’au moyen âge... J’ajouterai que Salomon n’a jamais fait la guerre à l’Egypte, il a même épousé une égyptienne!


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Autre appropriation de l’antiquité par le XXème siècle, l’importance faite au personnage de Spartacus dont historiquement on ne sait pas grand chose, c’est peut être pour cela qu’il a enflammé l’imagination...


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En 1960 Stanley Kubrick tourne Spartacus. Il a remplacé, à la demande de Kirk Douglas  l’acteur vedette et le co-producteur du film, Anthony Mann qui tournera en 1963 La chute de l’empire romain. Kubrick qui reniera ensuite plus ou moins le film, le fait par amitié pour Kirk Douglas et aussi pour des raisons militantes. C’était un peu braver la censure, car Spartacus est adapté d’un roman d’Howard Fast (et aussi de celui, plus philosophique, d’Athur Koestler, édité au livre de poche Hachette); écrivain de gauche américain il était sur la liste noire du maccarthysme qui sévissait toujours en 1960. Encore un film dans lequel le sous texte, ou le derrière les images est important. Par exemple il est curieux de remarquer que tous les bons sont joués par des acteurs américains et tous les méchants par des acteurs anglais! A Hollywood, Spartacus devient une figure christique, puis une figure christique inversée, lorsque la femme du révolté, au pied de la croix, montre à leur fils son père crucifié... Il existe un autre beau Spartacus celui de Ricardo Freda plus conforme à la réalité historique bien qu’il ait ignoré qu’en - 73 la ville de Rome ne possédait pas encore d’amphithéâtre construit en dur . Il ne sera construit qu’en -20 lorsque Statilius Taurus en fera bâtir un en pierre, celui que l’on voit dans le film sont les arènes de Vérone où Spartacus devait défendre sa bien-aimée contre les crocs des lions. On l'oublie trop fréquemment tant les gladiateurs sont devenus un cliché “des Romains”, mais cette pratique d'origine campanienne, ou peut-être étrusque, n'apparaît que tardivement à Rome où les combats avaient lieu au Forum, dans des installations provisoires, en bois, et il en sera donc ainsi jusqu'en -20. Pour ceux qui s’intéressent aux gladiateurs il ne faut pas manquer Gladiateur, suite du sulpicien La tunique (premier film en cinémascope), dans lequel, comme dans le film de Kubrick l’entrainement des gladiateurs est bien montré quant au récent téléfilm "Spartacus" il vaut surtout pour l’acteur qui tient le rôle titre et qui est très “mignon” renouvelant l’idée que l’on se faisait du héros ( depuis l'écriture de cet article nous avons eu droit à une version australienne de Spartacus, riche en sexe et en sang, voir le billet que j'ai écrit sur cette série: Spartacus: Blood and sand (saison 1) réédition complétée).


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Ces corps virils, musclés, huilés à demi-nus (toujours trop habillés dans les films par rapport à la vérité historique) ont fait de Spartacus une icône gay qui donna son nom au guide gay international de voyages... Dans le film de Kubrick, une scène qui subtilement par le dialogue, indiquait une relation entre un maître et son esclave “privé” a été censurée comme on nous le montre dans Celluloid closet.


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Dans deux films américains qui sont aux extrémités de la précédente vague de péplums s’épanouissent les deux créatures de l’antiquité qui ont le plus fait fantasmer à travers le temps. Il s’ agit dans Quo Vadis de Néron et de Cléopatre dans le Cléopatre de Mankiewicz dont l’échec financier, du en grande partie par le surcoût occasionné par les caprices des deux stars du film, Elisabeth Taylor et Richard Burton, causa l’arrèt du péplum pour trois décennies. On a du mal à s’imaginer l’énorme succès que rencontra le livre de Sienkiewicz (édition le livre de poche) et l’impact qu’il eut sur ses lecteurs mais aussi la haine dont le poursuivait l’intelligentia française de la belle époque. Il suffit de lire, pour mesurer la tempête que provoqua le roman, La Fortune de Quo Vadis en France de Maria Kosko (librairie José Corti). Henry de Montherlant confesse ce qu’il doit à cet œuvre: << A huit ans, je baigne dans Quo Vadis comme la plaque photographique baigne dans le révélateur chimique: Quo Vadis fait apparaître la plus grande partie de ce qu’il y a en moi, et qui y sera toujours.>>. Par ailleurs il décèle très bien ce qui en fait encore aujourd’hui la qualité: << L’ œuvre est résolument artificielle. Mais le miracle est que des personnages qui ne sont pas fouillés sont cependant assez vivants et assez vrais pour s’imprimer dans l’imagination du lecteur et y prendre une place inexpugnable." (Le treizième César).

 

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Quo Vadis

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L’attrait qu’exerce le roman est surtout du aux personnages de Néron et de Pétrone. S’il est toujours lisible aujourd’hui c’est qu’il n’est pas écrit dans le style amphigourique 1900, comme par exemple à la même époque le Byzance de Paul Lombard, mais dans une langue claire et directe. Il échappe également à la bondieuserie galopante qui gâte Ben Hur, le livre comme le film, qui n’est à voir que pour ses moments de bravoure, l’abordage de la galère, la course de chars et aussi pour la tendre relation que l’on suppute entre Massala et Ben Hur lors de leurs retrouvailles, en maintenant un subtil équilibre entre personnages chrétiens et païens. Equilibre que malheureusement Mervyn Le Roy n’a pas su imposer dans le film (1951) et si Peter Ustinov bien que trop âgé pour jouer Néron est convainquant le rôle de Pétrone (Leo Genn) n’est pas assez développé. Quant à la véracité historique de l’intrigue qui tourne autour du martyr des chrétiens mieux vaudrait ne pas en parler! Il n’y avait à rome au temps de Néron que quelque judéo-chrétiens, des juifs convertis au christianisme et ils pas été plus de quelques dizaines a apaiser la fringale des lion dans l’arène. Tout cela a été fantasmé d’abord par les pères de l’église à commencer par l’apocalypse de Jean qui considère que Néron est la bête de l’apocalypse parce que les lettres de son nom transposées en chiffres donneraient 666! Néron est victime des patristiques relayés par Hollywood!


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Autre réservoir à fantasmes Cléopatre qui dans l’antiquité était déjà qualifiée par Juvénal de “serpent du Nil”. Au cinéma la fortune de Cléopatre aurait pu être tout autre si l’on se penche sur d’autres aspects de sa biographie que ceux habituellement représentés. Par exemple la reine d’Egypte était présente à Rome lors de l’ assassinat de Jules César. Elle logeait dans la villa d’une riche romaine, en résidence surveillée en quelque sorte. Marc Antoine l’aida à échapper aux troubles qui suivirent le meurtre en la faisant fuir de la ville. Voilà une belle trame pour un scénario mais elle ne fut jamais utilisé car elle ne correspond pas aux fantasme du public pour qui Cléopatre est une femme fatale, croqueuse d’hommes politiques, ce qui ne cadre pas avec la femme traquée fuyant Rome grâce à son amant. 

 


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Je dois un de mes premiers grands émois tant sexuels que cinématographiques à un péplum, Fellini-Satyricon. Presque en même temps Mort à Venise de Visconti me remua aussi beaucoup. Je suis sûr que bien des lecteurs seront outrés de voir le maestro ravalé au rang d’un faiseur d’anticailleries. Je leur rappellerais que le film à l’antique est loin d’être l’ apanage des tâcherons, voir certains noms qui parsèment cette rêverie sur un genre. Si on peut dénier la qualité de péplum à Fellini-Satyricon c’est pour une toute autre raison. Le film péplum est une reconstitution de l’antiquité à partir d’un scénario moderne écrit spécialement ou tiré d’un roman écrit la veille ou pour les plus anciens à la fin du XIX ème siècle ou au début de XXème comme Ben-Hur ou Quo Vadis. Il est souvent, comme j’ai tenté de le montrer une projection d’aujourd’hui sur hier.

 


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La source du film de Fellini est radicalement différente puisque c’est l’adaptation d’un roman antique contemporain de Néron. Il nous est parvenu malheureusement incomplet d’où les lacunes narratives du film qui malgré son titre est fidèle au roman tout en étant une lecture personnelle de celui-ci par Fellini. Mais revenons à notre érection d’antan. J’avais eu la curieuse idée pour ma découverte de ce qui était alors le dernier opus d’un des cinéastes les plus célèbres d’alors, de me faire accompagner par une délicieuse dinde que j’avais levée sur ma plage. Inutile de dire qu’elle n’avait jamais entendu parler de Petrone et peut être pas plus de fellini. Il n’y a que Gabriel Matzneff (http://www.matzneff.com/) pour dénicher des minettes dont le QI est aussi vaste que les bonnets de leur soutien à boite à lait. Je dois avouer que ce n’est pas les caresses que je prodiguais à la demoiselle qui me mirent dans un état intéressant mais l’apparition de giton (Max Born jamais revu sur les écrans), d’où depuis peut-être ma prédilection pour les crevettes roses; Giton qu’ensuite, pendant de nombreuses années j’ai recherché en vain sur les trottoirs de la planète... J’ajouterais que les parents de mon éphémère conquête furent horrifiés que leur fille qu’il devait imaginer vierge, les pauvres, ait vu cette chose. Il lui interdire de me revoir, ouf!

 


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Montherlant rappelle que " Le génie de l’empire, aux heures difficiles de Rome, se montrait aux Césars endormis, quelques fois sous les espèces d’un adolescent au front pensif "(Le treizième César, édition Gallimard). Je me demande s’il en est toujours ainsi pour les grands de notre monde?

 


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Pour boucler notre songe, revenons à ce qui l’a fait naître, la série Rome. Sa grande originalité est de faire des personnages les plus imaginaire, Pullo et Vorenus, qui ne sont évoqué que brièvement dans la guerre des Gaules de Jules César (éditions de La Pléiade) les moteurs de l’intrigue et paradoxalement de l’Histoire d’autant que les scénaristes se sont ingéniés à établir des parallèles entre les destins fictifs et historiques. Mais cette gageure réussie fait que le téléspectateurs s’attachent aux vies des héros non historiques ce qui contrebalance le fait de manque de suspense. En effet Rome, un peu comme le film Titanic,  est l’une des rares séries dont on connaît le dénouement, l’assassinat de Jules César pour la saison 1 et l’écrasement de Marc-Antoine par Octave, le futur Auguste, dans la saison 2.

Si Rome nous fait entrer dans les palais, on fréquente surtout des lieux que l’on avait jamais arpentés dans les autres péplums, les insulae de la plèbe, les bordels et même les latrines publiques à l’instar de la bande dessinée Murena qui ne nous épargne rien des recoins fangeux de la Rome de Néron. Rome nous fait bien entrevoir quelle société de classe était le monde romain antique ce que l’on percevait peu dans les autres films à l’antique, y compris dans Spartacus qui a pourtant un sous texte marxiste. Ne serait-ce par le choix des comédiens et de leur accent respectif (encore un film à voir en V.O.) comme l’explique Bruno Heller l’un des pères de la série: " J’en suis revenu à Ken Loach et à la notion de classe, qui était très présente dans la société romaine. Pour traduire cette hiérarchie la plus simple est de la traduire dans sa version anglaise. Le prolétariat de Londres parle un anglais cockney et ses dirigeants un anglais plus technique. Il en est de même dans Rome. Lucius Vorenus et Titus Pollo, qui viennent des provinces, parlent avec un accent gallois et irlandais. Mettre dans cette organisation un américain ou un australien la bouleverserait."

 


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Ce fut donc le déclic de la série Rome qui me fit butiner aussi bien dans ma vidéothèque que dans ma bibliothèque un film me faisant consulter un livre, un roman provoquant le désir de voir une peinture ou une sculpture, le tout me faisant lisser mes souvenirs. D’ errance sur le net en albums de photos j’ai un peu vécu, l’espace d’un été, dans l’intimité de Trajan et consort...

Lors de ces voyages autour de “ma chambre” je me félicite d’avoir une bibliothèque si fournie, qui ne cesse de déborder, tant la pièce que les meubles qui portent ce nom, même s’il m’arrive de pester devant la masse de ces volumes qui s’empoussièrent.

 

Nota: la plupart des illustrations proviennent du merveilleux site d'Hervé Dumont: http://www.hervedumont.ch/L_ANTIQUITE_AU_CINEMA/ 


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Commentaires lors de la première édition de ce billet

Voilà un texte bien riche et qui m'a fait également voyager dans mes souvenirs, mes associations littéraires, cinématographiques et ... érotiques.

J'ai bien aimé l'orthografe d"agraphée" comme si tu étais envouté par l'écriture grecque. J'ai lu qu'il existe une agraphie et heureusement tu n'en sembles pas atteint.

En vrac quelques associations: j'ai pensé au film "Caligula" de Tinto Brass qui me semble pourrait entrer dans cette série sur les films sur l'antique d'autant que dans ce film il y a une scène où l'on voit Claude nager avec de jeunes éphebes "mes petits poissons" , scène dessinée dans un épisode d'Alix !

Tu fais un rapprochement entre le peplum et le western spaghetti (dans leur enchainement chronologique) , peut on penser que le western hollywoodien n'aurait pas été le pendant du peplum façon américaine ? Il y a dans le western cette même référence à l'histoire, à la simplicité du récit (les bons et les méchants) etc...

et en ce qui me concerne le western avec ses indiens souvent bien dévêtus avaient de quoi émoustiller ma libido.

Je vais tacher de visionner la série "Rome" et lire cette BD "Murena", en attendant "les mémores d'Hadrien" façon Boorman. Charlie Hunnam n'étais-ce pas cet acteur qui jouait dans la série anglaise "queer as folk" ?

Posté par psykokwak, 22 août 2007 à 18:02

Pour une fois (mes textes comportent des fautes diverses) l’orthographe d’agraphe n’est pas fautive. C’est l’une possible de la pièce qui, dans l’antiquité, reliait deux pans d’étoffe d’un même vêtement, souvent sur l’épaule. J’ai choisi cette forme pour que l’on ne confonde pas avec l’agrafe moderne, même si leurs fonctions sont proche.

 

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J’ai oubliè bien des titres de films (Pharaon), comme de romans (les assez médiocres de Rachet ou Jacques comme les bons de Fontaine, Bordonove...). C’est un songe et non un essais. Le film de Tinto Brass avait sa place mais il n’a pas traversé ma rêverie... Comme beaucoup d’autes, et puis ils suffisaient qu’ils soit cachés dans mes bibliothèques par d’autres volumes ou dvd ou perdus, ou ailleurs...

Je n’ai rien dit de la poésie pourtant Cavafi, José Maria de Hérédia...

Tu fais une erreur ce n’est pas l’empereur Claude (la série est un chef d’oeuvre à voir absolument) qui barbote dans un bassin avec ses petits poissons c'est Tibère. Quant à la série d’Alix, elle est censée se passer à l’époque de Jules César...

Il me semble que j’ai écrit, mais peut être est-ce ailleurs que la sortie d’Egypte des juifs avait quelque chose à voir avec la ruée vers l’ouest.

Charlie Hunnan est bien l’acteur qui jouait le rôle du jeune Nathan dans le Queer as folk anglais.

Posté par Bernard Alapetite, 23 août 2007 à 08:34

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félicitations

Juste ces quelques mots pour vous dire combien votre site est bien documenté et passionnant, tout en étant très personnel. Ai-je manqué "Sebastiane" en déroulant les pages ? C'est aussi un peplum, pas au sens azizien mais au sens propre,et romain qui plus est, ce qui correspond à vos goûts.

Encore bravo.

Y.Quintin

Posté par Yvan Quintin, 03 décembre 2007 à 12:12

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Du péplum sur le blog:  Agora,  L'aigle de la neuvième légion,  Pompéi, un film de Paul W. S. Anderson,  Spartacus: Blood and sand (saison 1) réédition complétée,  300, naissance d'un empire, un film de Noam Murroun songe autour du péplum

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