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25 novembre 1970, le jour où Mishima choisit son destin un film de Koji Wakamatsu

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

Mishima est le dernier film de l'infortuné Wakamatsu qui a eu la très mauvaise idée de se faire écraser par un taxi dans une rue de Tokyo avant la sortie de son film, triste et banale fin pour un homme à la vie bien aventureuse. Réalisateur, Marqué fortement à gauche son dernier opus, paradoxalement fait l'apologie (si on ne tient pas compte des cinq minutes finales) de l'action politique durant les dernières années de la vie de Mishima qui a eu pour épilogue son suicide retentissant. Ce film clot une trilogie dans laquelle le cinéaste a autopsié les démons politiques du Japon: Le Soldat-Dieu(2010) et United Red Army(2007), réflexion et retour sur le militarisme nippon pour le premier titre et les dérives sanglantes de l'extrême gauche radicale dans les années 1970 pour le second.

Mishima le 25 novembre 1970, accompagné de quatre hommes de sa milice privée (le Tatenokaï) a pris en otage un général pour contraire les responsables militaires à rassembler leurs hommes pour qu'ils écoutent le discours de l'écrivain. Celui-ci espérait qu'ils se révolteraient, en l'entendant, pour rétablir l'honneur du Japon en s'opposant à la fois aux communistes et aux américains, vus toujours comme des occupants. Devant son échec, il se fait seppuku (suicide par éventrement à l'arme blanche). Le coup de grâce, décapitation au sabre, lui sera porté par un de ses disciples, membre du groupuscule para-militaire que Mishima avait créé. Cet acte hautement médiatique eut à la fois un retentissement international et un effet nul sur la politique du Japon.

Pour m'en débarrasser je vais traiter d'emblée l'aspect purement cinématographique du film (celui-ci me paraissant moins intéressant que les symptômes présent dans la société japonaise qu'il révèle (mais aussi plus généralement de l'air du temps). Le film est hiératique brossant la vie de Mishima uniquement d'un point de vue politique, en une suite de scènes très dialoguées, le plus souvent à l'intérieur du local de la milice privée ou chez l'écrivain qui habite une belle villa de style occidental. Cette construction fait penser à l'adaptation d'une pièce de théâtre, j'ai parfois eu l'impression d'être devant une version nipponne et modernisée des « Possédés » de Camus. Pourtant les quelques aérations de l'action sont assez réussies, belles vues du mont Fuji. L'interprétation est remarquable de justesse. Arata est parfait dans le rôle de l'écrivain.

Mais abandodons la forme pour en venir au fond: Wakamatsu voit dans le geste d'un jeune homme, Yamaguchi Otoya qui poignarda à mort en 1960 le leader des socialistes japonais, Oyuki Dantai (le meurtrier se suicidera en prison), le point de départ de l'action politique de Mishima. Néanmoins, le véritable modèle de l'écrivain de son semblant de coup d'état est l'assassinat en 1936 du premier ministre japonais par quelques jeunes officiers bellicistes. Indirectement leur acte conduira à un renforcement de la militarisation du pays. Plus polémique, le réalisateur fait le parallèle entre les actions de l'extrême droite et celles de l'extrême gauche qui pareillement s'auto-détruisirent dans le sang au début des années 70.

 


Comme les militants d’extrême gauche, Mishima voulait transformer le Japon pour le sauver. Mais, avec le recul, chacun peut constater que les bases de la société japonaise n’ont pas fondamentalement changé depuis Mishima.

Le cinéaste évacue tout psychologisme pour expliquer l'acte de Mishima. Ne sont pas prise en compte des explications, qui si elles ne sont pas évidentes, sont néanmoins plausibles et ont pu entrer dans le processus de décision de l'écrivain, comme l'homosexualité, (les relations entre Mishima et son disciple préféré, Masakatsu Morita, qui dédia sa vie, et sa mort, à Mishima, et qui lui donnera le coup de grâce, sont montrées comme celles qu'entretenaient les personnages interprétés par James Dean et Sal Mineo dans « La fureur de vivre ») ou l'hypothèse d'un geste purement artistique ou enfin celle de la stérilité littéraire frappant le romancier dont l'engagement politique aurait été alors une sorte de palliatif à son impuissance littéraire. Je vois alors un parallèle à établir entre Mishima et Drieu la Rochelle par exemple... On peut aussi penser que le fait que pressenti pour le Prix Nobel, les jurés de Stockholm lui aient préféré Kawabata qui devient ainsi en 1968, le premier japonais a obtenir le Prix Nobel de littérature, a pu influer sur son jusqu'au boutisme politique. Je ne suis pas loin de penser que le « petit chose » de « Confession d'un masque » ait voulu devenir un samouraï, d'où son culte du corps et en particulier de son corps, et mourir comme tel.

Le malaise devant ce film nait de l'empathie que semble avoir le cinéaste pour la posture de Mishima et de son groupuscule, sans prendre partie sur le bien fondé de son action, alors qu'elle paraît pour le spectateur relever d'une méconnaissance totale de la politique et de la chose militaire, d'une faiblesse idéologique criante, Mishima ne s'appuie sur aucun corpus philosophique, il prône l'action avant la réflexion, ce qui est tout de même curieux pour un intellectuel. Car sur l'écran on ne voit qu'une secte totalement coupée de leur environnement et du contexte historique. Ce dernier nous est rappelé par des bandes d'actualités de l'époque, malheureusement d'une piètre qualité technique, (artifice probablement utilisé par Wakamatsu pour pallier aux limites de son très petit budget) qui montrent les affrontements d'une extrême violence entre les gauchistes japonais et la police dans le quartier de Shibuya. La grève des étudiants à Tokyo a durée en 1969, cinq mois. Je crois que la plupart des français ont oublié la violence politique qui régna au Japon de la moitié des années 60 jusqu'au début de la décennie suivante. Ce film nous la remet en mémoire. Il y avait toute une tradition de violence dans la société japonaise moderne (ce n'est guère différent dans la société française ou américaine par exemple) des attentats anarchistes du début du XX ème siècle (à ce sujet on peut se plonger dans ce chef d'oeuvre du manga qu'est « Botchan » de Taniguchi) aux massacres des coréens pris comme boucs émissaires du tremblement de terre du Kanto de 1923 (sur ces évènements il faut lire le livre somme et terrifiant d'Akira Yoshimura, Le Grand Tremblement de terre du Kanto, éditions Acte sud.).

Une scène devrait nous interpeler et pour les férus d'Histoire rappeler un épisode de l'Histoire de France. On y voit Mishima devant une assemblée d'étudiants gauchistes leur disant que leur combat ne diffère pas du sien et qu'il est prêt à les rejoindre. Si l'union capote c'est qu'elle achoppe uniquement sur la divinité de l'empereur, qui est pour Mishima un des fondement de la culture japonaise ce que les gauchistes réfutent. Ce renoncement pour ce qui peut paraître un point de détail (mais essentiel pour Mishima) n'est pas différent de ce qui se passa en France en 1871, lorsque le prétendant au trône ne fut pas roi car il ne voulait pas abandonner le drapeau blanc! Ces mouvements violents de droite de gauche ou d'ailleurs (on peut penser aux sectes) n'ont pas réussi à entrainer la société nippone qui venait depuis peu de sortir de la misère de l'après guerre, elle était en pleine ascension économique, connaissait le plein emploi et avait surtout l'envie de consommer. Mais qu'en serait-il aujourd'hui si de telles alliances apparemment contre nature réussissaient dans une société en plein délitement; vous avez compris que je ne pense pas cette fois au Japon...

Ma surprise fut grande, quand cherchant à voir ce film, je me suis aperçu qu'il n'était diffusé à Paris, et je crois en France, que dans une seule petite salle. Il me semble pourtant que cette histoire peut intéresser un large public même si son traitement est un peu trop hiératique. Surtout que le Japon fascine de nombreux jeunes amenés à ce pays, entre autre par le biais des mangas (ce fut mon cas après avoir été conquis par son cinéma). Est-ce que le nom de Mishima ne dit plus rien? Est-ce Qu'on ne lit plus ses livres ou qu'on ne lit peut être plus de livres?

La dernière séquence se passe cinq ans après la mort de l'écrivain; dans un petit bar de Tokyo, sa femme, demande au garçon qui a achevé son mari, ce qu'il a laissé derrière lui lorsqu'il a abandonné le corps de Mishima. Le garçon se tait et ouvre les mains, les paumes tournées vers le ciel. Sur cette image défilent les titres des romans de Mishima... 

 

 

 

 

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Que la jeunesse était belle en noir et blanc (82)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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lefilsdesetoiles:                                       Dejà vu

 


 

 

 

 




carne-vore: tveksamhetens tid by Wakeupnaked

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Wasteland by lkorian

 

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Walter Sluempfig (3)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Publié dans peinture

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Kanazawa - Aux sour­ces d’une culture de samou­raïs à la Maison de la culture du Japon à Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Très belle petite exposition si l'on considère que le nombre relativement modeste des pièces présentées mais qui sont toutes d'une qualité exceptionnelle. Derrière un titre un peu mensonger, c'est devenu une habitude pour toutes les expositions, elle nous présente une superbe sélection de ce que l'on pourrait appeler les art appliqués dans ce qui était au XVIII ème siècle la quatrième ville du Japon. Elle donne l'envie de voir ou de revoir Kanazawa une ville qui a eu la chance d'échapper aux bombardements américains et à la plupart des catastrophes naturelles qui assaillent régulièrement l'archipel.

J'ai capté ci-dessous la très intéressante présentation de l'exposition par la Maison de la Culture du Japon à Paris.

Les photos étant interdites et les cerbères vigilants je n'ai pu faire que les quelques images ci-dessous. J'espère néanmoins qu'elles vous inciteront à faire une visite à ce petit coin soigné de Japon à Paris.

 

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ce casque de samourai à son cimier en forme de nageoire caudale de poisson chat. Une tradition voulait que ces poissons soient responsable des tremblement de terre. On les honorait pour entrer dans leurs bonnes grâces 

Vidéo de présentation de l’exposition


Kanazawa - Aux sour­ces d’une culture de samou­raïs par MCJP_web


Située en bor­dure de la mer du Japon, Kanazawa était la capi­tale du fief de Kaga. Ce fief, le plus grand du Japon, était depuis le milieu du XVIe siè­cle celui du puis­sant clan Maeda qui y encou­ra­gea l’épanouissement des arts. Les sei­gneurs Maeda favo­ri­sè­rent le déve­lop­pe­ment de la céré­mo­nie du thé et du théâ­tre nô, éléments incontour­na­bles de la diplo­ma­tie entre guer­riers, et accueilli­rent les plus grands maî­tres arti­sans d’Edo (actuel Tôkyô) et de Kyôto. Alors que le Japon tra­ver­sait une lon­gue période de paix, les samou­raïs de Kanazawa établirent avec suc­cès leur pro­pre culture, dis­tincte de celle d’Edo, siège du gou­ver­ne­ment du shô­gun. Cette expo­si­tion pré­sente bien sûr des armu­res, sabres et cas­ques de guer­riers. Elle fera cepen­dant la part belle aux arts liés à la céré­mo­nie du thé (céra­mi­que, cal­li­gra­phie…) ainsi qu’au théâ­tre nô avec de splen­di­des mas­ques et kimo­nos. Une vaste sélec­tion de luxueu­ses piè­ces d’arti­sa­nat d’art (étoffes tein­tes, laques maki-e, piè­ces d’orfè­vre­rie, céra­mi­ques) sera également expo­sée.

 

  

Les Maeda, sei­gneurs du fief de Kaga, et leurs vas­saux

Dans la seconde moi­tié du XVIe siè­cle, son sou­tien à Oda Nobunaga puis à Toyotomi Hideyoshi – les deux plus grands chefs de guerre de l’époque – valu­rent à Maeda Toshiie (1537-1599) l’attri­bu­tion de domai­nes dans la pro­vince de Kaga. Il fut le pre­mier des qua­torze sei­gneurs qui se suc­cé­dè­rent à la tête du grand fief de Kaga. C’est en contre­bas du châ­teau où il rési­dait que se déve­loppa la ville de Kanazawa, dont la popu­la­tion comp­tait de très nom­breux vas­saux, ainsi que des com­mer­çants et des arti­sans. Avec plus de 100 000 habi­tants au début du XVIIIe siè­cle, elle était la qua­trième ville du pays après Edo, Ôsaka et Kyôto. 
Cette sec­tion de l’expo­si­tion pro­pose de décou­vrir des objets ayant appar­tenu au clan Maeda ainsi qu’aux famil­les de leurs vas­saux de haut rang.

Épanouissement de la culture à Kaga

La céré­mo­nie du thé


C’est au XVIe siè­cle, alors que le Japon était en proie à des guer­res inces­san­tes, que la céré­mo­nie du thé com­mença à être pri­sée des samou­raïs de haut rang. Elle était pour les guer­riers l’occa­sion de conso­li­der les liens entre eux, de se pré­pa­rer au com­bat et de se déten­dre. Certains sei­gneurs Maeda appri­rent cet art auprès des célè­bres maî­tres de thé Sen no Rikyû et Kobori Enshû. D’autres cons­ti­tuè­rent de magni­fi­ques col­lec­tions de bols en céra­mi­que, bouilloi­res et autres usten­si­les pour la céré­mo­nie du thé. C’est ainsi que Kanazawa devint un cen­tre impor­tant du chadô, la voie du thé. Des « objets d’excep­tion » uti­li­sés par le clan Maeda ainsi qu’une col­lec­tion d’usten­si­les réu­nis par leurs famil­les vas­sa­les sont ici pré­sen­tés aux côtés d’objets pour des céré­mo­nies du thé don­nées en l’hon­neur d’invi­tés impor­tants. Enfin est recons­ti­tuée une pièce de thé intime où sont expo­sés des usten­si­les au style « dépouillé » dit wabi.

 Le théâ­tre nô


Le nô, forme théâ­trale créée à la fin du XIVe siè­cle, s’est déve­loppé sous la pro­tec­tion des shô­guns et des guer­riers de haut rang. Epuré à l’extrême, cet art mêle chant, danse et musi­que. Maeda Toshiie, pre­mier sei­gneur de Kaga, se pro­dui­sait en per­sonne sur la scène du nô, sous l’influence du puis­sant Toyotomi Hideyoshi. Ses des­cen­dants furent eux aussi de grands ama­teurs de cet art. Ils appre­naient le nô dès leur plus jeune âge, enga­geaient des acteurs ama­teurs parmi les mar­chands et arti­sans de Kanazawa, orga­ni­saient des repré­sen­ta­tions pour des céré­mo­nies offi­ciel­les… Elément incontour­na­ble de la diplo­ma­tie entre guer­riers, comme la céré­mo­nie du thé, le nô devint à la mode parmi les mem­bres du clan et les cita­dins puis­sants. Un aperçu du faste qui entoure le monde du nô est donné grâce à un riche éventail d’objets ayant appar­tenu au clan Maeda : cos­tu­mes, mas­ques, acces­soi­res...

 L’arti­sa­nat d’art de Kaga


La fabri­ca­tion des armu­res exi­geait l’inter­ven­tion de tech­ni­ques arti­sa­na­les de haut niveau : orfè­vre­rie, laque et tex­ti­les teints. Pour cette rai­son, les meilleurs arti­sans d’Edo et de Kyôto furent conviés à Kaga pour y trans­met­tre leur savoir-faire. Les tis­se­rands tein­tu­riers de Kaga s’ins­pi­rè­rent de la tech­ni­que du yûzen impor­tée de Kyôto pour créer leurs pro­pres tis­sus à motifs colo­rés. Ils sur­pas­sè­rent rapi­de­ment Kyôto dans la pro­duc­tion d’excel­lence comme l’attes­tent les kimo­nos et rou­leaux déco­ra­tifs ici expo­sés. De même, ce sont des arti­sans cise­leurs de Kyôto qui per­mi­rent le déve­lop­pe­ment du damas­qui­nage de Kaga, tech­ni­que de tra­vail du métal uti­li­sée notam­ment pour orner les armu­res. Au milieu du XVIIe siè­cle, la tech­ni­que de cuis­son au four fut intro­duite dans le vil­lage de Kutani, non loin du fief de Kaga, par des potiers venus d’Arita, ville du Kyûshû répu­tée pour ses por­ce­lai­nes poly­chro­mes : c’est là l’ori­gine des céra­mi­ques colo­rées typi­ques de Kanazawa appe­lées ko-Kutani
Perpétuant cette tra­di­tion d’excel­lence, Kanazawa reste aujourd’hui encore une région d’une richesse excep­tion­nelle – même pour le Japon – en arti­sa­nat d’art.

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Dédicaces de Pierre Joubert

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Publié dans illustration

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Szilvestzer Makò

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

                   Gleb Haradkou & Alexey Maklakov                            Ben Lark

                                             Zoltan                                                   Gilles

                                       Philip Reimers                                          Simon Kotyk

                                               Jae                                                    Otto Pierce

                                       Simon Becks                                       Sebastian Kirk

Publié dans photographe

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Meredith Frampton

Publié le par lesdiagonalesdutemps


 

Meredith Frampton est né en 1894 à Londres et décédé en 1984 dans la même ville.

Il est le fils du sculpteur George Frampton et de Christabel Cockerell, également artiste-peintre.

Après des études à la John’s Wood Art School, il fit son entrée à la Royal Academy en 1913.

Sa première exposition eu lieu en 1920 et gagna tout de suite l'approbation de la critique grâce à son style neo-réaliste, très rependu après la Grande Guerre. En effet, les années 1920 ont vu naître un courant artistique puisant ses origines dans le postimpressionnisme et avant. Framton demeure l'un des pionniers de ce réalisme moderne, aux côtés deCharles Ginner ou Harold Gilman.

Cependant le style de Frampton se détache quelque peu de ses compagnons, car l'artiste se spécialise dans la création de portraits aux traits fortement finis et des natures mortes aux saveurs légèrement surréalistes.

Le peintre a beaucoup travaillé la transmission des qualités intellectuelles de ses modèles dans le but de retranscrire l'intérieur de chaque homme et femme sur ses toiles.

On peut voir ses oeuvres à la National Portrait Gallery, à la Tate Modern et à l'Imperial War Museum.

 

le roi George VI

 

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MEREDITH FRAMPTON, STILL LIFE, 1932

Publié dans peinture

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Que la jeunesse était belle en noir et blanc (81)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

markheffronnude: Nude twink on the beach.

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bipolar-and-bisexual-nsfw: (via TumbleOn)

 

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Déjà vu

 

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le quotidien des français

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Racisme anti blanc Monde 16mars2005 

Publié dans métapolitique

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Le grand art

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le grand art atteint à l'éternité et à l'incomunicable, non grâce à des confessions personnelles passionnées, mais grâce à des allusions et des échos impersonnels.

Frederic Prokosch, Voix dans la nuit

Publié dans citations

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